ORGASME FORCE : le plaisir sous contrôle
tags : contrainte, erotique, latex
sado-masochisme et fétichisme en france
L’année 2009 vient de commencer et, comme promis, voici plus d’informations concernant la première réunion amicale de la Shibari School …
La réunion se déroulera le SAMEDI 07 FEVRIER de 16H à 20H
Je suis heureux d’annoncer que MINA sera présente pour cette réunion privée
Vous pouvez désormais vous inscrire en cliquant ici. Je vous invite à remplir le formulaire le plus rapidement possible : la liste des personnes invitées sera close le 15 Janvier. Les participants seront sélectionnés de manière à composer un groupe homogène : en remplissant ce formulaire, vous serez placé sur la liste d’attente.
Cette première réunion sera l’occasion de partager un moment privilégié en notre compagnie. Comme je l’ai expliqué précédemment, nous nous réunirons chez moi, en région parisienne, à 30 minutes du centre de Paris et à 15 minutes de l’aéroport Roissy CDG. Les personnes inscrites recevront plus d’informations concernant le lieu et le déroulement de la réunion. Bien évidemment, cette inscription demeure totalement confidentielle.
Aussi, si vous êtes intéressé, vous savez quoi faire :)
à bientôt,
Jérôme Gouvrion aka jG / www.the-shibari-school.com
Née en Octobre 2008, mon idée est simple : rencontrer les personnes qui aiment mon travail et le bondage. Ce projet est destiné à offrir quelque chose de différent : il n’y a pas assez d’événements consacrés au bondage et le résultat n’est pas toujours convivial.
J’ai réfléchi à la meilleure manière de concrétiser cette idée et j’ai finalement choisi une formule proche de ma philosophie. Première étape du projet Shibari School, je vais organiser régulièrement une réunion à la maison, dans mon studio photo, l’endroit où je shoote pour Captive Culture.
Cette réunion est gratuite et limitée à cinq invités. La présence d’une French Girl offre l’opportunité de rencontrer un de mes modèles mais aussi de vivre un moment privilégié en notre compagnie.
La Shibari School est un lieu d’échange : on discute, on attache, on capture quelques souvenirs … Ce n’est pas un cours magistral, ni une séance photo : c’est un moment convivial où l’on échange anecdotes, impressions et conseils.
Cette réunion est donc le moyen de rencontrer des amoureux du bondage français tout en accueillant parfois mes contacts étrangers. Beaucoup d’entre eux souhaitent se retrouver entre amoureux de la corde durant leurs voyages. En organisant une réunion régulière, ces personnes pourront se joindre à nous et découvrir un autre événement consacré au bondage.
Depuis 8 années, j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice du bondage sur internet. Aujourd’hui, j’ai décidé de créer une alternative aux événements classiques en proposant cette réunion amicale pour amoureux du bondage. Une manière simple de partager notre passion, un atelier gratuit pour les participants.
Après une absence qui me sembla longue, Véronique remonta à l’étage. Je pesais de tout mon poids sur la poutre. Je n’avais plus qu’une obsession, soulager mes genoux. « Je ne t’ai pas manqué j’espère ? » s’amusa-t-elle à me lancer. « Tu ne réponds pas ? » ; ma seule réponse furent ces mots « Pitié Maîtresse, je n’en peux plus ». Véronique me gifla violemment. Je sentais la douleur sur ma joue. Je n’avais jamais été giflé par une femme. Encore moins à travers une cagoule. Le latex avait amplifié le claquement. Mon oreille droite gauche sifflait tandis que Véronique me reprenait la règle. Je ne devais parler que lorsque j’y étais autorisé. J’avais de plus oublié son prénom. « Je veux que tu apprennes à craindre mon prénom. Quand tu l’entendras, quand tu le prononceras, quand tu y penseras, il sera indissociable de la locution ‘Maîtresse’ » ; elle ne se contentait pas de martyriser mon corps. Elle commençait un long travail de programmation et je savais maintenant que tout manquement à la règle entraînait une sanction immédiate. Tout en s’amusant à tourner autour de moi, tordant au passage un mamelon ou reprenant possession de mes couilles, Véronique m’expliquait qu’elle avait commencé à fouiner sur mon ordinateur et qu’elle aurait tout le temps pour mettre à jour le moindre de mes secrets. Je ne parvenais pas à empêcher mes jambes de trembler légèrement. « Je vais soulager ta peine mais avant cela… » Véronique poussa ma tête en arrière et tout en la maintenant d’une main, elle m’enfourna le goulot d’une bouteille d’eau minérale dans la bouche. « Bois ! C’est un ordre ! » J’empêchais l’eau de descendre. « Si tu continues, je vais employer la force ». Je la savais capable de me pincer le nez pour me forcer à ingurgiter. J’ai donc cédé, avalant à mon rythme le contenu de la bouteille que Véronique retira après que je me fus exécuté. Je mesurais mal la raison pour laquelle elle m’avait fait ingurgiter un litre et demi d’eau. Mais l’essentiel était ailleurs. Véronique libérait la corde qui me retenait à la poutre. J’étais maintenant avachi sur le sol. La poitrine et le menton contre le parquet. Véronique n’avait pas libéré mes chevilles, au contraire, elle les attachait aux cordes qui étaient nouées dans me dos. « Lèche ! » ; une de ses bottes était contre ma bouche. Un nouveau moment d’humiliation m’attendait.
Lorsque Véronique commença à se lasser de me regarder lécher ses bottes sous toutes les coutures qu’elle me présentait, quand elle jugea bon de cesser de me filmer en train d’être rabaissé par ses paroles cruellement choisies, j’étais épuisé. Je me sentais vidé. Tout mon poids reposait sur ma cage thoracique et je finissais par fatiguer. Les choses ne s’améliorèrent pas quand Véronique vint s’asseoir à califourchon sur mon dos. Je sentais ses fesses contre ma nuque. « Ferme le poing » m’ordonna-t-elle d’une voix sèche. La cagoule avait légèrement glissé et le latex obstruait maintenant partiellement mes narines. Je respirais par la bouche pendant que Véronique me tordait à moitié le poignet en entourant ma main fermée de bondage tape. Elle passa à la suivante après avoir complètement immobilisé la première. « Mon petit soumis ne pourra pas faire grand-chose sans ses précieuses mains » se moquait-elle assez justement. Quand elle eut achevé son œuvre, elle me gratifia de quelques claques sur les fesses « J’aime beaucoup leur couleur… un peu de rouge, du bleu, du vert, du violet, tu as de la chance, je suis une véritable artiste » se gaussa-t-elle en soulignant avec insistance la boursouflure la plus douloureuse de son ongle expert. Elle m’abandonna une fois encore.
Au retour de Véronique, j’étais parvenu tant bien que mal à me mettre sur le dos. Je ne sentais plus vraiment mes bras attachés depuis plusieurs heures. En enfermant mes mains serrées, Véronique m’avait privé de cette capacité à maintenir la circulation sanguine en bougeant les doigts. Je me sentais de plus en plus bizarre. Cette fois-ci, Véronique vint s’asseoir à califourchon sur le haut de mon torse. Ses admirables fesses sur mes seins, ses genoux cernant mon visage, je sentais sa main parcourir mon visage. J’aurais presque pu oublier ce qu’elle m’avait fait subir si elle avait toujours agit ainsi. Elle replaça la cagoule convenablement de manière à ce que je puisse respirer normalement. Mon souffle était lent et paisible après cette accalmie. « Mon petit soumis a des choses très intéressantes dans ses placards » ; elle ne m’en dévoila pas plus pour le moment. Soudain, alors que je sentais le dos de sa main contre ma bouche, Véronique enfonça à nouveau le goulot de la bouteille. Et cette fois-ci, elle me tordit le nez de la cagoule afin de me priver d’oxygène. Un litre et demi plus tard, je reprenais péniblement mon souffle après avoir manqué de m’étouffer. « Tu en veux encore ? » « Non Maîtresse Véronique. Pitié Maîtresse Véronique » je ne savais pas où elle voulait en venir mais je n’avais aucun doute sur mon incapacité à ingurgiter plus de liquide. « Dans ce cas » sonna comme une nouvelle condamnation. La boule reprit possession de ma bouche. Je sentais son parfum entêtant quand elle était penchée sur mon visage pour serrer la lanière du bâillon. Je mourais de chaud sous le latex. La chaleur a souvent un effet hypnotique. En tous cas, elle contribue à créer des sensations étranges. Elle ne reposa pas ses fesses sur le haut de mon torse. Non, je retrouvais cette sensation plaisante d’avoir le visage emprisonné par son poids. Je respirais difficilement mais je dois avouer que la situation m’excitait terriblement. Quand Véronique me sentait gigoter afin d’essayer de la faire vaciller, elle me redonnait toujours de l’air. Parfois immédiatement mais elle prolongeait mon calvaire de quelques secondes dans la plupart des cas. Plusieurs fois, j’ai cru me sentir partir. Mes yeux se fermaient et j’abandonnais ma lutte pour la désarçonner. Après un moment, elle se leva pour changer de sens. Elle pouvait maintenant griffer mes seins et se moquer de ma « misérable petite queue » tout en écrasant mon nez de son postérieur. Ironie du sort, j’avais moi-même choisi la lingerie qu’elle portait. Si délicate, si fine… Je suppose qu’elle avait ôté sa jupe en cuir plutôt que de la remonter sur ses hanches. « Ca a l’air de te plaire. Je suis sûre que tu sens bien maintenant » dit-elle tout en reportant un peu plus de poids sur mon visage comme pour asseoir son pouvoir. « Je vais t’expliquer pourquoi tu te sens aussi bien. Je ne t’ai pas fait boire trois litres de flotte pour rien. D’abord, je mourrais d’envie de te voir te soulager devant moi. Tu vas m’implorer de te laisser pisser et j’en souris d’avance. Ensuite, je ne peux pas te maintenir attaché indéfiniment. Mais comme tu n’es pas encore bien dressé, je pense que tu essaierais de te soustraire à mon contrôle si je te détachais. Je t’ai donc administré une bonne dose de somnifère. Ta pharmacie est bien remplie… c’est très pratique » ; Véronique ne le cachait pas. Elle jubilait gentiment. Je reprenais mon souffle avant qu’elle n’écrase à nouveau mon visage. « Nous allons maintenant te mettre dans une position plus confortable. Tu vas m’aider et tu seras bien sage. Gare à toi si tu essaies de me jouer un tour ! »
Je m’étais péniblement remis debout. Véronique avait libéré mes chevilles. J’éprouvais quelques difficultés à ne pas vaciller. Je cuisais sous le latex de la cagoule et les cordes m’oppressaient. Le visage contre un mur, j’attendais que Véronique achève de me libérer. Par précaution, elle avait menotté mes poignets. Je n’aurais de toutes manière rien pu tenter. Je ne sentais plus mes bras et mon équilibre précaire s’ajoutait à ma cécité artificielle.
Péniblement, et après de longues minutes de lutte, Véronique était parvenue à me faire glisser les bras dans les manches d’une camisole en latex épais que j’avais fait fabriquer dans l’espoir de m’en servir un jour. Ce jour était venu mais je ne l’imaginais pas ainsi. J’étais de plus en plus déphasé par rapport à mon environnement. J’entendais la voix de Véronique mais j’éprouvais des difficultés à les comprendre. Je tombais de fatigue. Je sentis à peine le zip de la camisole remonter le long de mon épine dorsale. Véronique immobilisa ensuite mes bras, une sangle dans le dos pour chacun associée à deux sangles frontales pour maintenir les bras l’un sur l’autre. Elle n’avait plus qu’à fermer l’entrejambe pour m’enfermer totalement dans cette camisole.
« Maintenant, tu vas aller faire un gros dodo. Comme je suis très gentille, je t’offre le choix. Te soulager devant moi maintenant ou te réveiller dans une mare de pisse » ; comme je restais sans réaction, Véronique empoigna fermement mes couilles ce qui eut le mérite de me sortir de ma torpeur. Elle réitéra son offre. « Je considère ce hochement de tête comme un oui ». Elle me somma de m’agenouiller ce que je fis péniblement. Véronique me faisait face. Elle devait encore avoir le bâillon dans la main. « Alors ? J’attends ! » « Maîtresse, pourrais-je me soulager ? ». J’avais gagné une nouvelle gifle. « Maîtresse Véronique, pourrais-je me soulager ? » « Mieux que ça ! » « Maîtresse Véronique, m’autoriseriez-vous à me soulager s’il vous plait ? » « Je vais t’aider. Voilà ce que je veux entendre » … et j’ai répété comme un perroquet sans manquer de recommencer à plusieurs reprises ma supplique « Maîtresse Véronique, je vous implore de bien vouloir m’autoriser à pisser comme le chien que je suis, quelque soit votre réponse, je m’y plierais. Merci de m’avoir écouté Maîtresse Véronique » « Hé bien voilà, tu vois que tu peux y arriver… après quelques coups de cravaches sur les fesses ! »
Véronique me précédait, elle me promenait dans l’obscurité en me tirant par la seule sangle libre de la camisole. « Bientôt, c’est à quatre pattes que tu me suivras ». Je sentais le carrelage de la salle de bains sous mes pieds. « Un soumis, ça pisse comme une fille ». J’étais assis sur les toilettes, Véronique supervisait ma position « Les jambes écartées » et tenait la sangle pour mieux profiter du spectacle. « Alors ? J’attends ! » Je mourrais pourtant d’envie de me soulager mais j’étais bloqué. Je n’arrivais pas à me soulager sous son regard. « Je t’octroie encore dix petites secondes. Si tu n’obéis pas d’ici là, tant pis pour toi ! Allez… dix… neuf… huit… sept… six… cinq… Ah enfin ! » ; je ne pouvais pas oublier ma honte mais je composais avec la gêne recherchée par Véronique. Je me soulageais. Je savais que j’aurais envie plus tard. Elle m’avait fait tellement boire que c’était inévitable. Mais tant pis, je diminuais cette envie avant qu’elle ne m’emprisonne dans cette camisole ce qui fut immédiatement fait après m’être relevé. « Qu’est ce qu’on dit ? » ; je commençais à comprendre et la remerciais comme elle voulait l’entendre.
Véronique me poussa dans le canapé en cuir de mon bureau. Allongé, je savais que je n’allais plus tarder à m’assoupir. Tout en immobilisant mes chevilles et mes cuisses à l’aide des sangles en latex commandées avec la camisole, Véronique m’expliquait qu’elle allait s’en aller. « Mais je vais revenir, je n’en ai pas fini avec toi. Je te réserve pleins de surprises à ton réveil ! ». Plus une parole, juste des sons. Le bruit du tape qui se déroulait inlassablement. Après mes jambes, elle avait obstrué ma bouche. Je m’enfonçais dans l’oubli pendant qu’elle se moquait une dernière fois de moi.
tags : son esclave
Quand elle cessa, une heure devait s’être écoulée. Je n’en ai aucune preuve. Mais Véronique avait raison, ce châtiment corporel m’avait semblé interminable. Elle caressait mes fesses brûlantes s’amusant à promener ses ongles sur les parties les plus douloureuses. « Tu vois, tu gémis comme une fille maintenant. Il me suffit de faire ça ou ça et tu réagis » souligna fort justement Véronique. Je bavais comme une fontaine, la corde mordait mes chairs et je me sentais dans un état indescriptible. Bien évidemment, Véronique ne manqua pas de souligner l’évidence : « Et le pire c’est que tu bandes comme un bon petit soumis ». Comble de la honte, malgré la pénibilité de la situation, je ne pouvais réprouver cette manifestation physique. « Même quand tu bandes elle est petite mais au moins elle commence à ressembler à une queue » déclama à d’une voix haute Véronique tout en saisissant mon sexe d’une main qu’elle avait gantée de latex pour l’occasion. Elle m’arracha un nouveau grognement en pressant ma verge entre le pouce et les autres doigts. « J’aimerais lire tes pensées petit vermisseau. Toi qui te crois si fort, ça doit te faire tout drôle. Ta gentille petite Véronique qui joue avec ta petite queue… Je suis certaine que tu crèves de trouille. Tu as raison d’ailleurs. Quoi, tu veux dire quelque chose ? Oh, tu n’aimes pas quand je fais ça ? » ; je connaissais ce rire moqueur. Véronique continuait de planter ses ongles où elle le souhaitait. « Donc, je disais que tu devais crever de trouille. Toi et tes mensonges. Toi et les autres. Je pourrais te planter là et te laisser gigoter comme un porc. Tu ne dis plus rien ? Allez, fais-moi un petit grognement pour voir… » ses ongles se promenaient lentement sur mes bourses pendant qu’elle poursuivait son monologue.
« Tu ne le sais pas encore mais je t’ai filmé tout à l’heure. J’ai commencé quand tu léchais mes bottes, j’ai fait quelques plans sur ta misérable bite avant de te donner le châtiment que tu méritais. Maintenant, je vais continuer et te dire ce que je filme. Ainsi, tu pourras imaginer et trembler à l’idée que je ne garde pas ces images pour moi. ». J’avais envie de la traiter de pute mais la boule m’empêchait d’articuler. Je l’entendais tourner autour de moi. « J’aime bien tes couilles. Elles m’inspirent. Je crois que tu vas détester les idées que je leur réserve ! ».
Jusque là, elle n’avait fait aucun commentaire sur le fait que je me rasais… Cette fois-ci, j’entendis le bip discret du caméscope de poche qu’elle mettait hors fonction. Il n’en fallait pas qu’elle en filme trop maintenant plaisantait-elle afin de me faire comprendre qu’elle n’en avait pas terminé avec moi.
Elle libéra mes couilles de la morsure de la corde. Je me demandais ce qu’elle me réservait. Elle détestait les pinces sur les seins et me rendait au centuple ce que je lui avais infligé. En quelques dizaines de secondes, Véronique avait disposé sur mes bourses des pinces à linge dont le bout en caoutchouc empêchait qu’elles quittent leur proie. J’ignore combien elle en avait mis mais je sentais la douleur m’irradier doucement. Plus encore lorsqu’elle promenait sa main sur le sommet des pinces pour m’entendre gémir. Véronique n’était plus accroupie, elle avait libéré mes chevilles et me faisait face, je sentais son souffle près de mon visage. « Tu pourrais être tenté de résister. Ne commet pas cette erreur. Tu es toujours ficelé et tu n’as aucune chance de te libérer seul. Maintenant je vais relâcher la corde qui te relie à la poutre. Tu te mettras à genoux. Sagement. Si tu n’obéis pas, je saurais t’y contraindre. Tu m’as comprise ? » : mon hochement de tête avait valeur de réponse. J’ai senti la corde se détendre. J’ai hésité à fléchir mes jambes ; j’évaluais mes chances. Elle me rappela à l’ordre. Je me suis exécuté.
Les genoux sur le parquet, les cuisses écartées pour éviter les pinces qui martyrisaient mes bourses, je sentais Véronique replacer la corde qui me liait à la poutre. A nouveau tendu, ce cordon ombilical m’évitait de tomber au sens physique du terme. Moralement, le sentiment de chute ne me quittait plus. « Croise tes chevilles » m’ordonna-t-elle avant de les attacher ensemble au moyen de la même corde. Les genoux écartés, les chevilles serrées, je priais déjà pour que Véronique ne m’inflige pas cette position trop longtemps.
Je suppose que Véronique s’était assise face à moi, elle filmait la suite de sa revanche tout en s’amusant à promener son pied sur et sous les pinces. « Tu ne bandes plus petite merde ? Tu préférais la fessée ! » ; sa petite séquence vidéo s’acheva assez vite. Elle revint vers moi afin d’enlever chaque pince en tirant dessus, m’arrachant de belles manifestations sonores toujours admirablement étouffées par le bâillon. Je sentais ma peau trempée sous la cagoule. La zone entourant la bouche était gorgée de salive qui ne savait plus par où s’écouler. « Tu t’étouffes à moitié… tu voudrais peut-être un peu plus d’air ? » jubilait la jeune femme en dégageant mes narines de la salive qui commençait à les obstruer. Soudain, comme un hommage à quelques lointains souvenirs, Véronique tira sur l’extrémité de la cagoule et exerça une torsion de manière à boucher la zone nasale. En maintenant le latex pincé entre ses doigts, Véronique me privait d’air. Au début, l’air emmagasiné dans les poumons permet de faire gonfler la cagoule en produisant un couinement assez grotesque. Puis, après trois ou quatre tentatives, la cagoule ne se remplit plus et on absorbe ce que l’on peut… et là commence la délicieuse et redoutable sensation d’étouffement. Véronique savait doser la privation avec talent. En me laissant à peine le temps de reprendre mon souffle, elle parvenait à accroître son contrôle sur mon esprit. « Tiens tu bandes de nouveau… tu aimes ça ? Moi aussi, j’adore ça… je pourrais y jouer des heures mais toi non » s’exclama-t-elle dans un rire final. Elle se moquait de moi et elle avait raison. Je devais certainement être pathétique ainsi ficelé, à la merci de celle que je pensais contrôler.
« Maintenant, je vais t’enlever ce bâillon. Je ne veux pas t’entendre. Dorénavant, tu ne parles que lorsque je t’y autorise. Les seuls mots que tu as le droit de prononcer sans restriction sont ‘Maîtresse Véronique’. Quand je te pose une question, tu y réponds, c’est aussi simple que ça. Bien entendu, comme un bon petit soumis, tu finiras toutes tes phrases par ‘Maîtresse Véronique’. Si tu déroges à cette règle, tu seras puni. » Un hochement de tête lui signifia mon approbation. Je n’attendais plus qu’elle libère ma bouche endolorie de cette boule qui m’empêchait de respirer normalement. « Mais comme je te connais… » elle ne termina sa phrase qu’après avoir enfilé un sac en plastique sur ma tête ; tout en desserrant le bâillon, Véronique continua « …ainsi, je suis certaine que tu comprendras qu’il est inutile d’appeler au secours ». Je pouvais enfin pousser la boule hors de ma bouche, Véronique retira ses mains et resserra le sac à sa base « si tu étais tenté de crier, vois comme il me serait facile de te ramener au silence ». L’absence d’oxygène était flagrante alors même que je restais tranquille. Je savais qu’elle avait cruellement raison et que sa méthode était infaillible. Lorsque le plastique se fut teinté de buée, Véronique libéra la base du sac de son étreinte sans l’enlever pour autant. Je pouvais néanmoins prendre de l’air même si j’étais toujours en difficulté. « Tu ne me remercies pas ? Je me suis pourtant bien occupé de toi… » s’amusa Véronique. Comme je restais bêtement silencieux, elle reprit possession de mes couilles d’une main ferme. La pression exercée me sortit de ma torpeur et c’est d’une voix basse que je prononçais pour la première fois les trois mots « Merci Maîtresse Véronique » qu’elle s’empressa de me faire prononcer à nouveau pour mieux savourer son triomphe. Sans lâcher prise, elle précisa « Je suis certaine que tu aimes ça… Je suis sûre que tu en rêvais… ». Elle se trompait partiellement. Je n’avais jamais été tenté par l’idée de soumission au sens classique du terme même si me retrouver dans une position de domination physique et mentale pouvait m’amuser l’espace d’une courte période. Je craignais que Véronique ne me réserve autre chose. Pire je le devinais. Je le sentais.
Elle m’abandonna un moment. Je l’entendais vaguement se mouvoir dans la pièce. Je respirais mieux même si le plastique du sac se confondait régulièrement avec le latex et ma bouche. La position devenait de plus en plus pénible au fil des minutes. Je redoutais cette douleur dans les genoux, elle était présente mais j’étais dans l’incapacité d’y remédier. J’étais cloué dans cette posture et seule une personne pouvait m’en libérer. Véronique revint dans le grenier après un court appel téléphonique. La sonnerie de son portable n’avait pas changé. Elle fumait toujours allant jusqu’à me faire partager sa fumée en exhalant dans mon cou. Le poison remontait le long des parois du sac en plastique. Je toussotais. Elle esquissait un rire moqueur. J’entendis un son de cliquetis que je ne parvenais pas identifier. Puis, lorsqu’il cessa, Véronique referma le sac au moyen d’un ruban adhésif qu’elle enroulait autour de ma gorge. Je ne paniquais pas mais ne pouvais pas m’empêcher de me débattre. Instinctivement… rapidement l’air vint à me manquer et j’ai cru que jamais Véronique ne percerait le plastique. Oh elle ne fit pas un gros trou. Pas plus gros que la tête d’un crayon alors que le plastique était tendu contre ma bouche grande ouverte. Véronique contrôlait ma respiration de manière dangereusement restrictive et profitais de la moindre quantité d’air qu’elle m’octroyait. Ma respiration était rapide et saccadée. « Tu ne peux pas savoir à quel point j’aime te voir dans cet état là » exprima Véronique avant d’ajouter qu’elle allait « savourer la suite comme il se doit ».
Toujours aveugle, je me demandais ce qu’elle me réservait. Une main venait de se poser sur le sommet de la cagoule en latex quand je sentis quelque chose flirter avec ma bouche. L’air qui me parvenait à travers le trou se fit plus rare puis vint le moment ou le plastique se tendit un peu plus avant de céder progressivement. Je sentais une extrémité en latex s’introduire dans ma bouche désespérément à la recherche d’oxygène. Ma langue caressait la forme longiligne qui s’enfonça pour mieux se retirer et revenir. Je sentais maintenant les jambes de Véronique contre mon buste attaché. Je n’écoutais plus ses paroles. Je n’avais pas besoin de l’entendre mais elle s’amusait à m’expliquer ce que j’avais compris. Le cliquetis était celui d’un gode-ceinture qui asseyait sa toute puissance. En se contentant de me faire découvrir l’objet, Véronique était parvenue à me faire comprendre le machiavélisme de ce qui allait suivre. Après avoir ressorti la bite en latex d’entre mes lèvres, Véronique introduit de nouveau l’engin achevant d’agrandir le trou présent dans le sac en plastique. « Je vais t’apprendre à sucer comme une vraie petite salope » ; la bite allait et venait en moi lentement. Véronique me privait d’air et s’amusait à tester mes limites. Elle se retirait parfois complètement ou, plus rarement, préférait laisser le gland devant l’ouverture dans le plastique. La suffocation l’excitait. Me faire tousser provoquait sa moquerie. Elle ne m’expédiait pas de violents coups de reins. Elle m’envoyait simplement une dose d’asphyxie et d’humiliation lorsque le latex se promenait en moi. « J’ai tout le temps qu’il me faut pour parfaire ton éducation. Il faut que tu apprennes à bien lubrifier les godes que tu auras bientôt entre les fesses » ; je m’étais préparé à entendre cette phrase. Elle ne me surprenait donc pas mais ces douces paroles sonnaient comme une prophétie. Pour le moment, je goûtais au luxe de pouvoir respirer sans entrave. J’entendais le bruit du sac plastique s’éloigner. Plus aucune idée de rébellion ne m’habitait. Je me suis contenté de remercier « Maîtresse Véronique » qui jouait la carte de l’alternance. Mon sexe trahissait encore et toujours mon trouble.
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