SONIA – episode 15
“C’est pour vous… Mettez chacun le votre”. Vendredi soir, nous nous sommes déshabillées en plein salon, en plein dîner afin de glisser sur nos sexes un string ficelle en cuir. Chose faite, Nieil recadenassa mes anneaux laissés apparents par deux minuscules fentes à l’entrejambe du string. “Toi, je suis sur que tu n’enlèveras pas ta culotte…” Il aime voir nos fesses rebondies être mises en valeur par le cuir noir s’insinuant entre elles et démarquant ainsi plus encore notre signe d’appartenance à Nieil. “Demain, tu iras chez le Dr Uk avec ta tante” Virginie essaya bien de prêcher le faux pour connaître le vrai mais Nieil s’avoue désormais sans pitié et n’accorde aucun passe-droit. “Tu as signé un contrat. Et ce contrat prévoit certaines mesures. Maintenant, si cela te déplait, prends la porte et prépares toi à en assumer les conséquences.” Elle s’est excusée. J’avais souvent le même besoin de question sans pour autant vouloir contrebalancer le pouvoir de notre maitre. Et elle m’a accompagnée chez le dermatologue de “la famille” qui achève mon traitement et a commencé celui de ma nièce sous me regard rassurant. Elle a à peine connu les signes de la puberté qu’elle en sera bientôt définitivement privée. Le soir, Nieil nous a remmenées au manoir où s’est déroulé le réveillon du jour de l’an. Les salles semblaient moins combles et nous avons été spectatrices de danses plus ou moins obscènes, punitions et serments. Notre tenue habillée affichait notre indisponibilité pour la soirée et nous n’avons jamais été importunées. Nieil nous a même octroyé une esclave pour nous alimenter en boissons et autres besoins. Puis Madame est arrivée avec à ses pieds ma soeur. L’autre tante de Virginie. Nieil l’a revendue à Madame qui lui réapprend ce qu’elle déteste : la douleur. J’ai échangé quelques paroles avec Flore. Elle est à Paris chaque week-end, sert de boniche, porte une ceinture de chasteté et dort la cage suspendue du donjon. Chaque dimanche soir, après deux jours de frustration ultra-excitants, Madame la libère physiquement et moralement en la faisant jouir comme un animal : elle est godée, caressée jusqu’à jouissance et même plus rarement, enculée par un esclave mâle dont Madame a la garde. Flore a dansé sur l’estrade cinq ou six fois, dans des tenues différentes à chaque reprise. Elle a fait ce que nous ferons bientôt avec Virginie. Nieil va nous apprendre à devenir “de vrais phénomènes de foire”.
Nous dansons tour à tour dans la cage de notre donjon. Depuis trois semaines, nos week-end sont consacrés au sens du rythme. La semaine, je suis des cours que j’expose ensuite à Virginie et que Nieil pervertit. Hier soir, notre maitre a exigé que nous dansions au pied de son lit, nues et reliées par des pinces à seins munies de chainette. Ce soir, il a renvoyé Virginie à l’institut avec une seule culotte. Au mieux, elle passera cinq jours le sexe enfermé par une culotte bien odorante, au pire, les soeurs s’apercevront des taches que comporte inévitablement un coton trop longtemps porté.
Pour mon rhume, Nieil m’a envoyé chez un médecin n’appartenant pas à notre famille. J’ai senti son regard s’attarder et son esprit s’exciter sur ma tenue cuir. Jupe, talons, veste, body à manches longues, toute de noir et de croute vêtue, je sais que j’ai produit mon effet. Surtout lorsque pour écouter ma respiration, il a du m’aider à dénouer le dos du body qui est entièrement lacé. Encore plus lorsqu’il m’a remis en place les liens de cuir. Le silence en disait long. Il n’a pas pensé “quelle idée de venir ainsi” mais “merci”.
Nous sommes sortis dîner sans Virginie. Nieil avait laissé sur son lit le magazine où sont parues les photographies qu’il a envoyé à notre insu. Celles où sa jeune esclave expose sa vulve mise en relief par la badine tandis que mes mains cachent maladroitement son visage. Au retour, elle n’était ni furieuse, ni enthousiaste. Plutôt réservée. Nieil l’a alors inspectée et en a déduit qu’elle s’était caressée et avait joui. En punition, il a repris une série de clichés où elle se trouve dans la cage du donjon, celle où l’on ne peut ni se mettre à quatre pattes, ni s’allonger totalement en raison de sa faible longueur. Puis Nieil l’a abandonnée là pour la nuit. En me réveillant vers cinq heures, je l’ai entendu gémir. En entrebâillant la porte, je l’ai regardée se caresser. J’ai fait de même, et après avoir trop rapidement joui, comme pour me venger, j’ai essayé de lui attacher les mains aux barreaux avant qu’elle n’ait terminé. Elle s’est rebellée, comme pour jouer, a crié. Nieil est arrivé et m’a punie, la sanction prenant effet le lendemain. Puis, il a attaché les mains de Virginie pour l’empêcher de poursuivre.
Au réveil, je suis allée libérer Virginie, m’excuser puis suis allée préparer le petit-déjeuner tandis que ma nièce rejoignait mon époux. Le soir venu, nous nous sommes rendus au manoir où nous avons dansé pour la première fois en public. Nieil voulait du lesbianisme, de l’incestueux. Les deux chiennes sur l’estrade, c’était nous. Les deux chiennes vêtues de cuir, c’était nous. Les deux chiennes se léchant le sexe, c’était nous. La chienne sodomisant sa nièce, c’était moi. L’autre chienne passant le gode-ceinture autour de sa taille afin de me limer, c’était elle. Puis, alors que nous étions applaudies, Nieil est venue la chercher, tendrement. Je me suis approchée de ses chevilles et il m’a renvoyé d’un geste du pied. “Qu’on la punisse comme prévu”. J’avais déjà oublié. Et je fus menée au dernier étage du manoir par deux hommes que je connaissais de vue. Mes pieds furent placés dans des étriers reliés au plafond par de lourdes chaines sur lesquelles mes poignets furent fixés grâce aux anneaux des manches longues du body ouvert cadenassé à mon cou. Les chaines parallèles restèrent séparées leur de mon ascension grâce à une sorte de trapèze qui tenait le tout en place. À deux mètres du sol, mon corps reposait sur mes jambes dans l’impossibilité de se rejoindre ou de s’écarter plus. Le balancement de l’ensemble devint rapidement désagréable tant il retransmettait fidèlement mes tentatives de rapprocher mes chevilles pour gagner en stabilité. Je fus levée encore un peu plus afin qu’une autre chienne du show soit amenée entre mes cuisses. Je devinai au bruit et à la sensation que les menottes emprisonnant la femme rondelette avaient été cadenassées aux anneaux de mes grandes lèvres. Au fil des minutes, je compris le jeu : dressée sur la pointe des pieds, elle fatiguait en même temps que ses bras tendus… et j’en subissais les conséquences. Ses mains glacées touchaient mon sexe et la gravité happait mes lèvres. Lorsqu’elle n’en peut plus, et moi non plus, je fus libérée et ramenée à mon maitre, toute aimante. Virginie, revêtue de cuissardes, me fit lécher ses chausses durant un long moment en signe d’avilissement et de pardon.
Hier, Mercredi, nous nous sommes rendus comme prévu près de l’institut. Depuis trois jours, notre espiègle soumise n’avait qu’en tête le moyen de s’échapper discrètement. Elle fut en retard mais arriva juste à temps. Avant que Nieil ne perde patience. Comme chaque soir, elle subissait le poids et la largeur du plug. Afin d’augmenter son inconfort doublé d’anxiété de se faire prendre, Nieil me fit la déshabiller entièrement. C’était nouveau pour nous d’agir ainsi, sans motif apparent ni plaisir particulier. Comme si nous nous sentions obligées de faire ce qu’il nous dit. Il a gainé ses mains de cuir et est sorti de la voiture, ouvert le coffre et en extrait un bouquet d’orties et de ronces recueillies plus tôt dans la soirée. Je maintenais les mains de Virginie dans son dos en me tenant derrière elle. Lorsqu’il caressa ses seins de son bouquet, sa respiration ralentit. Il arracha une feuille d’ortie et la fit décrire des cercles sur son téton droit. La respiration repartit de plus belle. La forme géométrique carrée reprit instantanément forme sous la morsure végétale infligée ensuite au mamelon gauche. De l’autre main, il entama une caresse clitoridienne aux effets redoutables. Le cuir glisse difficilement ou rapidement selon l’excitation. Dans le cas de Virginie, je ne sais si Nieil ralentissait le mouvement volontairement. Puis il astiqua son minou à l’aide d’une branche d’ortie jusqu’à ce qu’elle le supplie d’arrêter. À genoux dans la boue. Puis à quatre pattes. Le spectacle me gênait. Alors pour pimenter mon rôle de spectatrice, mon maître m’ordonna d’ouvrir ma veste et glissa des orties dans les bonnets de mon soutien-gorge, de manière désordonnée mais redoutablement efficace. “Ta jupe !” se retrouva sur les hanches et mon sexe côtoya aussi les feuilles qui font tant réagir l’épiderme. “Relève-toi” et lorsqu’elle lui tourna le dos, une courte branche munie d’épines s’abattit sur ses fesses. J’ai cru qu’elle allait craquer. “Lave-la et rhabille la !” Et à l’aide du jerrican d’eau que nous avions emporté, je lavai ma nièce à grande eau afin d’éliminer partiellement les traces de boue. Elle repartit, la tête basse, le corps douloureux, une furieuse envie de jouir et l’interdiction de se soustraire à son devoir. Nieil m’infligea les orties pendant une vingtaine de minutes de route puis m’honora comme il se doit. À quatre pattes sur le mâchefer d’une aire d’autoroute, entre le mur des toilettes et la voiture, un billet de deux-cent francs enfoncé entre les fesses.
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