SONIA – episode 16

Lorsque Virginie est rentrée hier, elle a eu la surprise de découvrir une nouveauté parmi notre mobilier. Spécialement fabriquée pour Nieil, d’après les croquis d’un artiste SM, une sorte de chaise en aluminium, verre et latex. L’assise transparente est moulée pour que les cuisses et la base du tronc s’incruste sur ce siège suffisamment haut perché pour que l’on puisse admirer d’en dessous. Outre de larges pieds et un dossier évidé, l’armature en alliage offre un large arceau qui forme une demi-lune sur la face avant du siège. Debout, les mollets collés à la naissance de la plateforme en verre inclinée vers l’assise inversement orientée, la position est rapidement inconfortable lorsque l’arceau s’abaisse et vous oblige à vous pencher votre buste en arrière. Les poignets menottés à l’arceau, vous n’avez plus la possibilité d’échapper au moment fatidique. Le premier soir j’ai joué le jeu et tenté de rester debout un long moment. Mais les jambes constamment sollicitées par la fatigue et l’inclinaison du siège, j’ai fini par loger mon postérieur sur le verre au milieu duquel est incrusté cet énorme phallus en latex sur lequel on s’empale. Quel repos… Et une fois assise, les pieds ne touchent plus le sol. Et c’est très difficile de se relever. Voire impossible lorsque l’anneau de votre collier métallique est cadenassé au sommet du dossier. J’ai servi d’exemple durant la soirée. Virginie a servi les deux hommes qui n’attendaient plus qu’elle pour se délecter de ma lutte sans oublier de se sustenter. Afin d’augmenter plus encore ma gêne, il l’a faite enduire mon anus d’une épaisse couche de vaseline afin que l’objet glisse parfaitement au moment opportun. Ce qu’il fit.

L’invité est parti sans que nous servions de vide-couilles. Nieil aime bien nous targuer ainsi parfois. Parce qu’il sent qu’il a tout pouvoir sur nous. Pendant que Virginie se rendait chez le dermatologue, nous sommes retournés à la piscine. Comme l’autre jour, j’ai porté son drôle de maillot de bain tenu par un plug. Plug mal coincé par un rectum visité par un sexe dur et rude sur le rebord de la cabine de bain.

Cet après-midi, j’ai croisé une vieille amie perdue de vue depuis des années. Nieil m’a ordonné d’utiliser son numéro de téléphone afin de l’inviter à dîner jeudi soir.

À force de m’inspecter et de changer ma tenue toutes les demi-heures, j’ai fini par ne pas être prête lorsqu’Hélène est arrivée. Nieil l’a escortée pendant que j’achevais de me maquiller. Vêtue d’une longue robe fuseau noire lacée de la nuque aux chevilles; le triangle bleu nuit situé sur le corsage boutonné et les talons-aiguilles attachés aux pieds, j’étais prête à sortir. “Mais je pensais que tu avais invité ton amie ici. Tâche de ne pas te salir en préparant le repas.” Et il m’a envoyée aux fourneaux. Je les entendais rire. Moi qui prenais garde de ne pas déraper avec mes échasses sur ce carrelage glissant. Depuis que Nieil a supprimé toutes les semelles antidérapantes de mes escarpins par des semelles en cuir, la gymnastique est quotidienne. En traversant l’entrée, je jette un oeil dans le miroir : les contours du corset se devinent à peine à l’inverse des jarretelles et des bijoux clipés sur mes mamelons. Je ne sais ce qui se remarque le plus… Le cerclage particulier ou le téton extrêmement saillant. Et je prends place à leur côté en attendant que le dîner cuise. J’ai apporté l’apéritif et n’ai rien d’autre à faire que de grignoter. Je ne sais quoi raconter à cette “étrangère”. Elle, elle parle. Elle a toujours jacté beaucoup. Nieil m’envoie chercher un second bol de glaçons. Je le pose sur la table basse et regarde l’eau se former doucement à l’intérieur des deux réceptacles. Elle parle. Il répond. Je souris par politesse. Elle demande où sont les toilettes. Nieil l’envoie à l’aventure et déboutonne la partie amovible qui recouvre mes seins d’un geste brusque. “À genoux…” J’obéis. “Plonge tes mamelles là” Et je suis l’ordre en me penchant sur la table, prenant en main chaque sein l’un après l’autre afin de le placer au-dessus d’un bol respectif et me penche un peu plus. L’eau me congèle et déborde sur la table basse. J’ai chaud. J’ai peur. Je suis excitée. J’entends la chasse d’eau. Et je sens encore sa main maintenir fermement mes reins. J’entends la porte s’ouvrir. Elle la claque et lui aussi. Ma fesse droite reçoit le signal, je me relève les seins durs et dégoulinants, je remets en place le triangle bleu et achève de reboutonner dans la cuisine qui demeure un prétexte facile. Je repense à la scène. Je retiens surtout mes genoux qui glissaient sur le parquet. Je sers le repas durant lequel Nieil n’arrête pas de m’interrompre pour demander quelque chose. J’ai l’air d’une bonniche. Je suis une bonniche mais elle ne le sait pas. Pas assez. Depuis dix minutes, le sujet a dévié sur le sexe dans les médias. Et voilà qu’il balance la presse SM sur le grill. Et il la défend. Elle la condamne de par son incompréhension. Chacun de ses exemples sous-entend tant de choses que je manque de rougir. Sujet fétichisme et je repense à ma tenue. Je me tortille sur ma chaise, Nieil comprend que j’ai besoin de satisfaire mes besoins. Je ne peux m’absenter puisqu’il m’est indispensable pour relacer ma robe. Il remplit de nouveau mon verre et je le sirote. S’emportant dans la conversation, sa main frappe la table et j’avale cul sec l’eau qui me restait. Je n’en peux plus lorsque Hélène part. Je supplie mon maître. Il prend un bol en main et le porte à mes lèvres. Je bois le ventre torturé. Il m’impose le second. J’obéis. Il desserre ma robe, elle tombe et je veux me précipiter aux toilettes. “Accroupis-toi, ici…” J’abdique et écarte les cuisses, il place le bol sous ma chatte et sifflote… Je m’oublie et le liquide doré abonde. “Stop” Il change de bol et je poursuis. “Stop !” J’ai encore envie. Je le regarde. Il prend la soupière et je continue. Et j’achève. Il pose les bols sur la table basse et m’indique la marche à suivre. Je fourre mes mamelles dans mon urine. Je reste ainsi deux bons quarts d’heure. Immobile. Chaque mouvement infime soit-il fait déborder une goutte sur la table qu’il me fera lécher si je ne suis pas assez salope…

Nieil refuse obstinément de retirer du salon le trône sur lequel il nous punit parfois. J’ai bien senti que cette oeuvre d’art attisait la curiosité ou choquait ma mère lorsqu’elle est venue me rendre visite cette semaine. Elle fait partie du décor parce que nous goûtons à ses délices. Le week-end, Nieil poursuit le travail qu’accomplit en semaine le plug sur les sphincters de Virginie. Cette chaise en est un excellent instrument. Et après avoir supplié pour en être libérée, quoi de plus humiliant que de la nettoyer afin qu’elle soit rutilante et n’attire pas plus l’attention.

Nieil a programmé nos vacances mais nous réserve la surprise. Nous serons fixées en dernière minute. Parce que Virginie nous a ramené un excellent bulletin de notes, Nieil m’a soumise à son autorité pour le week-end. Elle s’est énormément amusée à inverser les rôles. Elle en poule de luxe, baisant sous le regard de mon look ridiculement infantilisé. Nous avons découvert le goût prononcé qu’elle dissimulait pour le bondage à base de corde épaisse. Pendant de longues minutes, je me suis retrouvée saucissonnée comme une truie que l’on s’apprête à égorger. Ce qu’elle aime par dessus-tout, c’est enserrer les seins en enroulant une corde très serrée autour du globe avant de fixer sur le téton une pince métallique fort désagréable au fil des minutes. Elle a beaucoup aimé me faire acheter des tenues pour minettes, à sa taille, donc mal adaptée à mes hanches et à ma poitrine, et à me promener ainsi dans les coursives des centres commerciaux. Je suis même allée acheter des magazines pour adolescentes et de la lingerie très sage. Que j’avais l’air conne à demander à la vendeuse si “elle n’avait rien de moins déluré” alors que rien ne peut exister en dessous du seuil déjà atteint. Et cette chipie de Virginie qui exhibait son slip fendu en latex dès qu’elle avait le dos tourné. Pour son bon vouloir, j’ai assisté aux émissions religieuses dimanche matin, assise sur le fauteuil phallique. Et tout l’après-midi, nous l’avons passé à essayer différentes positions de bondage. Je parie que la semaine prochaine, c’est ma petite esclave qui sera immobilisée de la sorte.

Il y avait quelque chose de spécial dans l’air ce samedi soir. Les premiers beaux jours sans doute. Et autre chose… Tout d’abord, Nieil ne nous emmenait plus au manoir sans prévoir une épreuve que nous préparions à l’avance. Ensuite, parce que bien peu de monde était présent hier. Nous sommes arrivées vêtues normalement et immédiatement, nous avons été débarrassées de cette contrainte avant d’être douchée au moyen de ce jet à pression que nous n’avions jamais subi. La pression fouillant votre corps est une sensation étrange. Comme mille mains sur vos seins, comme cent aiguilles sur votre chatte. Séchées vigoureusement, nos cheveux mouillés ont été mis en chignon au-dessus de nos crânes, nous avons été assises sur deux sièges jumeaux. Chacune a eu de mise à ses pieds une femelle afin qu’elle lace d’immenses bottes. Dès le pied droit en place, la cambrure de la chausse me sembla invraisemblable. Le cuir se referma au rythme du laçage au verso, de la cheville au genou, du genou jusqu’en haut de la cuisse. Ces cuissardes noires et luisantes emprisonnant nos mollets, cuisses et articulations, des gants à la longueur hallucinante nous furent imposés. Les doigts étroitement gantés, le laçage prenait fin au-dessus du coude. Cuir aussi rigide mais muscles moins puissants, j’arrivais à peine à plier le bras tandis que Virginie n’y parvenait plus. Son regard connaissait l’envie de savoir. On m’aida à me relever, et comme le fit quelques instants plus tard ma nièce, je tombai à terre. Avec ces cuissardes incompréhensiblement cambrée, je ne pouvais demeurer debout. Le pied devenait centre de douleur et l’équilibre absent sur ces talons démesurés. “Ce n’est pas prévu pour marcher mais pour ramper…” ajouta Nieil en nous regardant proches de ses chaussures. La paume de nos mains, nos genoux, nos avant-bras, nos mollets étaient protégés contre les égratignures. Nous pouvions ramper. Nous pouvions surtout marcher à quatre pattes. Puis, un corset d’une forme inhabituelle me fut ceint par la femelle. En un clin d’oeil, elle l’ajusta au plus près grâce à des fermoirs métalliques. Le ventre creusé, mes mamelles pendaient de plus belle vers le sol. Virginie semblait aussi mal à l’aise que je ne l’étais. Puis notre chignon fut défait, nos cheveux tirés vers l’arrière, sans ménagement, liés par une pince plate à laquelle un mince lien de cuir était attaché. Ce lien de cuir, je le sentis être glissé entre mes fesses, caresser mon anus avant de s’insinuer entre mes grandes lèvres, et même mes petites, venir taquiner mon clitoris, mon pubis et être fixé au centre du corset. “Ainsi, tu garderas un air presque digne…” Digne de quoi ? Nous tentâmes de le suivre aussi vite qu’il le désirait et arrivâmes dans une pièce ressemblant à des écuries. Des écuries sans chevaux mais avec un fiacre. Et nous comprimes ensemble. Les esclaves nous placèrent de part en part de l’attelage, le soulevèrent à peine tandis que Nieil cadenassait les anneaux de la barre à ceux du corset. Et le poids du fiacre nous descendit sur les reins. Les femelles ouvrirent les grandes portes de l’écurie et Nieil s’installa derrière nous. J’entendis le fouet claquer dans l’air et essaya d’avancer. “Coordonnez vos mouvements…” Et nous arrivâmes à peine à tirer le poids… ”Silence… pas de gémissements juments !” Et les deux femelles s’approchèrent de nouveau, une espèce de harnais prit nos têtes et un mord placé entre nos dents, si tiré que la commissure des lèvres m’obligeait à garder la bouche entrouverte et le silence intact. Il tenait le fouet, il tenait les rènes. Nous commençâmes à tracter notre maître. Après une morsure de fouet, la cadence commença à venir : d’abord les bras puis les genoux, pousser sur les cuisses et les mollets afin d’offrir une puissance maximale. Bien visser la main au sol afin de ne pas perdre l’équilibre et garder la tête haute pour que la lanière de cuir ne morde pas plus profondément la vulve. “Plus vite !” et l’alternance entre côté gauche et côté droit s’accéléra. Nous quittâmes l’écurie et débouchâmes sur une allée sinueuse, couverte de terre sèche, bordée de torches flamboyantes et de hauts sapins tassés tout autour. En tournant la tête, le lien de cuir se rappela à moi et le visage tendu de Virginie me parut surréaliste. Le harnais encerclait son doux visage luisant de sueur, ses lèvres brillaient de salive et le cuir du mord reposait entre ses dents sans qu’elle puisse y opposer la moindre résistance. Nos mamelles pendaient, ballotaient et devenaient plus humiliantes encore lorsque nous faisions notre mieux pour avancer. Je sentais le bout du fouet caresser ma fesse déjà meurtrie et ne souhaitait pas qu’elle recommence à me mordre. Il nous fit stopper le fiacre, une très belle femme s’installa à ses côtés. Je ne l’avais jamais vue. C’est elle qui nous somma de reprendre notre pas cadencé par plusieurs propriétaires réunis en terrasses, certains frappant dans leurs mains, d’autres administrant des fessées ou des gifles à leurs esclaves. Après un exténuant traitement, nous les laissèrent devant la terrasse où nous les avons longtemps attendus. Nous ne fûmes désolidarisées de l’attelage qu’après les avoir une nouvelle fois promené en fin de soirée. De retour à l’écurie, Nieil en personne chargea un esclave mâle de nous brosser avec de la paille puis vint décadenasser l’union avec l’attelage. Nous l’avons suivi à quatre pattes contraintes et forcées jusqu’à un box jonché de paille sèche. “C’est ici que dorment les juments…” acheva-t-il en nous insultant d’une claque virile sur les fesses. La porte à mi-hauteur claqua et le cliquetis d’un cadenas se fit percevoir. En levant la tête, je voyais une selle en équilibre au sommet de la porte, et en-dessous, dans l’espace réservé aux rampants, je distinguais les pieds enchainés des palefreniers esclaves. “J’ai mal au pied” dis-je à Virginie qui me confia souffrir également de l’étroitesse de ses cuissardes. Tout dans notre tenue était étudié pour que l’on ne puisse oublier le sentiment de contrainte, cette bouffée de lassitude et de plaisir qui se cèdent mutuellement la place. Le corset verrouillé, les cuissardes fermés par de minuscules cadenas et les gants clôturés par un élégant fermoir en argent, nous ne pouvions nous soulager. Et avec le peu d’aisance qu’offrent ce cuir autour des doigts engourdis, nul moyen de desserrer le noeud très serré qui prend vie au niveau du nombril. Dormir avec cet accoutrement, la fraîcheur, les courbatures et cette présence fine et vicieuse entre nos lèvres, voilà un défi de premier ordre.
Au matin, la très belle femme vint nous chercher au box et constata — comble de l’humiliation — que nous nous étions servi de notre couche comme d’une litière. “J’aimerais bien vous faire nettoyer tout ça mais j’ai d’autres devoirs” et nous la suivîmes, de ma position inférieure, j’admirais le galbe de ses jambes et l’étroitesse de la cravache qu’elle promenait contre sa jambe droite. Virginie trainait la patte, excédée de l’arranguer de sa voix, notre hôte se retourna et passa derrière elle. “T’as besoin de motivation chienne ? Prends ça…” Et je regardai son pied gauche quitter le sol pour venir s’accoupler avec la chatte de ma nièce. D’un mouvement doux mais vigoureux, d’une trajectoire circulaire et incertaine, la pointe de sa botte rouge masturbait ma nièce. Virginie commençait à s’abandonner lorsqu’elle stoppa, reposa le pied et invectiva “On repart les juments !”. Il faisait jour, le manoir était désert, et elle nous faisait sortir en pleine prairie, au sommet de la colline certes, mais à découvert. Au sol, une allée en gravier allait nous servir de piste d’exercice. Désolidarisées, nous avons appris à marcher comme il le faut : pas cadencé, échine haute et tête droite. Elle plaça sur nous les harnais, et fit rentrer Virginie dans une barrique couchée sur l’herbe. Elle l’enferma, j’aurais eu peur d’étouffer en ce lieu clos. Elle fixa des liens en cuir au harnais qu’elle accrocha au tonneau. Elle me fit trainer Virginie sur plusieurs longueurs d’allée. Elle ne pouvait crier à cause du mord, mais je l’entendais gémir, j’entendais ses cris étouffés lorsque le tonneau roulait grâce aux anneaux fixés sur un axe pivotant. Puis ce fut mon tour… Je compris ses cris étouffés. Mais ne les reproduisit pas. Lorsque Nieil vint nous chercher, ce fut pour repartir. Maitresse Dresseuse nous a dit “à la semaine prochaine les juments !”.

7 jours après, nous sommes revenues. Même cérémonial, même harnachement. Harnais sur crâne, cuir en place, coeur gros et chatte humide. Virginie m’a confiée s’être caressée au dortoir en repensant au week-end dernier. Nous avons accompagné notre maître à quatre pattes, le mord aux dents, les rènes étroitement tenues par sa main ferme. L’attraction de ce samedi soir : concours de cravache. Trois soumises les yeux bandés, dont Flore, ont reçu à une minute d’intervalle un coup de badine à des endroits différents du corps. Le but : reconnaître selon les goûts, la méthode et la nature de la cravache de son propriétaire laquelle est la bonne. L’une d’elles a du recevoir cinq fois la série de dix cravaches avant de trouver la sienne. Flore a retrouvé rapidement Madame a sa façon si particulière qu’elle a de cravacher d’un coup sec l’anus lorsque la chienne est comme nous à quatre pattes. La troisième fut jugée indigne parce qu’elle était incapable de retrouver son objet de punition. Nous assistâmes alors à une scène digne de mises en scène fascinantes : j’ignorais que le manoir renfermait des oubliettes. Certaines ont été aménagées et la femelle plus très jeune fut glissée dans l’une d’elle. Je la voyais bien du ras du sol : si étroite qu’elle ne pouvait être autrement que debout avec les parois couvertes de pointes aiguisées afin qu’elle demeure immobile. Si sombre surement lorsque la dalle de pierre est remise en place. Et nous remontâmes tous en salle de bal. Nieil me regarda et rassurant, pour moi et son autre pute : “Jamais, jamais ça pour vous…”. En fin de soirée, notre dresseuse apparut. Nous ne fumes pas conduites au box mais au sauna situé dans le parc du manoir. Parc que nous traversâmes bien entendu à quatre pattes. Le mord fut très sèchement ajusté à nos mâchoires et nos mains rivées au plancher grâce à des emplacements métalliques prévus à cet effet. Virginie me faisait face et nous fumes abandonnées à l’étouffante chaleur du lieu. Nue, je n’ai jamais aimé les saunas. Mais ainsi entravée, la torture est totale. Les crampes s’emparent vite de votre corps et la soif amoindrit votre organise et votre psychisme. Lorsque Nieil et Maitresse réapparurent, nous ne pensions qu’à boire. C’est ce qu’ils attendaient de nous. Traverser le parc fut comme une récompense, la fraicheur de la nuit nous abreuvait d’une ivresse improbable. Puis nos harnais furent attachés par un élastique à un énorme anneau du mur nord de la salle de bal. Devant nous, les convives s’étaient réunis et assis pour regarder le spectacle. Deux femelles assoiffées, une seule gamelle d’eau, un élastique commun et la menace : celle qui boira condamnera l’autre à ne pas s’abreuver. Elle poussait sur ses jambes pour avancer et je faisais de même rendant son avancée impossible. Le jeu dura peu de temps, nous ne pouvions lutter longtemps. L’assemblée nous sifflait tant nous mettions peu d’ardeur à la longue. Alors Nieil se leva, passa près de nous et revint, empoigna ma gorge, souleva ma tête afin de placer ma bouche à la verticale et versa une poignée de sel sur mes lèvres, le mord, ma langue et le peu de salive qui me restait. Virginie connut la même motivation et nous reprîmes le combat. Je les voyais bien boire devant nous tandis que ma nièce touchait presque au but, pas la force de résister, l’élastique acheva de me ramener contre le mur et mena ma nièce au plaisir. Le bruit de sa langue clapotant avait quelque chose d’humiliant. Sa respiration roque et haletante, un soupçon de jouissance. Et moi, je pleurais presque. Comme une conne. La bouche sèche de sel. Nieil m’offrit malgré tout un récipient bordé d’eau et nous fit reconduire aux écuries.


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