SONIA – episode 17
Dans trois semaines, les vacances. L’institut harasse encore Virginie de questions quant à son avenir. Elle qui avec sa tante tire le fiacre de leur maitre. Nos ballades sont de plus en plus longues et l’entrainement s’espace. La semaine, Nieil me sort en cocktails et réceptions diverses. Je m’habille chic parce qu’il aime montrer ce qu’il possède. Parfois, j’ai ordre de ne pas parler de la soirée. Ou même de ne pas lever les yeux. Et lorsque nous rentrons, je revêts parfois cette étonnante combinaison pour laquelle il s’est pris d’affection. Une combinaison en cuir qui me moule des pieds jusqu’au cou, qui s’enfile par le bas et se verrouille au moyen d’un col en cuir renforcé et cadenassé. Nieil me trouve excessivement sensuelle ainsi couverte, moulée, dévoilée. Le cuir accentue la sensation d’être étreinte et soumise. La large ouverture qui demeure entre mes cuisses ne me fait pas perdre de vue qu’en aucun cas je ne dois perdre ma vigilance lorsque je sors ainsi accoutrée. En conséquence, Nieil adore entrainer son épouse soumise au restaurant, au cinéma, au théâtre — il aime encore plus — ou tout autre lieu public où assise, il peut se permettre de m’interdire de croiser les jambes. C’est en métro que nous sommes allés au Tristan Bernard hier soir. Les vibrations de la rame m’a prise en défaut plus d’une fois et je sais que l’on a aperçu mes lèvres uniquement serties de pierres pour l’occasion. Le port du cadenas avec une telle tenue est réservé aux punitions. Ou bien à sertir mon cou de sa puissante entrave, la masse chevelue le dissimulant à merveille. Dans le taxi du retour, Nieil m’a parlé d’une autre combinaison que j’ai essayée ce matin : entièrement close, la coupe similaire dévoile mon anatomie en grande simplicité et opacité. Le satin polyester s’avère aussi agréable pour les jambes ou les épaules que pour les fesses ou le sexe. La couleur blanche ne pardonne aucun défaut de silhouette et trahit chaque anomalie sous la justesse de l’étoffe élastique ; ainsi, les diamants qui ornent mes grandes lèvres se distinguent-ils lorsque j’offre en spectacle le souffle bombé de mon sanctuaire. Mais Nieil ne voulait pas se contenter de loger mon corps éliminé de toutes les graisses que je portais avant de connaître mon maître, cette tenue doit lui faire honneur et donc m’évoquer ma constante soumission. En premier lieu, sa rareté. Si Nieil m’envoie affronter le monde extérieur, je m’affiche comme marginale : gantée, couverte de la tête au pied par une étoffe qui affiche clairement ma nudité en-dessous. Une tenue inhabituelle voire incongrue : comment puis-je vivre avec ? Ce sentiment est encore renforcé par la présence du cuir à un emplacement stratégique : certes, le cuir traité est blanc mais le changement de texture et de contraste avec la brillance du satin s’avère particulièrement efficace. Ce cuir qui, naissant juste sous le cage thoracique, flirtant habilement avec les côtes du buste afin de mieux les révéler et les magnifier, achève sa course sur les hanches, à la limite du pubis et à l’extrême limite des globes fessiers. Ce cuir qui, après qu’il ait fini d’étonner, suggère l’idée d’un resserrement oppressant. Et il l’est. Ce cuir est mon plus cruel corset. Aucun réglage, aucune permission, aucun soulagement. Ce cuir s’adapte et s’enfile comme le reste de la combinaison. Mais une fois en place, une fois que des muscles moins puissants sont piégés, son étreinte est complète. Et continuer de s’habiller requiert un instant de repos. Histoire de reprendre son souffle coupé avant de plonger ses mamelles au milieu d’un océan satiné qui laisse libre court à l’inertie, l’imagination, la pesanteur. Avant que les bras ne se couvrent et le cou ne se retrouve enserré par une collerette de cuir blanc qui s’harmonise admirablement avec le fermoir en argent qui verrouille l’accès à l’épiderme. Ce fermoir est particulier : la fermeture peut être doublée par une minuscule clef dont seul Nieil est en possession. Si jamais un jour il voulait me contraindre à garder cette combinaison qui me plaît beaucoup. Mon reflet me plait. Je suis belle ainsi parée. Pourtant, mon corps ne me plait pas toujours. Mais je me sens armée d’un nouveau pouvoir sur le monde qui pourrait me côtoyer ainsi. Nieil m’a chaussée de betty boops ouvertes et raisonnables (haute de quinze centimètres) permettant de comprendre que la combinaison est intégrale. L’opacité de ce satin est troublante : rien n’est dissimulé grâce à sa finesse (qui n’exclut pas l’emprise permanente). Je vois parfaitement se dessiner mes tétons saillants mais ne parvient pas à deviner l’auréole pourtant plus brune que ma peau légèrement bronzée. Je craignais d’avoir chaud. Elle est plus légère, portable, indiscrète et presque, j’ose l’écrire, redoutable que la combinaison en cuir. Ce doit être ce maudit corset qui influe sur mon jugement : l’idée de me rendre aux toilettes, de libérer mes mains, bras, épaules, seins et de forcer encore sur mes muscles et mes hanches afin que le cuir s’écarte suffisamment pour glisser sur mes cuisses, cette idée m’épuise. Mais j’aime que Nieil m’épuise.
Virginie est fascinée par ma nouvelle toilette. Elle l’a examinée sous toutes les coutures, m’a questionnée sur les sensations qu’elle me procurait et m’a même demandée de la passer. Mais Nieil m’ayant interdit de la porter une seconde fois avant samedi, j’ai du décliner son offre. Elle semble jalouse qu’une chose aussi rare me soit réservée. Elle qui apprécie la contrainte, je sais qu’elle aimerait se glisser au creux de ce satin si tendre, si présent. Le traitement de ma nièce s’achève ce matin. Lorsqu’elle reviendra en début d’après-midi, les séances d’épilation définitive ne seront plus qu’un souvenir. Nieil lui a confié une somme rondelette afin qu’elle se choisisse une tenue sensuelle pour le dîner qu’il nous a réservé ce soir.
Nous n’eûmes pas longtemps à attendre pour connaître qui serait la quatrième convive de notre table. Nieil avait caché l’arrivée d’Estelle jusqu’à la dernière seconde. Et lorsque nous nous levâmes pour l’accueillir, je me sentis moyennement à l’aise. Ma tenue avait déjà acquis plusieurs remarques de l’assistance et du personnel — certaines flatteuses — mais le regard de cette ancienne relation entretenue grâce aux invitations de Nieil, ce regard me fut pénible. J’ignore ce qui pousse Nieil à l’insérer régulièrement face à moi. Peut-être souhaite-t-il un témoin neutre mais me touchant suffisamment pour provoquer en moi un malaise que j’ai du mal à dissimuler. Et lorsque la blancheur de votre tenue accentue la rougeur de votre teint, l’aveu est parlant. “C’est super sympa de ta part d’avoir proposé à Nieil de me prendre pour ce poste” m’asséna-t-elle de sa voix mielleuse. Après m’être à moitié étouffée, je fis l’idiote avant d’apprendre que Nieil lui avait offert le poste qui la placerait au-dessus de moi hiérarchiquement. Maintenant, je comprends pourquoi elle avait accepté l’invitation et pourquoi il l’avait invitée. Virginie sembla amusée. J’entrepris de renverser mon verre de vin sur sa sémillante robe en mailles de coton mais me retins. Je devais rester digne pour ne pas paraître plus grotesque. J’eus beaucoup de mal à prendre part à la conversation qui s’éternisa. Je songeais à ce que pourrait devenir ma vie au bureau si une autre personne venait à connaître le secret qui nous unit à Nieil moi et ma nièce. A la fin du repas, Nieil proposa une marche le long de la Seine. Virginie fit remarquer que ses sandalettes la faisaient souffrir mais notre maître nous entraîna malgré tout. Je les regardais ouvrir le cortège, Nieil et Estelle, et j’attendais ma nièce à la démarche moins trépidante qu’en début de soirée. Osée sa robe entièrement maillée et portée sans aucun sous-vêtement. Espérait-elle que l’étroitesse du maillage donne l’illusion de ne rien dévoiler ? Au contraire, Nieil avait commandé de la sensualité. Elle lui en livrait sans rechigner. Sous un pont et lors d’une halte-discours architecturale, je m’amusai à tirer son téton droit et à le coincer avec une maille oppressante. Dans le dos de notre propriétaire, nous mêlons nos salives et je décoiffe d’une main vigoureuse les cheveux impeccablement plaqués. En marchant, je sens le bras de Virginie enlacer ma taille puis sa main caresser le flanc extérieur de ma cuisse gauche. Nieil en a assez de cette promenade et nous invite à monter les marches les premières. Je sais qu’Estelle a regardé nos culs. Nieil nous l’a raconté. Il a vu dans son regard l’étincelle de la jalousie. Et ça, c’est important pour une femelle qui se respecte.
Avant de partir en pension, Virginie a lavé à la main ma combinaison et Nieil est venu me rappeler que je devais veiller à être parfaitement sèche après avoir uriné. Pour preuve, les traces “indignes” et jaunâtres qu’il m’a tendues. Pour me faire comprendre, je me suis accroupie devant eux au-dessus de la cuvette, me suis soulagée sous leur regard et Virginie m’a essuyée en suivant les ordres de mon époux. Je ne dois plus oublier le bord et l’intérieur des lèvres, la vulve et la proximité vaginale. Si la prochaine fois, je suis aussi négligente, Nieil me punira en conséquence.
Pour notre dernière soirée au manoir avant les vacances, j’y fus attendue en qualité d’invitée. En combinaison, accompagnée de mon époux qui ne m’a pas délaissée de la soirée. Virginie, elle, nous attendait déjà lorsque je suis arrivée. Harnachée, la taille mordue par un corset surmonté d’une forme incurvée évoquant une selle. Le mord au dent, les rènes sur le dos, Nieil m’invita à m’installer confortablement. J’eus un recul, instinct de conservation, puis prit plaisir à infliger à ma nièce le poids de mon corps. Le cuir du corset intimement en contact avec mon sexe ouvert sous le satin polyester. “Ce sera ton siège ce soir, tu es la reine… Qu’on amène la chienne !” Et c’est ma soeur qui apparut, tenue en laisse par Madame toujours aussi radieuse. Madame lâcha la laisse et s’assit sur le dos de ma soeur. En prenant les rènes, elle me rejoint et m’invita à la suivre dehors. Dans le parc, l’allée illuminée nous attendait. “Nous allons faire la course à l’aide de nos montures. Celle de nos juments qui gagnera aura le droit d’être spectatrice de la soirée, l’autre…” Elle me remit une cravache en précisant “tu peux te servir de la main si tu préfères…” Et le départ fut donné. Flore, visiblement peu éprouvée à ce type d’exercice, amassa un retard important sur ma jument au pas vif. Mais Madame usa si fort de sa cravache sur les fesses nues de Flore que c’est elle qui se mit à aller le plus vite. Je frappai donc d’un coup mal appuyé les parties génitales de ma nièce. Son pas ralentit et je frappai mieux afin de la motiver. Nous arrivâmes les premières sur la ligne tracée à la craie. Madame, furieuse, insulta ma soeur et la fit conduire au grenier. Nieil fit desseller Virginie qui fut ceinte d’un collier en acier qui fut menotté à ma cheville droite. la courte chainette l’obligeait à demeurer à quatre pattes et relever la tête lui était difficile. Cette sensation de sentir ce corps nu lié à moi me fit une drôle d’impression. En montant au grenier, je donnai accidentellement plusieurs coups de pied à ma nièce. Flore avait été préparée : ferrée aux poignets et aux chevilles, une chaine descendant du plafond avait réuni les quatre membres en un point élevé. Le dos vers le sol, la tête en bas, ma soeur pendait à cette succession de maillons, les jambes relevées, le sexe à l’air. Madame m’attendait pour enduire sa vulve d’une crème dont je ne reconnaissais pas l’odeur. Je la vis enfiler un gant de latex et caresser la chair intime de Flore. Puis les doigts glissèrent, par paire de deux, puis ce fut les cinq en ligne… La fente s’étendait sur toute sa longueur et la main tentait de l’agrandir plus encore. Les supplications de ma soeur entrainaient son bourreau vers les limites de l’envie. La main glissa entre ses cuisses pour se loger jusqu’au poignet. La latex ressortit sali, peu appétissant. Et le vagin distendu reçut un nouvel assaut. À mi-chemin, la main regroupa sa force pour serrer le poing et appliquer sa loi aux parois dilatées. “Tu m’as fait perdre, je vais te fouiller jusqu’à ce que tu n’en puisses plus…” Flore répondit qu’elle n’en pouvait déjà plus mais en vain. Entre les assauts de Madame et les soubresauts de Flore, la chaine s’orientait en tous sens. Un mâle vint appliquer ses bras puissants afin de stopper l’incessant mouvement. Nieil se pencha vers moi : “Je suis impressionnée” lui dis-je. Sa main glissa entre mes cuisses, deux doigts enfoncèrent le satin entre mes lèvres et son commentaire me fit jubiler “je sens ça…” J’aime lorsque cette matière si douce devient poisseuse, qu’elle se charge d’une odeur, d’une chaleur et d’une fraicheur à la fois. J’aime lorsque l’on peut deviner que je mouille en regardant le satin anormalement luisant. J’adore que mes tenues portent en mon absence le parfum de mon excitation. Lorsque Madame quitta Flore, elle saisit ses jambes et la lança dans une folle ronde. Axée sur la chaine, le corps sans retenu valsait et valsait encore. Lorsque ses jambes sans force défilaient devant moi, je m’hébétai sur la vision trop rapide d’un vagin fracassé par le fist fucking. Son regard capté à l’envers était remplit d’émotion : douleur, plaisir, soulagement, peur… Tant de tension qui se lisait dans l’assistance. Virginie me lança d’en bas qu’elle n’aurait pas voulu être à sa place.
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