EMMANUELLE : episode 02
Mercredi 10 mars 1999
Journée fatidique : celle de l’hypothétique signal. Le signal du jeu. D’un jeu dangereux. Je suis peut être influencée parce que ce soir, plutôt que de lire, j’ai allumé la télé afin de regarder un téléfilm dénommé « l’occasionnelle ». Une jeune femme qui se prostitue par contrainte financière.
Etrange, je me suis sentie proche d’elle quand elle prend en bouche le sexe de son premier client.
J’ai également beaucoup réfléchi lorsqu’elle retrouve un anonyme client en collègue de travail.
• la réponse : positive. Gérard portait effectivement un pull noir à midi. Cet après-midi, j’ai donc eu à consulter les horaires de cinéma afin de lui fixer rendez-vous samedi matin. La lettre est partie au courrier de seize heures et je pense qu’il l’aura au plus tard vendredi. American History X, 10H30, en plein Paris.
° étrangement, je n’ai rien ressenti en voyant ce pull noir. Comme si tout était déjà écrit. Lui ou un autre, peu importe, puisque je fais tout cela pour mon maître. En opposition, je réfléchis beaucoup à la manière dont je vais me préparer et me comporter. Puisque je suis incapable d’imaginer ce que je vais ressentir.
• Serge m’a rapidement dicté la marche à suivre pour la journée lors de notre dernière entrevue :
jupe en cuir (la longue qui serre le fessier et les cuisses, très étroite aux genoux où elle s’arrête),
pull avec un décolleté, j’ai choisi un pull en coton maillé blanc, avec une encolure en V,
cette forme très échancré dévoile automatiquement une bretelle du soutien-gorge porté en dessous.
Ce soutien-gorge noir était en cuir, un cuir rigide qui aiguisa la sensibilité de mes mamelons jusqu’à la fin de la matinée, moment où j’ai remarqué la dissipation de cette légère douleur consécutive au port répété des pinces. Je précise ici que je suis très fière hier d’avoir supporté mes pinces maudites pendant plus de six minutes alors que les deux nuits précédentes j’avais craqué après deux minutes seulement. Assortis à l’ensemble, je portais un slip et un porte-jarretelles en cuir accompagné de bas noirs qui réhaussaient le rouge de mes nouvelles chaussures.
° j’ai bien vite abandonné ces chaussures que j’ai troquées dans le métro pour d’autres souliers plus confortables. Sur le plan vestimentaire, je n’ai aucune observation particulière excepté l’abandon du soutien-gorge et du slip que mon maître avait ordonné dans l’après-midi, en même temps que je dus glisser entre mes cuisses les deux boules de geisha (les grosses) que j’avais cachées dans mon sac ce matin. J’avoue que je n’avais jamais porté celles-ci au bureau et que leur diamètre et leur poids sont inappropriés à une activité professionnelle.
Egalement parce que je les sentais plus encore que leurs petites sœurs et inondait en conséquence autant mon entrejambe qu’à l’accoutumée. Lorsque je suis allée aux toilettes avant de partir, j’ai du les retirer afin de les nettoyer de ma langue, ce, qui, comme à l’accoutumée, me troubla beaucoup.
• au registre information, j’ai trouvé le miroir que désirait mon maître afin que je puisse admirer mes seins torturés par ses soins lors de nos dialogues.
Je me suis rendue comme le veut désormais la tradition dans la cour de l’immeuble où chaque soir je satisfais un besoin naturel en pensant à mon maître. Je n’ai finalement pas changé d’endroit, mais le fis avec une certaine facilité qui m’a étonnée. Je commence à m’habituer je crois, même si ce soir les boules à lécher était plus grosses et plus difficiles à réinsérer en moi, même si la jupe en cuir est trop peu pratique pour être ôtée dans de pareilles conditions.
Je n’ose imaginer le jour où mon maître me fera porter une robe. Ce sera peut être de nouveau un challenge difficile à réaliser pour moi.
En rentrant, j’ai diné et me suis douchée en conservant les boules de geisha que je garderais en moi jusqu’à minuit avant de les ôter avec un soulagement certain.
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Jeudi 11 mars 1999
Cette journée sera marquée par l’absence de mon maître. Ce soir, il ne pourra me pas me rejoindre sur internet. Je le regrette mais il ne m’a pas laissée inactive et sans ordre, autant pour aujourd’hui que pour demain.
• mon maître voulait que je sois vêtue « un peu pute » selon ses propres termes, aussi étais-je vêtue comme une pute aujourd’hui. Les souliers tout d’abord : je suis très fière d’être parvenue à porter mes souliers jusqu’à ce soir. Oui, cher journal, ces souliers aux talons hauts de huit centimètres. Leur couleur rouge n’est pas passée inaperçue, peut être ont-elles même été plus remarquées que les bas résilles noires qui ornaient mes jambes. Au sommet de celles-ci, un porte-jarretelle en dentelle avec une large taille élastiquée. Noir comme ma lingerie du jour, le soutien-gorge pigeonnant aux bonnets ornés d’une matière proche du velours et dotées de larges bretelles, le slip arborant fièrement cette similitude au pubis, les fesses recouvertes de dentelle.
La jupe est cette vieille complice gris foncée aux reflets bleutés que j’affectionne tant. Légère, courte, plissée, je savais que la porter avec une pareille lingerie en-dessous ne saurait pas sans risque. Mais j’étais prête à en assumer l’excitation, rassurée par la sagesse du chemisier en soie noire qui ce jour ne dévoilerait rien de ma poitrine aux yeux du monde.
° je n’ai pas à me plaindre du choix de mon maître. Les regards des hommes se sont rivés sur moi particulièrement dans les transports en commun, là, où je ne garde pas mon manteau ouvert.
Au bureau, la correction des collègues font que les regards sont plus discrets ou moins insistants. Je préfère que cela en soit ainsi d’ailleurs. La seule chose perturbante au bureau vint d’une collègue qui, alors que nous discutions alors que nous échangions quelques paroles en fin de journée installées dans de confortables fauteuils en cuir. En effet, fatiguée, habituée à ma tenue, faisant preuve de légèreté, ma copine a vu que je ne portais pas des collants, mais des bas, et que ce bas dévoilée se maintenait à ma jambe gauche grâce à des jarretelles.
Pas de remarque désobligeante comme l’aurait fait un homme, non, juste un constat qu’elle n’aime pas ça au quotidien car juge cela trop contraignant. Je me suis fendue d’un « moi, j’aime bien » et ai changé de sujet. Je suis persuadée que mon maître aurait préféré que j’approfondisse ma réponse.
Mais je n’en ai pas trouvé le courage. Une autre fois peut être.
A noter qu’il faisait très doux aujourd’hui à Paris et que j’ai flâné sur le chemin du retour, manteau sous le bras, montrant aux passants l’agrément visuel de ma tenue, la jupe virevoltant au rythme de la marche, à l’unisson des balancements de mes hanches et de mon cul de putain.
• ce cul de salope, mon maître le désirait plein aujourd’hui. J’ai donc glissé entre mes fesse le plug en métal parfaitement lubrifié et suis sortie ainsi de l’appartement ce matin. Arrivée au bureau, je n’en pouvais déjà plus. Lourd, le plug asséché, me brûlant, les chairs me tirant, je me suis précipitée aux toilettes afin de me libérer comme mon maître me l’avait autorisé. Quand cela alla mieux, je le remis, soit une heure environ après l’avoir retiré. Cette fois-ci, je l’ai conservé deux heures : assise, il est moins contraignant. La journée s’est déroulée à ce rythme jusqu’à minuit : deux heures de plug, une heure de repos. Et j’ai adoré être obligée d’aller aussi souvent aux toilettes, caresser de ma langue le métal lorsqu’il n’était pas trop sale, mais aussi, ce sentiment étrange que j’éprouvais lorsque je sortais l’objet de mon sac pour le glisser entre mes fesses après avoir enduit mon anus et le métal de lubrifiant qui lui aussi trônait dans mon sac. Maintenant, je ressens comme un vide en moi sans cet objet. Même si mon petit trou me fait un peu mal.
° alerte rouge dans l’après-midi au bureau : je revenais des toilettes, le plug en moi, j’avais mis trop de lubrifiant parce que je commençais à ne plus supporter cette pénétration prolongée et répétée, lorsque lors d’un aller et retour entre mon plan de travail et celui de ma secrétaire le plug quitta mon orifice… fort heureusement, mon slip l’a recueilli provisoirement le temps que je pose mes fesses sur mon fauteuil. Ce qui fut très excitant, parce que très gênant, c’est de faire comme si de rien n’était, alors que ma main glissait sous ma jupe afin de remettre l’objet en place. Troublant de sentir le plug glisser en soi alors que deux personnes étrangères au jeu sont dans la même pièce. Je le referais.
• Comme chaque soir, je suis ressortie à la nuit tombée pour faire un petit pipi. Ce soir, j’ai changé d’endroit, il y a une autre zone parfaitement obscure dans cette cour où j’ai trouvé refuge, entre un mur et une voiture qui chaque soir est stationnée là. Je me suis glissée entre le mur et le coté passager du véhicule afin de m’accroupir. J’ai simplement baissé ma culotte avant de le faire.
La jupe ample et courte, c’est très pratique pour se soulager à la sauvette
° j’ai été très excitée de changer d’emplacement, mais aussi de m’entendre uriner. Il n’y avait pas un bruit ce soir dans la cour de l’immeuble et j’entendais mon urine s’abattre sur les pavés parfaitement prédisposés à une sonorité plus plaisante que la terre où je faisais avant. Incident sans conséquence, le plug s’échappa de nouveau alors que je me relevais et remettais ma culotte. J’ai cru que tout le monde entendrait le bruit du métal contre la pierre. Mais c’est mon imagination qui amplifie toutes ces manifestations sonores. Néanmoins, j’ai détalé comme un lapin et suis rentrée me reposer avant d’écrire ces lignes en pensant beaucoup à Serge qui me manque déjà.
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Vendredi 12 mars 1999
Après la pute, mon maître voulait une bécassine. Alors j’ai adapté mon look à sa volonté qui n’avait qu’un but, renforcer plus encore son emprise physique et le contraste imposé par son autre souhait : une double pénétration pour la journée entière.
• robe gris clair en tergal, affreuse comme mes dessous : de la vieille lingerie en coton, grise aussi que j’ai empruntée ce matin à Florence prétextant que je n’avais plus rien à me mettre sur le cul.
° résultat des courses : un look de veille fille prude renforcé par un chignon très strict. Un contraste saisissant avec mes tenues de la semaine que bon nombre de personnes avaient remarquées. Mais aussi, et c’était sans doute le plus agréable, des dessous trop étroits pour mon corps plus en forme que celui de colocataire : les seins comprimés par des bonnets pas assez profonds et des lèvres sans cesse taquinées par un coton ajusté au plus près de mon intimité.
• petites boules de geisha entre les fesses, gros modèles entre les cuisses, je n’ai pas tenu. A midi, je les ai retirées comme m’y avait autorisé Serge. J’ai hésité à les remettre en moi tant j’avais souffert de leur présence, m’obligeant à m’isoler régulièrement aux toilettes pour me soulager temporairement, pour faire le point sur mon esprit où des idées confuses s’entrechoquaient.
Il faut que l’on arrête ces jeux de pénétration au bureau. Ils sont trop perturbants. Je me suis dis que je pouvais faire un effort pour la dernière fois, pour un vendredi après-midi qui serait forcément plus court que les autres jours de la semaine.
Etrangement, hors du bureau, je me suis mise à aimer cette double présence : elle ne me gêne plus, elle me stimule parce que je m’autorise peut-être à être excitée. Je ne suis pas rentrée immédiatement chez moi, en profitant pour m’acheter une perruque rousse pour l’épreuve qui m’attend demain.
° une fois chez moi, j’ai essayé cette perruque : je pense qu’avec la pénombre du cinéma, personne ne pourra me reconnaître. J’en ai profité pour choisir la tenue que je porterais demain : préférant me mettre en condition immédiatement. Je porterais une culotte, un soutien-gorge et un porte-jarretelles en latex. Si je n’avais pas eu à me déplacer en plein jour, j’aurai opté pour la même matière en ce qui concerne les bas (j’adore avoir les jambes gainées de latex). Mais, puisque ce n’est pas le cas, je porterai des bas classiques de couleur noire. Au fond, demain, je serai habillée entièrement de noir. Ma jupe également, extrêmement courte, moulante à souhait, accompagnée de la veste assortie, sous laquelle j’ai préféré un chemisier en satin.
Dans mon sac à main, le fourre-tout, je glisserai la perruque et mes chaussures de putain aux talons vertigineux. Je les mettrai juste avant de rejoindre la queue que je dois astiquer pour mon maître.
• je suis allée uriner dans la cour, je suis retournée entre le mur et la voiture. Rien de spécial, si ce n’est la contrainte de devoir me retrouver a moitié nue à cause de la robe… C’est surréaliste de se retrouver en soutien-gorge, dans une cour où je peux être surprise en position fort encombrante. Mais j’aime toujours autant cela, surtout sans ôter les boules qui me remplissait encore à cette heure.
Puis, je suis rentrée chez moi et n’en suis plus ressortie.
° additif : après m’être douchée, j’ai du laver la culotte de Florence à la main, frottant et frottant pour enlever toute trace suspecte d’une journée très… humide.
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