EMMANUELLE : episode 04

Vendredi 23 avril 1999

J’avais perdu l’habitude d’obéir à Serge. Je suis heureuse que mon dressage ait repris il y a trois jours. J’ai repris l’habitude d’aller uriner dans ma cour habituelle et de m’habiller comme le souhait mon propriétaire. Aujourd’hui, mon maître me souhaitait salope parce que je lui avais fait part de mon accoutumance aux choses aisées. Ainsi, a-t-il décidé que je porterai une robe ultra-courte avec un décolleté. Cela désignait immédiatement ma robe rouge en coton, un peu épais, trop opaque, mais parfaitement moulante et courte : aussi courte qu’une mini-jupe avec une encolure en demi-cercle qui s’ouvre sur le haut de la poitrine.

En me préparant ce matin, je me suis tout de suite plu : maquillage un peu plus prononcé qu’à l’accoutumée, notamment le rouge à lèvres, un parfum poivré des plus odorants, et surtout, la vue du soutien-gorge en latex noir autour de ma poitrine. Je glissai en moi les boules de geisha avant d’enfiler la robe. Des que je suis sortie de mon appartement, je me suis sentie plus excitée. Le cul à l’air libre à peine protégé par la remarquable longueur de la robe, les boules vibraient au rythme de mes pas. Il faisait un peu frais pour avoir les jambes nues, mais avec cette robe, impossible de porter des bas. Inconcevable aussi de croiser les jambes sous peine de dévoiler trop de choses.
Je profitai de la prévoyance de Florence pour lui dérober quelques préservatifs, au cas où…

Genoux serrés de rigueur pour la journée entière ! Cela m’a un peu gênée car je ne suis pas habituée mais je pense que je m’y ferai vite. Au bureau, j’ai senti beaucoup de regard se poser sur moi dès mon arrivée. Je suis allée ôter les boules d’entre mes cuisses aux toilettes, les ai léchées et rangées dans mon sac à main, au coté des pinces à seins emmenées pour le soir.

En effet, en sortant du bureau, je devais aller me promener dans le quartier des putes. Saint Denis. Si la journée le quartier est assez neutre, je dois avouer que ma tenue ne me permettait pas de passer inaperçue. Peu m’importait. Depuis la sortie du bureau, les boules étaient de nouveau en moi et je sentais une moiteur m’envahir. Cette moiteur s’accentua au fil du temps. A cause des mouvements, de la gymnastique musculaire, mais aussi au plaisir de savoir que le fil de coton qui les unit jouait aux limites de ma robe. Dans les toilettes où je les ai remises en place, j’ai également ôté mon soutien-gorge le temps de placer les pinces les plus douces que je possède, les carrées à serrage progressif. Puis j’ai remis les bonnets en place. La pression exercée sur le téton enserré par le métal m’est apparue comme délicieuse. Et au fil des minutes, je ne m’en lassais pas.

Mes talons de dix centimètres ont martelé les pavés de la zone piétonne de Saint Denis pendant vingt bonnes minutes avant que je n’aille me poser dans un café près des Halles. En terrasse bien sur afin que les hommes puissent mater mes cuisses non protégées par la robe. Au début du périple, je portais mon manteau, mais, rapidement grisée par l’excitation, je l’avais retiré. Là, il était posé sur la chaise à côté de moi. Le décolleté annonçait la couleur. Comme souvent dans la journée, le latex débordait un peu et se laissait deviner aisément pour un regard attentif à la limite du coton rouge. On ne pouvait d’ailleurs rêver meilleur contraste.

Deux jeunes hommes m’ont abordée en s’asseyant à la table voisine. L’un me plaisait. Il avait un air de jeune premier. L’autre, plus baraqué, un peu fort, ne m’intéressait pas. On a parlé. De tout et de rien. « Tu fais quoi ici ? » me demanda l’un, « Je me promène » répondis-je.

Ils m’ont proposé de m’accompagner dans ma balade. Je n’ai pas refusé. Ils me prenaient pour une touriste et commencèrent à me montrer quelques endroits sympathiques mais que je connaissais par cœur. « Tu n’as pas rien d’autre à me montrer de plus excitant ? » lançai-je en plaisantant. « Moi si, et toi ? » dit le plus mignon, « J’aime les choses excitantes » répondis-je avec un aplomb étonnant.

« T’es une pro ou quoi ? » dit le gros. « Non, mais ça n’empêche pas d’avoir des envies ». Sourire.
Je mouillais comme une folle. Je sentais l’intérieur de mes cuisses se frotter l’une contre l’autre avec une aisance éblouissante. Là, le beau gosse m’embrassa en m’enserrant la taille de ses bras. Pas un baiser timide. Pas un premier baiser. Un vrai baiser. Langue contre langue. Frénétique.

Il faisait encore jour. Je lui murmurai « Pas ici » et nous nous éclipsâmes vers un hôtel voisin après qu’il eut prévenu qu’il habitait à côté. « Je préfère l’hôtel » avais-je répondu. Son copain nous suivit jusque dans le hall. Il paya la chambre d’avance et nous montâmes au premier. Nous n’étions pas encore seuls. A la porte, je demandai jusqu’où il comptait aller comme ça. « Il vient avec nous » dit sèchement celui qui me plaisait. J’hésitai. Seule avec deux hommes. Inconnus de surcroit.

J’ouvris la porte et m’engouffra dans la pièce en me rassurant : « nous sommes dans un hôtel, si ça se passe mal, j’appellerai ». Ils me suivirent. Gilles, le beau mec, n’attendit même pas que la porte soit refermée pour se jeter sur moi. « Accorde-moi deux minutes » lui dis-je avant qu’une main n’ait atteint mon sexe trempé.
Dans la salle de bains, j’ôtais les boules de geisha sans enlever ma robe, debout, les cuisses un peu ouvertes, comme une vraie chienne dressée pour cet exercice. Ensuite, je glissai une main tour à tour à droite et à gauche de mon décolleté pour ôter les pinces en tirant dessus. Je gémis faiblement. Je pris même soin de réajuster ma robe avant de retourner dans la pièce glauque et crasseuse. Le copain s’était assis au pied du lit, Gilles, lui, m’attendait près de la porte. Dès ma sortie, il m’agrippa.

Sa main plongea entre la robe et mes seins. Il était dans mon dos. Je tordais le cou pour l’embrasser tandis que sa main pétrissait mes seins à travers le latex. Puis soudain, sa main glacée pénétra entre la peau trempée et le latex tandis que je sentais ma robe être remontée sur mes hanches.
Nous nous approchâmes du lit sans cesser ces jeux. Le copain acheva de remonter ma robe. La taille ceinte de la robe rouge, je sentis mon buste être libéré aussi du coton : Gilles dévoilait à son copain mon soutien gorge et mes seins gonflés de désir. Mais celui-ci était trop occupé à passer et repasser sa main sur ma chatte lisse et gluante.
Gilles abandonnait ma bouche pour embrasser mon cou. Je sentais son sexe durcit caresser mon cul. Je ne pouvais pas oublier mon maître. « Encule-moi. Encule-moi doucement. Mais encule-moi » lui murmurais-je. « T’es vraiment une garce » dit-il.

« Pendant ce temps la, tu vas me sucer salope » ajouta son copain qui s’allongeait sur le lit où je le rejoins à quatre pattes tandis que Gilles se présentait derrière moi après que j’eus glissé sur sa queue un préservatif glissé à la base de mon soutien gorge. Son copain se branlait quand je saisis son sexe pour le prendre en bouche.
Je me sentais brulante d’envie. Investie d’un pouvoir énorme. Quand Gilles glissa entre mes fesses, j’eus un instant de paralysie. Je n’avais pas été prise par un mec depuis un bon moment. Dieu que c’est bon. Il n’avait pas eu besoin de s’y reprendre à plusieurs fois. Peut être parce que son sexe n’est pas énorme. Ou aussi parce que je suis déjà bien ouverte comme une soumise doit l’être.

La queue de son copain était en revanche énorme et j’avais du mal à le sucer sans m’étouffer. Quand Gilles accéléra la cadence, cela devint carrément impossible et je cessa ma pipe pour me consacrer à mes gémissements et cris retenus.

Son copain tira sur les bonnets de mon soutien gorge de manière à ce que mes seins soient extraits de leur niche, je les voyais rebondir au fil des assauts de Gilles. Je me sentais oppressée par le latex qui écrasait la base du sein sorti par-dessus le bonnet. Son copain me tripotait les seins si forts que je sentais une forme de douleur m’envahir. En fait, c’était la conjonction de tous ces éléments. Je relevais le buste, presque assise pendant que Gilles continuait de m’écarter le cul.
Je le voyais bien préparer sa queue en y mettant une capote mais la sodomie commençait à me faire un tel effet que je n’y prêtais guère plus vite attention. Quand Gilles quitta mon cul, je me sentis bien, très bien… J’étais presque à l’orgasme quand il m’entraîna après s’être allongé sur le dos.
Je le chevauchais, son préservatif était sale. Son visage rouge d’effort. « Encore » dis-je en menant moi-même son sexe entre mes cuisses.
Enfin, après une si longue période de sagesse, un homme me prenait comme une femme. Le copain rentra de nouveau en jeu après s’être équipé de sa capote. « Avec moi tu vas crier salope » me dit-il. Avant que je n’ai le temps de lui dire non, il s’était collé à moi, prenant un sein dans chaque main, serrant si fort que j’aurais presque pu oublier que sa queue rentrait en moi.

J’aurais pu. Si son sexe avait été moins gros. Il n’était pas long mais large et je sentis tout de suite la différence. J’étais prise par les deux amis sans que je n’ose rien dire. Qu’aurais-je pu faire de toute manière ? J’y prenais de toute façon beaucoup de plaisir. Lui grognait. Je ne voulais pas crier. Je me retenais comme si j’avais eu un baillon pour m’empêcher de m’exprimer. Il lâcha mes seins pour me tirer par les cheveux, il aimait alterner entre la vitesse et la lenteur tandis que Gilles se retenait en allant plutôt lentement.

J’ai joui. J’ai joui tandis que Gilles et son copain me déchiraient. Comme une chienne. Gémissante. Comme une pute, j’ai attendu que Gilles ne s’arrête et que son copain ne veuille pénétrer entre mes cuisses pour reprendre mes esprits. « Pas maintenant, tout à l’heure » lui dis-je en haletant, de ma plus douce voix, juste avant de l’embrasser comme pour l’embobiner.

Je pris son sexe recouvert de latex à l’intérieur de ma main pour le faire jouir quasiment immédiatement : la peau sale, je quittai le lit pour la salle de bains où je me suis habillée vite.
Là, j’avais envie de ne pas être seule. D’être avec mon maître pour qu’il me permette de quitter.
Là où je suis sortie de la salle de bains d’un pas décidé tandis que les mecs conversaient sur « la salope » qu’il venait de baiser. « Où tu vas », « J’ai eu ce que je voulais. Salut ! » leur répondis-je en partant. Je savais qu’ils ne me suivraient pas à moitié nus dans le couloir.

Je suis rentrée chez moi. La bouche amère. Le petit trou dilaté. Les seins endoloris. Le teint rosi et le rouge à lèvres enlevé à la va-vite avec un kleenex en sortant de l’hôtel. La robe froissée et les talons aux pieds. Comme une vraie pute, ils ne m’ont pas quitté un instant pendant que je me faisais défoncer. En rentrant du métro, je suis passée par la cour où j’ai uriné avec cette petite sensation de brûlure que j’aime bien. La brûlure d’irritation. Celle qui rappelle comme j’ai été bien baisée.

Puis la douche, le repos et ce journal. En espérant bientôt lire mon maître.


Dimanche 25 avril 1999

Hier, j’ai fait des folies. Parce que je m’ennuyais un peu, parce que j’étais encore excitée de mon aventure de vendredi, je suis allée à la boutique pour acheter quelque chose dont j’avais envie depuis longtemps : un body en latex. J’ai vu Isabelle, la vendeuse, toujours aussi sympathique, bonne conseillère qui m’a convaincue de me laisser tenter.

Ainsi, je suis ressortie de cet endroit avec trois achats.

Le body est comme une robe qui se terminerait par un short. Il s’enfile comme un short d’ailleurs et se ferme sur le devant par une fermeture éclair apparente. Les bras sont nus ainsi, et je sais que mon maître aimera ce détail, mes seins. Ma poitrine est libre : chacune de mes mamelles se glisse dans un cercle prévu à cet effet, une ouverture qui épouse parfaitement la base du sein, qui se referme dessus comme un piège. Le sein légèrement pressé, je suis ainsi enfermée et libre. C’est un sentiment doux et étrange : mon sexe est pris au piège ainsi que mes fesses et l’intérieur de mes cuisses, mais pas ma poitrine qui est disponible pour… recevoir des pinces ? Je l’ai essayé à la boutique mais pas porté depuis même si l’envie est grande !

J’ai également acheté une robe superbe, longue, au-dessous du genou, les manches longues mais ce qui m’a tout de suite fasciné, c’est qu’elle est coupée comme une robe normale : plutôt ample. Cela contribue à l’excitation : certaine partie du corps sont prises au piège, enserrées, moulées tandis qu’à d’autres endroits, le latex plisse avec une indécente liberté. On a envie de tirer dessus pour que ce qui plisse vienne là où l’on se sent outrageusement moulée. Je ne l’ai essayé que ce matin : je n’ai pas pu la garder longtemps car Florence ne s’est pas absentée longtemps mais c’est un redoutable piège à chaleur : moiteur et excitation garanties !

Enfin, et c’est mon dernier achat, dès qu’Isabelle m’a montré cet ensemble, j’ai craqué : imaginez un tailleur classique mais en latex. Oui, une jupe plutôt courte (mi-cuisses) et une espèce de veste qui se ferme sur le devant par une fermeture éclair, le tout en latex. Et comme la veste est courte, une partie du ventre demeure visible ce qui est esthétiquement génial. Porter du latex et voir son nombril en même temps, c’est une sensation splendide.

Résultat : une belle addition et quelques bombes de lustrant pour me faire belle quand le moment sera venu de porter ces tenues pour mon maître adoré.


Lundi 26 avril 1999

Aujourd’hui, inspirée par le latex, j’ai porté une culotte et un soutien-gorge sous mon tailleur strict imposé par une série de réunions. Pendant ces périodes qui n’en finissaient pas, j’ai plusieurs fois pensé à la moiteur de ma peau (surtout après s’être dépêchée dans les couloirs), à l’odeur laissée par cette matière sur ma peau (qui se dépose ensuite sur mes doigts lorsque je me rends aux toilettes) et au bruissement si caractéristique lorsque je replace le latex qui prend une mauvaise position ou à celui de la fermeture éclair de la culotte que je referme sur ma chatte de chienne.

Je ne suis pas allée uriner dans ma cour ce week end, je l’avoue, et, comme pour me punir de ce laisser aller, me suis imposée de ressortir ce soir pour uriner en pleine rue cette fois.

Mais avant cela, je vais envoyer à mon maître mon journal ainsi que les trois scans que je viens de faire : mes achats que j’ai pris dans le catalogue de la boutique pour qu’il voit bien ce que je suis prête à porter pour lui. Seul détail, le body de la photo est noir tandis que le mien est rouge.

J’espère que cela lui plaira, d’autant que j’ai encore une mauvaise nouvelle, le rendez-vous pris avec Jérôme pour les photos ayant encore été annulé par ses soins. Remis à plus tard, je ne sais pas encore quand.

Demain, j’ai envie de faire quelque chose pour mon maître, mais je ne sais pas encore quoi.

Je viens de rentrer de ma balade. Finalement, j’y suis allée plus tôt que prévu. Je n’ai même pas attendu que la nuit soit tombée. Il faisait encore clair quand j’ai décidé d’y aller parce que je n’en pouvais plus d’attendre.

Je suis sortie de l’appartement en tailleur avec mon manteau et, dans l’ascenseur, j’ai enlevé ma jupe pour perdre le moins de temps possible et l’ai mise dans mon sac à main. Le manteau bien fermé, je me suis éloignée de chez moi, et, deux rues plus loin, je me suis accroupie entre une camionnette et un camion de bâtiment.

Là, j’ai ouvert mon slip en latex particulièrement moite après la journée sur moi, et me suis libérée d’un jet puissant, particulièrement bruyant lorsque l’on a peur d’être surprise. Je me suis pas essuyée, ai refermé la fermeture éclair en me contorsionnant comme d’habitude, et me suis éloignée en refermant le manteau, laissant derrière moi une marre de pisse dans laquelle mes talons ont baigné.

Je suis rentrée sans remettre ma jupe. Otant mon manteau dans ma chambre après avoir croisé Flo qui s’étonne de plus en plus souvent de mes sorties injustifiées. Cela m’amuse. J’ai envie d’afficher mes goûts vis à vis de ma colocataire. Je me demande ce que mon maître en penserait.


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