EMMANUELLE : episode 05

Mardi 27 avril 1999

Je me suis enfin décidée à ne plus cacher mes vêtements préférés : en rentrant ce soir, j’ai rangé la penderie qui se trouve dans ma chambre. Maintenant, si Florence veut venir fouiner, elle aura de quoi s’interroger sur sa colocataire ! En effet, j’ai suspendu à des cintres mes dernières acquisitions en latex tandis que mes autres sous-vêtements sont rangés sur l’étagère que je leur ai dédiée.

Aujourd’hui, comme mon maître me l’a demandé, je me suis habillée en frou-frou : robe longue blanche, avec un jupon en dessous. Les épaules nues, les seins pigeonnants grâce à la forme de la robe et uniquement celle-ci avec des chaussures plates blanches aussi. J’ai remédié à un problème de ma garde-robe à midi en allant m’acheter des chaussures à talons allant avec ces tenues claires.

J’ai opté pour des chaussures vernies avec des talons épais de douze centimètres que j’ai tout de suite gardés aux pieds. Je les ai malgré tout retirés avant de partir du bureau car elles me faisaient un peu mal. Je les ai néanmoins remises quand je suis ressortie vers neuf heures pour aller uriner dans ma cour à la nuit tombée. Avec tous ces frous-frous, ce n’était pas très simple, j’ai d’ailleurs sali ma robe sur la terre que je venais de tremper de mon urine de chienne.

Durant toute la journée, je ne portais pas de culotte malgré la dentelle de ma robe : les mailles serrées et le jupon réduisaient vraiment la visibilité mais, néanmoins, un regard très attentif pouvait remarquer que mes fesses et mon pubis n’avaient aucune protection supplémentaire.
Je porte encore en moins les boules de geisha que mon maître souhaitait me voir arborer. Je vais les conserver jusqu’au coucher : toute la journée, quand je n’étais pas en plein travail, ces boules m’ont habitée et se sont rappelées à mon souvenir en forçant mes chairs à se contracter et mon orifice de chienne à se lubrifier malgré moi.

Ces boules, en les retirant au coucher, je les lécherai amoureusement comme je l’ai fait déjà six fois ce jour. Et cette fois, je garderai leur arôme en bouche pour toute la nuit.


Mercredi 28 avril 1999

Ce matin, je me suis réveillée tôt. Plus tôt qu’à mon habitude. Après m’être préparée, j’ai décidé de jouer à me faire peur et à m’exciter. Ainsi, ai-je enfilé mon body rouge en latex devant la grande glace qui trône dans ma chambre : l’entrejambe emprisonnée comme dans un short ultra-court, j’ai remonté la fermeture éclair jusqu’à la naissance de ma gorge après avoir placé mes seins comme il se doit. Les mamelles pendantes hors du latex, la matière comprimant légèrement leur base, j’ai aimé cette image que me renvoyait le miroir. Immédiatement, passionnément.

J’étais fragile. Emprisonnée. Soulignée. Comprimée. Dévoilée. Exhibée. Troublée.

Inconsciente, ou simplement obéissante, j’ai saisi une robe et l’ai arrachée du cintre où elle pendait. Une robe en coton maillé. Une robe légère. Moulante. Ajourée. Je l’ai revêtue. Je me suis examinée. Sous la robe, partout une couleur rouge dominait où le coton manquait. La maille indiscrète révélait non pas le vêtement mais la vérité : je portais quelque chose en-dessous. Quelque chose qui, et cela devait aiguiser l’attention des regards baladeurs, ne protégeait pas ma poitrine.

Délicieuse sensation de m’exhiber sans rien montrer. La robe au ras du cou masquait tout. Sauf une opulente poitrine dont la blancheur tranchait avec le rouge brillant du latex lubrifié qui habillait le dessous de ma robe. Partout. Partout sauf ici et les cuisses.

J’ai pris mon manteau, mes affaires de piscine et suis sortie ainsi. Sans réveiller Florence endormie. Il faisait déjà clair. Suffisamment pour que je m’amuse à ne pas fermer le manteau noir sur ma robe. Assez pour que les mecs me matent quand je suis allée acheter des cigarettes au café. Regardaient-ils ma robe ou mes chaussures à talons de douze centimètres ?

Satisfaite de ce premier test, j’ai poursuivi mon chemin jusqu’à la piscine. Après la marche, le bus, j’ai affronté le regard des nageurs matinaux qui arrivaient en même temps que moi pour l’ouverture. J’attendis avec eux le moment de rentrer sans prendre peine de me protéger plus qu’il n’en fallait du manteau. Parfois il cachait. Parfois il montrait. La fraicheur avait durci mes mamelons. Je le voyais et le devinais sous le coton. Mais eux ?

Je me suis changée. La peau en sueur. Piégée par le latex, j’avais transpiré comme j’aime. J’ai fait quelques longueurs et suis retournée me sécher. Après tout, venir à la piscine n’était rien d’autre qu’un prétexte non ?

J’ai remis mon body en tremblant qu’une voisine n’entendre le bruissement du latex qui se remet en place. Sur le chemin du retour, il y avait plus de monde. J’étais moins sûre de moins. Je fermai mon manteau dans la rue préférant privilégier mes compagnons de bus, ravis de ce réveil sensuel.

En rentrant, j’ai croisé Florence qui, je le sais, a remarqué ma tenue. Mais je m’en fous maintenant. J’ai décidé de ne plus me cacher. Je suis une chienne et je l’assume.

En tout début de soirée, je me suis décidée à jouer à un autre jeu dangereux. Précise comme une horloge, ma colocataire est arrivée alors que j’étais presque nue dans l’appartement. Presque, c’est la différence entre rien et un slip en dentelle fine, blanc, terriblement échancré et ressemblant à s’y méprendre à un string tant les fesses sont peu recouvertes.

« Je vais prendre un bain » lui expliquai-je en virevoltant dans l’appartement sans prendre garde à ma tenue. Volontairement, j’avais envie de quelque chose. Peut être qu’elle me parle de ma tenue. Ou bien plus sûrement qu’elle remarque entre mes fesses la base ronde du plug en métal. Caché par l’étoffe fine, je redoutais et espérais à la fois qu’il n’échappe à mes muscles et vienne frapper le sol de son poids et sa nature vicieuse. Il n’était pas très bien ancré en moi à ces instants, le lubrifiant que j’avais utilisé pour l’introduire faisant encore l’effet désiré. Il aurait très bien pu s’échapper de mon œillet quand je me penchais ou m’accroupissais pour ranger un bouquin ou attraper une paire de chaussures. Lorsque Florence eut fini par regagner sa chambre, je gagnai la baignoire.

Après une séance de relaxation et de… masturbation, mes esprits repris, j’ai recommencé ma petite exhibition jusqu’à ce que mon corps ne soit plus du tout humide, tout du moins en apparence car une zone sensible demeurait tout sauf aride.

Je me suis ensuite habillée : une jupe courte, légère, blanc cassé, faite de ce mélange synthétique qui donne à la fois légèreté et transparence. Car tel était mon nouveau défi. Jouer la transparence au point de me sentir gênée. Un coup d’œil dans la glace : je distinguais parfaitement la silhouette et les courbes de mon slip sous l’étoffe indiscrète. Pour prendre une image, un peu comme derrière une vitre pleine de buée : on ne voit rien précisément mais on devine et imagine tout et même plus.

Brassière assortie à la jupe, le ventre nu, la poitrine partiellement protégée par un volant en dentelle, je voyais néanmoins l’ombre de mes auréoles transpercer la transparence. Normalement prévue pour être portée avec un soutien, aujourd’hui, cette brassière ne le serait pas.

J’ai discuté quelques minutes avec Florence pour qu’elle voie bien comme j’étais habillée. Pari réussi puisque lorsqu’elle me vit prendre sac et manteau, je m’entendis dire un « tu sors comme ça ? » des plus étonnés.

Je n’avais pas le courage de sortir sans manteau. J’avais besoin de l’emmener avec moi. Même si je ne devais pas le porter pour remplir mon défi. Gagner mon pari. Je peux le faire. Oui.

Dans la rue, je me sentais comme nue. Le manteau sur le sac, le sac sur l’épaule, j’ai marché. Croisé des regards. Senti l’indiscrétion se retourner sur mon passage. Ressenti les yeux se poser sur les seins qui s’approchaient d’eux puis examiner mon cul de salope après que je les ai dépassés. Il faisait jour. Parfaitement jour. Le soleil était doux. Comme pour toute fin d’après-midi en cette saison.

Je me suis rendue dans le parc qui se trouve à quelques rues de mon domicile. Bien sûr, l’endroit n’est pas très joli. C’est la banlieue. Mais il y avait ce que je voulais. Un banc et des gens.

Pas beaucoup. Surtout des gens de passage qui coupe par le parc pour raccourcir le chemin qui les mène à leur domicile. Moi, je m’assis. Sereinement. Un banc au soleil. Le cul sur le métal chaud, le plug se rappelait à moi. Je n’aimais pas beaucoup marcher avec. Mais avec le temps, cela m’amuse énormément de sentir cette pesante présence menacer de m’échapper à chaque pas.

Néanmoins, l’orifice asséché par la chaleur restituée le métal, je commençais à grimacer de ce jeu pénétrant. J’essayais d’oublier en regardant les passants. Prenant confiance, j’abandonnais sur le banc le manteau et le sac, ouvrant mes bras sur le dossier, basculant ma tête en arrière pour mieux prendre le soleil.

Je décroisai mes jambes pour ne plus les croiser. J’avais envie de montrer ma culotte. Je m’enfonçai, prenant une position relaxée, inconsciente, un peu avachie sur le banc, les fesses proches du bord : j’ouvrai par intermittence les jambes comme si j’écoutais de la musique et que je m’abandonnai.

En fermant les yeux, j’imaginais que l’on me voyait. Que l’on me regardait. Mais que j’étais protégée et que je ne risquais rien. J’avais envie de me caresser. Impossible. Frustrée, je décidais de m’exciter plus encore en corsant une dernière fois le jeu.

Je quittai ce banc pour un autre, moins exposé c’est vrai, mais j’avais médité mon geste. Après avoir posé mes affaires sur le banc, tout en m’asseyant, mes mains glissèrent sous la jupe en la soulevant légèrement comme une petite fille, et alors que j’allais poser mon cul sur le banc, j’attirai le slip et le faisais quitter son nid. Le slip sur les cuisses, encore sous la jupe, je recroquevillai mes jambes.

Les jambes allongées de côté sur le banc, le buste droit, le bras sur l’assise, l’autre le long du corps, je poursuivis discrètement la délicate opération. Je ramenais mes mollets derrière mes cuisses et fis alors glisser mon slip sous le genou, puis sur mes chevilles. Discrète, j’ai réussi à me retrouver nue sous ma transparente tenue.

Mon slip au creux de la main, je l’ai porté à mes narines pour l’humer. Il avait cette odeur âpre que j’aime tant. Il sentait la chienne. Il portait ma saveur. Mon arôme. Parfum d’excitation intense.

J’ai posé le slip à ma droite, près de mon manteau et de mon sac mais sans le ranger. J’aimais le voir prendre le soleil. Je me rassis normalement. Sans croiser les jambes. Les genoux entrouverts. Je repris ma position précédente. Reposée. Je suis restée ainsi un moment. A penser. A tout ce que j’aime.
A tout ce qui me fait peur. Me fait mal. Puis, alors comme ça arrive parfois, j’ai ressenti une pressante envie de soulager ma vessie.

L’excitation était un peu tombée. Elle avait cédé sa place à une autre envie naturelle. Mais l’esprit demeurait lui en alerte. Je ne pense que soumission et perversion. Alors je me suis imaginée. Et l’ai réalisé en même temps. Je ne réfléchissais plus sinon je ne l’aurais jamais fait.
J’ai repris une position stricte sur le banc et, après m’être relevée comme pour mieux m’asseoir, je fis en sorte de m’asseoir à même le banc, la jupe ne me protégeait plus du tout. Je me revois très bien : le buste légèrement incliné vers l’avant, les mains posées sur le rebord du banc, les bras tendus, le visage droit, regardant au loin, je me concentrais.
Je sifflotais entre mes lèvres légèrement pour me donner du courage et pour déclencher le geste qui me bloquait. Soudain, j’entendis. Ce doux bruit. Le liquide qui venait s’abattre sur le sol. Je faisais pipi sur le banc. Sans me lever. L’urine glissait entre les barres métalliques pour atteindre le sol qui brunissait sous son arrivée.
Bien sur, le système n’était pas parfait puisque mes cuisses comme mes fesses subirent partiellement la satisfaction de mon envie : éclaboussée, humidifiée par quelques gouttes indisciplinées, je séchai au soleil. Les fesses à l’air. Le sexe accessible à l’œil. Pendant plusieurs minutes, je relevai même ma jupe jusqu’à la limite raisonnable pour que l’intérieur de mes cuisses s’assèche parfaitement.

Il commençait à faire frais. Je sentais une brise légère caressée mes cuisses, mon sexe et mes fesses.
Le slip rangé dans mon sac, je quittai le banc, courageusement pour rentrer chez moi.

Je savais que ma longue chevelure protégeait partiellement mon dos. Néanmoins, mon cul nu, et surtout mon pubis n’avait plus aucune protection. Mais, après tout, peau blanche sous tissu blanc, rien de plus passe-partout. Non ?

Moins simple, moins passe partout, le plug en métal dont je sentais la base ronde au creux de mes fesses. Je me demandais si l’on pouvait remarquer la teinte de l’alliage. De retour à l’appartement, je pris soin de croiser Florence pour qu’elle puisse voir et comprendre que je deviens perverse.

Ça, ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que je l’affiche. Et je sais qu’elle a remarqué que je n’avais plus de slip. Ne me demandez pas comment. Je ressens ces choses là.


Jeudi 29 avril 1999

Cet après-midi, j’ai encore joué. De manière déraisonnable. Je profite de mon temps libre. Et je n’en ai pas honte. Bien au contraire.

La journée avait bien déjà pas mal commencé dans le genre perverse : hier soir, j’ai oublié de ranger mes pinces et le plug gonflable que j’ai utilisés. Les pinces sur la table de nuit près de mon lit, mais surtout, le plug et sa poire sur une tablette inférieure du bureau. Et ce matin, Florence a voulu utiliser le mac pour imprimer une de ces foutues lettres de motivation.

« La prochaine fois, n’oublie pas de le ranger » m’a-t-elle dit après m’avoir précisé « Je t’ai laissé un truc sur ton lit ». Elle semblait s’en amuser. En tous cas, elle le prenait sur le ton de la plaisanterie. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Moi aussi, j’ai souri même si j’avoue être un peu gênée parce que l’objet n’était pas très « propre » et que l’on devinait aisément où il avait séjourné en moi.

Passons. Je suis allée au parc des buttes chaumont. Jupe longue, droite, fendue sur le côté gauche jusqu’au dernier tiers supérieur de la cuisse, en coton léger, bleu pastel. Pull blanc en coton maillé, pas trop chaud, très décolleté en V, une épaule toujours visible ou presque, en tous cas, toujours la bretelle de soutien gorge apparente. Et comme aujourd’hui, mes dessous étaient en latex, j’étais très excitée d’afficher cette matière en bretelle, mais aussi en bonnets, puisque, vue de haut, ma poitrine est entièrement révélée par ce pull.

J’ai marché de chez moi jusqu’à la gare, suis arrivée en nage là bas parce qu’il faisait très bon, et me suis retrouvée dans une rame RER bondée. Merci aux grévistes ! N’ayant pas pris autre chose qu’un imperméable roulé en boule dans mon sac, certains ont pu se rincer l’œil gratuitement à l’aller… Et même toucher puisque nous étions serrés comme des sardines.

Au parc, je me suis allongée dans l’herbe au soleil avant d’aller m’asseoir sur un banc, à l’ombre.
J’étais dans un virage, en contrebas d’une autre allée, il y avait comme toujours pas mal de monde.

Assise au garde à vous, je ne serrais pas les jambes. Je ne devais pas le faire. Une adolescente est venue s’asseoir presque en face de moi, de l’autre côté de l’allée. Elle m’a souri. J’ai répondu par le même procédé. Son petit copain l’a rejointe quelques instants après avec une boisson.
C’est mignon à cet âge là. Ils ont commencé à s’embrasser. Je les regardais. J’ai troqué mes lunettes de vue contre celles de soleil pour le faire plus ouvertement. Je m’imaginais à sa place à son âge.

Soudain, j’ai remarqué que le garçon regardait parfois vers moi. Alors je me suis amusée à écarter les genoux de quelques centimètres. Quand j’ai pu constater qu’il regardait vraiment tout en continuant d’embrasser sa copine, j’ai accentué le mouvement en m’asseyant au fond du banc, écartant mes cuisses suffisamment pour qu’un ballon de foot vienne trouver refuge entre mes genoux. Je ne restai pas immobile. Non. Je m’amusais à bouger mes jambes de droite à gauche comme on le fait parfois lorsque l’on est impatient.
Ainsi, la jupe fendue, les genoux ouverts, on pouvait non seulement voir quasiment une cuisse sur toute sa longueur de profil mais aussi de face.

Je battis l’air avec mon livre de poche pour montrer que j’avais chaud. Après l’avoir posé, j’entrepris une mission périlleuse : enlever mon soutien gorge en latex sans changer d’endroit. Les bras dans le dos, je dégrafai le soutien à travers le coton, puis, je rentrai le bras droit par la manche et, une fois fait, je glissai par le décolleté ma main gauche pour faire glisser la bretelle hors de l’épaule. Le bras droit ressorti, je fis de même pour l’autre bretelle. Je me suis penchée pour attraper mon sac posé à mes pieds, ce qui acheva de libérer mes seins du latex qui collait pourtant à la chair. J’ai glissé une main sous le pull au niveau du ventre et ai transféré de mon ventre jusqu’au sac le soutien gorge en latex, au nez et à la barbe de mes voisins.

Plus de bretelle visible sous mon pull mais une grosse envie de continuer mon show même si mes voisins d’en face quittaient le banc, le garçon visiblement doublement chagriné de ne pas pouvoir rester plus longtemps.

Je me suis levée profitant de l’absence de voisin trop proches pour me mettre derrière le banc, debout, le sac posé sur le banc, masquant une partie de mon corps coincé entre le banc et une haie verdoyante. Contrairement à hier où mes deux mains pouvaient agir, aujourd’hui, je n’ai pu user que d’une main : glissant par la fente, j’ai saisi entre trois doigts le latex de mon slip pour le faire glisser. Je me suis retrouvée dans une situation superbement inconfortable, le slip à mi-cuisses d’un côté, visible par la fente, et de l’autre, un latex qui se tendait mais ne venait pas, m’obligeant à me pencher comme pour mieux me dissimuler, regardant dans le sac et incrustant ma main à l’opposé de l’ouverture de ma jupe pour arracher le latex de sa sœur épidermique.

Le slip tomba sur mes chevilles jonchées sur des talons de taille honorable pour la circonstance. J’ai extrait mes pieds du slip et l’ai ensuite ramassé. Il était couvert de sable si bien que je profitai d’une fontaine voisine de dix mètres pour aller le rincer à l’eau glacée avant de le ranger humide dans un sac plastique à l’intérieur de mon sac où j’avais déjà mis mon soutien-gorge.

Dans un autre pochon, mes boules de geishas, les plus grosses, et un autre ensemble de lingerie, toujours sombre, gris anthracite, en satin celui-ci. Je le mettrai plus tard. Pour l’instant, je regagnai mon banc où, comme c’est étonnant, le jeune garçon était revenu s’asseoir, seul. Il avait sans doute raccompagné sa copine au métro avant de revenir me voir. Bonne idée. Ça me motivait !

Cette fois-ci, il s’était placé du côté du banc lui permettant d’être dans l’axe de mes jambes. Enfin, à peu près. Pas suffisamment pour qu’il voit à quel point ma jupe était fendue. Alors j’eus pitié de lui et de mon envie en m’asseyant de travers, de manière à ce que son trouble augmente.

Quand je le jugeai à point, j’ai totalement changé d’option puisque je montrai désormais le côté fermé et tendu de ma jupe. Je repoussai mon sac au bord du banc après avoir pris en main l’objet de mon défi : les boules. Trop grosses pour que ma main ne les cache totalement, elles n’étaient pas du bon côté de l’allée mais du côté de la fente. Je m’assis de manière à prendre appui sur mon sac et à allonger mes jambes sur le banc.

La jambe gauche repliée, la chaussure prenant appui sur le banc, j’affichais comme une montagne ma cuisse blanche aux yeux du gamin visiblement plus captivé par moi que par son magazine. Ce qu’il ne pouvait soupçonner, c’est qu’en faisant semblant de lire, le bouquin en main droite, la main appuyée contre mon bas ventre, c’est que sa sœur jumelle elle glissait sous la jupe pour glisser en moi la première boule. Oh ce ne fut pas simple. Loin de là. D’ailleurs, je dus temporairement éloigner la jambe gauche de sa voisine pour achever d’accomplir le geste, la boule refusait en effet de franchir le pas. J’étais stressée. Je maitrisais mal l’environnement public. Le garçon ne pouvait pas me voir, mais ce n’était pas le cas des passants de l’allée qui dominait la nôtre. Et je ne pouvais plus m’arrêter en chemin et partir ainsi, une boule qui se balançait entre mes cuisses.
J’ai pris mon temps. J’avais le visage en sueur tout en étant à l’ombre. J’avais ressorti ma main pour la replacer entre mes cuisses pour l’insertion de la seconde qui fut plus aisée.

Je rassemblai mes affaires après m’être relevée, emplie de ces étranges boules, la main odorante et poisseuse que j’allai nettoyer à la fontaine. Dès les premiers pas, je savais que me rendre au parc Montsouris et traverser tout Paris avec cette présence vibrante et de large diamètre en moi serait un délicieux supplice.

En particulier dans le métro qui remue sans cesse, lieu incessant de vibrations incontrôlables que je ressentais dix fois plus que tous les autres voyageurs. Au point de ne pas prêter attention aux regards qui maintenant admiraient un décolleté vierge et des tétons durcis par l’excitation que je devinais gênée et fière sous le coton trop souple et ajusté.

Parc Montsouris. Parc historiquement proche des buttes chaumont. Géographiquement opposé.

Je devais retrouver mes dessous. Je regrettais de ne pas avoir fait de promenade en barque aux buttes chaumont. Je m’imaginais montrer mon entrejambe au barreur et la ficelle qui disparaît en moi.

Réalité : je n’avais pas le courage de me remettre en place ma lingerie dans une allée.
Je me suis cachée. Ce parc est plein de cachettes. Mais je n’ai pas pris les plus sombres ou les plus discrètes. J’ai juste limité l’excès. Parce qu’il faut que le jeu reste réaliste. Allongée dans l’herbe, sur une pente, éloignée des passants situés cinquante mètres en contre-bras et protégée par la végétation de l’allée qui me surplombait, je remis mon soutien-gorge comme je l’avais enlevé, mais en faisant disparaître les deux bras en même temps sous le coton et en soulevant l’arrière du pull pour agrafer le satin. Un superbe balconnet qui me fait une poitrine magnifique et dévoile mon grain de beauté fétiche aux yeux indiscrets.

Je me suis reposée une bonne heure dans l’herbe avant d’achever ma tâche : j’étais détendue, au calme, personne ne m’avait dérangé durant la dernière heure, alors j’ai simplement déboutonné les cinq boutons qui ornaient ma hanche gauche pour ouvrir ma jupe.
Assise, les jambes recroquevillées vers moi, je glissai ma main sous ma cuisse pour atteindre mon sexe, me caresser un peu avant de tirer sur la ficelle pour extraire la boule. C’était trop bon. Je l’ai réintroduite en moi avant de recommencer et d’extraire la deuxième.

Elles portaient mon parfum. Elles avaient mon goût. Je les ai léchées au creux de mes deux mains avant de les ranger. J’ai glissé mon slip en satin le long de mes jambes, puis me suis relevée pour ajuster la matière sur moi, la jupe au sol. J’étais à moitié nue. Je l’ai ramassée lentement avant de la boutonner sur moi. J’étais bien. Ravie. Mon devoir accompli. Je pouvais rentrer chez moi.


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