EMMANUELLE : episode 06
Vendredi 30 avril 1999
Je peux dire que je conclue en beauté le mois d’avril. Tout d’abord un petit rappel sur mes jeux d’exhibition d’hier soir. Objectif : faire réfléchir Florence à qui je suis réellement.
Acte 1 – Je suis allée voir Florence qui regardait un film pendant cinq minutes, en tee shirt, culotte, soutien-gorge avec le plug en métal entre les fesses et les petites boules de geisha en moi.
Verdict : elle n’a rien remarqué de spécial
Acte 2 – Sans soutien-gorge, après avoir porté les pinces à poids quelques minutes, j’y suis retournée pour lui poser une question : j’avais retiré ma culotte et changé de jouets. Entre mes fesses, le plug en latex de taille moyenne qui n’est pas très discret, et les grosses boules de geisha en moi, avec une ficelle en coton de dix centimètres qui pend au dehors de ma chatte. Le tee shirt à la bonne hauteur pour dissimuler, je me suis accroupie à côté d’elle pour lui demander si elle sortait demain soir.
Verdict : rien de spécial sauf qu’en m’agenouillant, j’ai senti le plug glisser hors de moi m’obligeant à une opération sauvetage, le bras dans le dos, poussant d’un doigt le plug pour qu’il revienne en place avant que je ne me relève.
Acte 3 – J’ai envie de briser les tabous. Ça m’amuse énormément : j’ai retiré mon tee-shirt et suis retournée à côté, passant juste à côté du canapé où elle était allongée pour prendre un bouquin dans la bibliothèque.
Verdict : avec la lumière tamisée, il est possible qu’elle ait vu le plug entre mes fesses, mais ce n’était pas certain.
Acte 4 – Cinq minutes à peine après ma dernière apparition, j’y suis retournée avec le tee-shirt mais pincée et lestées aux seins. Je suis restée devant la bibliothèque pendant une bonne minute, elle me voyait de profil : ma silhouette ne pouvait pas ne pas être différente. J’ai finalement demandé où était rangé mon dictionnaire d’anglais et, comment il était tout en haut, elle est venue l’attraper pour moi, énervée d’être encore dérangée pendant son film.
Verdict : pour corser encore le jeu, je lui ai demandé si elle n’avait pas froid en précisant que je ne savais plus comment m’habiller afin qu’elle remarque bien les changements sur moi.
Acte 5 – Un bon moment après, j’ai fait une dernière intrusion dans le salon, sans le tee shirt, sans les pinces, mais les mamelons écrasés par elles et la peau rougie autour des auréoles. Je n’avais plus le plug en moi mais les petites boules entre les fesses et toujours les grosses en moi. Deux ficelles pour le prix d’une, même si celle derrière est assez courte et se remarque à peine.
J’ai repris le prétexte de la bibliothèque et lui ai demandé si elle pouvait m’attraper un recueil de nouvelles anglaises que je savais tout en haut, du coup, je me suis presque collée à elle, pour qu’elle ne puisse pas voir mes jambes, mais par contre, admirer mes seins masochistement modifiés.
Verdict : elle a regardé ma poitrine en me donnant le bouquin et m’a demandé ce que je faisais avec ces bouquins à une heure pareille : je sais qu’elle n’a pas cru que je travaillais. J’en suis certaine.
Ainsi, Florence a de quoi réfléchir sur sa colocataire.
Excitée, ne trouvant pas le sommeil, j’ai joué. J’ai voulu avoir mal. Comme parfois cela m’arrive. Alors je me suis laissée aller. Je me souviens avoir regardé l’heure : 1H40.
Barre d’écartement aux chevilles, cagoule en latex, baillon gonflé modérément, plug gonflable entre les fesses confortablement calé, j’ai posé sur mes mamelons mes pinces les plus dures, en retirant les protections en plastique. Pince crocodile à même la chair. Je gémissais. J’avais déjà mal. Puis je me suis habituée. Je savais ou je voulais en venir.
Toujours assise au bord de mon lit, j’ai lesté la chaine qui relie les deux pinces d’un poids de 300 grammes. Terrible sensation d’étirement. Je suis restée quelques secondes immobiles avant d’achever mon défi : ajouter un autre poids de 450 grammes. Avec les chaines, j’étais proche du kilogramme. Mais là, j’ai calé. Je n’ai pas supporté plus d’une minute, instinctivement, j’aidais de mes mains les poids à lutter contre la pesanteur. J’avais très chaud sous le latex de la cagoule. Je salivais au rythme d’une respiration saccadée. J’ai changé d’optique, supprimant le petit poids pour conserver le plus lourd. Mais le garder vraiment. Les mamelons étirés. Sensation de déchirement. J’ai passé autour de mon cou un collier de chienne que je fermai d’un cadenas sans ôter la clef. J’ai ensuite refermé mes menottes sur mes poignets et utiliser une autre chaine pour joindre le collier aux menottes. J’ai scellé mon sort d’un cadenas sans clef. Ainsi, j’étais encore plus contrainte. Je me suis levée. J’ai fait un ou deux mètres dans la chambre en marchant difficilement et me suis agenouillée. C’était terrible. Le poids arrachait des gémissements réguliers et une douleur délicieuse. J’attendis que le balancement du poids ne cesse avant de poser la paume des mains au sol. J’étais à quatre pattes. Ecartée. Pliée. Lestée. Dilatée. 2H10. Je devais attendre cinq minutes. C’était mon souhait. J’ai regardé les minutes défiler sur le réveil. La salive coulait sur mes mains juste à la verticale de mon visage cerné de latex.
2H15 : la libération. Je me suis relevée difficilement et suis retournée à mon lit, lentement. Assise, j’ai libéré mes seins du poids et des pinces. Je me suis allongée. Je respirais mieux. J’avais envie de jouir. Mais pour me caresser difficilement en raison de la chaine collier-menottes, je remis les pinces sur mes mamelons, mais cette fois-ci, pas dans le sens de la largeur, mais de la hauteur, le téton pris dans l’étau. Terrible pincement. Je me suis caressée en imaginant que mon maître ne me libérerait que lorsque j’aurai joui. J’ai cru que jamais je n’allais y arriver. Je gonflai le plug pour me dilater au maximum. La douleur des pinces ralentissait ma jouissance. J’ai expulsé le plug sans qu’il ne se soit dégonflé sous la pression de mes muscles. J’ai joui en me libérant des pinces. Puis je me suis libérée de mes autres entraves, entassant tout dans la valise sans ranger mes jouets. Ce que je devrais faire le lendemain. Mais seule, après avoir joui, je n’en avais pas la volonté. J’aimerais que l’on m’oblige à le faire lorsque je jouerai de nouveau en réel.
Ce matin, je me suis préparée pour une balade. Congé oblige, je voulais en profiter… pour jouer ! Mais Dieu que ma poitrine est douloureuse. J’ai joué tellement durement cette nuit que j’en ai rêvé. Sans doute à cause de cette sensibilité énorme qui habite l’extrémité de mes seins aujourd’hui. Ils ne sont pas seulement sensibles. Ils sont douloureux et marqués.
Et j’aime assez ça. Je suis soumise ET maso.
Mini-jupe ultra-courte (assise, ma culotte est totalement visible si je ne sers pas les jambes) en stretch de couleur rouge comme mes hauts talons, slip en latex noir, celui qui se ferme avec une fermeture éclair des fesses à l’entrejambe. Je l’ai d’ailleurs refermée sur le plug en métal qui me sied tant. Pour le haut, j’ai opté pour une brassière en lycra, peu décolletée, mais moulante puisque prévue pour les activités sportives. De couleur blanche, comme la veste en coton que j’ai mis par-dessus en raison de la fraîcheur. Une veste courte qui s’arrête à la taille et qui permettait donc parfaitement d’admirer mon cul moulé et court vêtu. Une veste qui ne se boutonne pas, évidemment ! Ce serait un crime…
Sac à main équipé de jouets, j’ai pris le train pour aller au parc des buttes chaumont. Encore ! Oui, et toujours la foule dans le RER. De toute façon, je ne me serais pas assise, ça tombe bien !
Au parc, trempée par le latex et réchauffée par la cohue des transports, je me suis allongée sur une serviette que j’avais emmenée avec moi. Il y avait peu de monde à cette heure aussi, contrairement à ce que je pensais, me suis-je installée à une dizaine de mètres d’une allée, parallèle à cette dernière. Et non en plein milieu de la pelouse où j’étais la seule installée.
Débarrassée de ma veste, allongée sur le ventre, et sur mes seins douloureux, je me suis détendue. La douceur commençait à s’installer et les gens à arriver. Une étudiante s’était installée à une trentaine de mètres de moi. Cela me décida à me dépêcher avant qu’il n’y ait trop de populace.
Après m’être assise, je plaçai mon sac entre mes jambes légèrement fléchies mais clairement écartées pour la suite de l’opération. Le sac fermait l’axe qui menait à mon sexe et donc à ce que je faisais, même, si de profil, ma posture était sans équivoque : ma main droite trainait entre mes cuisses. Je ne me donnais pas du plaisir contrairement à ce qu’on pouvait penser, j’ouvrais la première partie de la fermeture éclair de manière à pouvoir ensuite glisser entre mes lèvres humides deux petites boules.
Comme une geisha obéissante, je repris ma position allongée, jambes serrées mais slip ouvert.
J’ai attendu presque quinze minutes. Sans bouger, j’ai expulsé le plug qui infligeait une sécheresse douloureuse à cet orifice de chienne que j’aime tant maltraiter. La main dans le dos, en la glissant sur les reins, sous la jupe, puis sous le latex, je récupérai l’objet du délit et le ramenai dans mon champ visuel. Parfaitement propre. Brûlant et brillant, je le rangeai en me rasseyant normalement.
Là, je basculai légèrement sur le côté allée, de manière à légèrement décoller du sol mon séant exposé côté pelouse. Personne dans la zone délicate, je glissai la main sous moi pour achever le job et ouvrir la fermeture éclair pour accéder à mon autre orifice. En tirant sur la ficelle, je fis sortir les boules dorées de mon orifice de salope pour les enfoncer dans mon trou de chienne. Ce fut un peu douloureux puisque je fis cela très rapidement, en une fois, sur un orifice certes un peu ouvert, mais totalement asséché.
Repos. Je repris enfin la position délicate initiale, jambes écartées, le sac plus proche de mon sexe qu’auparavant afin de glisser en moi la première des grosses boules. Là, je ne pouvais pas ne pas recourir à mes deux mains, ce qui, je l’avoue, devait être visuellement assez cocasse. L’une écartait mes chairs, l’autre glissait chaque boule en moi. Je me voyais comme si j’étais une voyeuse. Je me serai donnée l’impression que je fouillais quelque chose mais ce quelque chose était mon intimité. J’en souriais. Ça m’amuse encore comme cela m’a amusé sur le moment.
Je me suis reposée puis me suis relevée, en réajustant ma mini-jupe, j’agis de manière à refermer le slip. Opération pénible puisque je dus recommencer quelques mètres plus loin, dans un recoin, la plus longue des ficelles dépassant encore du latex. Mais ici, il n’y avait personne. Je n’avais plus le temps pour aller là où j’aime, sous la cascade, dans cette grotte humide et sombre qui permettrait tant de choses perverses. J’avais rendez-vous chez l’esthéticienne à 13 heures, je devais me dépêcher et marcher vite : les seins ballotant, la chair transpirant, dix fois plus encore sous le latex, les orifices emplis de boules vibrant en chœur à chacun de mes pas.
Je n’avais que cinq minutes de retard. Ainsi, j’ai pu directement m’installer en cabine et me préparer. Comme chaque trimestre, je venais ici pour me faire épiler jambes et aisselles à la cire, complétant ainsi mousse et rasoir, permettant surtout d’ôter ce qui résiste à cela, les racines proches de la surface pour une durée et un confort bien supérieurs.
J’ôtai ma jupe, excitée à la pensée de me présenter ainsi latexée à l’esthéticienne. Habituellement, je garde mon soutien-gorge, mais, troublée, pénétrée de toutes parts, je tombai la brassière.
Elle est venue me chercher, je la connais bien. Elle a mon âge et se prénomme comme moi. Ça nous avait aidés à sympathiser. J’avais chaud. Elle m’aida à m’allonger sur la table, dos relevé.
Les mains sur la nuque, bras relevés, aisselles dévoilées, je la laissais opérer et appliquer le liquide. Elle était à côté de moi, proche. Si proche qu’en étalant sa cire, elle aurait pu remarquer les marques sombres laissées par les pinces. Je les voyais parfaitement. Pourquoi pas elle ?
Elle laissa agir et m’arracha un gémissement en ôtant la cire. Lotion. Massage rapide. J’aurais aimé que sa main descende et entame une caresse du sein. Mais je rêvais. La réalité, c’était les jambes.
« Je ne connaissais pas ça » dit-elle de mon slip inhabituel. S’ensuivit une conversation nourrie de silences et d’envie de savoir dont certaines phrases restent présentes à l’esprit « C’est quoi comme matière ? », « C’est agréable », « Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour être agréable aux hommes », « C’est génial mais fragile », « Pas trop chaud en été ? », « Le seul petit inconvénient, c’est l’odeur de la matière », « Oui je l’ai sentie en m’approchant, mais on s’y fait non ? », « On s’y fait très bien ».
J’avais le sourire. Elle aussi. Et mes jambes étaient massées par cette jeune femme. La première inconnue avec laquelle je partageais vraiment ma passion. A cette odeur remarquée, avait-elle détecté celle de mon excitation ?
Cette excitation qui ne me quitte plus en ce moment. Mentale. Physique. Je réfléchis beaucoup. J’éprouve beaucoup de plaisir. Je n’ai pas vraiment honte. Gênée mais fière. Tout s’équilibre. Même si je dois encore progresser. Je garderai cette double pénétration et ma tenue jusqu’à minuit.
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