EMMANUELLE : episode 07

Hier, j’ai vécu une soirée inoubliable. Vraiment. Un moment important de ma vie. Je suis parvenue à voir Frédérique quelques minutes hier après-midi. Nous avons parlé de nos vies actuellement. De nos envies. De nos regrets. Bref, de la vie. Elle ne pouvait pas dîner avec moi comme je le voulais. Et moi, j’avais envie d’aller plus loin, d’atteindre le but imaginé.

Je m’étais faite belle pour elle : lingerie satinée blanche, du soutien balconnet haut perché au slip très échancré, du porte-jarretelles aux bas soyeux blancs eux aussi. Très belle. Très douce. Perchée sur mes chaussures blanches à douze centimètres du sol. Sous certains angles, lorsque je m’asseyais, le haut de mes bas apparaissait sous ma jupe assez courte pour attirer le regard. Une très jolie jupe marron foncé aux reflets satinés elle aussi. Viscose : matière adorable qui sied si bien au corps d’une femme et donc au mien si sexy hier soir. Féminin jusqu’à la marque discrète des jarretelles dessinée sous la jupe. J’avais choisi un pull en angora, si doux, si éclatant de blancheur, si décolleté.

V ouvert sur ma poitrine mimant ma respiration. Une bouche éclatante de rouge à lèvres, une teinte agressive, brillante comme du latex poli. Des joues rosées, des paupières azurées. Soignée. Préparée à attaquer mon objectif. Je voulais prendre au piège Frédérique. Aussi ce dîner impossible n’était pas une bonne nouvelle. J’eus l’idée de proposer à mon amie d’enfance de s’octroyer un digestif après ce dîner. Un digestif en ma compagnie. « J’ai besoin de te parler à tête reposée » lui confiai-je regard tendre. Elle me promit de quitter la tablée d’anciens élèves avant minuit pour me rejoindre en taxi. « Tu dormiras à la maison » ajoutai-je pour la convaincre d’accomplir ce périple tardif.

Je l’accompagnai du regard quand elle me quitta. Un regard tendre. Plein d’espoir et d’envie. Après lui avoir dit un chaleureux merci.

Dans l’attente, je suis sortie. Balade. Crêpe. Quand je suis rentrée, Florence repartie m’avait laissé un mot « ne m’attends pas ». Son rendez-vous de vendredi avait du bien marcher. Sacrée Flo.

Il faisait chaud hier soir dans l’appartement. J’avais rangé ma chambre et le salon. Propreté digne d’une vraie soubrette. Pour une fois, j’ai fait le ménage toute habillée.

Frédérique est arrivée vers une heure du matin. Un peu après même. Je ne sais plus bien. Assoupie sur le canapé, la sonnette me fit sursauter et m’éveiller. Elle s’excusa. « Tu es toute excusée » : je lui aurais tout pardonné hier soir.

Trois heures. Il ne s’était encore rien passé à trois heures du matin. Si. L’alcool avait coulé. Après eu terminé le fond de bourbon, nous avions opté pour une vieille bouteille de cognac. Le mélange que j’avais imaginé fonctionnait : fatigue, alcool, rires, larmes, souvenirs, délires…

Nous étions parfaitement détendues, un peu parties. Frédérique était assise sur le canapé. Affalée serait le terme adéquat. Moi, je m’étais assise sur le sol après avoir rempli son verre, le cul à ses pieds et la tête posée sur ses cuisses. Assise talons contre fesses, ma jupe remontait et dévoilait tout du bas et les nœuds satinés des jarretelles. « Je me sens très seule en ce moment » chuchotais-je si bas que Fred ne l’entendit pas. Elle me demanda de répéter. Je fis mine de pas vouloir. Elle redressa son dos, pencha son visage vers le mien en posant sa main sur ma nuque. Fred a toujours eu de belles mains. Naturelle, Fred a toujours eu ce côté noble qu’ont les grandes brunes généreuses.

Ses doigts décrivaient un mouvement circulaire apaisant à la base de mon cou, sous le menton, à la naissance de ma clavicule. « Je me sens très seule » répétai-je à voix audible. « Il ne faut pas » dit-elle doucement. « Heureusement tu es là » glissai-je avant de remonter de prendre sa main dans la mienne pour la remonter vers ma bouche et l’embrasser.

Sa main caressait ma joue avec cette douceur maternelle que nous avons toutes en nous. « Tu ne veux pas que je mette un peu de musique pour égayer l’atmosphère » se proposa Fred. J’ai hoché la tête avant de me relever pour la laisser quitter le canapé. Elle alluma la stéréo. Une musique douce des Black Box Recorder sonna à nos oreilles. « C’est sympa ça », « Tu sais bien que j’ai toujours eu bon goût en tout » répondis-je alors qu’elle se rapprochait pour s’asseoir.

J’ai attrapé sa main et tiré sur son bras « Tu pourrais quand même venir à côté de moi ». Elle perdit à moitié l’équilibre, se rattrapa sur le bord du canapé et mit genoux à terre pour finir à côté de moi. Elle souriait. Ce joli sourire. Quand elle sourit, Fred sourit toujours à pleines dents. Elle. « Je crois que j’ai trop bu » dit-elle d’une voix fatiguée, ses yeux dans les miens. « T’es sûre ? » : mes lèvres se projetèrent contre les siennes pour un baiser furtif. Je fis machine arrière, sourire aux lèvres, yeux rieurs mais observateurs. Elle souriait. Ça l’avait amusé. Sa main était posée sur la mienne, celle qui reposait sur mon bas ventre. « Ça t’amuse ? » dit-elle la mine sévère… avant de pouffer de rire comme lorsque nous étions adolescentes. Elle m’avait sacrément foutu la frousse. Suffisamment pour que j’abandonne sa main en retirant la mienne. Elle avait laissé sa main se poser sur mon bas ventre légèrement bombé. « Non ça m’excite » lui ai-je répondu en approchant de nouveau mes lèvres rouges pour croiser le fer avec les siennes. Nos lèvres ne se touchaient pas. Elles se mêlaient. Je ne l’embrassais plus. Nous nous embrassions. Nos langues s’effleurèrent. Apprirent à se connaître, et, lorsque chacune eut le sentiment d’avoir dompté l’autre, nos bouches s’ouvrirent grandes pour que notre rapprochement ne soit pas celui de nos troncs. Sa bouche était sucrée. Alcoolisée. J’aimais ce goût. Différent d’un homme. Une douceur plus subtile. Une finesse indéfinissable.

Elle embrassait vraiment bien. Après un premier baiser interminable, je profitai d’un temporaire éloignement pour reprendre mon souffle. La main qui reposait sur mon ventre pris possession de ma hanche droite pour mieux accompagner le mouvement de rapprochement de ma poitrine et de mon corps vers celui de celle que je désirais maintenant. Je ne doutais plus comme avant. J’avais envie depuis un moment de découvrir l’amour d’une femme, le goût d’une autre chatte que la mienne. Mais cette sensation de dépendance, je l’avais acquise au cours du premier échange de salive.

Ma main retenait sa nuque comme un signe désespéré que sa bouche n’échappe à la mienne, ses doigts mordaient ma taille sous le pull tandis que s’entamait un jeu troublant avec l’élastique de ma jupe. Mon autre main commençait à approcher ses seins lorsqu’elle murmura « lève-toi ». Je ne sais pas pourquoi, mais j’eus immédiatement l’impression de lui être soumise, je la voyais me donner des ordres quelques secondes après. Je quittai la proximité de son visage pour le regarder tout en me relevant : sa bouche naturelle était maculée de rouge anarchiste, réparti sans autre logique que celle de nos étreintes langoureuses.

Ma jupe tomba sur mes chaussures à peine étais-je relevée devant elle. Elle se redressa sur ses genoux pour se retrouver à quelques centimètres de mon sexe finement bordé de satin, souligné par le galbe impudique de la matière claire. « Je m’attendais à plus fétichiste » me dit-elle pour me rappeler qu’elle n’avait rien oublié de mes explications passées sur mes goûts pour la soumission. « Désolée de te décevoir dis-je sans savoir comment me comporter ».

« Tu ne me déçois pas » conclut-elle en glissant deux doigts entre mes lèvres recouvertes de satin. J’étais trempée. Elle le savait maintenant. « Au contraire. Tu ne me déçois pas du tout. » juste avant de recommencer préférant cette fois-ci insister, ne relâchant pas la pression de ses doigts pour voir ma réaction. Elle la connaissait. J’avais posé mes mains dans son épaisse chevelure dès le premier assaut. Elle était la première femme à me toucher ainsi. La première. L’unique.

Je lâchai un soupir d’exaltation lorsque ses doigts glissèrent de mon entrejambe à mes fesses sans diminuer la pression exercée sur le satin. Instinctivement, j’avais relâché l’étau de mes cuisses pour lui faciliter la tâche. Sa bouche vint s’accoupler à mes lèvres collées au satin moite. Une langue dessinait les contours de mes lèvres à travers le slip. Une langue de femme. Celle de ma meilleure amie. Amie d’enfance. A un âge où l’on ne découvre plus sa sexualité, je découvrais de nouvelles sensations, de nouveaux sentiments. Je délaissai sa tête pour que mes mains viennent faire glisser le slip, libérant mes fesses, mais aussi et surtout mon sexe.

Fred acheva le travail, guidant le satin sous le genou, naturellement vite remplacé par les chevilles. Elle me regarda d’en bas. Je souris. Elle aussi. Son regard disparut. Elle contemplait mon sexe. Gênée de cet examen de proximité, je lui ai demandé à voix basse « qu’est-ce qu’il y a ? ». D’ un doigt que je pense être son pouce, elle sépara mes grandes lèvres sur leur longueur d’un geste lent, calculé.
« Rien. Il n’y a rien. Rien d’autre qu’une très belle chatte. Moi aussi j’ai bon goût. J’aime les belles choses. Et les belles choses, on les expose », attirée vers le bas, mon bras tiré par la poigne de fer de Fred me décida à m’asseoir sur la table basse contre laquelle j’étais coincée depuis un moment déjà.

Elle s’approcha à genoux. Quelques centimètres. Ses yeux avaient vue sur la plage laiteuse. J’ôtai mon pull avant qu’elle ne finisse par me le demander. Avant que mes bras n’aient repris leur place contre mon buste, elle avait déjà ceint ma taille d’une main et assuré la prise du sein gauche de sa main droite. A pleine main. Elle soupesait la marchandise en me regardant. Puis revinrent la caresse douce dont elle faisait preuve auparavant. Sourire. Réponse attendrie de mon visage ému. Glissant un doigt entre le satin et la peau, elle effleurait le mamelon avant de s’enfuir pour recommencer de l’autre côté, de manière plus prononcée. Elle joua ainsi pendant un moment qui me parut délicieux. L’attente. L’attente de l’inconnue. Je dégrafai mon soutien-gorge, mes seins se libérèrent, elle saisit chacun entre ses doigts, le pouce au bord du mamelon tandis que je me débarrassais définitivement du soutien.

Elle avait déjà vu ma poitrine. Nous avions déjà parlé de cette partie de notre anatomie. Mais jamais je n’avais été regardée ainsi. Je ne pensais pas entendre un jour de pareilles paroles de la bouche d’une amie. Je n’imaginais pas hier après midi que mon mamelon serait le soir même cerné par des lèvres féminines, aspiré par une bouche goulue, mordillé par des dents expertes.
« Tu aimes être prise comme ça n’est-ce pas ? » commentait Fred après avoir étiré mon mamelon en repoussant en arrière sa tête en arrière. « Oui » dis-je en étirant le i final sur plusieurs secondes, dans un trouble saisissant, une réponse affirmative qui sonnait comme un gémissement. Elle avait lu mes réactions, saisi mes silences, compris ma respiration et repéré les marques de morsure laissées par les pinces durant les jours précédents. J’avais l’impression de ne plus être saoule. Elle ne semblait plus du tout fatiguée. Frédérique s’affairait sur ma poitrine. Abandonnant un téton saillant, un mamelon martyrisé pour s’occuper de son frère. J’ai immédiatement aimé ce mélange de douceur et de dureté. Lèvres tendres, chaleur de la salive, caresse de la langue s’opposant aux morsures courtes ou pas de ses dents précises, torsion délicieuse et succion diabolique.

Elle se releva, les genoux rougis par le parquet et, tout en m’embrassant, s’assit à califourchon sur mon bassin, abandonnant ma bouche après m’avoir accompagnée dans ma descente amoureuse.
Allongée sur la table basse, elle dominait la situation, le dos droit, le regard noyé derrière sa brune chevelure. Elle se libéra de sa jupe ample. Je caressais ses genoux nus, remontant sur ses cuisses, essayant d’atteindre ce que je pouvais atteindre. Elle déboutonna son chemisier noir lentement, tout en me regardant et l’ouvrit d’un coup sec, juste avant de s’en débarrasser également très doucement. Je regardais avec un air gourmand cette poitrine généreuse qui me surplombait et qu’elle acheva de dévoiler en ôtant un soutien-gorge tout aussi noir que le chemisier. Je ne me souvenais pas qu’elle avait d’aussi gros tétons. Ces auréoles mâtes tranchaient avec la blancheur de sa peau. Elle se pencha afin de mieux me les faire admirer. J’avais envie de les caresser. C’est bête, mais je n’osais pas. Mes seins furent de nouveau serrés par ses soins puis, alors que je me pensais y aller, elle pinça durement mon mamelon droit, au point que j’eusse exprimé un « aie » de fragilité. Décidée à me venger, je pris le chemin de sa poitrine pour lui infliger la même punition. Elle faisait rouler mes têtons entre ses doigts. Ça me rendait folle d’excitation. Mais quand j’esquissai de lui rendre la monnaie de sa pièce en tirant un mamelon, elle planta ses ongles dans ma chair, pinçant très fortement chaque extrémité de mes seins. « Moi, je déteste ça, tu t’en souviendras ?» dit-elle avec un sourire enjôleur. J’ai fermé les yeux pour lui exprimer mon agrément. J’ai souris. Elle s’est allongée et m’a embrassée. Nos poitrines se pressaient l’une contre l’autre. Mes mains caressaient son dos tandis que les siennes entamaient de me chatouiller.

Brusquement, nous nous sommes retrouvées dans la chambre. Dans ma chambre. Debout. Enlacées. Bouche incrustées l’une dans l’autre. Souffles mêlés. Elle parvenait toujours à conserver une main entre mes cuisses malgré nos déplacements. Moi, j’approchais de son sexe par la face cachée. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais. Je me laissais porter. Elle me fouillait. De mieux en mieux. De plus en plus loin. Elle a jeté nos corps sur le lit. Mon lit. Je me suis retrouvée sur le côté, une jambe ennemie maintenait l’une sur le lit, une main adverse écartait ma jambe de sa sœur pour faciliter la remontée de ma partenaire. Son genou vint bloquer sur mon sexe, pressant tendrement mes lèvres, m’empêchant de resserrer les cuisses. « Maintenant tu es ma prisonnière » dit Frédérique en rigolant. « C’est ça que tu veux ? » demanda-t-elle sans sourciller, sans un sourire. Mes seins ne subissaient que des caresses, mon sexe une envie terrible d’être soulagé, mon esprit soumis ne pouvait me dicter une autre conduite. « Oui. J’en ai très envie ». Après avoir passé ses mains dans mon dos, elle me retira sans ménagement le porte-jarretelles, s’en servant pour m’attacher les mains que je lui tendais.

Elle gesticula de manière à ôter sa culotte, elle se retrouvait en position dominante : elle était nue, moi pas encore totalement, libre, moi plus vraiment même si je suis habituée à pire, et pleine d’envie alors que j’étais déjà au bord de la jouissance. Elle abandonna ma chatte pour venir se placer au-dessus de moi, juste à califourchon sur mon visage. J’avais les bras en arrière, allongés dans le prolongement de ma tête. Elle faisait en sorte de les bloquer partiellement avec ses jambes. Son sexe à la verticale de ma bouche, je voyais sa toison pubienne au-delà de mon nez, je sentais son parfum. Sucré comme le mien. Ses poils sont venus caresser mes narines. L’odeur se fit plus forte et plus enivrante encore. Ses lèvres vinrent enfin se poser sur les miennes pétrifiées. « Ne fais pas ta timide Manue. Lèche-moi. Lèche-moi comme si il s’agissait de ta chatte adorée ». Elle salua d’un soupir la sortie de ma langue qui vint se glisser entre ses lèvres. Je me suis mise à embrasser son sexe comme une bouche. Je la prenais entre mes lèvres. Je la buvais. Je l’aspirais. J’envoyais ma langue en éclaireur. Je la tournais. Lui commandait de faire les cent pas. Au début, je n’aimais pas ses poils mais je les ai bien vite oubliés lorsque je me suis laissée prendre au jeu. Souvent, elle relevait son bassin et je suivais le mouvement pour la rattraper. Elle me laissait reprendre souffle et revenait.

La bouche pleine de sa saveur, de son arôme, les lèvres et le nez humectés par sa liqueur, je rêvais de me caresser cuisses grandes ouvertes. Mais je ne le pouvais pas. Soumise. Toujours soumise. Dans tout ce que j’entreprends sexuellement. Je suis ainsi marquée. Tandis qu’elle se masturbait sur mon visage, pénétrant parfois ma bouche d’un doigt ou deux que je suçais diligemment, Fred avait même la possibilité d’écarter ses lèvres pour que ma langue produise l’effet qu’elle recherchait.

Elle gémissait. Sa voix se faisait plus grave. Sa respiration saccadée. Elle libéra ma bouche, reculant toujours en me dominant pour venir m’embrasser frénétiquement. « Tu as un gode ? » m’interrogea-t-elle après avoir gouté à son propre arôme. « Non » dis-je toujours très intimidée. « Pas grave ». Je me souviens avoir pensé que nous allions en rester là et nous caresser jusqu’à jouir. Mais alors que Fred achevait sa chevauchée de mon corps allongé, au bord du plaisir, je sentis ses mains caresser ma jambe gauche, la soulever, glisser le long du bas tout en l’enlevant et, finissant par libérer mon pied de l’escarpin que j’étais parvenue à ne pas perdre dans ma chute sur le matelas.

Sa bouche vint de nouveau s’accoler à mon sexe, mais, cette fois-ci, tout était plus affiché, plus clair, plus sexuel, plus simplement érotique ou esthétique. Elle me faisait écarter les cuisses en grand et je l’aidai en faisant du zèle, je me cambrais, elle saisissait entre ses dents mes petites lèvres. J’ai cru que j’allais venir sous ses caresses spéciales et inédites mais savait quand s’arrêter. Ca m’étonne encore de constater à quel point elle semblait bien connaître mon corps et ses réactions.

Les yeux fermés, la tête en arrière, je prononçai son prénom quand je ne gémissais pas. J’ai alors senti un objet dur être présenté à mes lèvres. Je tentai de me relever mais je n’en avais pas la force. L’objet en question flirtait avec ma vulve, il pénétrait de quelques centimètres et Fred le ressortait. « Qu’est-ce que tu as trouvé ? » lui demandai-je inquiète d’avoir oublié un jouet dans la chambre. « Chuuutt. Laisse toi faire. C’est ta chaussure » me répondit-elle doucement, très calmement tandis que la pointe de mon soulier pénétrait encore en moi. Je me souviens avoir soupiré en guise d’accord. Ca ne me choquait pas. Au contraire, ça m’excitait encore plus.

« Viens » en soulevant mes reins, elle m’aida à me relever, elle me mit dans les mains liées la chaussure et s’allongea en ouvrant ses jambes. En rampant, en me contorsionnant, je parvins à m’approcher d’elle de manière satisfaisante pour lui rendre la politesse. J’étais déjà dans un état second si bien que je ne rends compte que maintenant de l’impudeur avec laquelle je caressais au moyen d’une de mes chaussures la chatte que je venais de lécher si longuement et si goulument.

Elle reprit la chaussure en main, l’usant sur elle même plus profondément que je ne l’osais. J’avais envie de la lécher encore. Alors je me suis approchée, la tête entre ses jambes, le visage cerné par ses cuisses. Elle se masturbait. Je la léchais. « Embrasse-moi » je me suis hissée jusqu’à elle en rampant sur son corps afin d’obtenir un baiser encore plus impudique et fougueux que les autres. Nos visages voisins, nos bouches séparées de quelques centimètres, les yeux brillants, nous nous comprenions, nous lisions dans les pensées l’une de l’autre. « On va jouir ensemble tu veux bien » lui dis-je n’en pouvant plus de retenir mon plaisir. Avant de me répondre, elle fit remonter le soulier de mon sexe à ma bouche en suivant le contour de mon corps, et, lorsqu’elle pouvait me regarder, le cuir si proche de mes lèvres, je l’entendis me susurrer « lèche-le ». Le cuir me tentait. Il brillait. Il avait cette odeur. Et nos parfums respectifs s’imprégnaient au cuir. Je l’ai léché. Une seule fois. Une petite fois. Pour lui obéir. Pour me faire plaisir. Juste avant de glisser deux doigts en elles. Pour la première fois de ma vie, mes doigts fouillaient une autre chatte que la mienne. Je sentis ses muscles se contracter, elle se rapprochait de la jouissance qui venait de m’étreindre.

Nous nous regardions dans le blanc des yeux. Le bleu contre le marron. Nous n’osions plus nous embrasser de peur de perdre l’autre de vue. J’imaginais l’image que pouvait donner mes trois doigts en train d’aller et venir en elle. Je sentais bien sa main caresser mes fesses depuis un moment mais quand elle glissa un doigt entre elles pour pénétrer mon orifice de chienne, j’ai cru que j’allais la remercier à voix haute d’avoir deviné ce qui me manquait. « Tu aimes ça aussi ? », « Ça me rend folle » répondis je en gémissant : le doigt m’avait délaissé pour un autre, plus gros, son pouce, je le pense maintenant, parce que tout en me pénétrant, elle continuait de caresser mon sexe. J’ai joui entre ses mains tandis qu’elle jouissait entre les miennes. Nous ne pouvions plus parfaite harmonie pour une première fois ensemble.

Ce matin, ou plutôt ce midi, nous avons été réveillées par Florence qui rentrait. Me croyant seule, elle nous surprit dans le même lit une place, nues, enlacées, les vêtements en chantier autour du lit comme ceux qui dans le salon l’avait énervée pour leur désordre. Elle s’excusa d’un pardon discret et quitta immédiatement la chambre visiblement désappointée de surprendre deux amies d’enfance ainsi agencées.

J’ai regardé Frédérique. J’avais un peu peur de sa réaction. Nous avions beaucoup bu. Mais ses yeux étaient les mêmes. Tendres. Rieurs. J’ai lu dans son regard que ce qui nous unissait maintenant ne la gênait pas plus que cela ne me posait de problème. « Bonjour » dit-elle en souriant. Je répondis « Bonjour » doucement. Puis j’ai posé la question par acquis de conscience. « Comment on fait ? ».
Elle me répondit « Comme ça » : ses lèvres déposèrent sur les miennes un baiser chaste.

J’avais très mal à la tête. Elle aussi. Nous avons parlé. Pourquoi ? « Parce que j’en avais envie. J’ai pensé que je ne voulais pas essayer avec une autre femme que celle qui a toute ma confiance ». « Tu aurais pu m’en parler avant ? », « Tu crois que ça aurait été pareil ? », « Non, ça n’aurait pas été aussi bien » s’accorda-t-elle à dire. Maintenant, nous sommes amies. De tendres amies. Et nous nous sommes jurées de nous revoir comme hier soir lorsque l’on en aurait envie. Sans boire. Et sans être gênées. Parce que nous aimons tous les deux, et je l’ai découvert cette nuit, partager nos corps.


Lundi 3 mai 1999

Aujourd’hui, avant-dernier jour de repos avant de reprendre le boulot, je me suis réservée la journée de la soumise. Avec plein de défis en tête, l’esprit bouillonnant d’autres envies et de souvenirs.

Ce matin déjà, la journée s’annonçait belle à Paris. Belle et chaude. Je suis allée sur les Champs. En journée, j’aime bien ce quartier. L’ambiance y est différente du week-end. Plus branchée, plus chic, plus touristique.

Je n’étais habillée ni en touriste, ni en parisienne. J’étais vêtue bizarrement, portant la tenue du défi. Le premier de la journée qui ne serait qu’une succession de changements de tenues et de jouets.

En dessous d’une mini-jupe moulante et très courte, en coton blanc, je portais un porte-jarretelles. Arborer serait le verbe plus approprié. En effet, en m’habillant devant la glace ce matin, j’ai vérifié ce que dévoilait la position assise : la naissance des bas et selon un certain angle, la fixation jarretelle située vers l’intérieur de la cuisse. La jarretelle se devine d’autant plus aisément que l’ensemble noir tranche sur la blancheur de ma peau mais ne transperçait néanmoins pas l’opacité de ma jupe.
Pour le haut, j’optais pour une brassière en dentelle blanche qui laisse le nombril apparent et pour un soutien-gorge balconnet noir en dessous. Sage, pudique mais sous un tel haut, il ne pouvait que stigmatiser les regards sur ma poitrine.

Après la torture du trajet, je me suis assise avec plaisir sur un banc près du rond point des champs, optant pour un banc en bordure de l’avenue matignon. J’aurais pu aller dans le parc mais c’eut été moins amusant de montrer mes jambes gainées de blancs et mes talons hauts aux yuppies du coin.

J’avais deux sacs aujourd’hui avec moi : un sac petit à main, et celui que j’utilise habituellement, le fourre-tout magique. J’ai profité du la protection du petit sac posé sur les cuisses pour glisser sous le coton ma main et glisser en moi la première petite boule de geisha. Je me suis levée et me suis mise en quête d’une cabine téléphonique. Je suis remontée sur l’avenue des champs et j’ai choisi une de ces cabines design, opaque, qui est ouverte sur la rue mais qui cache la partie face du corps.
C’est difficile d’expliquer comment sont ces cabines si l’on ne connaît pas. Un tube où l’on s’abrite du vent et du bruit mais qui ne se ferme pas serait une bonne description. La, en faisant semblant de passer un coup de fil, j’ai remonté ma jupe sur le devant en glissant la main entre mes cuisses pour enfoncer la deuxième boule. Ça me fit du bien : d’abord je sentais mon jouet mieux ancré en moi et ensuite, je n’avais plus la peur que l’on aperçoive la ficelle qui jouait avec les limites de ma jupe.

Je suis ensuite allée à la terrasse d’un café puis suis allée aux toilettes pour glisser le plug en métal en moi. Les fesses bien emplies, moulées par la mini jupe, je suis retournée exhiber mes jambes durant quelques minutes. J’ai repris le métro et suis allée au parc Montsouris.

Il était presque midi : allongée dans l’herbe avec ma tenue exhibitionniste sophistiquée, les jambes dirigées vers l’allée du lac, je me montrais à qui voulait me voir. Puis j’ai décidé d’ôter les boules de ma chatte : pour se faire, j’ai recroquevillé les jambes, j’ai relevé ma mini jupe à l’arrière surtout, et j’ai tiré sur la ficelle pour extraire les boules en gardant les jambes, surtout les mollets, serrés le plus possible. J’ai ensuite pratiqué de même en expulsant le plug, devant m’aider de la main.

Le métal posé sur l’herbe, je glissais une petite boule dans mon cul, laissant l’autre en dehors.
J’ai rangé le plug dans le petit sac à main duquel j’ai sorti les grosses boules de geisha.
J’ai hésité puis me suis résignée à accomplir ma destinée de soumise dévouée en glissant en moi, grimaçant car ce n’est guère facile jambe presque fermées, la première des grosses boules. En me relevant, réajustant ma jupe, j’ai pu voir ce que je craignais et imaginais : la deuxième boule était presque entièrement visible sous le niveau de la jupe et sous la boule pendait encore un petit bout de ficelle.

J’ai vécu de longues minutes de marche au pas, je tenais le gros sac devant moi, tentant de protéger au mieux l’objet de ma gêne. Je devais avoir l’air ridicule à marcher comme ça, absolument pas naturelle, en plus, j’avais l’impression que tout le monde verrait la forme de la petite boule qui dépassait de mon trou de chienne. Je n’ai pas quitté la pelouse, regagnant une statue située au bord de l’allée et qui devait se trouver à 300 mètres de mon point de départ. Je me suis collée contre elle, côté pelouse, et en faisant semblant de chercher quelque chose dans mon gros sac posé sur la pierre, j’ai enfoncé la deuxième grosse boule dans ma chatte, dans une posture dénuée de grâce, mais je ne me suis pas posée de question, je devais la cacher rapidement car des gens s’approchaient.
Agenouillée, le sac au sol, j’ai enfoncé la deuxième petite boule entre mes fesses et j’ai quitté le parc pour gagner le café qui se trouve en face de l’entrée secondaire.

J’ai commandé et ai demandé au garçon si je pouvais aller aux toilettes en attendant. Là, j’ai changé de jupe, troquant ma mini jupe blanche opaque pour une jupe certes longue et noire, mais dont la transparence est légère : j’ai ressorti une boule de chaque orifice et ai regagné ainsi la salle pour aller prendre ma grenadine. Une boisson d’enfant pour une petite salope dont on pouvait deviner sous la transparence noire à la fois le porte-jarretelles et les boules. Bien sûr, il fallait être près. Bien entendu, je devais éviter de me retrouver en contre-jour. Mais c’était excitant de me dire que j’allais peut être semer le doute. Toujours jouer l’ambigüité. C’est le doute qui est excitant. Pour celui qui regarde et celle qui s’exhibe.

J’ai repris le métro pour aller déjeuner avec un copain de fac. Montsouris – Italie n’est pas un long trajet mais j’avoue que je me suis sentie mieux protégée par un jean. En effet, arrivée à Italie, je suis allée me changer dans des toilettes publiques : disparue la transparence, j’étais nue sous mon jean, sans porte-jarretelles et bas mais avec le plug en métal de nouveau entre les fesses.

J’ai déjeuné avec Pascal, un fast food (pouah, j’ai perdu l’habitude). Puis, après nous être quittés, je suis retournée à l’intérieur du fast pour aller me changer aux toilettes. Encore. Et toujours !
Journée non stop ou presque. J’étais très excitée. Déjà. Et il me restait tant à accomplir. J’ai remis la jupe légèrement transparente après avoir changé le plug en métal qui brulait mon orifice de chienne pour le plug moyen en latex caressé par ma langue au préalable. Le cul bien rempli, l’anus dilaté, les fesses séparées par la base du plug, la culotte en latex à fermeture éclair par-dessus, je suis ressortie pour reprendre mon chemin.

Je suis retournée au parc Montsouris, mais cette fois-ci, à pied. Je suis arrivée fatiguée, en sueur sous le latex, les cuisses ruisselantes, le cul brisé par le plug. Je me suis assise sur un banc, ai profité d’un moment de tranquillité pour ouvrir la fermeture éclair de la culotte en glissant ma main sous la jupe tout en restant assise, puis me suis relevée après une pause de cinq minutes. J’ai marché jusqu’à une allée secondaire, un peu ombragée, très calme, je me suis mise dans un renfoncement du muret, je devenais ainsi partiellement protégée par la végétation, tout en étant face au muret qui donne sur la voie de chemin de fer désaffectée, j’ai remonté ma jupe pour glisser en moi la première petite boule. La deuxième restait en dehors de mon sexe, en dehors du latex noir. Je suis ensuite sortie du parc pour aller dans les ruelles du côté chic du 14e arrondissement. En plein milieu de cette ruelle où ne se trouve que des maisons individuelles, je me suis mise sous un escalier en pierre, face à la maison, mais protégée des regards d’éventuels passants pour faire rentrer en moi la deuxième boule. Je suis retournée au café du midi, là où je m’étais déjà changée. Je suis retournée aux toilettes pour remettre la mini-jupe blanche du matin. J’ai ensuite retraversé tout Paris en métro pour me rendre au parc des Buttes Chaumont. Je dois avouer que les sièges du métro sont très inconfortables lorsque l’on porte une mini-jupe blanche avec un slip en latex noir en-dessous, particulièrement lorsqu’un plug vous remplit les fesses et que chaque secousse de la rame vous donne envie de grimacer.

Arrivée, je me suis allongée dans l’herbe. Il y avait beaucoup de monde au parc. Il faisait beau et une douce chaleur régnait. Les gens étaient de sortie. Pourtant, je n’ai pas hésité à glisser mes mains sous ma jupe, la faisant remonter presque jusqu’à mon sexe pour retirer mon slip en latex. Comme si les autres n’existaient pas. En fait, je crois que j’étais tellement fatiguée qu’une sorte d’état second s’était emparé de moi. Je ne me suis pas cachée. Allongée, j’ai relevé mon bassin pour me libérer du latex. Mon geste ne laissait place à aucun doute. Je me suis agenouillée, et, en poussant, en faisant travailler mes chairs, j’ai expulsé le plug en latex d’entre mes fesses, le laissant se poser sur l’herbe sans que je ne l’aide, sans me cacher. Il n’y avait personne d’assez proche pour le voir. Mais c’était agréable de le faire.

J’ai ensuite repris la route, je suis allée tout en haut de la butte, voir le panorama. Peu avant d’être arrivée en haut, après avoir regardé où se trouvaient les autres promeneurs par rapport à moi, j’ai ôté les boules de ma chatte pour me les enfoncer dans le cul, comme ça, en plein air, debout, un peu penchée, sans être vue, dans l’escalier. Je suis en suite redescendue, et je suis allée à la cascade dont je parlais l’autre jour. Là, dans la pénombre, entourée du bruit de l’eau, à proximité d’inconnus, je me suis assise sur une pierre, j’ai ouvert mes cuisses en grand pour glisser dans ma chatte trempée les deux grosses boules de geisha. Je ne pouvais pas être vue. Mais je devinais leur silhouette en contre-jour. C’était très excitant. Au même endroit, mais une fois redressée, j’ai ôté les petites boules et mis le plug en métal entre mes fesses.

J’avais envie de me caresser. J’avais ma dose d’émotions. J’étais fatiguée. J’avais chaud. Les talons me faisaient mal aux pieds. Je suis rentrée ainsi remplie chez moi, priant le ciel que mon orifice dilaté par la largeur du latex ne relâche pas le petit mais pesant plug en métal. Et assise dans le RER, j’espérais à la fois qu’un homme ne remarque que je ne portais pas de slip… Mais je redoutais aussi qu’il voit l’impudique ficelle en coton qui dépassait de ma chatte.

En rentrant, j’ai pris un bain tiède, presque froid et me suis caressée jusqu’à la jouissance en sortant. Le plus dingue, c’est que quelques minutes après m’être satisfaite, j’avais de nouveau envie de jouer. Je pense qu’il est temps que je recommence à travailler (sourire) !


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DETACHE MOI ... j'ai envie de jouer !



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