EMMANUELLE : episode 09

Samedi 8 mai 1999 et Dimanche 9 mai 1999

Mon week-end n’a véritablement commencé que samedi en fin d’après-midi. Jusqu’à ce que je me prépare pour sortir, ma journée ne fut pas vraiment passionnante. Levée tôt, ménage, sieste, boulot à la maison. En plus, il ne faisait pas beau. Si je n’avais pas eu rendez-vous avec Fred sur Paris, je crois que je ne serais même pas sortie ! Elle m’avait appelée vers midi pour me confirmer qu’elle serait là ce soir. Nous devions nous retrouver à la sortie du métro devant les Galeries Lafayette, à 19 heures.

Une douche brulante qui n’en finissait plus, un rasage minutieux, la caresse d’un lait de toilette sur tout le corps, l’attente pour que mes cheveux ne sèchent. J’ai réfléchi à la manière dont j’allais me vêtir et en suis arrivée à la solution de simplicité. Veste et jupe courte en jean sur un body en coton de couleur blanche. Une lingerie sage, sans fioriture, opaque mais moulante, un décolleté important s’ouvrant sur une poitrine libre de tout mouvement. Et un cul impeccablement fendu par le blanc du body agrafé à l’entrejambe. Sage mais coquine aux fesses nues.

Fred est arrivée en retard, comme toujours. Je souris, mais c’est vrai qu’elle est toujours en retard. Un petit baiser du coin des lèvres, un baiser discret pour se dire bonjour en plein boulevard. Il était trop tôt pour aller diner. Je n’avais pas faim. Elle me proposa d’aller flâner dans le magasin qui nous tendait ses bras. Nous nous sommes retrouvées à fouiner aux différents étages de l’endroit.
En cheminant au gré de nos envies, les allées lingerie nous accueillirent. Une promenade différente, avant, nous avions déjà eu l’occasion de vivre une situation similaire, mais, là, c’était différent. On se connaît différemment, et c’est amusant C’est drôle d’entendre une femme te demander si tu aimes telle ou telle chose. Par moments, Fred me faisait penser à un mec. Elle aime les mêmes choses. Elle me demandait comme l’aurait fait un amant. Je me cachais sous la formule « moi, j’aime tout ».
Mais quand nous nous sommes retrouvées devant un mannequin corseté, je ne pouvais pas cacher mon intérêt soutenu. Fred me vit examiner la dentelle blanche, le corsage lacé. Elle craquait pour le string extrêmement échancré et sensuel tandis que je fondais sur le corset au balconnet décolleté, qui plus est muni de jarretelles pour l’accompagner de bas. Nous avons repris notre chemin. Je dois avouer que j’ai beaucoup pensé au corset alors que je cherchais un CD. Dans la foule, j’ai même perdu la trace de ma compagne pendant plusieurs minutes. Je me demandais comment la retrouver quand elle m’a téléphoné sur le mobile.

Retrouvées, nous sommes allées diner. Restaurant standardisé comme toute bonne chaîne, table non isolée, nous n’avons pu que dîner sans vraiment nous parler. Nous avons discuté de tout et de rien. Ainsi, nous ne risquions pas de choquer le couple qui dinait à nos côtés. Je lui ai expliqué que c’est à cet endroit que j’avais dîné jeudi soir. « Ce soir tu n’es pas seule » dit-elle en souriant. Un sourire que je connaissais maintenant. Son sourire le plus coquin.

Après un délicieux dessert glacé, elle m’a emmené dans un bar américain où se produisent danseuse et danseur, chanteuse et chanteur. Qualité moyenne pour tout, mais amusement assuré. Elle avait réussi à nous placer à côté d’une des scènes, si bien que nous étions régulièrement invitées à nous agiter comme des adolescentes devant les artistes. Nous avons même eu droit à deux cocktails offerts pour la bonne ambiance que nous contribuions à mettre dans le périmètre ! C’est en grande partie à Fred qui m’a entrainée dans une danse endiablée avec la grande brune qui revenait pour la seconde fois déguisée en danseuse du ventre. Je me sentais bien… Il faisait chaud. Et même si j’affichais des épaules nues et une poitrine généreuse, je ne prenais guère de précaution en dansant, si bien qu’un climat de proximité se créa entre moi et Fred, un climat propice aux dérapages. M’enserrant la taille, Fred se colla à moi pour danser. Poitrine contre poitrine. J’étais troublée par notre proximité en un tel lieu, d’autant, qu’à mon instar, elle avait opté pour un corsage léger et moulant mais néanmoins rehaussé d’un soutien-gorge. Elle me collait de si près que je sentais les armatures des bonnets C sur mes seins. Juste après, lorsque la musique changea de rythme pour une mélodie douce, elle glissa ses mains sous ma jupe, posant ainsi ses doigts sur mes fesses nues. Nous avons compris toutes les deux que nous étions allées trop loin et sommes retournées nous asseoir en riant malgré tout. Après, nous étions beaucoup plus sages !

Néanmoins, cette ambiance de fête nous a donné envie de prolonger l’énergie dépensée. La boite de nuit était toute indiquée pour la suite de la soirée. Nous étions sans cesse accostées lorsque nous ne dansions pas. Du coup, nous sommes restées presque tout le temps sur la piste, et, je dois avouer, que les deux séries de slow resteront un moment à part dans mes souvenirs. Un moment tendre. Où rien de visible ne pouvait nous trahir. Mais ce regard qui me fixait. Ces mains qui me serraient. Il y a bien longtemps que je n’avais pas été aussi désirée sur une piste de danse. Quand je suis allée aux toilettes, Fred voulait me suivre. J’ai ri aux éclats. Elle me faisait vraiment rire. Même si j’aurais bien aimé qu’elle m’y retrouva. Je crois que l’idée était une fausse bonne idée. Elle était belle avec son pantalon blanc et ses chaussures hautes. Avec ses semelles compensées, Frédérique avait bien plus de facilité pour danser que moi et mes talons hauts.

Nous sommes sorties de la boite après trois heures du matin ce qui nous obligea à chercher un taxi dans la fraîcheur des nuits actuelles. Je me blottissais contre elle. Couverte de sueur, je suis passée d’un endroit plutôt chaud à l’extérieur, j’avais froid. Fred nous a finalement déniché un taxi en bas de l’avenue George V. « On va chez moi d’accord ? » décréta-t-elle à voix basse. Alors que la voiture traversait Paris pendant que j’accusais le coup, je me souviens qu’elle m’a embrassée en se collant contre moi. Là, sur la banquette arrière, avec le chauffeur qui pouvait nous voir. Elle m’embrassait à pleine bouche et je lui rendais son baiser. Une étreinte tourmentée qui dura un moment. J’ai pensé qu’elle allait trop loin quand elle prit à pleine main mon sein gauche mais je n’ai malgré tout rien osé tenter pour l’en dissuader. Après m’avoir complètement déboussolée avec cet assaut vigoureux, elle n’arrêtait pas de me sourire en me faisant un clin d’œil de temps à autres.

Je crois que j’ai rougi lorsque le taxi nous a souhaité une bonne nuit. Il doit dire ça vingt fois dans la nuit, mais celui ci devait avoir une signification plus spéciale à ses yeux comme aux miens.
Fred habite au quatrième. Dans l’ascenseur, elle se jeta sur moi et tout en m’embrassant, glissa sa main entre mes cuisses. J’ai bien compris aujourd’hui que ça l’amusait de jouer la vorace et de me mettre mal à l’aise. Alors que la porte de l’ascenseur s’ouvrait, j’ai senti qu’elle venait de dégrafer mon body. Elle en riait. Je me sentais bête : alors qu’elle ouvrait sa porte blindée, moi, j’essayais de remettre le body qui remontait de ma jupe. Je réajustai ma jupe après avoir réussi et rentrait chez elle en lui disant qu’elle était impossible. Je plaisantais bien sur. Je refusai le dernier verre proposé, « j’ai assez bu tu sais ». Assez bu pour être bien. Pas ivre. Elle m’embrassa et me répondit « Oui, je sens que tu es à point » me dit-elle en me débarrassant de ma veste. « J’ai envie de prendre une douche, c’est possible ? ». Elle répondit que je n’étais pas autorisée à me doucher sans être surveillée. « Ça ne me gêne pas » lui dis-je en allant vers la salle de bains

« Ça ne me gêne pas du tout d’être regardée », « C’est qu’on va voir » dit-elle en m’ouvrant la porte.
L’appartement de Frédérique est minuscule, et sa salle de bains, ou plutôt, sa salle d’eau puisqu’il n’y qu’une douche, ne fait pas exception à la règle du lieu. Pas étonnant pour une fille qui partage sa vie entre différentes villes. J’ai détaché les lanières de mes chaussures tout en restant debout. Fred qui était restée derrière moi me dit que la prochaine fois où je mettrai cette jupe, elle me ferait porter des bas et me ferait faire la même chose dans la rue pour que tout le monde voit à quel point je suis perverse. J’ai souri, me suis retournée et ai enlevé ma jupe. Elle me sourit. « Si tu me provoques, gare à toi » me dit-elle. « Montre-moi ton cul », je me suis retournée comme elle le demandait. « Penche-toi… Cambre-toi… Redresse-toi. Maintenant écarte les jambes. Mieux que ça ! Parfait, recommence, penche-toi… » Ces consignes, je les suivais scrupuleusement, et si je riais au début, au bout de deux ou trois minutes, je me suis sentie vraiment dominée et domptée.
Retournée et lui faisant de nouveau face, elle m’ordonna de faire remonter le body entre mes lèvres. « Mieux que ça… Je veux que ça devienne vulgaire. Presque obscène. Là, c’est parfait. » J’avais la tête baissée. Et j’admis qu’elle avait gagné, que j’étais gênée d’être regardée. J’ignore pourquoi.
J’ai fait bien pire avec elle. Mais le fait était là. J’étais gênée. « Tu peux te doucher ». J’ai ôté le body et ai commencé à me laver en lui tournant le dos. « Je veux voir ta chatte » dit-elle sèchement. Elle me regardait fièrement, comme jeudi soir. J’ai écourté ma douche, le silence me pesait. « Tu ne t’es pas savonnée » lança-t-elle en me voyant saisir la serviette. Elle me la confisqua et tourna le robinet d’eau froide en me disant que ça me remettrait les idées en place. Ce fut terrible de sentir l’eau glacée courir sur ma peau pendant que je me savonnais. Elle voulait me voir savonner mes seins et mon sexe. Son langage n’était ni vulgaire, ni méchant. Il était intimidant. J’étais sous son pouvoir. Et je ne pensais pas qu’il était si grand. « Nettoie bien entre les fesses. Vas-y, montre-moi. Frotte ! » j’ai obéi sans réfléchir, le plus vite possible, pour sortir au plus tôt de ce jet glacé.

Libérée, elle me frictionna avec la serviette jusqu’à ce ma peau devienne rose. « Maintenant, on va se coucher » me dit-elle. Elle m’emmena à sa chambre et se déshabillait pendant que je restais bêtement debout. Elle se glissa sous les draps. « Tu ne viens pas ? », désappointée, je lui ai demandé si elle voulait vraiment dormir maintenant. « Il est tard. Pourquoi, tu as envie de quelque chose ? ».
J’ai souri et j’ai répondu oui. « Alors dis-le… », « tu sais bien… » dis-je tout en m’agenouillant. Elle s’assit au fond de ses oreillers et me répéta, sèchement, « dis-le ! ». Elle jouait. « J’ai envie de toi » ai-je déclaré timidement. « Dis-le autrement » exigea-t-elle. « J’ai envie que tu me fasses l’amour ». Elle soupira. « Pas comme ça, tu sais ce que j’attends » martela-t-elle en me serrant la main. J’ai baissé le regard et ai déclaré à voix douce « J’ai envie que tu me prennes comme une chienne ». Elle sourit, fière d’elle, contente de moi. Satisfaite, elle me dit simplement au creux de l’oreille « Je te baiserais demain matin » m’embrassa et me dit tout en s’allongeant « Maintenant, viens dormir ». Elle m’avait eu. J’étais trempée, gênée et sous son pouvoir. Et le pire… J’avais hâte d’être au lendemain matin.

Elle me réveilla en posant le plateau du petit-déjeuner sur le lit. Je ne l’avais pas entendu se lever et me faisait une délicieuse surprise matinale. C’est idiot à dire, mais le dernier à m’avoir amené le ptit déj’ au lit remonte à bien des années. Une fois assise, elle me donna un baiser. Cette fois-ci, c’est moi qui en demandai un peu plus en lui ramenant le visage vers ma bouche afin de sentir sa langue se mêler à la mienne. Elle rigolait. Je compris en voyant son bras tremper dans la confiture.
Je me suis restaurée avec elle. Complices. Comme toujours. Intimes. Comme jamais. Elle était nue. Moi aussi. Je n’avais que la poitrine de visible, elle était assise en tailleur. Il y avait une atmosphère très sensuelle ce matin. Toutes les deux, nous nous étions endormies excitées. Et cela aiguise chaque sens lorsque l’on se réveille. La discussion dévia sur les choses sexuelles que l’on peut faire avec la nourriture. Elle m’a demandé si j’avais déjà donné. « Comme tout le monde mais je ne suis pas une grande passionnée, loin de là ». Elle m’avoua qu’elle non plus. Mais elle me glissa à l’oreille qu’elle avait une pensée très vicieuse à l’esprit. J’ai du lui tirer les vers du nez pour qu’elle me l’explique.
Et d’ailleurs, je n’y suis arrivée qu’au prix de me la voir expliquée. Elle retira le plateau pour que je puisse m’allonger sur le lit, sur le ventre, les bras croisés, le visage posé dessus. « Tu te souviens de ce film qui avait fait scandale dans les années 80 ? » me demanda-t-elle. Je ne voyais pas jusqu’à ce que je sente deux doigts venir accoler à mon petit trou un corps gras. Frédérique étalait une noisette de beurre à l’entrée de mon orifice et je me souvins de la scène dont elle parlait mais le nom du film m’échappe encore ce soir. Elle suggérait vraiment très finement cette sodomie après que l’on ai vu le type préparer sa victime consentante. Comme je me laissais faire dignement, détendue. Elle glissa un doigt en moi, comparant ça à beurrer le moule à gâteau avant la cuisson. Je souriais et soupirais en l’imaginant faire. Elle m’abandonna un petit moment pour sortir de sa commode un énorme phallus en latex. Long. Large. Il avait l’air vrai entre ses mains. Elle passa sur mes lèvres ce qui ressemblait au gland que j’embrassai puis léchai en lui montrant bien ma langue. « Tu vois, on a toutes les deux nos jouets… » dit-elle en souriant avant de repasser derrière moi. J’avoue avoir vraiment redouté autant que désiré le moment où j’ai senti le gode se présenter contre mes chairs.

Elle pratiquait doucement. Avançait puis reculait mais, à chaque fois, progressait vers son objectif. Assez rapidement, elle parvint à faire réagir mon corps et à me faire soupirer. « C’est plus long qu’un plug qu’en dis-tu ma chérie ? ». J’étais bien d’accord avec elle. Je me sentais autant emplie qu’avec un bon plug mais comme elle continuait de progresser, je sentais le phallus aller au plus profond de moi. Elle le retira complètement pour le replacer normalement cette fois-ci, plus au ralenti. Et quand il fut profondément en moi, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher un gémissement.
Je n’avais plus les bras croisés mais allongés devant moi, j’attrapai mes draps de mes doigts comme si j’avais voulu les griffer. Fred faisait aller et venir le plug en moi avec la régularité d’un métronome. M’arrachant exactement au même moment le même souvenir que lors du voyage précédent.
« J’aime te sentir comme ça, complètement fragile, complètement abandonnée » me dit-elle en s’allongeant à côté de moi en continuant de me dilater. Elle prit possession de ma bouche et, tout en m’embrassant, me retourna sur le dos. Le gode en moi, elle vint se placer entre mes cuisses pour continuer à exercer des pressions régulières sur le phallus tout en me masturbant doucement de son autre main. Elle jouait avec l’extrémité de mes seins. Elle me mordait. Me suçait. M’aspirait. Me léchait. M’étirait chaque mamelon, l’un après l’autre. « J’ai un autre gode dans la commode, va le chercher » demanda-t-elle en me libérant de son poids. « Montre-moi comment tu marches avec une queue entre les fesses » me dit-elle crument. Je suis allée chercher l’autre gode, un gode classique, de taille tout à fait normale. Celui que je portais en moi m’a échappé, elle m’obligea à le remettre accroupie à l’endroit où je l’avais perdu. Juste sous son regard. Elle s’était assise au bord du lit, les cuisses grandes ouvertes. « Approche. » Je me retrouvai debout devant elle. Son visage à hauteur de mon sexe. Elle ôta le phallus qui ouvrait mon cul pour le glisser dans ma chatte. J’ai gémi. Fred m’a alors dit à voix haute comme si il s’agissait d’un édifiant constat « Mais ma parole, c’est à croire que ta chatte est à peine plus large que ton cul ». Pendant que je repensais à ces mots, elle glissa entre mes fesses le second gode. Il m’échappait. Alors je me suis mise à quatre pattes. Ainsi, je pouvais lécher ma compagne. La satisfaire. « J’espère que tu me prêteras un de tes godes petite gourmande » m’a-t-elle dit plusieurs fois pendant que je la léchais longuement. Pour finir allongée sur le lit avec elle pour un moment désormais… usuel de lire ici.

Nous avons fait l’amour. Je l’ai faite jouir avec le petit gode préférant remettre l’énorme phallus entre mes fesses. Ce même phallus qu’elle m’avait fait lécher après l’avoir que je l’eus fait aller et venir en elle après avoir longuement léché son sexe. Je crois que nous avons essayé toutes les combinaisons possibles et que je commence à devenir une experte dans l’art de lécher le sexe d’une autre femme. Je crois que je peux dire que nous avons fait trois fois l’amour. La dernière fois, je me suis retrouvée debout dans la cuisine, une cuisse ouverte sur le rebord de l’évier froid et glissant pendant que Frédérique ouvrait mes fesses avec son phallus. Entre chaque jouissance, nous continuions à nous caresser, à nous exciter, nous avons beaucoup chahuté. J’ai réussi à immobiliser Frédérique pour la chatouiller et la faire me supplier d’arrêter. « Tu me le paieras » m’avait-elle prévenu avant de me prendre au piège à son tour et de m’allonger sur ses cuisses pour me fesser comme une petite fille. C’est une sensation délicieuse qui m’enthousiasme encore ce soir. Ce n’était pas une vraie fessée. Mais je lui ai avoué cet après-midi que j’aimerai beaucoup qu’elle m’en administre une cuisante un jour prochain. En fait, entre deux claques, elle glissait deux doigts dans ma chatte pour me fouiller et m’a libérée après une dizaine de claques sur les fesses. Quand je lui ai parlé de cette fessée lors de notre balade, elle m’a avoué qu’elle n’avait pas osé continuer pour ne pas être aussi idiote que jeudi et se tromper une nouvelle fois. Nous étions sur les quais de Seine. Je l’ai regardée et l’ai embrassée. Je ne pouvais pas me retenir. Encore une fois, j’ai eu la preuve que nous sommes vraiment sur la même longueur d’one. « N’essaie pas déjà de m’amadouer, tu la sentiras passer cette fessée » me dit elle doucement. « Mais j’espère bien » lui ai-je répondu.

Cette ballade, nous l’avons faite en milieu d’après-midi. Après être restées à l’abri à l’appartement comme deux perverses que nous sommes. Deux vraies gouines qui se sont douchées ensemble en se livrant à de nouveaux attouchements très intimes. C’est étrange, mais j’ai l’impression que nous ne nous lassons pas du corps de l’autre, que nous le redécouvrons sans cesse. C’est en tous ce que je ressens quand je joue avec. En fait, son corps, c’est un peu le mien et réciproquement.

Frédérique m’a maquillée. « Tu n’es pas très douée » m’a-t-elle dit pour me décider. « Sympa » avais-je répondu en souriant. « Calme sur le rouge » lui dis-je. « Pourquoi, t’as peur que ça bave quand je t’embrasserai dans le bus ? ». Elle aime me provoquer. En fait, pour une nana qui n’avait pas jusqu’alors vraiment assumé ses tendances bisexuelles, je trouve qu’elle les assume beaucoup mieux vis à vis des autres que je ne le fais. J’allais remettre mon body quand elle me demanda d’attendre en prétendant avoir quelque chose pour moi.

En effet, elle ne mentait pas. Sur le lit, elle avait préparé le corset que nous avions vu la veille. Ravie, je me suis précipitée dessus pour le regarder avant de me jeter à son cou pour l’embrasser et lui dire qu’elle était folle. C’est vrai, c’est une folie financière. Mais une folie sensuelle qui m’a donné une joie vraiment intense. Je ne l’avais pas perdue hier. Elle m’avait semée pour faire son coup en douce. Je me souviens de cet instant. Je l’ai regardée et lui ai dit qu’elle était aussi calculatrice que moi. Et que j’adorais ça. « Je peux l’essayer ? » lui ai-je demandé comme une gamine impatiente. Oui. Non seulement j’allais pouvoir l’essayer, mais j’allais devoir le garder. Elle me voulait ainsi vêtue pour sortir aujourd’hui. « Tu te souviens ce que je t’ai dit cette nuit ». Je me suis souvenue quand elle me tendit les bas blancs assortis au corset. Devant elle, et devant une glace, j’ai enfilé le corset qu’elle m’a aidée à lacer puis à serrer. « Il est un peu petit » dit-elle en constatant que mes seins débordait légèrement des bonnets. « Mais non il est superbe. Merci. Merci encore ma puce » : je me moquais bien que mes seins soient comprimés. De toute façon, le corset me faisait rêver par la contrainte qu’il me semblait pouvoir apporter. J’étais servie. La taille bien mordue, les hanches serrées, les seins relevés et comprimés. Frédérique glissa les bas sur mes jambes et les fixa pour moi. J’avoue que j’ai mis un moment avant de comprendre comment se mouvoir avec cette contrainte. Mais cela fait partie du plaisir rare que de porter un corset pour soi et pour l’autre.

Elle s’habilla en même temps. Elle s’était acheté le string qui l’avait séduite aussi. « Je t’ai pris le même pour toi ». Là aussi, elle avait vu un peu petit, ce qui, au résultat, donnait un string vraiment excessivement moulant et indiscret. « Comme ça, quand tu le mettras, tu penseras à moi » ajouta-t-elle en m’expliquant qu’au début elle voulait acheter uniquement les strings mais qu’elle n’avait pu résister à l’envie de me voir porter ce corset en satin blanc.
Frédérique me prêta un chemisier blanc un peu juste pour elle mais qui m’allait parfaitement. Vicieuse, elle me fit mettre toute seule ma jupe mais aussi mes chaussures. Et comme elle le voulait la veille, je me suis penchée jambes tendues pour qu’elle puisse voir le haut de mes bas apparaître à la lisière de la jupe en jean.

Sortir en pleine rue avec le corset fut une aventure extrêmement perturbante mais aussi passionnante. Je n’arrêtais pas de regarder ma silhouette dans les vitrines : Fred déboutonnait systématiquement la veste que je venais de fermer. « Ne t’inquiète pas, on ne voit rien » : c’est vrai, le chemisier était soft et opaque. Mais je ne me sentais pas à l’aise. Quand je bougeais, je sentais cette taille serrée.
M’asseoir ? Une douce torture dont je me sortais bien selon Fred. « Tu grimaces adorablement » finit elle par me dire en riant. La chaleur ? Une ennemie redoutable. Sur les quais de Seine, Fred s’amusa à détacher les lanières de mes talons hauts pour que je les remette « comme il se doit ». Il y avait des promeneurs. Devant et derrière nous. Mais elle ne céda pas. « J’attends, et tout ce temps, tu restes au soleil. Moi j’ai tout mon temps » répétait-elle. Si bien que j’ai fini par dévoiler le haut de mes bas en serrant mes souliers aux chevilles.
Sous un pont, un peu en rentrait, elle m’a embrassée en me collant contre le mur. La main glissée sous la jupe légèrement remontée, elle caressait ma vulve à travers le satin du string. « La prochaine fois, je te priverai de chemisier » me glissa-t-elle à l’oreille en glissant son index dans ma chatte.

Après notre ballade, j’ai invité Frédérique dans une crêperie à Saint Michel pour la remercier. Et le moment de nous séparer est venu. Hé bien, je suis surprise de me le voir écrire, mais quand il le faut je suis tout à fait capable de l’enlacer pour l’embrasser sur le quai du métro.


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