EMMANUELLE : episode 10

Mardi 11, Mercredi 12 et Jeudi 13 mai 1999

Hier matin, mardi, Frédérique m’a téléphoné au bureau pour s’excuser de ne pas m’avoir rappelée la veille. Elle était rentrée tard. Elle avait eu peur de me réveiller. Elle me faisait sourire parce qu’elle se faisait du souci et s’imaginait que j’allais lui faire une crise. Bien au contraire, j’étais très heureuse de l’entendre et me suis entièrement consacrée à notre conversation. A nos silences surtout. A ce qui ne pouvait être dit au bureau et que nous sous-entendions chacune de notre côté. Je lui ai demandé si elle voulait venir à la piscine avec moi ce soir. Après avoir joué son rôle de paresseuse, elle a fini par accepter, consciente qu’il n’y avait qu’en payant ce prix qu’elle parviendrait à me voir le soir.

J’avais déjà fait plusieurs longueurs lorsqu’elle arriva. Je lui accorde que venir en banlieue à pareille heure n’était pas une chose facile sans que cela ne soit prévu à l’avance. Même en maillot de bain, elle a ce côté grande dame, très sure d’elle, le visage tantôt sévère, tantôt enjoué. Vert pomme, deux pièces, plutôt fantaisie, j’aime bien son maillot moi qui n’ai pourtant pas une grande passion pour les deux pièces. J’ai rapidement compris qu’elle s’intéressait beaucoup au mien, notamment grâce à sa blancheur et son opacité relative une fois le lycra détrempé.

Fatiguée, assise sur le rebord de la piscine, les pieds barbotant dans l’eau, face à ma petite Fred immergée jusqu’au cou, je récupérais de mes dix longueurs quand elle écarta mes chevilles. Elle me souriait avec cet air coquin que je lui connais si bien : je terminai le travail en faisant en sorte d’être légèrement écartée afin qu’elle puisse regarder l’objet de son désir. « Encore » disait-elle en souriant. Je refusais en fronçant les sourcils et finissait toujours par céder encore un peu de terrain. Je ne cédai pas au troisième appel de ma complice : ma position commençait à être ni discrète, ni naturelle. Du coup, je l’ai rejointe dans l’eau… et du coup, elle en a habilement profité pour glisser furtivement sa main entre mes cuisses tandis que je remontais à la surface.

La piscine fermant bientôt, nous avons rejoint les vestiaires. Dans les douches, j’avais déjà bien lu dans ses yeux une envie lubrique. Aussi, je n’étais qu’à moitié étonnée de la voir s’engouffrer dans ma cabine où je devais, en théorie, me changer. D’un long baiser enlacées, nous sommes bien vite arrivées à des attouchements extrêmement intenses : j’avais la main verticalement glissée entre son pubis et le slip de bain, jouant de mes doigts sur ses lèvres tandis qu’elle procédait à des caresses appuyées sur ma chatte encore voilée de lycra. Je me suis assise sur le rebord en plastique qui sert de siège : elle s’est immédiatement mise à genoux pour me joindre sa langue à sa main experte en caresse pénétrante. J’entendais une femme se changer dans la cabine voisine alors que Fred me doigtait profondément et jouait de mon clitoris avec ses lèvres et sa langue. Elle dégrafait mon maillot pour procéder sans être gênée quand une employée zélée passa dans l’allée en répétant que la piscine fermait ses portes.

Nous fûmes donc contraintes de nous interrompre le plaisir au ventre. Pendant que je commençais à me rhabiller, Fred sortit de la cabine au moment où repassait l’employée en question. Elle fit mine de n’avoir rien vu mais, comment pouvait-il en être autrement ? J’étais encore presque nue tandis que la poitrine de Frédérique débordait légèrement de son maillot. Fred me regarda avec un petit air gêné mais coquin et fila à son vestiaire pour se changer.

Une fois dehors, nous ne pouvions pas continuer le délicieux travail entrepris à l’intérieur. Ecrire cela ne me pose plus de problème : j’avais envie d’elle… et réciproquement. Proches de mon domicile, je lui ai fait une proposition indécente. « Tu n’as pas envie de venir à la maison ? » lui dis-je à voix haute et, après m’être approchée, je lui glissai dans le creux de l’oreille « J’ai très envie de te faire l’amour ». « Moi aussi. J’en ai très envie. Et j’ai très envie de fesser ton petit cul » me répondit-elle à l’oreille également.
En arrivant à l’appartement, nous avons eu la désagréable sensation de ne pas être libres. Florence était non seulement présente mais en plus elle n’était pas seule. « Comme ça au moins, elle ne fera pas la gueule » me glissa Frédérique à l’oreille. J’ai vite réfléchi, et, après avoir bu un apéritif d’avant dîner, j’ai cru bon de prévenir Florence que je ne dormirais pas à l’appartement. Surprise, Frédérique rentra néanmoins immédiatement dans le jeu en mentant de manière encore plus convaincante.
Je suis allée dans ma chambre pour prendre quelques affaires et c’est après m’y avoir rejointe que Fred m’a demandé si j’avais un grand sac de voyage. « Alors c’est moi qui prépare tes affaires. Et je te ferai la surprise une fois chez moi » me dit-elle. « Mais pour demain ? », « Pour demain aussi » dit-elle avec son sourire malicieux. « Laisse-moi cinq minutes. Mais avant de retourner à côté, laisse moi la clef de ta valise s’il te plait » exigea-t-elle nonchalante.

C’est ainsi que je suis partie hier soir avec un sac rempli d’affaires qui m’appartenaient mais dont je ne connaissais pas le contenu. Le sentiment éprouvé est très étrange. Tout ce que je savais, c’était son poids, relativement pesant pour un rechange d’un jour. Quand nous sommes arrivées chez elle, je mourrais de faim. « Je suis crevée, on se commande une pizza tu veux ? » proposa-t-elle.

Blottie dans le canapé, Fred me surprit une nouvelle fois à peine son appel commencé. Elle avait mis le haut-parleur, et c’est sur un fond d’attente musicale qu’elle me demanda à voix relativement basse de retirer ma robe noire à fleurs blanches. Les rideaux étaient tirés mais les volets n’étaient pas fermés. Je lui fis remarquer en plaisantant. « Pas grave » m’assura-t-elle malgré la présence en vis-à-vis d’un immeuble aux fenêtres illuminées. Alors que l’interlocuteur répétait l’adresse donnée par Fred, celle-ci me dit « Maintenant, enlève ta culotte ». Obéir et sourire. Telle était ma devise hier soir.
En entamant le geste, je lui demandai si je devais enlever le soutien-gorge. « Oui, Merci beaucoup » dit-elle avant de raccrocher le combiné. « J’ai une demi-heure pour te préparer » lança-t-elle en se rapprochant de moi, empoignant mes cheveux et m’ordonnant de la suivre.

Je me suis retrouvée debout face à la glace où j’avais revêtu pour la première fois le corset qu’elle me tendait de nouveau. Dès que j’eus placé mes seins dans les bonnets et les bretelles sur mes épaules, elle serra très fort les lacets en me demandant très doucement de rentrer le ventre. Ces mots avaient une tendresse qui tranchaient tellement de ses actes que j’en suis encore troublée. Frédérique sait si bien manier ce paradoxe que je ressens une véritable fascination pour elle dans ces instants là.
Je me laissais entièrement faire : après avoir déroulé les bas sur les jambes, elle les fixa aux jarretelles puis me donna une claque sur les fesses qui me fit sursauter. « Arrête de rêvasser » : il est vrai que je me regardais dans la glace et mes pensées vagabondaient un peu. La claque me ramena à la réalité.
Toujours aussi cruelle, elle jeta à mes pieds la mini-jupe de mon ensemble en latex. Je fus contrainte de me baisser jambes tendues, la taille mordue par le corset pour la ramasser et enfin l’enfiler en me tortillant moins aisément que je ne l’aurais fait sans corset. Ce qui me troublait en me regardant, non que je n’en étais pas excitée, mais plutôt hypnotisée, c’était l’étonnante alliance entre une seconde peau moulante qui épouse les formes d’un corset tout en les dévoilant impudiquement. Elle m’aida à enfiler la veste courte qui, est-il utile de le rappeler, laisse une partie du ventre visible. Mais là, c’est le satin blanc du corset qui tranchait avec le noir du latex. Hasard ou pas, la veste cesse là où la taille du corset est la plus étroite… juste avant que la jupe ne naisse. Ainsi, ma taille si bien corsetée était-elle parfaitement visible et rehaussée par ma tenue. « C’est parfait. On voit même le laçage dans le dos » précisa Fred en tenant à me montrer en me faisant passer la main dessus. Elle me fit ensuite mettre aux pieds les hauts talons de quinze centimètres. Ainsi perchée, corsetée, je me sentais très fragile. En son pouvoir. J’étais en son pouvoir.

Elle m’a embrassée si vigoureusement que je fus envoyée à la salle de bains pour me remaquiller. « Mets le rouge violet, ça fait pétasse, ça ira très bien avec ta tenue » me dit-elle de l’autre bout de l’appartement. Et comme un parfait petit soldat, j’obéissais. Elle me retrouva dans la salle d’eau alors que j’essuyais mes lèvres avec un kleenex. Elle se colla à moi et remonta ma jupe sur mes fesses. Ma peau commençait à être moite. Déjà… Il faisait plutôt chaud chez elle. Elle me caressa les fesses en m’annonçant fièrement que c’est moi qui accueillerais le livreur de pizza, habillée comme une vraie petite salope. J’avais commencé à lui faire part de mes doutes quand elle glissa doucement mais irrémédiablement entre mes fesses le plug moyen en latex. Le souffle coupé, elle me regarda une fois l’objet rivé en moi et me demanda « Tu disais ? ». Elle sourit. « Remets ta jupe maintenant ».

J’avais fermé la veste en même temps. Elle n’apprécia pas cette initiative et corrigea cette erreur d’elle même. Tout d’abord en abaissant la fermeture éclair, ensuite en resserrant les liens du corsage. « Pour t’apprendre à être disciplinée » disait-elle avant et après l’avoir fait. « Sers-moi un verre » me dit-elle et, alors que j’allais chercher un verre dans la cuisine, la sonnette retentit. Je l’ai regardée se lever en me disant, soulagée, qu’elle plaisantait tout à l’heure. Mais non. Elle prit un billet de deux cent et le glissa entre le bonnet et mon sein droit. « Allez, vas-y ». Et je l’ai fait. Je n’osais pas ouvrir la porte en grand, mais il le fallut bien pour prendre la pizza. J’ai senti ma peau rougir lorsque j’ai écarté la veste pour extirper le billet de sa cachette et le donner au livreur. Je ne l’ai même pas regardé. Je sais juste qu’il était casqué et qu’il ne pouvait pas ne pas me regarder. Il posa la monnaie sur la boite à pizza et s’en alla en me gratifiant d’un au-revoir tout à fait normal. Je me sentais bizarre. J’avais faim. Mais il n’y avait pas que ça. Fred ferma la porte et me débarrassa de la boite en carton. Elle alla chercher deux assiettes. Je m’étais assise sur le canapé et avais déjà attaqué notre dîner. Pendant ces quelques minutes, j’avoue que je n’ai plus du tout prêté attention à l’étrangeté de ma tenue. « Je t’ai vue, tu as rougi », je fis mine de ne pas savoir en balbutiant que je ne croyais pas l’avoir fait. « Si, tu as rougi ». « Mais non » dis-je en souriant. « Ça va mieux maintenant ? », j’eus la faiblesse de répondre « oui » avec mes yeux amoureux. « Tu veux de l’eau ? », « Je veux bien merci » répondis-je en la regardant verser l’eau dans une assiette creuse. « Qu’est ce que tu fous ? », « Tu ne vois donc pas ? Je te donne à boire » dit-elle son sourire cruel aux lèvres en posant l’assiette à ses pieds.

J’ai souri. « Tu plaisantes là ? ». « J’ai l’air ? ». Non. Elle n’avait pas l’air. Et même si elle plaisantait, je n’avais aucune certitude. J’ai quitté le canapé pour m’agenouiller en grimaçant sous le pincement du corset. Du pied, elle poussa l’assiette de quelques centimètres vers moi. J’ai d’abord essayé de me pencher mais ça ne convenait pas. Je n’avais qu’une seule solution : me mettre à quatre pattes et prendre appui sur mes coudes pour boire. Je crois que si je n’avais pas eu aussi soif, je n’aurai pas eu le courage de le faire. Parce que c’était vraiment difficile de franchir cette étape. D’autant que Fred repoussait sans cesse les limites du jeu. En effet, à peine avais-je avalé une petite gorgée que je l’entendais me dire « Lape bien. Comme une chienne ». J’ai failli craquer et me relever. Peut être est-ce d’avoir senti sa main caresser mes cheveux qui m’a retenu et m’a donné le courage de le faire. J’ai lapé. Lapé comme une chienne. A quatre pattes. Devant celle qui fut mon amie d’enfance et qui chaque jour prend de plus en plus d’importance dans ma vie intime. Devant celle qui écarta les cuisses pour que je vienne laper son slip. Sans changer de position, je me suis approchée. Le visage enfoui entre ses cuisses, à moitié recouvert par la jupe, le nez collé au satin odorant, la langue humectant une étoffe gouteuse déjà drôlement humide.

Elle quitta son fauteuil pour aller chercher quelque chose à côté. En me laissant positionnée comme une chienne, elle me demanda si j’aimais être utilisée comme un objet. J’ai réfléchi un peu avant de répondre un « oui » qui sonna pour elle comme une autorisation à continuer un jeu qui l’excitait terriblement. Et je suis bien placée pour l’avoir senti… et gouté !
Elle revint avec ma cravache tenue de la main droite. « Tu m’avais caché ça petite chienne. Je l’ai trouvée à côté de ta robe en latex » J’ai gardé le silence même quand elle m’avoua avoir très envie de s’en servir. « Mais j’ai d’autres projets pour toi pour l’instant » me dit-elle.

Ces projets ? Le premier fut de l’aider à se déshabiller totalement puis de la doucher, de la savonner, de la coiffer une fois sortie et séchée par mes soins. Je suis gênée de l’avouer, mais j’ai adoré la servir comme une soubrette. Je ne sais pas pourquoi. J’ai ressenti une excitation intense en usant de la serviette éponge sur ce corps auparavant savonné et choyé par mes mains.
Elle me fit ensuite, je l’ai ressenti comme un extrême honneur, tailler son pubis avec les touts petits ciseaux qu’elle utilise régulièrement pour rester présentable. « Dorénavant, c’est toi qui le fera ». Ce qui me trouble encore beaucoup ce soir, c’est sans doute d’avoir été réprimandée de l’avoir caressée comme si j’avais été sa compagne. A cet instant précis, je n’étais qu’une domestique. C’est terrible. Et terriblement excitant à vivre. Je crois que c’est la première fois que Frédérique me giflait. Je ferai en sorte que cela ne se reproduise plus et qu’elle soit désormais satisfaite de mon service.
De retour au salon, elle exigea que je dispose du vernis sur ses ongles de pieds. Cela prit un moment et lorsqu’elle fut satisfaite du résultat, j’eus enfin l’autorisation de me relever : les genoux rougis par la position que j’avais du maintenir. Elle m’examina et me demanda alors comme je me sentais, comme se portait mon cul, mes seins et ma taille. « Tu mouilles chienne » déclara-t-elle crument après avoir passé sa main entre mes cuisses en remontant la jupe. « Remets la, tu n’as pas assez sué » commanda Frédérique en me demandant si j’aurais la gentillesse de faire sa vaisselle.

Ambiguë. Dure. Cruelle parfois. Troublante toujours. Il était bientôt minuit et je finissais à peine d’essuyer les assiettes de la veille et du jour. Quand je la rejoignis dans le salon, elle lisait sur le canapé ce qu’elle m’avait demandé d’imprimer dimanche soir.
Le journal de mes jeux pervers. « Très instructif tout ça » me dit-elle. Elle me posa une question très sérieuse : « Tu es vraiment certaine que tu prends du plaisir comme ça ? » Je la regardais interrogative « Je veux dire par là, tu es vraiment sûre que ça ne te pose aucun problème ? ». « Aucun » répondis-je immédiatement en m’asseyant par terre, à côté d’elle. « Tu ne me détesteras pas si je joue avec toi comme tu le fais toi-même ? ». J’ai hésité à répondre. « Non. Puisque j’en ai envie. Peut être même plus que toi. Sinon je ne t’en aurais pas parlé. ». Elle acquiesça et reprit son rôle. « Qui t’a autorisé à t’asseoir ? ». Je me suis relevée. Elle m’a entraînée dans la chambre, à l’abri des regards indiscrets. Là, elle me fit remonter la jupe sur les hanches. « Regarde-toi dans la glace » me dit-elle en laissant une claque s’abattre sur mon cul. Puis une autre. Et encore une autre. Et encore une. Et d’autres encore. Je me penchais en avant. Les mains sur les genoux. Et je recevais sa main sur chaque fesse.
Elle variait l’angle, l’endroit, l’intensité et même le tempo entre chaque claque. Mes fesses n’étaient plus couvertes de sueur mais bouillantes. Elle me fit retirer la jupe, ce fut un supplice que de sentir le latex serrer mes globes rougis. « Reprends la position ». Je me suis relevée d’un coup, mes mains abandonnant mes genoux lorsque la cravache s’abattit sur mes fesses. « Tu fais véritablement trop de bruit » déclara Frédérique avant de cerner ma tête du harnais destiné à me faire taire. Baillon boule, les mâchoires séparées par la dureté du cuir, elle reprit son minutieux travail.
C’est vrai. J’avais mal. J’avais peur d’avoir plus mal encore. Et pourtant j’en avais envie. Parce que ce mal me faisait du bien. Je crois que je l’ai laissée me bâillonner parce qu’elle apprenait vite : n’avait elle pas précisé avant de combler ma bouche que si je voulais arrêter, il me suffisait de taper du pied deux fois de suite ?

A chaque fois que la cravache s’abattait sur moi, c’était le même scénario : je me raidissais, émettais un gémissement, contractais mes muscles sur le plug. « J’aurai du les compter, je ne sais pas si tu en as assez » dit Frédérique. Moi non plus, je ne savais pas. Ni les dénombrer, ni savoir si j’en voulais encore ou plus du tout. Je ne pensais qu’à mon corps, à son reflet et à sa fragilité. Elle me retourna pour m’ôter la veste et, avant de délacer mon corset, me montra à quel point mes fesses étaient bien colorées. Libérée du corset, la peau marquée par son traitement rigide, les bas sur les chevilles, Fred me tendit ma robe longue en latex. Mais, alors que je l’enfilai, elle me demanda d’attendre pour poser sur chaque mamelon une pince dentelée accompagnée de son poids. Je poursuivis quand elle m’y autorisa, recouvrant mes seins mordus du latex de cette robe un peu moins ajustée que d’autres tenues en latex. Couverte de latex, des épaules jusqu’aux chevilles, je me sentais bien. Comme dans un cocon. Un cocon qui recouvrait mes bras et protégeait mes fesses. Mais quand elle me demanda de me pencher jambes tendues pour relever la robe de manière à lui montrer mon cul, je compris que j’allais encore être fessée.

Cette fois-ci, ce fut encore plus dur. Parce que j’étais debout, droite et que je devais en plus tenir ma robe. Je l’ai laissée échapper une fois. Lorsque j’ai senti le coup qui s’abattit juste après, j’ai rectifié la position de mes doigts de manière à ce que ça ne se reproduise plus. Plus mes fesses rougissaient, plus Frédérique pouvait appuyer son geste. Plus je gémissais longtemps. Et plus je sentais la salive me trahir et chercher à me fuir. Dix coups de cravache s’abattirent d’affilée sur ma fesse droite. Puis sur la gauche. Sans repos entre chaque frappe. Avant qu’elle ne recommence, je craquai et usai de notre signal pour lui demander d’arrêter. Elle vint me regarder. Et tout en me fixant du regard, fit claquer la cravache une dernière fois sur mon coup. Elle a aimé me voir grimacer. Elle me l’a dit. Comme elle finit par me dire que mes fesses ne souffriraient plus ce soir. Mais elle ne me libéra pas du baillon pour autant. Non. Elle attendit que je sois à genoux devant elle pour me le faire enlever. Assise sur le lit, elle me regarda libérer mes lèvres et ma langue. Et vint coller ses lèvres aux miennes pour m’empêcher de reprendre mon souffle trop vite. J’en souris. C’est une sensation si forte.

Elle s’allongea à moitié sur le lit et me demanda de m’approcher, à quatre pattes, parallèle au lit. J’ai alors senti ses pieds se poser sur mon cul douloureux. J’étais bien plus qu’une domestique. J’étais devenue un objet. « Un repose-pied » pour qu’elle puisse regarder un peu la télévision tout en continuant sa lecture. Bien sûr, elle ne regardait pas vraiment, elle s’arrêtait de lire pour me regarder. Comme moi qui ne pensais qu’à mon excitation et à l’humiliation, elle jouait parfaitement à faire semblant. Bougeant et rebougeant les pieds, m’arrachant un petit soupir à chaque fois. « Aurais-tu mal ma chienne ? ». Elle ne voulait pas de réponse. « C’est vrai que tu avais le cul bien rouge tout à l’heure » ajoutait-elle.
Je commençais à fatiguer en raison de la position. Je mourrais de chaud sous cette chape en latex. Je ne sentais plus le plug latex m’emplir. J’étais totalement habituée maintenant. Je l’avais adopté. La poitrine douloureuse, j’attendais patiemment qu’elle me libère. « Demain, tu passeras une très très très longue nuit en ma compagnie » dit-elle avec une arrogante assurance en remontant ses pieds au creux de mes reins. « Cette lecture m’apprend beaucoup de choses sur ce que j’avais pas encore osé imaginer pour toi ». Ce que j’avais vécu ce soir là, et que je vivais encore au moment précis où elle prononçait ses paroles n’était qu’un aperçu, un avant-goût de ce qui m’attendait. « Je peux être une parfaite amante mais aussi la dernière des salopes. Tu te souviens quand nous étions adolescentes et que tu t’amusais à me narguer ? Tu ne trouves pas que tout cela à bien changé ?… Tu as appris à m’aimer, tu vas apprendre à me redouter » conclut-elle avec ce ton ambiguë, à la limite du sérieux et de la plaisanterie.

Elle finit par me libérer de ma position, de mes pinces et de ma robe. Mais elle me fit garder le plug en moi et les chaussures aux pieds pendant que nous fîmes l’amour. Un amour tendre. Absolument pas sadique. Parce qu’elle savait ménager mes envies, ses goûts et ses pulsions.

Un matin comme les autres. Nous étions ensemble. Mais nous étions sages. Je me suis même douchée après elle sans qu’elle ne vienne m’embêter. En fait, elle était comme moi plutôt fatiguée. Frédérique avait préparé sur le lit les vêtements qu’elle avait prévu la veille pour moi. « J’ai changé d’avis depuis hier. Après ce que j’ai lu, je crois que tu te passeras aisément de sous-vêtements » me déclara-t-elle alors que j’enfilai une robe printanière, bleu pastel avec des motifs plus foncées, ample et plissée en bas, légèrement transparente et les épaules nues puisque tenue par un nœud en coton noué derrière la nuque. « Si il se détache, tu te retrouveras à poil devant tout le monde ma chérie » s’amusait-elle à me répéter quand elle ne prenait pas un malin plaisir à soulever les volants de la robe. En ce qui concerne les souliers, tu gardes ceux que tu portais hier soir lorsque je t’ai fessée. Elle me fit d’ailleurs regarder dans la glace, mon cul marqué, robe relevée.

Elle me donna rendez-vous à vingt heures devant Fauchon, place de la Madeleine.

Je ne connaissais pas ce lieu. J’ignorais qu’il y avait des prostituées qui attendent le client en voiture. Moi, j’étais seule. Légèrement et court vêtue. Et j’attendais en regardant si Frédérique se décidait à arriver. En fait, elle m’a observée un petit moment avant de se montrer visiblement très contente de sa plaisanterie. « Tu fais très pute avec tes chaussures » rajouta-t-elle avant de m’embrasser du coin des lèvres. Et le pire… c’est qu’elle a osé rire lorsque je lui ai dit que j’avais mal aux pieds !

Durant le dîner, elle m’a demandé si j’avais été troublée par ma tenue. « Un peu mais pas tant que ça » : je lui ai rappelé que j’étais habituée à jouer avec le feu. « Oui mais moi, ce qui m’excite c’est de te mettre en danger en dehors du bureau » me glissa-t-elle à l’oreille. Je l’ai rassurée en lui disant que j’avais vraiment adoré être surprise ainsi par son choix de vêtement. C’est vrai. Je le pense. Et je suis heureuse qu’elle sache se montrer raisonnable. « Alors tu vas aimer ce qui va suivre » me dit-elle en me glissant un papier plié en quatre au creux de la main alors que nos cafés arrivaient.

Elle y avait inscrit la phrase suivante : « Je veux que tu ailles aux toilettes et que tu en reviennes avec la cuillère dans la chatte. J’insiste pour que tu relèves ta robe en t’asseyant pour que tu sois assise le cul sur la banquette ». Je me suis absentée, la main abritant la petite cuillère et suis revenue gênée, la démarche hésitante. Je serrais les cuisses de peur que l’objet ne m’échappe.
Frédérique me félicita pour mon aplomb et ma capacité à obéir, remarquant que j’étais bien assise. « Je t’autorise à prendre un dessert » dit-elle quand le garçon vint prendre la suite de la commande. « Elle est très gourmande. Elle adore les glaces » commenta Fred avant de commander pour moi.

Le sorbet commençait à fondre : assénée d’une seconde remarque encourageante de Fred, je me suis finalement décidée en mettant ma serviette sur les cuisses à aller chercher le plus discrètement qu’il m’était possible ce qui m’était indispensable à la dégustation de mon dessert. Il ne fut guère facile de ne rien laisser paraître lorsque la partie large s’extirpa de moi pour revenir très vite à la surface. Là, bien entendu, je savais que Frédérique me demanderait de la lécher. Aussi ai-je anticipé son souhait.

Pour rentrer, nous avons marché avant de finalement prendre le métro. Mais, ce qui me paraît utile d’écrire ici, c’est que Frédérique m’a interrogée durant cette marche à l’air libre sur les quelques fois où je me suis amusée à me faire peur en urinant en plein air. Elle m’a avoué ne pas comprendre ce que je pouvais ressentir et ce qu’elle pourrait elle-même ressentir si elle me demandait de le faire. J’ai été incapable de lui expliquer, ou bien de la rassurer. Etais-je trop gênée ? Peut-être. Je me suis néanmoins fendue d’un « ce n’est pas l’essentiel » assez révélateur, je pense.
Assise sur la même banquette du métro, elle me demanda si je n’avais pas trop mal au cul. J’ai souri et lui ai signalé qu’elle avait eu la main plutôt lourde la veille.

Dès notre arrivée chez elle, Fred dénoua ma robe de manière à ce que ma poitrine devienne visible et capable de recevoir ses mains pressantes. Debouts dans le couloir, nous nous sommes embrassées avec cette fougue qui caractérise généralement nos retrouvailles retardées par l’absence d’intimité.
Cette débauche d’énergie nous a emmenées à la chambre où nous avons trouvé la jouissance sous nos caresses mutuelles. Tout en continuant de l’embrasser, de la câliner, je terminais de dévêtir Fred quand elle me demanda de mettre ma robe en latex. Quand je viens de jouir, je suis toujours plus réservée. « S’il te plait » ajouta-t-elle. Je me suis habillée devant celle. Elle régla son réveil avant de se lever pour aller chercher quelque chose dans le sac. « Je t’ai dit que la nuit serait longue. Mais avant, j’ai besoin de me reposer. Et toi ? » Comme elle, j’étais fatiguée. Vidée après notre amour. Mais je ne pouvais pas prétendre à la même tranquillité. D’abord, je me demandais ce qu’elle me réservait pour plus tard. Ensuite, elle prit soin de menotter mes poignets « Pour voir » avant de s’allonger à côté de moi. Vicieuse jusqu’au bout, elle remonta sa couette sur nos corps et vint se blottir contre moi. « Tu sais, je commence à vraiment aimer le contact du latex sur ma peau » déclara-t-elle avant d’ajouter en souriant « J’espère que tu n’auras pas trop froid ». Quelle ironie. Elle avait lu toutes mes pensées les plus intimes. Elle savait ce que j’aimais et redoutais à la fois. Et s’en servait maintenant.

J’eus tout le temps d’y réfléchir dans le noir. Avec pour seule compagnie le bruissement du latex au moindre de mes mouvements et la morsure des menottes bien serrées. Elle ne mit pas longtemps à s’endormir. Moi, un peu plus… Mais une fois que je me fus habituée à l’étrangeté de la situation, sous l’effet couplé de la chaleur douillette et de la fatigue, je me suis assoupie.

Quand le réveil fit son office en pleine nuit, je n’ai eu aucune difficulté à me réveiller. J’étais déjà en alerte si j’ose dire, mes sens et mon esprit avait continué à s’imprégner de la perversité de la situation tandis que Frédérique éprouvait, elle, une réelle difficulté pour émerger. Pour l’y aider, j’ai dégagé la couette et me suis difficilement glissée jusqu’à son sexe pour venir le lécher. Après quelques soupirs, les cuisses s’ouvrirent pleinement et une main vint flatter ma chevelure. « Assez de flatterie petite salope » murmura-t-elle doucement en me repoussant et en refermant l’accès à son trésor.
« J’ai envie d’une tasse de thé » dit-elle en me faisant gestuellement bien comprendre que je devais me débrouiller pour quitter le lit, me rendre à la cuisine, mettre de l’eau dans une casserole, attendre debout qu’elle chauffe et ensuite la transvaser difficilement dans une tasse que j’eus encore plus de mal à prendre en main. Prenant toutes les précautions pour l’amener sans faire de bêtise, je marchais tout doucement et m’écoutais avancer accompagnée par le bruissement du latex. Je sentais depuis un moment ma peau ruisseler de sueur, mais depuis que je m’étais relevée, je sentais les perles couler le long de mes jambes et de mon buste. Je peux affirmer haut et fort que cela me plaisait et m’excitait terriblement.
Elle me renvoya chercher du sucre et une cuillère puis me fit mettre à genoux, ce qui n’est guère facile les mains menottées. Ainsi disposée à côté du lit, j’ai du présenter mes mains la paume vers le plafond, les joindre à la hauteur de ma poitrine, et accueillir sur ma peau la tasse plutôt chaude. Elle déposa le sucre au fond, usa de sa cuillère sans prêter attention à mon regard soumis, puis enleva la tasse de mes mains pour la porter à ses lèvres. Elle laissa la cuillère dans la paume de mes mains. Je ne devais rester parfaitement immobile au risque de renverser la tasse que Frédérique déposait entre chaque gorgée, très espacées au début, parce que « tu as mal travaillé, le thé est trop chaud ».

La tasse vide, elle m’ordonna de la ramener à la cuisine, m’aidant à me relever après avoir constaté que j’étais incapable de le faire avec cette robe et les mains emprisonnées et occupées.
Elle m’appela de la salle d’eau où elle me commanda d’ôter ma robe. « C’est parfait, tu es trempée » commenta-t-elle en constatant visuellement ce que je ressentais autrement. « Ta peau sent le latex » dit-elle après avoir embrassé mon sein gauche puis mon cou. Elle me fit rincer la robe dans le bac à douche sans m’autoriser à y entrer pour me laver avec elle. Je dus le faire à genoux sur le carrelage froid et dur. Ensuite, elle supervisa le séchage de la robe intérieur et extérieur à l’aide d’une serviette. Cela m’a prit un temps fou. J’en avais marre… J’avoue. Mais quand elle m’a demandé de l’aider à la passer, j’ai tout de suite trouvé ça très excitant. La robe lui allait bien. Un peu juste pour elle qui n’a pas la même silhouette que moi. Mais elle lui allait très bien malgré tout. « Comme ça, je saurais vraiment ce que tu ressens » m’expliqua-t-elle en rejoignant la chambre où j’enfilai à ses pieds des bottes d’équitation qu’elle n’avait pas mise depuis des années. Une fois les jambes gainées, elle était encore plus belle et intimidante qu’auparavant.
Elle fit quelques pas et alors que j’étais encore à genoux, elle me commanda de prendre le plug en latex qui était dans le sac et de le glisser entre mes fesses. J’ai voulu le lécher, elle me l’interdit. « Tu es assez humide comme ça » dit-elle pour me voir grimacer quand le plug vint se river en moi après quelques approches aussi lentes que délicieuses. Je dois reconnaître qu’elle avait raison. Mes chairs étaient tendres après cette petite séance de sauna et je n’eus aucun mal à accueillir l’objet en moi.
Perchées sur mes plus hauts talons, elle me regarda enfiler avec difficulté la mini-jupe de l’ensemble latex que la veste allait bientôt compléter. La poitrine protégée et moulée grâce à ce haut fermé par le zip, Frédérique m’apprit que nous sortions. Je ne l’ai pas crue jusqu’à ce qu’elle prenne son sac à main et qu’elle me tende un imperméable qui devait m’aller selon elle. Elle revêtit une cape sur ses épaules qu’elle me demanda de nouer sous sa gorge et profitant d’un baiser étouffant, nous mena au couloir puis bien vite au dehors de l’appartement.

Trois heures du matin. Paris, ville morte. Je préférais ça d’ailleurs. En sortant ensemble dans la rue, j’étais plutôt flippée. Frédérique, elle, ne semblait pas du tout impressionnée. Nous marchions sans un mot. Je n’osais pas lui demander ce qu’elle mijotait. Le boulevard de Port Royal dépassé, elle me prit la main. Nous étions dans une toute petite rue. Nous ne risquions rien. A l’angle se trouve un petit jardin public où nous allions parfois étudiantes. Elle y pénétra en me tirant doucement le bras. Là, elle déboutonna l’imperméable et me l’enleva. Il faisait plutôt frais. Je me retrouvais en latex ici, en plein lieu public, heureusement plutôt sombre. « Pourquoi m’as tu emmenée ici cette nuit ? » ai-je demandé. « Tu l’aurais fait en journée ? » répondit-elle en souriant. Bien sûr que non. Elle aussi. « Je ne sais pas. Comme ça. Pour le fun. Pour le risque. Parce que j’avais envie que cette nuit soit érotique, torride, sadique et unique » m’avoua-t-elle en me rappelant qu’elle avait promis une très longue nuit. De son sac à main, elle sortit les menottes. Je me souviens l’avoir regardé. J’exprimais à la fois une crainte intense et une envie folle qu’elle continue.
Les poignets menottés au creux des reins, elle m’embrassa. Et tout en m’embrassant, ouvrit le haut en latex pour que ma poitrine vienne s’ébattre à l’air libre. J’ai encore ressenti quelque chose de très intense : nous étions impudiques, perverses au dehors. Il n’y a pas de risque. Ou presque pas. Et ça me plaisait et me rassurait terriblement. Même si l’absence du risque 0% me semblait primordiale. En sentant sa main prendre l’extrémité de mon sein entre ses doigts, j’imaginais qu’un noctambule avait la possibilité de nous deviner depuis un immeuble voisin. Je l’ai bien vue sortir les pinces crocodiles du sac à main. « Tu veux bien ? » demanda-t-elle avec précaution. « Vas-y » lui dis-je vite avant que ma raison ne me donne envie de changer d’avis. Elle pinça immédiatement le mamelon droit puis le gauche. La chaînette reliait mes seins caressés par la fraîcheur nocturne. Comme pour me consoler du gémissement que j’avais ravalé en raison du lieu, elle m’embrassa jusqu’à ce que je me détende.

Je suis particulièrement troublée en y repensant parce que je n’avais pas écrit cette envie que j’ai eue il y a quelques semaines à peine. Celle d’être promenée en laisse dans un jardin public, fausse laisse puisqu’il s’agissait de la chainette qui voguait au gré de ma poitrine. Je suis troublée parce que Fred l’a fait, marchant devant moi, en tirant doucement mais réellement sur la chaîne afin que je la suive jusqu’aux jeux pour enfants, une petite place recouverte de sable où mes talons s’enfonçaient ce qui me déséquilibrait et accentuait la douleur du pincement quand je me penchais pour me remettre en équilibre. Une petite place absolument pas abritée par les arbres. Frédérique remonta ma jupe sur les hanches et m’aida à m’asseoir sur la balançoire. J’avais les fesses et la chatte contre le métal du siège et la poitrine toujours arrogante qui se remarquait plus encore grâce au scintillement de la chainette. Elle libéra mon mamelon droit pour l’emprisonner juste après avoir passé la chainette à l’intérieur de la poignée dont on se sert pour ne pas tomber lorsque l’on utilise le balancier. J’étais immobilisée sur le siège, penchée vers la poignée, le cul et les seins à l’air, les cuisses écartées, le plug enfoncé en moi. Elle me tenait et se tenait à côté de moi. Elle se penchait parfois pour me murmurer à l’oreille que j’étais sa chienne, que je ressemblais à une salope comme ça ou bien que je n’étais sa chose et qu’elle ferait de moi ce que bon lui semblerait. Je ne pouvais plus échapper à ses ordres.
Plus le temps passait, plus je m’affolais. En fait, je commençais à réaliser l’inconfort de ma position grâce à la pause qu’elle imposait à notre jeu. Elle s’assit magistralement sur le siège en face pour me monter dans les airs. Lentement, je me suis retrouvée à un bon mètre du sol, incapable de le toucher des pieds, apeurée de perdre l’équilibre. Puis elle me descendit aussi doucement avant de venir me libérer les seins. Elle les emprisonna dans le latex et appuya ensuite dessus pour que je gémisse alors qu’elle m’embrassait. Sa main essayait de glisser entre mes lèvres et le siège. Ce n’était guère aisé, ni confortable. Elle décida de rentrer après m’avoir enlevé les menottes à l’entrée du jardin. M’obligeant à remettre ma jupe alors que nous étions presque sur le trottoir et gardant confisqué l’imperméable jusqu’à la maison. « Je veux te voir marcher dans la rue habillée comme une putain » disait-elle.
J’avoue qu’elle avait raison et qu’en marchant ainsi fagotée en pleine rue, je me faisais l’impression d’être une putain. Mais ça ne me choquait pas. Quand nous avons croisé un type qui promenait son chien près de sa rue, j’ai fait comme si de rien n’était. Plusieurs fois sur le chemin du retour, Fred me vola un baiser ou caressa mes reins. Nous étions toutes les deux heureuses. Excitées. Mais ce n’était pas fini comme me le rappela Frédérique alors que je tentai de l’entrainer dans la chambre dès la porte de son appartement franchie. « Et qu’attends-tu de moi » lui dis-je en me collant à elle en riant alors qu’elle déplaçait la main que je venais de poser sur sa poitrine.

« Je vais te torturer jusqu’à l’aube » dit-elle en souriant. J’ai regardé l’heure. « Mais il n’est pas encore cinq heures » précisai-je. « Je sais » conclut-elle avec cette fascinante assurance. Elle alla chercher le sac et revint avec. « Enlève tes chaussures » me dicta-t-elle. L’ordre exécuté, elle glissa autour de mes chevilles le cuir de la barre d’écartement. Les chevilles prises par les bracelets serrés, distantes l’une de l’autre, la jupe en latex tendue par l’écartement de mes cuisses, ce fut au tour de mes poignets d’être immobilisés de nouveau dans le dos. Là, elle dégagea le sol des poufs où l’on s’assoit parfois pour m’aider à m’allonger. En fait, pas vraiment m’allonger. Je vais essayer de redéfinir ma position :
j’étais les bras contre le sol, le tronc allongé, mais le cul légèrement relevé puisque Frédérique avait ordonné que mes jambes soient en L. Pieds au sol, genoux pliés, les cuisses écartées et en pente vers mon cul proche du sol, partiellement posé sur mes mains. Elle me demanda comment je me sentais. « Ce n’est pas très confortable » lui répondis-je en souriant. « Ca le sera encore moins après » me suis-je entendu dire après que je l’eus rassurée.
En effet, elle utilisa quelque chose pour relier les menottes à la barre d’écartement de manière à les rapprocher et à m’empêcher de bouger. Les bras tirés en arrières, les chevilles happées vers le cul, ça devenait impossible de me mouvoir, ne serait-ce qu’un peu. En fait, je ne l’ai su qu’après, elle avait utilisé une ceinture pour relier l’ensemble. C’est la raison pour laquelle lorsque j’essayais de tirer sur mes bras, je ne parvenais à rien. J’ai pensé que nous allions trop loin. Mais quand elle commençait à me masturber, là, j’oubliais ma honte et la douleur qui commençait à envahir mes membres. Elle jouait avec mon sexe puis s’arrêtait. Recommençait quelques instants après, puis plus rien pendant un long moment. Elle aussi se caressait. Tantôt sur le canapé voisin, tantôt debout au dessus de mon visage pour que je vois bien ses jambes tendues bottées campées de part en part de ma tête.

La robe relevé, puis baissée, je savais qu’elle mourrait de chaud comme moi auparavant. Moi aussi j’avais très chaud. C’était ma position qui m’incommodait. Mais elle se moquait de mes suppliques. Elle savait que je pouvais encore encaisser la douleur. Que mon plaisir était bien supérieur à elle. Et alors que je réclamais encore sa clémence, elle brisa mes paroles en déposant sur mes mamelons les pinces crocodiles. Et pour me donner du courage, entama un interminable et délicieux cunnilingus qui me fit tutoyer la jouissance.
Soudain, la lumière s’éteignit. Elle s’agenouilla près de moi et murmura « Je te laisse, je vais prendre une douche ». Et alors que je lui demandais pitié, je l’entendis s’éloigner et retirer la robe en latex. Elle ne ferma pas sans doute pas la porte de la salle de bains pour que j’entende si clairement l’eau de ce moment si agréable pour elle et si inconfortable pour moi.

Quand elle revint, je me mis à la supplier. « S’il te plait. S’il te plait. Libère moi. Je t’en prie. » Elle a rallumé la lumière et m’a regardée en se penchant sur moi. Elle prit la chaine et tira dessus pour me voir grimacer et examiner ma réaction. Puis elle s’assit sur mon visage pour qu’à mon tour j’honore sa chatte de ma langue. « Fais moi jouir et je te libèrerai peut-être ».
Ce fut épuisante : je n’avais plus aucune force, je ne pouvais utiliser que ma bouche et ma langue, j’étais transpercée par la douleur du cul aux seins, des genoux jusqu’aux épaules. Elle m’étouffait à moitié en s’asseyant de tout son poids sur moi, les bras en arrières, elle posait ses mains sur les seins qu’elle serrait. Elle tirait sur la chaine parfois pour me faire comprendre que je devais cesser de lécher elle contrôlait sa jouissance en contrôlant ma langue. Enfin, elle finit par jouir grâce à moi. Elle me libéra, tendrement, je ne disais rien, elle me caressait, me faisait jouir en me libérant.

Nous avons fini notre nuit au lit. Et quand l’aube s’est levée, nous dormions à poings fermés. Mais je dormais engodée. Frédérique voulait que je garde le plug même après avoir joui. Elle me l’avait fait jurer juste à l’extrême limite de la jouissance. J’avais dit oui. Et je tiens mes promesses.

C’est le téléphone qui nous a réveillées. La mère de Frédérique l’appelait pour s’assurer qu’elle ne serait pas en retard au déjeuner prévu. Elle la rassura et lui dit qu’elle serait là une heure plus tard.
« Je vais te laisser » lui ai-je dit, triste de cette mauvaise surprise, privée de ma complice trop vite.
« Non, viens avec moi » me répondit-elle. Bien sûr, ses parents me connaissent depuis que je suis toute petite, j’émis néanmoins une réserve en lui demandant si ça ne posait aucun problème. Baiser tendre en guise de réponse. « Tu plaisantes ? Rien n’a changé entre nous. Nous sommes simplement plus proches et ça ne se voit pas… si tu sais être sage ». J’ai souri, lui ai demandé si elle saurait l’être en lui rappelant qu’elle était encore pire que moi. « Tu devrais t’habiller » me dit-elle empressée en agrafant son soutien-gorge. « T’es marrante, je n’ai pas grand chose à me mettre sur le cul » lui ai-je alors fait remarquer. Collée à moi, en caressant mes fesses, elle me suggéra de remettre la robe de la veille. « Sans culotte ? » l’ai-je interrogée surprise. « Ça ne t’a pas gênée hier », « Oui mais il y a tes parents » lui murmurai-je. « Tu devras faire deux fois plus attention sinon je te punirai sévèrement » me répondit-elle en rigolant et en descendant sa main vers mon sexe. « Tu as toujours le plug ? » J’ai souri. « J’avais promis ». « C’est bien. » Elle pressa dessus avec le doigt ce qui me fit immédiatement réagir. « Hummm. C’est très sensible dis-moi ». Elle avait raison. J’étais emplie, dilatée mais le latex était rivé en moi et épousait parfaitement mes chairs. « Garde-le encore s’il te plait » demanda-t-elle avant de m’embrasser. « Allez dépêche ! » dit-elle en me lâchant pour enfiler son jean.

Comme toujours, je fus extrêmement bien accueillie. Officiellement, nous étions sorties ensemble la veille au soir et rentrées très tard alors Frédérique m’avait elle proposé l’hospitalité. De temps à autres elle m’envoyait un sourire en coin particulièrement quand elle me voyait faire très attention à ne pas dévoiler mes fesses nues en aidant à table ou en me relevant. Elle me faisait un clin d’œil quand je soulageais mon cul de la pression de la chaise en me dandinant discrètement. Le plug se rappelait régulièrement à mon esprit, juste assez pour donner une touche supplémentaire à cet après-midi. Au retour de la banlieue où résident ses parents, je suis passée chez moi pour prendre quelques affaires.
Je n’avais pas envie d’être séparée de Frédérique et elle m’avait fait part aussi de son désir de partager sa soirée avec moi. Le train qui nous ramenait vers la capitale était désert. Nous étions seules dans la rame de RER et des idées venaient à notre esprit. Mais nous nous sommes retenues… pour une fois ! C’est peut être parce que j’étais frustrée de notre sagesse que j’ai eu le courage de poser à Fred une question qui me tenaillait depuis un moment déjà. « Je ne sais pas comment le dire mais… parfois je me demande comment tu agis avec un homme ». Elle a souri et a caressé ma joue avec la sienne. « Différemment… Avec toi c’est comme si j’étais seule. Je ne triche pas. Tout ce dont j’ai envie, je le fais ou le montre » m’a-t-elle glissé à l’oreille. J’ai été très touchée par ses paroles. « Tu ne dois être gênée de m’avoir dit ça. Moi aussi, j’ai essayé de t’imaginer avec un mec. Remarque, ça fait un petit moment que je n’arrête pas d’imaginer plein de choses pour toi… mais bon ! ». Je lui ai demandé si elle y pensait vraiment beaucoup. « Si je n’y pensais pas autant, nos jeux seraient différents. Je sens que je te demande parfois beaucoup mais… c’est parce que je t’imagine faire des trucs hards ». « Tu me voyais comme ça avant ? ». « Avant je n’y pensais pas. Mais depuis que nous avons fait l’amour et que tu m’as montré ce que tu aimes, je te vois comme tu as envie d’être » m’avoua-t-elle en me tenant la main. Elle a caressé mon poignet gauche et a demandé si je ne craignais pas qu’elle gâche quelque chose en me faisant aller aussi loin. Frédérique faisait allusion aux marques légèrement visibles que je portais aux poignets et peut être aussi aux bleus sur mes fesses. J’ai compris qu’elle se posait autant de questions que moi. « Tu crois que si on faisait uniquement et simplement l’amour quand on se voit, ce serait aussi bien ? ». Elle a réfléchi et m’a répondu « Sincèrement, non. Je crois que ça nous rapproche parce que… parce que tu aimes ça et que je découvre. Et ce que je découvre, tu me le fais aimer. Tu comprends ? ». Oui je comprenais très bien. J’avais eu la même réaction en découvrant la SM. « Tu n’avais jamais eu ces envies avant ? » lui ai-je demandé. « Jamais comme ça. Avant, ça m’aurait fait sourire. Je n’aurai pas pris ça au sérieux. Avec toi, c’est différent. J’ai envie de t’aimer, de te donner du plaisir, que tu m’en donnes, mais aussi que tu me montres jusqu’où tu peux aller, que tu me montres que tu peux aller plus loin encore pour moi, et même, c’est vrai, j’ai envie de te faire mal quand je devine ton envie d’avoir mal ». C’était plus qu’un discours. C’était une vraie déclaration. Je l’ai embrassée sur la bouche avant que la rame ne s’immobile sur le quai. « Je t’aime. C’est tout ce que je sais. » lui ai-je dit.

Nous sommes allées au ciné et avons vu la bande annonce d’un film où un couple faisait l’amour. Fred s’est penchée pour me dire « tu vois, je suis ultra-possessive, mais quand je vois ça, je me dis que j’aimerais bien te voir baiser avec un mec pour voir tes réactions ». J’ai souri et ai pris sa main. Je crois que nous nous sommes tenues par la main pendant presque tout le film. En fin de séance, je suis allée aux toilettes. Frédérique m’a suivie et s’est engouffrée derrière moi dans la cabine exigüe, et ça, malgré la présence d’autres femmes dans les toilettes du cinéma. « T’es folle… qu’est-ce qui te prend ? » l’ai-je sermonné. Elle m’a embrassé. Comme l’aurait fait un mec, me collant dos au mur. « Il faut absolument que je fasse pipi » lui ai-je dit tout doucement avec un ton de supplique.
Sa main entre mes cuisses, elle appuya deux doigts sur ma vulve et me demanda entre deux baisers si j’avais une culotte dans mon sac. J’avais effectivement glissé un slip parmi les affaires prises pour le lendemain. « Mets là » : je me suis étonnée mais elle répéta sa demande, aussi, ai-je sorti le slip blanc en satin et l’ai enfilé devant elle, presque contre elle. « Maintenant, tu peux faire pipi ».
Je l’ai regardée. « Tu as très bien entendu ». Je me suis assise sur le siège des toilettes. Avec son pied, elle m’a fait comprendre que je ne devais pas garder les chevilles si proches. « Ecarte » précisa-t-elle.
Frédérique s’accroupit, à la fois pour mieux capturer mon regard et augmenter ma détresse mais aussi pour ne pas manquer une miette du spectacle. Avec ses mains, elle poussa l’intérieur de mes cuisses pour que je sois parfaitement ouverte à son regard. « Je croyais que tu avais très envie… ». Plus je sentais son regard, plus j’entendais sa voix et moins je réussissais à libérer ma vessie.
La position n’était pas vraiment des plus confortables, d’autant que je devais maintenir la robe de manière à être parfaitement dévoilée. Enfin, je sentis le liquide abonder et le satin s’humidifier. J’ai senti une gêne intense à entendre ce bruit si intime alors que ma compagne m’examinait.
Le satin trempé, les lèvres et le pubis frappés par cette humidité inexorablement propagée, je fus apte à me relever sans avoir le droit de m’essuyer. Mes cuisses se sont refermées sur un slip trempé que de petites gouttes quittaient encore. Je me sentais humiliée. Je me sentais très petite fille. « Ce n’est pas très propre ce que tu as fait là » me glissa à l’oreille Frédérique après s’être relevée. « Tu peux baisser ta robe maintenant. On va y aller » ajouta-t-elle. C’est ainsi qu’elle me fit sortir la première. J’ai cru que j’allais crever de honte. Je n’avais qu’une seule crainte : que l’humidité du slip se propage à la robe plutôt légère que je portais. « Je n’ai plus rien à me mettre demain » lui dis-je quand elle me félicita pour l’avoir écoutée. « On va trouver une solution » dit-elle malicieusement.

En arrivant chez elle, je fus débarrassée de ma robe dès l’entrée. « Toute nue, avec ta culotte humide pour seule protection » me dit-elle avant de me convier à ranger mes affaires. « C’est le bordel », « Il faut que tu ranges ici et à côté ». C’est vrai que tout traînait depuis deux jours. Lingerie, latex, jouets.
« Je veux que tu m’emmènes un jour là où tu achètes tout ça. », « Si tu veux », « J’ai très envie de te trouver une tenue que tu ne porterais qu’ici, en ma présence » me confia Frédérique.

Elle me fit préparer du thé toujours nue et en slip. C’est d’ailleurs ainsi accoutrée que je l’ai regardée vider sa tasse, à genoux comme durant la nuit, servant de porte-tasse. « Toi, tu n’y as pas droit. Tu serais capable de pisser au lit » dit-elle en se moquant. « A ce propos, donne-moi ta culotte » : je me suis levée, ai enlevé l’objet du délit, me suis remise à genoux et lui ai donné. Elle l’examina de près. « Elle est encore humide. Et regarde comme elle est sale. Non mais tu vois ? Tu es vraiment folle de faire des choses pareilles » me rabâchait-elle en me mettant la culotte sous le nez. « Sens ». Elle avait ce parfum extrêmement fort caractéristique. « Tu aimes sentir ton odeur ? Réponds la vérité. ». Je ne pouvais pas dire autre chose que oui. Mon parfum m’a toujours attirée. « Cochonne. J’en étais sûre. Va laver ta culotte au lavabo. Et frotte fort, avec du savon, je veux qu’elle soit parfaitement blanche et qu’elle sente le propre » ordonna-t-elle.
Bien entendu, elle me supervisa durant toute la durée du nettoyage. Me regardant humer le tissu afin de m’assurer que l’odeur disparaissait. Elle eut un gloussement en me voyant regarder le satin à la lumière de la lampe pour m’assurer qu’aucune auréole jaune ne restait. Une fois inspecté, le slip fut accroché par ses soins dans la douche. « J’espère pour toi qu’il sera sec demain matin, sinon, tu iras travailler le cul et la chatte à l’air » conclut Frédérique.

Lorsque je lui ai demandé si je pouvais enlever le plug, elle m’a répondu « Ça dépend ». Dépendait de la manière dont j’allais lui demander. Elle me montra comment je devrais désormais la supplier : allongée, à genoux, jambes serrées, cul relevé, bien cambrée, les épaules touchant le sol, les bras le long du corps, la joue contre le parquet. Après s’être relevée, elle me commanda de l’imiter.
J’ai de nouveau ressenti cette impression de puissance : elle était habillée, elle n’avait pas gardé cette pose plus de quelques secondes. Moi, j’étais nue, je montrais impudiquement mon cul engodé, elle veillait à ce que mon visage et mes épaules touchent bien le sol et me contraignait à garder la pose.
« C’est dorénavant comme cela que tu devras te mettre lorsque je te dirai de te mettre en position, tu as compris ? ». Oui répondis-je. « C’est parfait. Maintenant, implore-moi de libérer ton petit trou. Tu as mal, j’espère ? ». Je n’avais pas vraiment mal. J’étais extrêmement gênée en fait. Il me torturait. J’ai tenté de lui expliquer mais elle s’impatienta et finit par exiger que je répète après elle :
« Pitié Frédérique. Accepte de bien vouloir soulager mon trou de chienne que le plug dilate pour toi depuis de matin ». Elle me l’a fait répéter six fois je crois. Pour finalement accepter et me l’ôter d’un coup sec. Je me sentais ouverte. Plus encore grâce à ma position. Je n’avais pas la sensation que mon orifice se refermait. Il demeurait dilaté. C’est une sensation que j’affectionne. « Un jour, je te ferai nettoyer tout ce que tu salis » déclara Frédérique en jetant à côté de mon visage le plug sale.
« Maintenant, viens me faire l’amour. Et si tu le fais bien, je t’autoriserai peut être à jouir » dit elle.


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