EMMANUELLE : episode 11

Vendredi 14, Samedi 15 et Dimanche 16 mai 1999

Je suis partie de chez Frédérique avec une culotte à peine sèche. Elle me retrouva le soir même chez moi, en profitant pour me rapporter mes affaires les plus intimes. « Je crois que ce pauvre sac ne va pas cesser de faire la navette » dit-elle en rangeant certains effets. « Je me sers. J’ai envie de jouer. Et je n’ai rien à la maison. A ce propos, quand m’emmènes-tu à ta boutique ? ». « Demain, si tu veux » lui répondis-je. Le rendez-vous était pris.

Nous avons passé la nuit ensemble dans mon petit lit. Désormais habituées toutes les deux à un lit plus grand, nous avons abusé de la promiscuité de celui-ci afin de nous livrer à de multiples câlins que ne furent pas tous menés à leur terme mais, je crois que cela rendait encore plus agréables les autres.
Le climat avec Florence s’est détendu : nous avons même pris le petit déjeuner toutes ensemble.
Fred a ensuite mobilisé la salle de bains pendant un bon moment, profitant de notre baignoire pour faire ce qu’elle ne peut pas accomplir chez elle. Quand ce fut mon tour d’en revenir, mes affaires de la journée m’attendaient sur la chaise : corset, bas, robe gris anthracite, longue et fendue devant jusqu’au-dessus des genoux, ras du cou, plutôt ajustée sans être moulante, mes talons les plus hauts gris également. Une tenue discrète mais sensuelle. Avec une touche de cruauté en raison du corset.

Après avoir vérifié que mes bas ne plissaient pas, que le string séparait symétriquement mes fesses et que le laçage du corset était suffisamment contraignant, Frédérique m’autorisa à revêtir la robe. « Je te veux tirée à quatre épingles, sobre, classe et salope à la fois. Là, tu es parfaite » me glissa-t-elle en déposant sur mes lèvres une nouvelle couche de rouge à lèvres.

Nous passâmes chez elle afin d’y déposer mes affaires mais aussi pour qu’elle se change. Elle choisit pour m’agacer, je pense, des vêtements ultra confortables : jean, tennis et veste longue en toile avec un chemisier blanc qui dévoilait partiellement légèrement sa poitrine parfaitement maintenue par un soutien-gorge aussi blanc et sobre que sa culotte.

Nous allâmes prendre une salade à la terrasse d’un café puis visiter l’exposition qui est consacrée à l’art marocain. Il était plus de seize heures quand nous en sommes sorties. Le rythme assez lent sur lequel nous avons parcouru l’exposition m’avait permis de partiellement oublier la contrainte du corset. « C’est plutôt bien que tu commences à t’habituer » pensait Fred alors que je l’entrainais sur le chemin de la fameuse boutique.

En route, je me suis arrêtée aux toilettes publiques pour faire un petit pipi. Quelle contrainte que de devoir ôter la robe, descendre le string et s’asseoir sur le siège lorsque je suis corsetée ! C’est ce que je dus rappeler à Fred quand elle me fit la remarque de ma lenteur. « La prochaine fois, je viendrai et te regarderai te contorsionner pour remettre ta robe » conclut-elle contente de son fait.

« Je pensais que ce serait plus sordide que ça » me confia-t-elle dès son entrée. La clarté du lieu et le souriant accueil d’Isabelle sont sans doute pour beaucoup dans cette bonne impression.
« C’est elle qui t’a vendu le body en latex ? » me demanda Fred notre visite reprise. « Oui » dis-je en souriant, parfaitement détendue et heureuse d’avoir amené ma compagne en ce lieu.
« Si j’avais une cage comme celle-ci, je t’y laisserai des heures entières » me confia Fred en regardant de très près la lingerie en latex et en vinyl. « Je veux que tu prennes ça pour toi » exigea-t-elle en me montrant une tenue de soubrette en vinyl. Je n’étais pas convaincue. « Je n’ai pas dit que je voulais que tu y réfléchisses, j’ai dit que je voulais que tu l’achètes alors trouve ta taille, et demande donc à ta copine vendeuse son avis sur la question. Considère ça comme un ordre. » décréta-t-elle.

A la caisse, nous n’avons finalement pas ramené autant de choses que Frédérique en avait regardées. Mais il y en avait quand même beaucoup. « Je ne veux pas être prise de court » m’avait-elle dit en demandant à Isabelle de lui sortir de la vitrine les pinces crocodiles identiques aux miennes. « Je veux aussi ces poids. Ce sont les plus lourdes que vous ayez ? Alors ça ira si ils s’adaptent à ces pinces. » Isabelle lui démontra que c’était le cas. En me regardant droit dans les yeux, Frédérique me lança un « tu vas aimer » qui me fit rougir je crois. Isabelle souriait comme à son habitude.
Après avoir longuement hésité sur la cravache, Fred préféra sélectionner un martinet dont les lanières en latex s’avéraient redoutables selon les échos rapportés à Isabelle. « D’abord, tu n’en avais pas, et ensuite ça ira mieux avec mon ensemble » me glissa-t-elle quand je l’interrogeais sur ce revirement. J’avoue que l’ensemble bustier – culotte en latex noir est sublime. J’aurais bien aimé en avoir un. Là, c’était le seul exemplaire qu’il restait en boutique. Au moment de payer, la vendeuse me demanda si j’étais toujours satisfaite de ma barre d’écartement. « Je te demande parce que j’en ai rentrées des nouvelles ultra sympas ». J’avais décliné l’invitation subtile. Frédérique sauta dessus. Les barres pas encore en boutique tapèrent immédiatement dans l’œil de ma partenaire de jeu. Presque deux fois plus longue que la précédente, Isabelle eut la gentillesse de nous l’emballer dans du papier kraft pour le transport.

C’est moi qui me suis coltiné la barre jusqu’à l’appartement tandis que Fred avait rangé le reste dans son sac à dos. « Je suis crevée » dis-je en m’affalant sur le canapé à peine arrivée. « Et ce corset qui me pince sans arrêt » répétais-je une fois de trop. « Tu vas arrêter de râler oui ? Tu devrais être excitée plutôt que crevée » dit Frédérique. « Mais je le suis, ça ne m’empêche pas de ronchonner » répondis je en rigolant. Elle voulut alors constater par ses soins si j’étais vraiment excitée.
Dans le salon, les volets ouverts, les rideaux tirés, la robe sur les chevilles, je glissai le string sur mes cuisses pour que ma compagne puisse vérifier l’humidité de ma chatte de ses doigts. « C’est bien. Tu n’as pas menti », je pouvais me rhabiller pour aller ranger nos achats à côté.

Non contente d’avoir exhibé ma taille serrée et la silhouette du corset devinable sous ma robe fendue au point d’exhiber mes cuisses lorsque je m’asseyais, Frédérique m’apprit alors que nous passerions la soirée chez un couple qui organisait une petite fête. « Pas question de te changer » donna Frédérique en guise de réponse à ma demande.
C’est ainsi que je me suis retrouvée entourée d’inconnus, dans un appartement trop petit pour trente personnes, tantôt debout sur mes talons, tantôt assise tant bien que mal, la taille mordue et la robe impudique quant à la naissance de mes bas. C’est Frédérique qui me fit remarquer qu’on pouvait voir mes bas lorsque je m’asseyais sur ce petit tabouret que je ne quittais plus jusqu’à ce qu’elle me le dise. Du coup, je me suis remise dans le circuit des actifs, et, me suis retrouvée à danser, parfois la taille enlacée par un bras masculin ce qui, j’avoue, m’excitait terriblement. Il m’est arrivée ensuite de regarder le type en question pour voir son attitude, je me demandais si il avait senti le corset, ce qui n’aurait rien eu d’étonnant.
Nous sommes parties vers minuit avec un groupe de personnes qui, comme nous, ne voulaient pas se retrouver sans moyen de transport. Il n’y a pas à dire, les couloirs du métro à cette heure là n’ont rien d’amusant. Même quand la fille qui vous suit prend un malin plaisir à vous mettre la main aux fesses dès qu’elle en a l’occasion.

De retour chez Frédérique, je fus autorisée à ôter mes souliers. « J’ai super mal aux jambes » lui ai-je dit en allant aux toilettes. « Où vas tu ? », « Ben, tu vois bien » lui répondis-je un peu surprise.
« Attends-moi » dit-elle en bloquant la porte. Les bras croisés, appuyée contre le chambranle, l’œil brillant, elle me regarda descendre ma robe puis mon string pour enfin pouvoir me soulager.
Elle s’approcha de moi alors que je m’essuyais pour prendre possession de ma robe et de mon slip. Tu n’en as plus besoin ce soir, dit-elle, alors que je jouais avec mes jambes pour libérer l’étoffe. Elle accrocha les deux au porte-manteau de l’entrée puis se glissa derrière moi. « Aide-moi à enlever mon jean » commanda-t-elle. Je serre sa taille de mon bras droit puis commence à le déboutonner. « Pas comme ça, à genoux » précisa-t-elle pour que je m’exécute immédiatement. Sans qu’elle ait besoin de le demander, j’ai baissé sa culotte afin qu’elle puisse s’asseoir. Elle encouragea cette initiative d’un « C’est très bien » doublé d’une caresse sur la joue. « Baisse les yeux » me dicta-t-elle alors que j’allais bientôt uniquement pouvoir entendre le jet intime qu’elle libérait. « Moi, je peux te regarder, pas toi » dit-elle. Cette phrase me trouble beaucoup, tout comme ce qui suivit. « Essuie » dit-elle en me tendant du papier toilette que je jetais ensuite. « La prochaine fois, je n’aurai pas besoin de te le demander, d’accord ». J’étais parfaitement d’accord. « Maintenant, nettoie avec ta langue » dit-elle en menant avec vigueur ma tête à son sexe qui avait un goût plus salé qu’à l’accoutumée. « Ça te plait tant que ça ? » s’exclama-t-elle souriante lorsque je glissai ma langue dans sa chatte. Je séchais la salive que j’avais déposée avec une feuille de papier puis la rhabillais toujours à genoux. Ce n’est pas si simple de boutonner un jean à genoux. Moins qu’il n’y paraît… « Va chercher ton martinet. Va le chercher comme une chienne, à quatre pattes. Et ramène le moi en le tenant dans ta gueule » commanda Frédérique. C’est vrai, ça m’a fait drôle de lui amener le martinet en le tenant serré entre mes dents. Je serrais tendrement le manche dont elle saisit l’extrémité pour le prendre en main et aussi sec faire claquer les lanières dans l’air. « Tu imagines quand ça va tomber sur ton cul ? ». Oui, j’imaginais parfaitement bien. « Avec ça, tu auras peut-être moins de bleus, mais quand j’aurai fini de te fesser, tu auras le cul uniformément rouge » me prévint Frédérique. La première salve tomba si vite que j’en eus le souffle coupé. Je ne sais comment expliquer cette sensation. C’est comme si une dizaine de fines cravache s’abattait sur la fesse en même temps. Elle ne me ménageait pas et frappait si fort que je fus contrainte de la supplier d’arrêter. Elle m’aida à me relever et s’excusa. « Pardonne moi, je ne sens pas ma force avec ce truc là ». Moi, je la sentais parfaitement. Elle était belle avec le martinet en main, le cul nu, le pubis à l’air. Très belle avec ses seins qui débordaient de la chemise mal boutonnée.

Elle m’emmena dans la cuisine en me tirant par les cheveux, en m’embrassant aussi. Là, installée devant la cuisinière, Frédérique me menotta à la poignée du four, les mains au niveau du pubis. Dos légèrement courbé, la taille mordue par le corset, elle revint après s’être absentée pour se munir de la barre d’écartement. « Ecarte salope » dit-elle en brusquant mon pied d’appui avec le sien. « Allez », mes jambes étaient ouvertes au maximum, je sentais le cuir se refermer autour de mes chevilles. Elle força encore mes jambes à s’ouvrir pour installer la barre. J’en étais bouche bée : j’étais incapable de bouger, complètement écartée, je dirai même presque douloureusement écartée, je ne pouvais plus bouger. Avec l’autre, je pouvais marcher, avec celle-ci, je crois qu’il me faudrait faire attention pour ne pas perdre l’équilibre. Là, j’ai senti sa langue venir fouiller mon sexe. Elle me léchait, pénétrait si bien que j’en oubliais le reste. Quand elle cessa, je l’ai suppliée de continuer. Mais sa seule réponse fut de me fesser moins violemment qu’au début, mais si longtemps, que je ne sentais plus mon cul lorsque le latex ne venait pas le frapper. Pendant de longues minutes, je n’ai entendu que le bruit du latex traverser l’air, je n’ai entendu que mes gémissements et ma respiration saccadée, je n’ai senti que les menottes mordre mes poignets en cliquetant, je n’ai pensé qu’au corset qui m’empêchait de reprendre mon souffle quand Fred faisait une pause pour fumer une cigarette ou se servir un verre de bourbon. Elle me lécha même les fesses avec sa langue alcoolisée, les picotements qui m’envahirent m’ont vraiment beaucoup excitée.
Elle me planta le manche du martinet dans le cul puis vint m’embrasser en se collant à moi, jouant parfois sur le gode improvisé pour m’arracher un incontrôlable soupir. Quand ses cuisses effleuraient mon cul, j’avais la même réaction. « Je t’ai fessée jusqu’au sang » répétait-elle en exagérant un peu. Le sourire regagné, elle me libéra des menottes et de la barre pour m’emmener au miroir. « Je veux que tu regardes ton cul » disait-elle. Debout, la tête retournée, à quatre pattes, la tête baissée entre les jambes écartées, j’ai vu mes fesses rouges, dénuées de marques, on devinait quelques zébrures, sans plus… Mon cul était vraiment rouge et je comprenais maintenant pourquoi il me cuisait. Je fus libérée du corset devant la glace, et, alors que je contemplais mes marques dans le miroir, elle me prit par le bras et m’emmena dans la salle de bain. Debout devant le bac à douche, Frédérique me fit écarter les jambes afin de m’immobiliser de nouveau. Elle me menotta les bras levés en passant la chaîne qui relie les menottes sur le tube métallique qui tient le rideau de douche. Partie, revenue, elle me glissa dans la bouche le slip que j’avais porté toute la journée. « J’ai oublié de prendre un baillon boule aujourd’hui, tu iras m’en acheter un cette semaine, pour l’instant, ta culotte de salope devrait faire l’affaire » me dit-elle alors que je ne pouvais plus vraiment bouger. Elle commença par fesser de nouveau mon cul au moyen du martinet, puis, lorsque mes gémissements devinrent cris, elle entama de me fouetter la taille, puis, bientôt, la poitrine. Plus doucement, bien sûr. Mais je n’étais pas habituée. Et les sensations sont indescriptibles. Quand les lanières s’apposent sur le sein, c’est une délicieuse caresse. Lorsque l’un d’elle s’abat sur le mamelon, c’est une terrible morsure. J’ai adoré lorsqu’elle me fouettait par en-dessous. Je sentais mes seins réagir… Lorsqu’elle me fouettait de face, là, j’ai cru que j’allais arracher la tringle à rideaux. « Je vais arrêter avant que tu ne réveilles tout l’immeuble » me dit-elle en ôtant le slip qui encombrait ma bouche pour le remplacer aussitôt par sa langue. « On dit que lorsqu’un bébé a le cul rouge, il faut de l’eau froide pour que ses fesses redeviennent de marbre » : j’ai senti l’eau glacée dirigée par la douchette me fouetter le cul, l’eau coulait sur le carrelage le long de mes jambes ouvertes. Au début, je riais, ensuite, je la suppliais d’arrêter. Plus encore lorsqu’elle m’envoya un jet d’eau glacé sur les seins. Elle cessa et me laissa seule, trempée, glacée, immobilisée, en éteignant la lumière. Elle partit au moins cinq minutes et revint vêtue de sa lingerie en latex. Le bustier et la culotte. Superbe. Lustrée. Elle me fit lécher son entrejambe latexée une fois libérée.

Elle m’envoya dans la chambre pour mettre ma tenue de soubrette en vinyl : tablier fermé dans le dos par une chaînette qui mord la taille et qui se ferme avec un petit cadenas, poitrine visible de profil et par le décolleté accentué par la fermeture par une autre chainette cadenassée aussi derrière la nuque. Le cul rouge bien visible, elle me fit me regarder dans la glace en me faisant remettre des souliers vernis, hauts talons de douze centimètres, puis m’envoya éponger mes saletés dans la salle de bains. En pleine nuit, j’ai passé la serpillière habillée en soubrette, sous son regard, et me mettant à quatre pattes lorsqu’elle en émit le souhait.


Vendredi 21 mai 1999

Je n’ai pas vu Frédérique de la semaine. Partie dimanche en Egypte, elle est revenue hier vendredi. Cette pause dans notre relation de moins en moins ambiguë m’a permis de me consacrer au job. J’ai ainsi retrouvé un rythme que j’avais perdu depuis un bon moment maintenant.

Nous sommes samedi matin, il est neuf heures, et je suis déjà réveillée. Frédérique dort encore. Elle a passé la nuit et la soirée avec moi à l’appartement. Nos retrouvailles après cinq jours de manque. Je dois l’avouer, son corps m’a manqué. Dès son arrivée, nous nous sommes tendrement embrassées alors que Florence se trouvait avec nous, à l’autre bout du couloir. Nous en avions trop envie.

Quelques minutes par jour au téléphone n’ont jamais remplacé le contact et le plaisir d’un baiser.

Nous avons proposé à Florence de dîner avec nous. Elle a poliment décliné l’invitation. Ainsi, nous sommes allées à Paris pour dîner et nous balader. Alors que je n’avais pas joué de la semaine, Fred m’imposa la pressante présence du body en latex, ce fameux body qui laissait mes seins nus caresser le pull moulant qu’elle avait choisi pour moi. « On ne sait jamais, si ça se rafraîchit » avait-elle dit en souriant. Avec ce pull gris en coton et le body, il est vrai que je n’avais pas vraiment froid en ce début de soirée. Malgré l’aspect décontracté du jean, elle avait souhaité que je me chausse avec mes talons hauts de quinze centimètres. Parfois, durant la balade qui suivit notre dîner, Fred m’entraînait dans un coin sombre, une porte cochère ou une cour, pour m’embrasser tout en glissant une main sous le pull pour taquiner l’extrémité de mes seins. J’étais terriblement excitée. Trempée par la sueur et le désir. C’est sans doute ce qui me donna le courage et l’inconscience pour m’accroupir et lécher sa chatte après avoir relevé sa longue jupe fendue. Nous avons du arrêter et fuir à cause de personnes que nous entendions s’approcher. Mais plus tard, Frédérique profita d’un étroit et désert couloir du métro pour m’enlever mon pull. J’étais debout dans ce couloir, les bras croisés sur ma poitrine nue quand elle m’échangea sa lourde veste en cuir contre la protection du pull. A peine l’avais-je fermé que des usagers de la ligne passèrent en dévisageant les deux femmes que nous sommes, immobiles comme deux copines qui discutaient. « Montre-moi tes seins » me dit-elle doucement à l’oreille. J’ai eu un peu de mal à rouvrir la veste pour écarter les deux parties qui se fermaient sur moi, mais aussi de les maintenir ouverts alors que nous risquions d’être surprises.

C’est alors qu’elle a sorti de son sac les pinces crocodiles achetées la semaine passée à la boutique. Sans me le demander, elle pinça le mamelon gauche puis le droit, déposant la chaîne qui reliait mes seins sans prendre la peine d’en stopper le cruel balancement. Elle referma ma veste alors que j’avais un peu de mal à reprendre mes esprits et quand les passages furent passés, elle fit le contraire afin de fixer à chaque pince un poids de 400 grammes.
Grimaçante, j’ai refermé la veste en cuir sur moi et nous avons repris notre chemin. Non seulement je fus martyrisée par la marche et le mouvement des poids, mais la veste ne cachait pas entièrement le body en latex et son étrange matière. Quand nous avons été accostées par deux mecs profitant du RER pour nous draguer, je me sentais très peu à l’aise.
Ensuite, alors que nous rejoignions seules mon appartement, Frédérique m’a taquinée en me disant qu’elle aurait dû profiter de ces deux types pour me regarder « en train d’être baisée ». Elle plaisantait mais je sais qu’au fond d’elle-même, l’idée de me voir me soumettre à cette chose aussi incroyable que gratuite l’excitait. « Etre baisée par deux mecs en même temps. Les sucer sous mon regard. » : je crois qu’elle va finir par réaliser ce fantasme.

En rentrant, nous avons fait l’amour après que mes mamelons soient libérés de la terrible pression. Elle m’a fait l’amour sans m’enlever le body, jouant à glisser le plug entre ma peau et le latex.
Et quand elle eut joui peu après moi, elle m’a interdit d’ôter le body. Je le porte encore. Je me sens complètement emprisonnée. Je suis bien.


tags :


 
 
 

SUGGESTION DE LECTURE ...

CORSET & SHIBARI ... la contrainte ultime ?



Répondre