EMMANUELLE : episode 13

Samedi 27 et Dimanche 28 juin 1999

Un mois d’abstinence. Un mois sans t’écrire si cher et si intime journal. Un mois de travail intense. Un mois à croiser Frédérique entre deux voyages experts. Un mois à me caresser loin d’elle. Un mois à me caresser sous son regard. Dans tous les lieux de son choix. Un restaurant, un taxi, un parc ou un cinéma, rien ne lui déplait. Surtout pas le risque d’être vue ou celui qu’un passant, un chauffeur ou quelconque étranger ne perçoive la blondeur des poils encore courts mais repoussés et taillés en triangle au sommet de ma fente. « Des lèvres lisses de salope et le pubis d’une adolescente » se plait à me rappeler Frédérique.

Comme ce samedi où profitant du beau temps, nous sommes allées au bois de Vincennes sous un soleil de plomb pour un moment de farniente et un autre d’effort. Double effort pour moi puisque privée de la culotte blanche qui me protégeait de l’extérieur.
Jouer au beach ball en jupe courte, plissée revient à montrer son cul à tous les passants. Ce que Fred adorait constater au fil des échanges !

Fred s’amuse beaucoup à contraster mes tenues : soit sages, presque collégiennes, soit salopes, très chienne. C’est habillée comme une adolescente, sans culotte, ni soutien-gorge, en jupe et chemisier blancs qu’elle m’a emmenée à la boutique pour choisir des bijoux destinés à orner mes mamelons en se clippant autour du téton. Je suis ressortie avec chaque téton doucement pincé et saillant sous le chemisier particulièrement indiscret quant à l’érection de mes extrémités.
Dans le sac en plastique noir marqué du D argenté, se trouvait un corset de taille destiné à martyriser ce que Frédérique veut voir ceint de son pouvoir. « Celui-ci en cuir, serré par des lanières. Il paraît qu’il est plutôt dur mais c’est le but non ? » a précisé la vendeuse en nous le présentant. « Ce qui est très apprécié, c’est la possibilité d’ajouter trois petits cadenas pour empêcher que la soumise ne soit tentée de l’enlever, mais aussi cette petite chaine qui peut se fixer et joindre le recto et le verso en séparant délicieusement les lèvres et les fesses de la soumise ». Vendu avait répondu Frédérique.

Le samedi suivant, j’ai eu droit au traitement de choc de ce corset « taillé pour l’été » serinait Frédérique en plaisantant. Les seins libres, la taille mordue et cadenassée, ma cruelle partenaire imposa à ma vulve la présence pénétrante de cette chaine elle aussi cadenassée. Elle avait pris un malin plaisir à l’ajuster de manière à ce que s’asseoir devienne un véritable supplice.
Frédérique choisit un tailleur parmi l’un des plus stricts que je possède en m’habilla elle-même, du slip dont j ‘étais privée aux bijoux ornant mes mamelons, des talons-hauts au chignon.
Le gris foncé du tailleur faisait ressortir le blanc soyeux du chemisier sur laquelle la veste se refermait.

Une heure plus tard, nous étions en bas d’un immeuble cossu d’un quartier chic de Paris.
« C’est une surprise « m’avait simplement répondu Frédérique quand je l’avais interrogée.

Admirative devant la richesse de la décoration des lieux, je n’avais pas prêté plus d’attention que cela à la vieille femme domestique qui nous avait accueillies et conduites dans un boudoir qui me rappelait les gravures du début du siècle.
Un sexagénaire est apparu, élégant, poli, a salué Frédérique d’une bise pudique avant qu’elle ne me présenta. Les premières phrases de la conversation engagée alors que nous rejoignions le salon, moi devant, me permit de comprendre que Frédérique connaissait sur le plan professionnel ce vieil homme qu’elle prénommait Georges. Je ne comprenais toujours pas ce que nous faisions là.
Frédérique se prit d’admiration pour une magnifique statue en bronze de plus d’un mètre cinquante de hauteur qui ornait un angle du salon.

« Vraiment, votre dernière acquisition est une splendeur » confirma-t-elle à Georges.
« J’en conviens » conclut l’aimable dandy. « C’est un peu grâce à vous si je l’ai eue chère amie » ajouta-t-il avant que Frédérique ne rebondisse sur un « vous n’allez pas être déçu par ce que je vous ai amené ce soir » qui m’intrigua. Mais, bien vite, ce n’est plus de l’interrogation qui me tenailla.

Frédérique avait déboutonné ma veste en s’approchant de moi, et, en passant dans mon dos, m’avait invité à m’en débarrasser. Déconcertée, je me souviens avoir pensé qu’il s’agissait encore d’un jeu de la perverse ambigüité qu’elle aimait tant me faire vivre. Mais quand Georges s’est approché de moi pour déboutonner mon chemisier, j’ai compris qu’il n’y avait jamais eu aucune ambigüité pour eux.
J’ai tenté de reculer, instinctivement. Frédérique me retint discrètement en serrant mon avant-bras. Lui me saisit le menton fermement et me tint ce langage en me fusillant du regard « Vous êtes à moi ce soir, je vous ai achetée ». J’ai cherché de l’aide chez Fred qui ne me manifesta aucune tendresse. Bien au contraire, elle me dit aussi froidement que doucement d’ôter ma jupe et mon chemisier.

Nue comme une salope et harnachée comme une chienne, je faisais face à cet étranger vieillissant qui me scrutait du fond d’un fauteuil aussi ancien que lui. Surveillée par ma compagne qui achevait son travail d’immobilisation : elle m’avait lié les bras dans le dos, les avants bras joints formant un angle droit avec mes biceps. C’était la première fois qu’elle m’attachait ainsi en utilisant une bandelette en latex qu’elle enroulait très serrée autour de la peau.
Immobilisée, bien droite, la poitrine en avant et les tétons saillants, les lèvres séparées par la chaine, le corset m’enserrant autant que les bijoux pressaient l’extrémité de mes seins, elle me fit avancer.
Quelques pas pour me rapprocher du vieil homme qui se servit de sa canne pour jauger la hauteur de mes talons puis pour se relever en exhalant à mes narines une haleine de vieux cognac.
« Chère amie, nous allons souper avant de passer au divertissement » déclama-t-il à l’attention de sa complice qui ne se fendit pas d’une parole pour moi. La vieille domestique fut sonnée et se présenta presque aussitôt dans la pièce. Je ne savais plus où regarder.
Elle ne disait rien, ne semblait ni choquée, ni étonnée, exécutant simplement l’ordre de son patron en allant chercher un plateau en argent qu’il venait de lui réclamer.
Je n’en avais jamais vu de semblable, et pour cause : peu profond, plutôt large, un système de deux chainettes fixées de part en part de chaque côtés, se reliant à une troisième n’avait d’autre fonction que de venir se fixer au mamelon à l’aide d’une pince dentelée extrêmement accrocheuse.
Après m’avoir débarrassée de mes bijoux, Frédérique l’assista pour déposer la pince sur le mamelon gauche pendant qu’il s’occupait du droit. J’ai grimacé quand il relâcha le plateau qui flottait comme par magie dans les airs.
Stabilisé par le côté en contact avec mon corset, maintenu par mes mamelles comme le dit si bien ce vieux monsieur, j’allais servir de serveuse. Une serveuse grimaçante et docile.

Je devais rester parfaitement droite et immobile à côté de lui. La domestique servait à table un dîner succulent alors que je peinais minute après minute. Sur le plateau que je ne pouvais m’empêcher de regarder, et où je ne pouvais m’empêcher de voir mon visage humilié, se trouvait un verre à whisky à moitié plein et le cigare qu’il fumerait à la fin du repas.

Pendant le repas, il m’envoya à la cuisine après m’avoir débarrassée du verre afin que j’aille chercher auprès de sa domestique un assortiment d’épices destinées à relever le plat de résistance. Je ne peux décrire précisément ici ce que je ressentais ainsi utilisée. Un plaisir mélangée à de la gêne. Un plaisir honteux de me sentir manipulée et contrainte de faire ce qu’il exigerait.

Ainsi, je ne fus ni surprise ni réticente quand il demanda à Frédérique la clef nécessaire pour libérer mon sexe de la chaine qui me martyrisait depuis plusieurs heures. Il l’ôta devant, derrière et la posa sur le plateau, l’alourdissant encore un peu plus mais le débarrassant de cigare qui allait bientôt flirter avec mes lèvres intimes. « Depuis que le personnage le plus puissant de ce monde le fait, je rêvais de l’imiter » disait il en souriant à Frédérique.

Alors qu’il fumait son cigare, Frédérique s’approcha de lui, s’agenouilla et prit son sexe en bouche. Cela m’a choquée. Elle ne m’avait jamais trompée. Je le prenais comme tel. Et c’était la première fois que je la voyais faire quelque chose avec un homme. Elle le lécha très longtemps, très adroitement, souvent en me regardant. Quand il se leva pour accentuer la densité de la fellation et s’asseoir contre le rebord de la table, elle me commanda de m’agenouiller. Elle continua de le sucer puis me céda sa place : il ne viola pas mes lèvres, se contentant de se branler sous mon nez.
Quand il éjacula, j’ai reçu la première giclée de sperme en plein sur le visage, le plateau récoltait le restant de sa semence. Il y déposa jusqu’à la dernière goutte puis remit son sexe rabougri à l’abri de son pantalon. Je pensais avoir vécu le pire. Je me trompais.

Il posa son cigare dans le cendrier au bord de la table, délivra mes mamelons de la terrible pression qui les serrait et fit déposer le plateau à terre par Frédérique. Il empoigna mon chignon et me mena jusqu’au centre de la pièce où trônait le plateau. J’avançais à genoux en l’écoutant me traiter de sale petite chienne. « Maintenant tu vas nettoyer » me lança-t-il en me déséquilibrant à moitié. « Allez, penche-toi sur le plateau et lèche » commanda-t-il.
J’ai refusé. Il a regardé Frédérique qui s’est contentée d’un « Faites ce qu’il faut » pour me faire obéir.
C’est alors qu’il a sorti de sa poche une petite pince bordée de plastique, a plongé ses mains si vite entre mes cuisses que je n’ai pas eu le temps de réagir et de l’en empêcher. Je le sentais fouiller mes chairs de ses doigts fripés quand soudain une terrible douleur m’envahit, un pincement successif à une caresse terriblement excitante. Je gémissais. Sa pince mordait mon clitoris. Il souriait et répétais une première fois « lèche, lèche bien ». J’ai essayé de lutter. De garder ma fierté. Mais quand il me promit que ce calvaire cesserait si je léchais, je me suis exécutée, me suis remise à genoux, me suis penchée, ai manqué de m’étendre sur le sol et ai nettoyé le sperme tiède et gluant qui maculait le plateau en argent. « Comme une vraie chienne » disait-il. Je l’écoutais me diriger. Me demander de nettoyer jusqu’à la dernière trace. Je n’espérais plus qu’être libérée. Frédérique le fit quand il jugea le plateau parfaitement propre. J’aurais presque pleuré tant le soulagement me parut salvateur.

Relevée pour qu’il puisse « lire ma honte au fond des yeux », je fus débarrassée du corset par Fred. Le vieux voyeur se délecta des marques laissée par l’artifice en cuir et entama de me masturber avec le pommeau de sa canne. « J’aurais bien goûté ta bouche si elle avait été plus propre » me lâcha-t-il en caressant mes lèvres du sommet arrondi et argenté. Il passa derrière moi pour venir taquiner le trou de chienne que lui indiquait Frédérique de ses paroles dégradantes.
Il joua avec mon anus sans arrêter de maintenir mes bras déjà immobilisés par le latex jusqu’à ce que le pommeau glisse en moi et que j’avale une partie de sa canne en exhalant un gémissement que je ne pouvais m’empêcher d’exhaler. Il le ressortit et me tendit l’objet pour que je le nettoie.
Je n’avais pas le choix. Heureusement, je ne l’avais pas sali comme j’aurais pu le redouter. Léché et humidifié de mes lèvres et de ma langue, il reprit le pommeau en main pour entamer une cuisante fessée sur mon cul : toute la largeur de mes fesses recevait la correction de la canne extrêmement bien lancée sur ma peau qui finit par bien vite rougir. Il m’encourageait à gémir à chaque fois que je ne parvenais pas à retenir une manifestation sonore. Cela me donnait encore plus envie de les retenir. Je finis à genoux, le visage contre le parquet glacé alors qu’il martelait mes fesses d’un rythme lent mais régulier et appuyé.

« Emmenez-la dans ma chambre » dit-il à Frédérique en se resservant un verre de whisky. Elle me prit par le bras et m’emmena en ce lieu plein de lumière où trônait un lit à baldaquin aux draps rouges d’aspect soyeux mais aussi et surtout une cage dorée dans laquelle Frédérique me dit de me glisser. « Pourquoi me fais-tu ça ? » avais-je envie de lui demander.
« Parce que tu en crèves d’envie mais n’oses pas l’admettre » semblait répondre son regard. Elle ne se trompait peut être pas. Elle me connaît mieux que moi même et parvient à deviner tellement de choses que je refoule ou dissimule.
Ainsi, je n’avais jamais imaginé me retrouver enfermée entourée de barreaux. La cage était trop basse pour que je me tienne debout et trop étroite pour que je m’accroupisse ou m’asseye, ce qui rendait la position extrêmement inconfortable. Voire même fatigante.
Mais cet aspect ne m’apparut qu’en regardant Georges faire tendrement l’amour à Frédérique sans pouvoir trouver un instant de repos. Elle le laissait s’occuper d’elle et lui rendait la politesse. Comme avec un vieux monsieur, doucement, vicieusement parfois. Il adorait caresser ses seins bombés par le latex de son soutien-gorge. Elle aimait le chevaucher en me faisant face et en me regardant fièrement.

Il était allongé sur ses draps soyeux et froissés. Il venait d’éjaculer dans sa main adroite. Elle vint me chercher pour me sortir de la cage en me tirant par les cheveux afin que je vienne lécher le sexe sale et ramolli. « Suce-moi chienne. Suce-moi jusqu’à ce que je sois en mesure de t’honorer » lança-t-il crument à mon intention. Frédérique caressait mes fesses rougies. Elle jouait avec ma vulve. J’étais à quatre pattes et le léchais depuis plusieurs minutes quand il se remit à bander. Il me gifla fermement si bien que ma joue droite devint cuisante.
« Tu en as mis du temps, j’ai connu des pucelles qui suçaient mieux que ça » me dit-il. C’est idiot mais cela m’a blessée.
« Je vais t’apprendre à honorer un mâle ». Je ne sais toujours pas ce qu’il entendait par là. Mais je sais qu’ensuite il s’est délecté de cet anus qu’il a limé pendant de longues minutes avant d’ordonner de poursuivre l’acte en le chevauchant, lui, qui était fatigué.

Dans le taxi qui nous ramenait chez Frédérique, nous n’avons échangé que de brèves paroles.
Elle me savait nue sous mon tailleur parce que George avait souhaité me voir partir ainsi, elle me savait songeuse et rageuse d’une certaine manière. « Tu n’étais peut-être pas prête à vivre ça » disait-elle. « J’aurai surtout voulu être prévenue » répétais-je à chaque fois. « Mais la surprise, ça fait aussi parti du plaisir non ? C’est bien ce que tu m’as expliqué au début ! ». J’en conviens. Mais je ne veux plus que ce genre de surprise se renouvelle sans un accord partiel. Elle m’a comprise.
Elle me comprend tout le temps. C’est bien pour ça que je lui obéis.
C’est bien pour ça que je l’aime.

L’été continue de passer. Le quotidien devient troublant tant nos jeux sexuels deviennent pervers. La semaine dernière, Dimanche, pour être exacte, mes règles se sont déclenchées. Frustrée, Frédérique a cherché à m’humilier et y est arrivée : j’ai passé une bonne partie de la journée étouffante de chaleur le visage harnachée, le harnais de tête maintenant avec fermeté la boule dure qui séparait mes lèvres et provoquait un salivement incontrôlable et humiliant… J’ai rangé l’appartement de Frédérique de fond en comble, j’ai nettoyé partout, mais comme j’étais totalement nue, je salissais de mon sang le parquet ou le carrelage que je devais immédiatement nettoyer. C’était infernal. Quand je me mettais à quatre pattes pour enlever une goutte de sang, je déposais de la salive d’un côté et généralement une autre goutte rouge de l’autre. Je l’ai suppliée de mes gémissements de m’ôter le harnais.
Elle refusa et prit même la décision unilatérale de doubler la sécurité en adjoignant un petit cadenas pour joindre les deux points de jonction, rendant impossible la libération des bandes de cuir.

Quand elle fut satisfaite de moi, c’est à dire quand je n’en pouvais plus d’être affairée de la sorte, elle libéra ma bouche et emprisonna ma chatte sous une culotte en latex. « Ce sera désormais la seule protection que je t’autorise à porter en ces occasions » : protection terriblement humiliante. Le latex empêche certes le sang de frapper le sol mais stagne sur ma peau… Je me sentais très sale en enlevant le slip pour la première fois surveillée par ma maitresse.

Sale. Fière. Humiliée. Je passe par toutes les humeurs en ce moment. J’ai vécu une expérience très troublante ce week-end. Troublante parce qu’elle paraît répugnante et pourtant… Sa symbolique me plaît énormément.
Belle. Je me sentais belle quand nous sommes parties pour une soirée habillée en banlieue chic de l’ouest de la capitale. Je portais une robe plutôt ancienne d’un satin bleu pastel, la poitrine dévoilée, la taille serrée par le laçage souple de la robe.
Gênée. Je me suis sentie gênée par la présence de Georges nous attendant dans le corridor de l’hôtel particulier où nous nous trouvions. La robe, c’était lui, un souvenir me dit-il. Samedi, il m’a parlé comme à une personne avant que le ton ne change après avoir été présentée au maître de maison.

Georges m’a conduite avec lui jusqu’à la salle où se trouvaient déjà une trentaine d’invités. Fred me laissait seule avec eux. Sans doute pour ne pas craquer sous mon regard interrogatif. Un rideau tiré par le propriétaire des lieux me permit de découvrir un recoin du salon, tel un placard sans porte où je fus installée avec ménagement mais fermeté. Une fois agenouillée, George décrocha du mur un harnais que je n’avais vu qu’en photo jusqu’alors. La gorge serrée par le cuir, une large bande courait le long de mon dos : mes mains y furent attachées au milieu, de manière à ce que la position ne soit ni fatigante, ni confortable. J’ai cherché Fred quand l’autre homme glissa l’autre partie du harnais de manière à remplir ma bouche d’un piège qui écartait mes mâchoires tout en laissant un accès béant à ma bouche offerte et à quelques parcelles de mes lèvres déformées.

Tandis que George desserrait mon corsage, l’autre homme s’occupait de m’immobiliser : en piégeant mes grandes lèvres avec de larges pinces liées au parquet par un solide et doux lien, je ne pouvais plus me relever. Les chairs raisonnablement pressées se retrouvèrent sous la menace d’une véritable morsure si je venais à chercher à rompre ma position de soumission. Fred s’approchait au moment où mes seins furent déballés (je ne trouve pas d’autre terme plus appropriée) à la vue de tous.
Elle se pencha pour me murmurer à l’oreille un « bon courage ma chérie » qui m’en apprit long sur la connaissance qu’elle pouvait avoir de ce qui m’attendait et ce que j’ignorais.

George m’a alors montré un bandeau rouge sommairement gribouillé au marqueur : « garage à bites gratuit » avec une flèche qui pointait vers le bas. Il me priva de la vue en me l’apposant et en disant ces mots qui raisonnèrent longtemps dans ma tête : « ce soir, tu vas sucer des queues à n’en plus finir petite chienne. Je t’avais promis de t’apprendre, hé bien voilà » : sentir le premier membre violer mes lèvres sans que je ne puisse rien y faire me frustra énormément.
J’étais incapable de refermer cette bouche qui ne m’appartenait plus : ma langue accueillait et flattait le membre qui prenait possession du lieu sans rien savoir, sans rien pouvoir faire si ce n’est sucer. Et sucer encore. A chaque fois le même scénario. Une odeur. Un goût. Une sensation. Une humiliation de sentir le liquide chaud couler au fond de ma gorge ou sur mes seins, ou pire, rester niché sous la langue qui à peine avait-elle été abandonnée qu’un autre convive prenait sa place.

Je perdis totalement la notion du temps. Ce moment me semblait interminable. C’est Frédérique qui m’apprit plus tard que j’avais sucé une vingtaine de types en pratiquement une heure.
Mon décolleté regorgeait de foutre, mon visage l’était presque autant, les mâles m’ayant prise ayant le goût de s’essuyer le gland sur mes joues notamment : je fus libérée de cette position agenouillée par Frédérique qui me mena jusqu’au siège où elle avait prit l’apéritif. Encore prisonnière du harnais, elle me confia à une autre femme, plus mûre, qui allait me conduire à la salle de bains pour m’ôter tous mes vêtements et me jeter sous une douche moelleuse et chaude à souhait. Je fus lavée, séchée, habillée d’un tailleur que Frédérique avait dissimulé à mon attention en partant et conduite en salle à manger où je m’attablai avec tous les autres convives.

Aux côtés de ma maîtresse et de Georges. Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti de me savoir au milieu de ces gens qui pour la plupart m’avait traitée come une putain quelques minutes avant. La soirée se déroula agréablement entre gens intelligents avant de se scinder en deux groupes. Nous ne rejoignîmes pas Georges parti s’isoler avec d’autres et rentrâmes chez Fred.


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