EMMANUELLE : episode 14
Quelques semaines après cette étrange soirée, Frédérique me réserva une soirée surprenante alors que nous vivions la période la plus calme de notre relation.
Elle vint tout d’abord me chercher au bureau sans me prévenir. Comme une amie. Comme une amie aimante qui m’embrassa dès que l’occasion d’être seules se présenta.
Je fus déroutée de notre chemin habituelle vers un lieu qu’elle me garda secret jusqu’à ce que nous y pénétrâmes. Il s’agissait d’un hôtel. Un assez bel hôtel en plein Paris.
Elle y avait déjà pris la chambre. Une chambre double à lits séparés. Quand j’y suis rentrée, j’ai tout de suite reconnu sur le lit une valise dont s’était servie Frédérique pour transporter des affaires qu’elle me destinait.
La porte à peine refermée, elle se jeta sur moi pour une fougueuse étreinte. Un baiser chavirant qui ne me fit qu’à peine remarquer notre trajet vers la salle de bains. Là, elle m’entraîna sous la douche et déclencha l’eau sur nous deux toutes habillées. C’est la première fois que je faisais l’amour avec elle dans de pareilles conditions. Sentir la chaleur humide vous asperger alors que vos vêtements sont là est une sensation unique.
Nous nous sommes maladroitement dévêtues, avons longuement lutté l’une et l’autre avec la tenue de notre adversaire de corps à corps. Terminé notre lutte en rendant humides les draps du petit lit le plus proche de la salle de bains.
Quand ses cheveux commencèrent à sécher, elle se rhabilla avec une jupe en cuir qui descend sous le genou et lui va à ravir, un soutien gorge en cuir noir aussi, pas de slip, un chemisier blanc opaque et une veste légère noire également. Elle me demanda de lui enfiler ses escarpins noirs aux pieds. Quand je relevai la tête, elle me donna une gifle. « Une gifle affectueuse » commenta-t-elle avant de s’installer sur le petit canapé pour me regarder enfiler la tenue qu’elle avait concocté pour moi.
Dans la valise m’attendait un corset de taille extrêmement rigide recouvert d’un latex rouge vif du plus bel effet dont je ne compris la forme étrange qu’une fois mis en place, elle le serra de sa poigne la plus efficace. Le laçage dorsal une fois terminé, la pièce de latex qui naissait au-dessus des liens fut rabattue sur ceux-ci afin de les rendre inaccessibles pour le regard d’autrui et les mains « de la chienne qui le subit » m’expliqua Frédérique toujours autant volubile en descriptions étourdissantes.
Je me retrouvais bien vite les fesses prisonnières du latex qu’elle glissa entre mes cuisses pour le remonter sur le devant du corset. La pièce taillée dans cette seconde peau venait s’y fixer au moyen de deux anneaux métalliques comme le fermoir d’un sac à main. Mais de ce sac à main, je n’avais pas la clef… et j’en étais prisonnière, deux petits cadenas sur le devant.
Le détail le plus cruel était sans nulle doute de sentir mon sexe comprimé par un latex qui dévoilait mon intimité la plus sacrée grâce à une fente parfaitement prévue pour m’humilier.
Frédérique me tendit ensuite des bas en latex rouge qu’il me fut plus aisé d’enfiler après l’avoir lustré au moyen du produit en bombe qu’appliqua Fred afin de ne plus tarder. Ce fut le tour de mes gants longs en latex noir de venir épouser mes mains et mes bras. Une fois ainsi, elle me commanda de poser mes fesses sur la chaise qu’elle disposa près du plan en bois où se trouvait pêle-mêle la télé, le bar et autres agréments de la catégorie. Parfaitement disposée au milieu, à un mètre des pieds de lits, je m’assis : mes bras furent alors immédiatement amenés contre le dossier de la chaise dont Fred se servit pour enrouler la corde très serrée autour au-dessus et en-dessous des coudes. Le cliquetis que j’entendis ensuite était celui des menottes qu’elle refermait sur mes poignets. Je ne pouvais déjà plus beaucoup bouger mais le jeu ne s’arrêtait pas là : les jambes en arrière, Frédérique prit au piège mes chevilles du cuir. La barre d’écartement en place derrière les pieds de la chaise m’empêchait à la fois de ramener mes genoux vers moi, ou de les rapprocher. Plus efficace encore, elle utilisa un morceau de corde pour relier la chaine reliant les menottes à la barre d’écartement, mettant mes membres inférieurs dans une position particulièrement inconfortable au fur et à mesure qu’elle usait de toutes ses forces pour tirer sur la corde. Les pieds en angle droit par rapport à la moquette, elle se releva afin de me dévisager avec cet air supérieur qui me glace et m’excite terriblement.
Elle sortit de la valise un baillon dont la boule en latex était rouge comme le corset et plus grosse que celle que je connaissais. Elle verrouilla ma bouche en écartant mes mâchoires et en serrant le cuir du harnais. « Avant de pouvoir imaginer, je veux que tu voies » dit-elle. Elle me montra un objet que je ne connaissais pas mais je compris vite son utilité.
En aspirant mon téton, et uniquement le téton qui se trouvait emprisonné dans un tube en verre, elle allait travailler mes seins en toute tranquillité. Elle tourna le réveil digital vers moi. Il était 20h12. « Tu en as pour 30 minutes » me dit-elle en sortant de la chambre, éteignant la lumière, me laissant à mon silence composé de gémissements, de bruissements et de souffle court.
Lorsqu’elle revint, il était 20h39. Elle me contempla souffrir de mes jambes endolories avant de libérer mes tétons quatre minutes plus tard. « Tu vois comme ils sont longs et gros ? » répétait-elle en les faisant rouler entre ses doigts et en maintenant ma tête pour que je regarde bien. « Tu vas voir ce qu’ils vont devenir » m’indiqua-t-elle avant d’appliquer les tire-lait que je possédais : eux sucent le mamelon en entier, le font durcir et grossir exagérément. Elle vérifia mes liens, mon baillon et rajouta un peu de salive pour s’assurer de l’étanchéité du verre et de ma peau. « Une heure petite chienne » dicta-t-elle sans se préoccuper de mes grognements supplicateurs.
30 minutes seulement s’écoulèrent entre son départ et son retour. Vous ne pouvez imaginer à quel point j’étais soulagée de la revoir à mes côtés. Je n’en pouvais plus : les membres endoloris, la salive coulant le long de ma gorge. Je voulais me libérer : j’étais incapable. Je voulais cesser de bouger, la position étudiée m’empêchait de ne pas me trémousser. La lumière revenue, j’ai pu constater à quel point mes mamelons étaient gonflés. Quand Frédérique les caressa après m’avoir libérée, je constatai leur dureté. J’ai bien essayé de lui faire comprendre que je voulais être soulagée, elle ne m’écoutait pas, pire, se moquait de moi. Elle me nettoya le visage avec un gant en éponge gorgé d’eau froide puis me sécha avec deux paires de claques particulièrement bruyantes.
Elle retourna à la valise dont elle sortit une cagoule en latex rouge comme le reste : je me souviens avoir poussé un soupir de soulagement. Elle allait me libérer de mon baillon boule. Il n’en fut rien. Mon visage recouvert de latex, la gorge oppressée par un latex lacé derrière la nuque, je suis devenue aveugle en plus d’être muette : « les seules ouvertures dont tu as besoin sont celles pour respirer un peu d’air » me lança ma cruelle compagne que j’entendais maintenant moins distinctement.
Je sentis ses doigts s’assurer du bon alignement de l’ouverture nasale : ma respiration était devenue encore plus difficile sous l’effet de la surprise : je respirais aussi profond et vite que je le pouvais comme si ma vie en dépendait, je ne parvenais pas à empêcher ou à réduire le volume de ce bruit rauque entraîné par l’obstruction du baillon. Chaque bouffée d’air me rappelait la terrible condition de soumise que Frédérique m’expliquait implacablement ce soir là.
Je sentis ses doigts sur mes mamelons puis l’aspiration. J’imaginais parfaitement mes tétons aspirés et maintenus serrés dans le tube en verre qu’elle faisait tourner en m’arrachant quelques gémissements.
Puis elle cessa de faire tourner le verre autour des tétons congestionnés pour soulager mes poignets et mes jambes : elle ôta la corde qui reliait les menottes à la barre d’écartement. Je pus de nouveau poser pied à terre et ne plus tenir mon buste droit comme un I. J’étais presque à l’aise ainsi soulagée. J’en oubliais tout le reste. Et pourtant !
Elle entama de dénouer les cordes qui retenaient mes coudes puis débarrassa mes chevilles du cuir qui maintenait la barre d’écartement en place. J’ai cru que la séance touchait à sa fin. J’avais tort. Elle me releva et m’amena quelques mètres plus loin. J’entendis une porte s’ouvrir. J’ai eu très peur de ce qu’elle faisait. Mais j’ai compris au bruit des cintres qu’il s’agissait du placard de l’entrée. Elle me fit enjamber le rebord et rentrer à l’intérieur. Elle me menotta les poignets à la tringle du placard, les bras en croix, la tête penchée vers l’avant, planche m’empêchant de la relever complètement.
Je la sentais bien s’occuper à immobiliser mon poignet droit avec de la corde mais j’étais très loin de deviner ce qu’elle cherchait à faire. En effet, après qu’elle ait caressé mes lèvres baveuses de sueur et de mouille, je sentis Frédérique soulever ma jambe pour la glisser le long de son corps, comme un mec vous prend sous le genou pour vous prendre tout court. Là, elle cerna le latex juste au dessus du genou de plusieurs tours de corde qu’elle fixa sans doute à la tringle. Elle pratiqua de même pour l’autre jambe me transformant ainsi en pantin désarticulé flottant dans les airs.
Je me sentais outrageusement ouverte, mon poids reposait sur des menottes et des cordes mordant le latex, mes pensées s’embrouillaient. Plus elle me dominait, plus elle me martyrisait, plus j’aimais ça. Elle le sentait. Elle le sent. Elle le sentira toujours… Rajoutant la barre d’écartement à mes chevilles, je devenais un jouet qu’elle rangeait sévèrement après avoir caressé et léché longuement.
J’entendis la porte de la penderie se refermer. Je ne sentais plus rien. Je ne voyais plus rien.
Je n’entendais plus que ma respiration saccadée et le bruit de mes membres se débattant lentement et inexorablement. Quand la porte se rouvrit, je compris immédiatement que Frédérique n’était plus seule. Elle parlait de moi. Me montrait. J’étais piégée depuis le début. Mais les autres rentraient en scène au plus terrible moment. Je compris à leurs échanges verbaux qu’ils attendaient depuis un moment au bar de l’hôtel. Il y avait une femme et au moins deux hommes. Elle ne voulait pas se contenter d’une simple vision. Elle désirait plus. « Si tu la veux, prends-la » déclara Frédérique très calmement et très froidement. Je fus détachée par l’un des spectateurs puis menée à quatre pattes vers la femme dont j’avais entendu le souhait. Relevée par un homme et Frédérique, puis maintenue par ces mêmes bourreaux, je fus la proie d’une cinglante séance de martinet en latex sur ma vulve dévoilée et même arrogante selon les propres termes d’un homme présent.
Pour finir, je fus plongée dans un bain d’eau glacée : j’avais l’étrange sensation de froid sans les pics que provoque normalement ce genre d’exercice : le latex me protégeait en partie mais quand l’eau atteignit ma poitrine, là, j’ai gémi comme une truie que l’on égorge. Je faisais rire mon public. Fred les reconduit en me laissant seule dans le noir de ma cagoule : je pus entendre distinctement la femme fouetteuse lui déclarer qu’elle pouvait m’amener en week end à la fin du mois.
Quand Frédérique me libéra de ma cagoule, j’étais pétrifiée. Lorsque le baillon fut ôté, j’eus le plus grand mal à rendre son baiser à mon amante. La suite fut plus tendre que la séance que je venais de subir pour la grande satisfaction de ma maîtresse. « Je suis fière de toi » me dit-elle en m’avouant se caresser de plus en plus souvent en pensant à ce qu’elle pourrait me faire faire.
En effet, je lui suis dévouée corps et âme. Si bien que lorsqu’elle m’envoya travailler quelques jours plus tard la taille et la chatte serrée par le corset et sa parure, je ne sus pas lui refuser. Et j’ai souffert toute la journée sous une robe longue en jean sans que personne ne puisse soupçonner l’insolente vérité. Le soir, j’avais la taille mordue et l’entrecuisse humide comme elle l’aime.
Pendant tout ce temps, elle ne me dit mot sur les personnes qui l’avaient rejointe dans la chambre d’hôtel où elle m’avait fait subir l’une des plus intenses et des plus dures de nos séances. Quand le week end en question arriva, je fus simplement priée d’être impeccable : épilée, rasée, parfumée… « Tout ce que doit être une bonne soumise » dixit Frédérique qui me paraît dès le début le matin de ce corset qu’elle affectionnait tout particulièrement. Emprisonnée par le latex après avoir accueilli un plug en latex soigneusement lubrifiée « parce que tu vas le garder de longues heures », chaussée de souliers hauts de treize centimètres, rouges comme le corset, elle me fit simplement revêtir un très long pull en coton maillé pour rejoindre à ses côtés la place du marché saint honoré où nous étions attendus par un homme dans la force de l’âge que je ne connaissais pas.
Ascenseur niveau –4, parking souterrain : une grosse berline française nous attendait sur une place non loin de l’accès piéton. Il m’enleva mon pull sans même prendre peine de demander à Fred. Elle semblait déjà informée. Je me retrouvais nue entre la voiture et le mur crasseux.
Il posa une sorte de carcan recouvert de latex sur ma gorge, une cheminée semi-rigide qui gardait mon menton légèrement surélevé qu’il laça consciencieusement. Frédérique me protégeait bien mal d’un éventuel regard extérieur. A vrai dire, elle s’en moquait ou même l’espérait. Mais il n’arriva pas.
Tandis que l’homme finissait d’officier sur ma gorge, ma maîtresse (y-t-il un autre mot ?) apposa sur mes poignets des bracelets qui ressemblaient fortement à la minerve en latex. Elle serra les lacets si fort qu’il m’était impossible de les enlever sans défaire le laçage… qui prenait fin sur les cadenas qui maintiennent en place la « culotte » en latex rivée au corset. C’est un piège d’autant plus frustrant que vous ne le sentez pas inviolable mais tout simplement inaccessible. Mes mains distantes l’une de l’autre ne pouvaient s’aider et devenir en mesure de défaire le lien inamovible autrement.
« Te voilà équipée, maintenant en voiture » me glissa l’homme. Je me dirigeais vers la portière arrière c’est le coffre qu’il ouvrit. J’ai regardé Frédérique avec interrogation. « Grimpe chienne » dit-il en m’invitant de la main à enjamber avec difficulté l’arrière du véhicule. Les bras immobilisés, je me suis retrouvée sur le dos allongée sur la moquette. Frédérique attacha une laisse en cuir rouge à ce qui me servait de collier, lui l’enroula autour d’un renfoncement du coffre. « Sois sage » me dit ma compagne refermant le coffre dans lequel je fus chahutée pendant deux bonnes heures. Le plus troublant était sans aucun doute de voir défiler le paysage à travers la vitre arrière : je voyais les immeubles parisiens, les camions, les arbres… Je pouvais sans doute être aperçue. Je me sentais à la fois plus forte et plus fragile que les autres.
Arrivés à destination, je fus laissée seule dans le coffre de la voiture pendant de longues minutes. Quand je ressentis l’air frais sur moi, la femme que je supposais être celle dont j’avais entendue la voix et qui m’avait fouetté le sexe la semaine précédente se tenait au premier plan. Elle semblait ronde, sérieuse, hautaine. Cette supériorité, elle la concrétisa bien vite dès que j’eus franchi le seuil de sa ferme perdue en pleine campagne. J’étais habituée à toute sorte de baillon mais je n’avais pas encore goûté à la sensation particulière du mord, un baillon harnaché comme pour les cheveux mais adapté à ma tête. Le harnais bien serré, mes dents mordaient le latex sans m’autoriser à parler distinctement. « Mes amis n’arrivent qu’en début de soirée, nous allons faire en sorte de la conserver à la bonne température » dit la dame répondant au prénom de Sylvia.
Je fus emmenée, ou plutôt tirée, jusqu’à un vieux pigeonnier situé derrière la ferme et dissimulé derrière une rangée de sapins impressionnants par leur hauteur. “Je l’ai aménagé pour nos soirées au fil des ans” expliquait notre hôte à ses invités tandis qu’elle me tirait à l’intérieur. Dès que mes yeux se furent habitués à la pénombre, je me suis mis à distinguer les chaises branlantes réparties contre les parois percées. Quelques filets de lueur convergeaient vers le centre où je fus menée.
Quand l’homme réapparut, il portait une lourde barre d’écartement qui se retrouva rapidement fixée à mes chevilles. Elle pesait au moins dix kilos et mesurait bien plus d’un mètre si bien que j’étais écartée et rivée au sol. Comme si cela ne suffisait pas, une chaine passait dans les anneaux plantés dans le sol en terre et s’enroulait autour de la barre afin que je ne puisse pas pivoter sur moi-même.
En manoeuvrant un système de poulies et de cordes, l’homme amena à ma verticale une sorte de croix en bois munies de plusieurs crochets, anneaux, cordes et liens divers.
Sylvia fixa à l’aide d’un mousqueton une fine corde en coton à la poutre dans l’axe nord-sud au dessus de ma tête. La corde descendait derrière moi, Sylvia la glissa entre mes cuisses, sur mon sexe, la plaça entre mes lèvres sur lesquelles elle ne prit même pas le soin de s’attarder avant de remonter sur mon ventre pour glisser la corde dans l’anneau qui vivotait à la base du harnais, juste sous mon menton mais que je n’avais ni senti, ni vu. En tirant sur la corde, elle m’arracha un gémissement, le coton s’insinuant un peu plus profond en moi. Le lien noué, la dame s’éloigna pour contempler un instant son œuvre avant d’interpeller son complice masculin : celui-ci lui confia ce qu’elle attendait. Quelques secondes plus tard, mon mamelon droit immédiatement suivi du gauche rencontrèrent la pression d’une pince dentelée doucement pénétrante : “juste ce qu’il faut pour qu’elles ne puissent pas partir sans que je décide de te libérer” commenta Sylvia qui jouait avec le petit poids en plomb et recouvert de cuir qui pendait au bout de chaque pince. Elle y adjoint une courte chaînette qui se balançait doucement entre mes seins jusqu’à ce qu’elle attache ce qui allait faire le piment de son piège mammaire : un vibromasseur que l’homme avait modifié de manière à ce que la base où l’on introduit les piles soit munie d’un crochet qui se refermait sur la chaînette, pile en son milieu.
Ce n’est pas le poids peu significatif du vibro qui rendait la chose odieuse : c’est les mouvements incessants et les vibrations qui remontaient sur les maillons et les pinces.
“Tu vas vivre de très longues minutes” : j’étais prévenue tout d’abord par Sylvia avant que Frédérique n’ajoute que je supplierais pour qu’on m’en débarrasse.
Alors que je commençais à imaginer le supplice, je constatai que ce n’était pas tout : sur l’ordre de la dame, l’homme agit de manière à relever la croix qui me surplombait : j’eus tout d’abord la tête entraînée de manière à être légèrement inclinée, puis la corde se tendit plus encore entre mes lèvres après y avoir légèrement glissé. Pour compenser l’effet de la morsure, je tentais de tendre plus mes jambes, mais rapidement, je fus quasiment obligée de me mettre sur la pointe des pieds. “Voilà une position de bonne soumise” dit Sylvia en me flattant les fesses d’une claque et en me laissant seule dans ce pigeonnier, piégée avec cette corde mordante, ces jambes tendues et écartées, la poitrine lestée, mordue et assaillie de vibrations.
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