JULIEN – épisode 19

Bientôt quatorze mois…

Quatre matins plus tard, Isabelle me prévint d’un rendez-vous au cabinet d’Anne en début de soirée : pris de panique, je redoutais le pire. « Tu iras t’acheter un caleçon au cas où elle te demandait d’ôter ton pantalon » m’indiqua Isabelle en plaisantant. « Il y a longtemps que tu ne t’es rien acheté, profites en pour te prendre une belle culotte en satin. Va au prisunic » puis elle se ravisa « non, plutôt une belle lingerie, bien propre, bien petite, une lingerie à laquelle je pourrais t’envoyer dorénavant… Prends de la soie » Quel sentiment étrange que de demander à une jolie jeune femme de m’exhiber des dessous à ma taille puis de feindre l’étonné en déclarant « je devrais en profiter pour me faire plaisir aussi » …


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JULIEN – épisode 18

Treize mois, 7 jours.

Dès le lendemain matin, Isabelle confirma sa décision de me priver de mon sexe. Après une première nuit difficile, où après une longue recherche du sommeil, la moindre érection m’avait éveillé en provoquant gémissements et appréhensions, je dus me résigner à comprendre.
Depuis ce jour, jouir me devint impossible puisque bander constitua une véritable torture. Physique au début : sentir le métal retreindre la chair provoque une certaine douleur. Psychique ensuite : je redoutais l’érection, l’appréhendais tant la honte qu’elle entrainait me submergeait.
Isabelle savait déjà jouer avec cette gêne. Dès les premiers instants !


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JULIEN – épisode 17

Treize mois.

30 ans. Nous étions le 18 février de mes 30 ans. Depuis treize mois, j’appartenais à Isabelle. Durant trois jours, j’avais été exilé de la maison de maîtresse pour une destination voisine : un hôtel situé dans la même rue. Isabelle faisait procéder à des travaux que je ne devais découvrir que ce soir d’anniversaire. Durant ces trois nuits, je fus mis sous la contrainte du plastique, des pieds à la tête. La première nuit, elle resta avec moi, puis se délecta à m’abandonner saucissonné, en laissant pour liberté, mon visage au contact de l’air, pour crainte, la porte claquée mais non verrouillée. Le matin, elle venait me libérer totalement, en profitant pour m’amener les vêtements pour ma journée de labeur.


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JULIEN – épisode 16

Un an, deux semaines.

Quelques jours avant, Isabelle consentit à me confirmer l’usage qu’elle comptait faire du film plastique acheté l’année précédente, avant l’été. Souvenez-vous, cinq rouleaux, gardés précieusement au fond d’un placard. Je me doutais de la finalité. Ce qui m’étonna, ce fut le moment choisi par Isabelle pour l’utiliser. J’avais associé l’usage à certaines pratiques dont nous n’avions jamais évoqué la faisabilité. Au fond, tout est arrivé grâce à Frédérique, une amie revenue d’Italie, en transit pour une destination outre-atlantique, l’espace d’une escale à Paris. Jamais Isabelle ne lui aurait proposé l’hébergement si elle n’avait muri quelque idée machiavélique.
Certes, Frédérique ne resta que deux jours chez nous mais tout me sembla différent.


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JULIEN – épisode 15

Douze mois.

Un an auparavant, Isabelle m’expédiait droit entre ses griffes au moyen d’une culotte anodine. Depuis, j’avais appris à agir en son nom, en son désir, je n’utilisais plus que des sous-vêtements féminins qui trônaient aux yeux de tous derrière une vitrine qui m’était dédié, je n’avais plus aucune trace de pilosité masculine puisqu’en vraie femelle, je soignais mes aisselles et mon maillot, je léguais mon unique orifice à la distinction d’un plug latex qu’Isabelle contrôlait par la durée et la fréquence d’utilisation, je confiais mon corps à ma maîtresse experte en cordes, chaines, corset et autres body à cadenasser.


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JULIEN – épisode 14

Onze mois.

Cette rébellion, « ce manque de confiance » comme le nommait Isabelle, me fut reproché. Le terme n’est pas assez fort, trop réducteur car oubliant la fréquence avec laquelle ma maîtresse remettait cet épisode sur le tapis. Je m’attendais à une punition le soir même mais elle alla se coucher me laissant seul avec mes remords. Je l’avais déçue et c’était la première fois. Je repensais à la scène si elle avait eu lieu : j’aurais affiché à une amie ma situation particulière sans être protégé par quelconque doute ou manifestation humoristique. Là, c’est Isabelle qui m’aurait affiché en qualité de soumis, travesti et poli, string en dentelle et pubis net en vitrine. Durant cette nuit, j’ai songé à l’idiotie de ma réaction.


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JULIEN – épisode 13

Neuf mois et demi.

Cette contrainte, je l’ai rapidement assimilée à une exigence terriblement plus subversive que le port du corset. Je ne saurais clairement expliquer pourquoi. Le rôle du cadenas n’y est sans doute pas innocent. La puissance de dépendre d’Isabelle non plus d’ailleurs. Dépendance… le terme est jeté. Car si la journée rien ne changea après ce soir là, il en fut autrement de retour au domicile de la fascinante femme qui après m’avoir converti à une perversion saine et partagée, après s’être imposée à moi comme l’unique maîtresse digne de recevoir mon vouvoiement soumis, Elle, multipliait les occasions de jouer et les moyens d’y parvenir.


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