JULIEN – episode 11

Six mois et plus…

Cet art du cadenas, nous l’avions cultivé en l’élevant à un summum de jouissance mutuelle : le plaisir d’Isabelle ? Son mets le plus raffiné ? Que son chien lèche ses escarpins, poignets enchainés, cadenassés entre eux et liés au collier grâce à une chaîne parcourant la partie supérieure du dos. Une variante comparable consistait à m’allonger sur le sol, les mains écrasées par mon propre poids, la chaîne mordante et le collier étranglant, pendant qu’Isabelle jouait avec mon sexe. Me martyriser durant de longues périodes la passionnait : elle connaissait les moindres réactions de mon corps et savait maintenant parfaitement jouer avec le désir, la jouissance, la frustration, la douleur et la honte. Ainsi, il n’était pas rare en ces temps qu’elle m’attise de son pied nu jusqu’à interrompe au moment critique pour entamer sa torture : emballer ou ligaturer mon sexe, voilà un jeu dont elle ne se lassait pas. Mais elle comprit aussi au cap important des six mois que le statut de jouet sexuel me passionnait quand Isabelle l’insérait au sein de la complexe relation que nous vivions.
Admettons-le, je me perdais parfois à énumérer tout ce que j’avais connu et tout ce qu’Isabelle voulait encore expérimenter. Je savais que son plaisir existait mais il restait à cette époque difficile à cerner. Je commençais à nourrir un sentiment d’impuissance à la satisfaire (j’éprouvais le besoin de toujours proposer plus, d’accepter plus pour manifester la vénération que je lui portais depuis de longs mois déjà) quand nous nous apprêtâmes à changer d’appartement. Je savais que son exigence se renforcerait et que le plaisir retiré serait plus important pour ma tendre amie. Peut-être ne mesurais-je pas avec justesse l’étendu du changement.
Rapidement dit, rapidement fait, en deux semaines, Isabelle avait trouvé l’appartement de ses rêves. Nous vivâmes au rythme des cartons pendant plusieurs week-end, au rythme de la fatigue aussi qui nous fit perdre un peu de vue les longues séances de jeux et les nouveautés à appréhender.
Mais lorsque chaque chose fut à sa place, la nouvelle dimension prit tout son sens. Isabelle rompit le bail de son ancien appartement tandis qu’elle m’encouragea à louer le mien “afin que tu sois réellement dépendant de la volonté de ta maîtresse : tu réfléchiras à deux fois avant de mal la servir, de peur qu’elle ne t’octroie plus le gîte”, dixit Isabelle. L’agencement de l’appartement traduisait à lui seul l’état d’esprit que nous épousions avec ce changement de lieu : j’avais ma propre chambre. “Partager mon lit sera une récompense” décréta Isabelle sans que cela me déplaise. Pourtant, j’ai le souvenir d’avoir craint que nous ne nous éloignions. J’avais peur de ne pas être capable d’assumer. Isabelle me plongeait au sein de son univers : appartement choisi par ses soins mais également décoré et aménagé selon ses goûts. “Tes affaires ? Tes dossiers avec les miens, tes vêtements dans le placard de ma chambre et le reste en vitrine… Ma chambre : grande, blanche, vitrine sous la fenêtre face à la porte, placard fermable à clef au nord, cheminée au sud et lit simple au centre de la pièce. “Je l’ai choisi avec tête et pied de lit parce que c’est très romantique : un vrai lit de fille, tout en fer pour mieux y dormir attaché” : Isabelle avait tout pensé pendant plusieurs semaines, mais ça, je l’ignorais. “Tu n’as pas peur que cette pièce étonne par son dépouillement” ai-je demandé à ma terrible amie : “pourquoi, tu as l’intention de recevoir pendant que tu feras le service ? On ne fait pas visiter les appartements du domestique…” ; ces termes secs me cinglèrent et m’excitèrent. Isabelle maîtrisait son rôle et s’y complaisait avec une aisance qui me donnait l’impression d’être un amateur et, à la limite, de ne pas la mériter.
Voilà comment Isabelle me destitua de la fierté éprouvée à partager sa vie sur un pied d’égalité que le jeu avait, certes, ébranlé, mais aussi maintenu. Voilà comment Isabelle définit ma place après quinze jours de vie “normale” dans notre nouveau foyer. Voilà comment un simple aménagement mobilier bouleversa sans prévenir nos habitudes ; car Isabelle autoritaire était plus encore décidée qu’Isabelle femme. Je devais désormais dormir seul ? Je devais dès lors mériter sa tendresse nocturne ? Je ne pouvais pas ne pas relever le défi !
Cette évolution pourrait sembler anodine : bien au contraire ! Le premier soir où elle m’envoya au lit après que je l’eus aimée (léchée, lavée, séchée, servie et bordée), je me sentis vraiment mal. Jusqu’à maintenant, après ces périodes où je m’abandonnais à son désir, j’avais le réconfort de sa présence, de sa gentillesse, de sa chaleur. Ce soir là sonnait comme une condamnation : chaque nuit serait la même, froide et tourmentée, sans que je sache quand Isabelle me consolerait. Jusqu’à ce cap, Isabelle s’était organisée de manière à obnubiler mes pensées et mes actes de plus en plus fréquemment, de plus en plus efficacement. Mais dès lors, il me fut impossible d’oublier qui elle était, ce qu’elle représentait et ce que j’aimais. Je servais, subissais seul le doute que provoquait la retour à une excitation minimale (cérébralement, j’étais sous l’emprise d’Isabelle en permanence, c’est la raison de ce terme “minimale”) et lui conférait plus de pouvoir. Ainsi, après avoir appris l’utilité de ma pièce, j’appris également par Isabelle que mes vêtements seraient sous clef avec les siens : elle me donnerait ce qu’elle jugerait nécessaire quand elle le jugerait nécessaire. La formule était jolie mais j’ai trouvé cette décision excessive car je n’en distinguais pas réellement l’attrait et la portée. Isabelle, qui s’amusait visiblement beaucoup à insinuer le doute et la surprise, se montra intransigeante. “Tu n’aurais rien à portée de main sauf tes dessous de soumis : j’aime trop les voir en vitrine” commenta-t-elle avant de rajouter pour me rassurer : “ne t’inquiètes-pas, il n’y aura pas de mauvaise surprise ou de piège, c’est simplement le jeu…”. Jeu, mot magique qui expliquait et permettait tout.
Nous avions emménagé avant le 14 juillet (repoussant nos vacances d’un gros mois), et c’est juste avant août qu’Isabelle me soulagea d’une contrainte insupportable à cette époque. En effet, malgré le retard pris par les journées chaudes, celles-ci avaient fini par exister et si j’avais souffert en juin du port des bas (bien que plus quotidien mais encore très fréquent), le déménagement m’avait épargné les trois premières semaines de juillet. Mais quand Isabelle m’imposa leur présence quatre jours de suite, je dus la convaincre d’abandonner temporairement ce supplice. Car avoir les jambes gainées à cette époque, avec la chaleur et ma pilosité, cela relevait du supplice. Depuis un moment maintenant, Isabelle ne donnait rien sans recevoir un don en échange et, en ce sens, c’est le but qu’elle recherchait en m’imposant les bas : me contraindre à l’atout gardé dans sa manche.
Si elle n’accordait rien sans rien, Isabelle ne donnait plus rien sur l’instant. Elle aimait “mijoter” ses effets et me laisser espérer. Jamais elle ne m’aurait présenté les choses ainsi auparavant. Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre ma tendre amie m’interrompre en plein repassage pour la rejoindre à sa chambre. Elle était nue, strictement nue, debout, près d’un fauteuil sur lequel était posé un corset. Un corset noir, un corset de taille, un corset étoffé de satin, un corset qui ressemblait énormément à l’un de ceux qui ornaient ma vitrine. Elle me demanda d’approcher afin de l’assister : l’armature rigide se laissa déposer avec aisance, et, tandis qu’Isabelle maintenant de ses mains le corset, je disposais le laçage. Quand j’eus atteint le haut, je prévins Isabelle comme demandé et reçut l’ordre de serrer les liens croisés après qu’elle eut creusé son ventre et gorgé son torse d’oxygène. Je serrais doucement mais elle me demanda de presser le mouvement. Elle relâcha ses muscles pour reprendre de l’air et marqua d’un soupir le retour à l’intransigeante réalité. Derrière elle, de ma hauteur, j’étais privé du spectacle. Isabelle, reprit son souffle et me lança de serrer encore un peu plus. J’entrepris d’accomplir ma mission avec une réelle difficulté, contraint d’appuyer ma main afin de resserrer convenablement la taille de ma maîtresse. Satisfaite, elle me commanda de m’agenouiller puis elle se retourna et recula d’un mètre. Elle était métamorphosée : je la trouvais superbe avant, mais là, je ne trouvais plus mes mots. L’accessoire agissait sur elle comme une pierre sur une bague. Fascinante et perturbante. Car visuellement, le changement étonnant me permettait d’imaginer la gêne et l’excitation éprouvée. Elle se mouvait lentement, la respiration faible et la voix douce. “Pourquoi ne l’as-tu pas mis avant, cela te sied si bien…” me permis-je de lui dire. Isabelle répondit simplement : “Je l’ai acheté avec le tien, et si je ne l’ai pas mis jusqu’à maintenant, c’est parce que je m’étais jurée de connaître ce plaisir en même temps que toi !”. Je suis resté sans voix. “Alors ? Qu’attends-tu ? Va le chercher !” ; je m’exécutai lorsqu’elle précisa “à quatre pattes…” d’un ton sec. Je n’eus d’autre solution que de lui ramener entre les dents : je m’humiliais en imaginant ma position. Je me relevai sans lâcher prise et lui confia l’objet. Le laçage reste un souvenir dégradant : “tu es vraiment trop gras (…) je vais te mettre au régime en même temps que tu vas apprendre à avoir la taille fine grâce au corset (…) tu seras corseté à ma guise, sans pouvoir rien n’y faire… “. Je me sentais énorme avec le corset. Elle se sentait pourtant belle. Je me sentais mal : j’avais chaud et mal à la fois. Puis elle cessa de s’aider du genou pour finaliser son désir : j’étais corseté, humilié et excité. Elle m’ôta les dim-up mais aussi mon string : “tu n’as pas besoin de ça, je veux te voir déambuler uniquement paré de ton corset”. Comble de la cruauté, elle me fit la libérer du sien avant de me renvoyer à mon repassage, mais cette fois-ci, c’est elle qui me rejoignit pour me regarder face à ma table, le fer en main, le corset à la taille, la gêne sur le visage. Car, je l’avoue, je m’étais trompé. Je pensais que le corset serait une adorable fantaisie comme les autres accessoires de ma vitrine : mais je devais me rendre à l’évidence, je n’aimais pas ça, je me trouvais plus hideux avec que sans et redoutais de ne pas m’y habituer. De ne pas métamorphoser cette contrainte en plaisir.

Je me souviens du premier “après corset” : une impression de liberté provisoire, une sensibilité au toucher, une sensation de douleur quand sa main caressait mon ventre, mes côtes, mes reins. Bien entendu, elle ne m’avait que faire entrapercevoir l’avenir le temps d’une heure, mais sachez que j’avais retenu la leçon et mesuré les conséquences. Au fond, je n’espérais qu’une chose au sortir de cette épreuve : que le corset soit un outil de punition ou de défi et non de mode ou d’esthétisme. Je craignais qu’elle ne me l’impose comme j’avais accepté et encouragé le port des autres dessous. Mais la décision ne m’appartenait pas et j’en eus dès le lendemain la confirmation puisqu’elle m’entraîna au restaurant. “Je t’invite” m’avait-elle dit à mon arrivée avant de me tendre le corset dès qu’elle fut préparée. Toute pomponnée, elle me dit que je n’étais pas prêt et m’ôta veste et chemise, déboutonna mon pantalon et me commanda de l’aider. La taille étouffée puisque plus sensible encore en raison du récent antécédent, Isabelle me dicta de me rhabiller après avoir tiré la ficelle qui pendait entre mes fesses. “Très joli ça” dit-elle du coton menant aux boules de geishas en flattant mon cul nu d’une claque magistrale. Je lui fis remarquer que la chemise choisie par ses soins le matin même ne convenait pas : en soie, sa légèreté me trahissait : “je sais, ce n’est pas grave, tu garderas ta veste…”. C’est Isabelle qui prit le volant. Je m’en sentais incapable. Je me tenais bizarrement er marchait lentement, bien plus piètrement qu’avec le body. Le dîner se déroula parfaitement, mais à peine commençais-je à me détendre et à ne plus souffrir, ma sublime compagne me suggéra de déboutonner ma veste. Je me fis prier puis craqua d’envie. J’ai diné sous son regard, hanté par la pensée qu’on pouvait deviner l’anormalité des reflets soyeux. Je crois que c’est une possibilité qui excitait énormément Isabelle. En récompense (?), je dormis avec elle cette nuit-là, son corps serré au mien, sans cesse rappelé au souvenir d’une soirée inédite.

Mon imperturbable amie me mit réellement au régime profitant de la canicule estivale dont son appétit comme le mien se trouvait affecté. Mais alors que je retrouvais au fond de mon assiette de petites quantités, Isabelle ne se privait pas de continuer à me placer derrière les fourneaux lorsque mes horaires le permettaient. Elle supprima chaque chose susceptible de ne pas me convenir, me privant ainsi de celles que mon bec sucré réclamait en vain. Isabelle n’avait jamais manifesté cette envie de modifier mon aspect physique : mon embonpoint lui était plaisant bien qu’elle ne tolérait pas plus. Je n’obtins que bien plus tard la réponse à cette question : pourquoi ? Et par conséquent, fus contraint de subir les événements sans autre motivation que de satisfaire ma maîtresse.
Nous étions à une semaine du départ pour Bali. Isabelle m’avait corseté chaque week-end et deux ou trois fois la semaine en quinze jours de temps : je souffrais de douleurs abdominales persistantes quand elle m’envoya consulter une amie pédiatre qui continuait de me suivre. La veille, Isabelle ne manqua pas de me punir si vigoureusement que mes fesses portaient les stigmates du cuir fouetteur. Je tremblais qu’Anne ne me demande d’ôter mon pantalon, elle n’en fit rien se contentant que je le déboutonne : un écart de quelques centimètres et ses doigts groupés auraient effleuré l’étoffe satinée d’un string. “Tu as fait des efforts physiques répétés ?” ; voilà le type de questions qui me furent posées par Anne, perplexe. C’est la suite qui plut énormément à Isabelle, quand le médecin me demanda de lever le bras afin d’examiner le côté droit du tronc. Anne me suivait depuis des années, elle devait remarquer l’absence de pilosité : elle le fit en remontant le long des côtes. “Mon amie préfère” fus-je obligé de lui avouer afin de répondre à la question ; “Ma maîtresse préfère” me conseilla de dire Isabelle la prochaine fois. Bilan : des sensations nouvelles, une maîtresse satisfaite, un traitement contre la douleur et une recommandation de Anne. “Continue ce régime, c’est une bonne chose”.

Le séjour à Bali pourrait être interprété comme une parenthèse, une ellipse de notre jeu l’espace de trois semaines qui nous portèrent jusqu’à la mi-septembre. En y repensant, j’ai le sentiment d’un grand repos et d’une grande intensité. Car si nous ne disputions pas la partie aussi sèchement et strictement qu’à l’accoutumée, je suis demeuré au service d’Isabelle. Des habitudes vestimentaires ne subsista guère que le string ou la culotte que mon intransigeante amie jugeait “indispensable à son soumis” : elle ne m’avait pas laissé glisser autre chose au creux de ma valise. Je vivais ainsi en dehors de la plage pour laquelle Isabelle m’avait réservé un maillot mode ancienne qui donnait l’impression de porter mon body. En lycra, les fesses séparées par la découpe du maillot masculin, je me sentais terriblement femme au regard de tous et toutes. Elle aimait également me faire cuire au soleil en sa compagnie près de la piscine de l’hôtel, m’imposant surtout d’exposer mes fesses.
Des us et coutumes, elle avait également conservé le goût pour la fessée : pour accentuer le cuisant souvenir, Isabelle jouait de la main, de la lanière et même, une nouveauté, de la serviette mouillée. Elle avait découvert le pouvoir de celle-ci en me rasant sous une douche prise en commun et s’est amusée à reproduire cette douleur assez souvent. Car, ce que je retiendrais également de ce séjour, c’est l’immense tendresse qui se rematérialisa durant ces dix-huit jours. Dix-sept nuits à dormir avec ma maîtresse, des soirées entières à fainéanter face à l’océan, se moquant de l’impudeur de notre literie privée de la protection du baie vitrée teintée.
Certains soirs où je manquais de self-control, Isabelle m’attachait au moyen d’une écharpe en soie achetée après un premier dérapage : “tu peux me regarder, tu peux me désirer, tu peux sentir mon corps contre le tien mais tu ne peux pas me toucher”. J’avais essayé en glissant ma main entre ses cuisses, croyant bien faire. Je n’avais pas atteint ma cible qu’Isabelle m’ordonnait de quitter le lit afin de prendre une douche glacée qu’elle supervisa elle-même… le temps qu’elle se masturbe et jouisse ! Elle prit tant son temps, qu’au sortir, je n’étais plus en mesure de l’imiter. Mains dans le dos, poignets liés avec les couilles, les quatre membres réunis ou les bras tendus vers la tête de lit, Isabelle s’avéra sans pitié lorsqu’elle me sentait trop proche, plus assez soumis. C’est sans doute afin de me le rappeler qu’elle avait emporté ses escarpins et le plug. J’ai honoré à plusieurs reprises ma dame le cul empli et la tête vide, je peux assurer que j’éprouvais ensuite autre chose qu’un simple sentiment de désir. Isabelle aimait me torturer et, cette situation, elle aimait la reproduire : presque amant, toujours esclave de son accord. Croyez-moi, on a beau être dans un paradis, lorsque la paume de vos mains touche le sol et que votre bouche effleure le cuir d’escarpins, vous savez qui vous êtes. Un matin où Isabelle se laissait honorée alors que le personnel aurait pu nous apercevoir du dehors, j’ai même photographié son pied chaussé sous tous les angles avant qu’elle ne se saisisse de l’appareil afin de réaliser plusieurs clichés d’un point de vue dominant où l’on ne voit que mon dos et mes jambes.

Sur les murs blancs de ma chambre, Isabelle a encadré quatre photographies de cette séance : des clichés dont je suis l’auteur et où le galbe de la jambe, la finesse du talon et les reflets du soulier trahissent un véritable amour. J’ai été troublé de m’endormir en me sachant cerné par ces épreuves, mais aussi flatté.
Reposés, bronzés et motivés : tels sont les adjectifs susceptibles de nous décrire au retour. J’avais été prévenu, cette complicité, cette partie plus ludique devait cesser une fois notre foyer réintégré. Isabelle n’avait pas cessé d’être ma maîtresse, mais la méthode avec laquelle agissait si. À Paris, pas de cadeau, pas de détente : que le plaisir et la contrainte. “Obéir, servir, assouvir, se réjouir et jouir”. Ici, je ne savais plus comment Isabelle m’utiliserait : je n’avais aucune sécurité puisqu’elle avait tous les pouvoirs et tous les outils. Ici, le collier reprenait sa place et moi la mienne. Le quinze septembre venait de passer et le travail s’était amassé, m’obligeant à me faire rare au service de soirée et à jouer à distance avec ma pénétrante amie. Isabelle se languissait de moi, et je fus flatté de constater que de ne plus posséder son jouet lorsqu’elle le souhaitait provoquait chez elle une réaction de manque et un besoin de rattraper le temps perdu.


tags :


 
 
 

SUGGESTION DE LECTURE ...

UNE PHOTO de bondage ... sans cordes !



Répondre