JULIEN – episode 14

Onze mois.

Cette rébellion, « ce manque de confiance » comme le nommait Isabelle, me fut reproché. Le terme n’est pas assez fort, trop réducteur car oubliant la fréquence avec laquelle ma maîtresse remettait cet épisode sur le tapis. Je m’attendais à une punition le soir même mais elle alla se coucher me laissant seul avec mes remords. Je l’avais déçue et c’était la première fois. Je repensais à la scène si elle avait eu lieu : j’aurais affiché à une amie ma situation particulière sans être protégé par quelconque doute ou manifestation humoristique. Là, c’est Isabelle qui m’aurait affiché en qualité de soumis, travesti et poli, string en dentelle et pubis net en vitrine. Durant cette nuit, j’ai songé à l’idiotie de ma réaction. Que souhaitais-je ? Tout perdre ou tout vivre avec la même intensité ? N’étais-je pas d’accord avec le chemin que nous empruntions Isabelle et moi ? Isabelle était-elle si étrangère à nos jeux pour ne pas les comprendre et être la première personne à l’apprendre ?
Le lendemain, je m’en souviens maintenant, c’était un samedi, neuf jours avant Noël, Isabelle avait choisi d’agir. Elle commandait, j’obéissais sans recueillir le moindre fruit de ma docilité. Servir le petit-déjeuner précéda un moment glacial où j’attendis à genoux à la droite de son lit. Quand elle eut fini, elle alla se préparer, seule. J’ai débarrassé, lavé ce qui devait l’être puis pris sa place à la salle de bains quand elle me somma de le faire. Je sortis uniquement vêtu d’un string quand Isabelle me héla de ma chambre. Elle me fit monter sur la balance, lâcha un « toujours gros » meurtrier et se saisit du corset de taille étalé en vitrine aux côtés de son collègue. Je n’ai entendu que le bruissement des lacets courant sur le satin et ma respiration pendant qu’Isabelle m’emprisonnait sèchement.
Son idée ? Me faire comprendre l’inutilité de ma conduite en redoublant d’attention à mon égard. Une fois la taille enserrée, elle me fit ôter le string propre pour celui de la veille dont elle me fit vérifier le parfum. « Si tu avais ôté ton pantalon, il y aurait sûrement l’odeur de ton sperme » conclut-elle avant de m’envoyer enfiler un costume aussi sombre que la chemise « indispensable vu ta conduite ». Ce qu’aimait Isabelle ? La vision de ma silhouette dès lors que le corset la modifiait : elle adorait lorsque je revêtissais un pantalon qui, en maintenant la chemise, renforçait la troublante vision d’une taille différente. Depuis qu’elle me surveillait, j’avais beaucoup perdu mais avouons-le, le prêt-à-porter ne m’allait pas vraiment. Pourtant, c’est en boutique non spécialisée qu’Isabelle me mena. Une boutique où l’on vous regarde bizarrement lorsque vous sortez de la norme. Une boutique jeune où une belle femme est immédiatement repéré, d’autant plus lorsque ses jambes sont galbées d’une harmonie entre soie et cuir. Une boutique où la cabine d’essayage est minuscule et simplement close par un bout de tissu trop court et pas assez long. Une cabine où Isabelle n’hésita pas à rentrer après avoir expédié le playboy venu nous servir. Elle avait choisi. Elle me tendait un pantalon en viscose pendant que j’ôtais le bien avec une réticence imperceptible. Là, derrière le rideau, se trouvait un monde qui ignorait tout de mon état : la chemise ne cachait que partiellement mon string et une main féminine s’amusait à déboutonner la base afin de caresser le corset. J’eus un mal fou à enfiler le dit pantalon, je semblais énorme dedans. On constatait aisément la grosseur de mes cuisses ou de mes fesses. En temps normal, jamais le boutonner ne fut possible. Mais avec le corset, ce fut… aisé ! Plus besoin de ceinture, ma taille serrée se remarquait au premier coup d’oeil. Quelle humiliation de sortit de là et d’entendre Isabelle dire au vendeur que je le gardais sur moi. Elle ne consentit pas à me rendre ma veste afin d’accroître ma gêne. Pis encore, elle me promena sur les trois niveaux du centre commercial ainsi fagoté, me répétant dès que j’émettais la moindre réserve que je l’avais bien cherché. J’avais peur de rencontrer quelqu’un qui me connaisse. Vêtu de ce pantalon inadapté, la taille affinée et la marque du string devinable, j’avais envie de m’évanouir tant j’étais mal-à-l’aise. Je sentais qu’on me regardait. Isabelle soudoya l’employé en charge de garder les toilettes publiques pour me suivre. Ne croyez pas que j’avais choisi d’y aller. La porte fermée, j’eus envie de me soulager : Isabelle m’autorisa à condition de m’accroupir « comme une fille » et de ne faire preuve d’aucune pudeur. Dans ces instants, son sourire de victoire était insupportable.
Alors que je me relevais, elle se mit à me tripoter vigoureusement. Ses mains caressaient mon sexe mais soupesaient également mes bourses pleines d’une longue abstinence. J’ai cru qu’elle irait jusqu’au bout mais elle s’arrêta net en me commandant d’ôter chaussures et pantalon. C’est lorsque ce fut fait qu’elle sortit de son sac le porte-jarretelles emmené à mon insu. Elle l’agrafa par dessus le corset puis me tendit les bas noirs assortis.
Lorsque nous sortîmes du lieu malodorant, l’employé nous regarda en raison du temps de monopolisation. Je savais qu’il pouvait également nous dévisager en raison des marques devenues évidentes sous mon pantalon. Au string étaient venus s’ajouter les jarretelles et même la jarretière des bas. Tout n’était que suggestion. Mais quelle suggestion. Après un périple de supplice sur un étage, Isabelle décida de rejoindre la voiture. Elle s’est moquée de moi car j’étais « rouge de honte », avant d’ajouter « de plaisir ? » puis de conclure « lorsque tu en auras marre d’être ridicule comme ça, tu enlèveras ce pantalon en me demandant pardon et je te photographierai ».
Je n’ai pas tenu longtemps. Lorsqu’à peine protégé par le calme du home sweet home, Isabelle évoqua un besoin de courses alimentaires auprès des magasins du quartier, j’ai craqué. J’ai ôté le pantalon sous le regard de l’objectif, j’ai demandé pardon pour mes offenses en léchant les bottes de ma maîtresse posée sur le sol tandis qu’elle réalisait les clichés accroupie près de nous, puis ai rédigé un mot manuscrit en priant Isabelle de m’excuser pour ne pas avoir suivi les règles du jeu. C’était quelques jours avant Noël.

Ce fut notre premier Noël ensemble. Nous avons tous deux appréhendé cet instant si riche en symboles. Un peu plus sans doute parce que nous avions affronté un début de crise avec mon refus idiot. La tension s’était — fort heureusement — immédiatement dissipée après que je me sois copieusement fait pardonné, mais je garde le souvenir d’une période où je prêtais plus attention encore à la manière dont je servais ou j’obéissais. Zélé, je n’hésitais pas à employer du dépilatoire plutôt que le classique rasoir afin qu’Isabelle me trouve à son goût lorsqu’elle m’examinait, je redoublais également d’aptitude à supporter sans broncher le corset, le body ou les chaînes sans oublier mon incessante obligation de l’honorer de ma langue dès qu’elle le souhaitait.
Le 24 au matin, nous étions chez les parents d’Isabelle pour le réveillon. Vous étonnerais-je en précisant que j’ai apporté une contribution considérable à la réussite du repas et des préparatifs ? Non ! Vous choquerais-je en vous avouant avoir servi d’assistant docile durant l’après-midi entière sans penser au plug qui calait mes fesses ? Non ! Bien entendu… vous nous connaissez maintenant.
Le soir, devant une quinzaine de convives, je servis. Par habitude, par défi aussi. Par plaisir de devancer une suggestion que ma maîtresse n’aurait osé produire. Pas au garde-à-vous bien sur, ni à genoux ou en string. Mais si poliment et avec assiduité que tous et toutes le remarquèrent et complimentèrent Isabelle sur son compagnon.
Mon cadeau pour Isabelle au moment des douze coups de minuit ? Une superbe boîte enrubannée qui dissimulait une sublime paire de lunettes, monture en acier, ciselée de motifs érotiques ne s’avouant qu’à la lumière d’une loupe et de verres ronds confectionnés grâce à une ordonnance récente. Elle les chaussa immédiatement et n’en parut que plus belle. Le sien ? Une veste en cuir. Je découvris en poche un étrange objet métallique dont je ne reconnaissais pas l’utilité. Un tube de quelques centimètres de hauteur, et à peine moins de diamètre. Au détour d’un baiser furtif, Isabelle me glissa à l’oreille qu’elle me montrerait quand tous les invités seraient partis.
Je l’ai regardée s’éloigner, reprendre sa place avec grâce en se déplaçant comme aucune autre femme maîtresse ne l’aurait su. Elle avait délaissé le cuir, la laine ou toute autre matière autre que la soie dans laquelle avait été taillé le patron de cette longue robe si magnifiquement portée. Une robe qui laissait le privilège d’admirer la cheville cernée d’une fine chaîne en or qu’Isabelle mettait en certaines occasions. Une robe qui reproduisait finalement sa silhouette. Une robe gris anthracite au décolleté vertigineux en harmonie totale avec le dos nu et l’attache située sur la nuque libérée de l’onde blonde par le miracle d’un chignon auquel j’avais moi-même apporté mon aide. Jonchée sur des talons aiguilles — événement de la part d’Isabelle —, je dois avouer que ma maîtresse s’avérait terriblement séduisante au point de provoquer chez moi un important émoi lorsque les gants de soirée frôlaient mes mains. De l’ongle jusqu’au coude, le gris lui allait à merveille et l’ombre portée sur ses paupières n’en renforçait que l’effet.
Tous les invités n’avaient pas quitté la maison lorsque nous nous éclipsâmes. Cernés par un couple d’amis au salon et la soeur au sein de la chambre que partageaient auparavant les deux enfants de la maison, Isabelle m’entraîna à l’extrémité du terrain, en bordure du ruisseau, à la pénombre d’une nuit glaciale de décembre. Je gelais sur place. Isabelle, pourtant bien moins protégée, résistait avec une vaillance qui m’étonnera toujours. « Tu peux me dire maintenant, c’est quoi ? » lui dis-je. « On appelle ça un stretcher » me répondit-elle. Je n’avais pas reconnu l’objet bien que l’aillant parfois vu sur certains catalogues. « Je pensais que tu aurais immédiatement identifié la chose » me susurra-t-elle à l’oreille avant d’ajouter « tu sais donc ce que ça implique… » ; je connaissais l’utilité du stretcher, ce tube en aluminium d’environ 40 mm de large et de 60 mm de long aux bords arrondis. Disposé à la base de la verge par l’introduction des testicules l’une après l’autre et maintenu en place par ces mêmes testicules une fois réunies, cet accessoire auquel j’avais goûté plusieurs années auparavant en bricolant un lointain cousin m’avait toujours intimidé en raison de sa conception métallique mais aussi terriblement excité par son principe. Pour quelle raison Isabelle m’offrait-elle un stretcher ? Ma maîtresse cherchait simplement à exploiter de nouvelles pistes de jeu mais également à me transformer physiquement. Elle avait déjà obtenu de moi une perte de poids, une nouvelle hygiène de vie, un comportement vestimentaire de soumis et un rectum à la souplesse qu’elle appréciait grandement, Isabelle recherchait à entamer un nouveau façonnage par le biais du stretcher. Verbe anglais, to stretch signifie étirer. Vous l’avez compris, le stretcher à pour fonctionner d’allonger la longueur des testicules en étirant la chair pour qu’elle se distende. Le résultat ? Des couilles lourdes et sensibles au moindre mouvement lorsqu’elles sont libérées de l’emprise du stretcher. Et ce pour des semaines durant… Pour peu que le traitement soit de qualité et de durée honorable. Je ne savais pas alors si le port prolongé du stretcher pouvait entamer une transformation que l’on pourrait qualifier de définitive. Isabelle n’allait pas cherché si loin. Elle voulait me voir ainsi équipé et sans plus attendre.
On ne voyait pas à un mètre mais pour les distances moyennes, la lueur d’une demi-lune suffisait à Isabelle pour que j’abaisse mon pantalon. J’étais nu, impeccablement rasé depuis l’après-midi même où elle avait examiné et émis le souhait que j’abandonne le string et le plug au profit du corset et d’une liberté totale sous mon pantalon de flanelle. J’ai vainement tenté de contrecarrer l’effet piscine provoqué par le froid. Mes bourses ne souhaitaient pas prendre une consistance adéquate à la mise en place du stretcher. Isabelle entama de malaxer « ce qui lui appartenait de droit » mais ne parvint qu’à provoquer une érection bien légitime. Elle ne se vexa pas. Ne commenta pas mon état. Elle ne cherchait pas mon regard mais regardait le stretcher entre mes doigts et mes couilles désespérément dures. C’est alors qu’Isabelle s’accroupit, obliqua son visage et lécha mes couilles. Elle ne les lécha pas vraiment en fait. Mon sentiment demeure confus. Elle embrassa, lécha, mordilla et prit même en bouche ma chair intime, un testicule, puis sa soeur, l’une après l’autre, patiemment jusqu’à pouvoir aspirer les deux en un tourbillon de souplesse. J’ai le souvenir d’avoir failli éjaculer, ce qu’elle n’aurait sans doute pas pardonné. Sans parler du grotesque de la situation… une éjaculation incontrôlée sur le visage et les cheveux de sa maîtresse; cela aurait fait désordre ! Je n’avais jamais gémi autant depuis des années. Hyper sensible, les caresses buccales d’Isabelle provoquaient chez moi des sensations nouvelles que je ne parvins pas à maitriser. Lorsque je repris mes esprits, elle m’avait arraché le stretcher de la main, glissé les testicules le long de la paroi l’une après l’autre non sans me faire délicieusement mal et laissait en se relevant le stretcher en place et mes testicules étirées et humides. « Merci Madame » murmurais-je ; elle me répondit en m’embrassant à pleine bouche. Ma langue connut la même chaleur salvatrice que mes couilles plusieurs instants auparavant. Elle remonta seule mon pantalon, j’ai immédiatement aimé la présence métallique de l’objet. Cette dimension difficilement inamovible me plaisait. Sentir la structure métallico-biologique unie dans le mouvement m’a satisfait plus encore. Que dire encore de la sensation éprouvée lorsque le pantalon vient écraser délicieusement vos couilles fermement maintenues ? Comment traduire ce que l’on ressent lorsque l’on s’assoit pour la première fois avec cet objet ? Et comment retranscrire le regard d’Isabelle en constatant ma retenue dans mes gestes mais aussi l’imposant grossissement qu’engendrait le stretcher par delà le pantalon. « J’ai l’impression que tu es membré comme un étalon et non comme un esclave » me susurra-t-elle à l’oreille en s’asseyant sur le même fauteuil que moi.
Exténués, nous nous sommes endormis sur ce fauteuil. Quelques heures plus tard, le jour se levait. Le lendemain, une douleur abdominale me perturba durant la journée entière. Dormir avec un corset ? Non. Dormir avec le stretcher ? Possible… Mais Isabelle m’autorisa à l’ôter lorsque nous prîmes notre bain ensemble, au moment de nous sécher. Elle voulait voir l’effet que ça donnait sous l’eau. Je l’aime.

Nous retournâmes le soir même à Paris, le caméscope de son père au creux de la valise. Isabelle voulait filmer la soirée que nous avions projeté d’organiser pour la Saint Sylvestre. C’est elle qui avait eu l’idée de demander à nos amis et invités de se déguiser. Le thème ? L’époque des souverains et leur cour. Pour passer un réveillon royal ! Et saisir la balle au bond…
Durant les jours qui séparaient de la soirée fatidique, Isabelle se démultiplia pour que l’organisation soit l’égale d’elle-même : sublime. Elle ne me négligea pourtant à aucun moment, n’oubliant ni de vérifier ma netteté, de contrôler ma chasteté ou de composer tard le soir ma tenue du lendemain. Durant plusieurs jours, ma maîtresse oublia les strings, culottes et autres bodys afin de m’envoyer au travail stretché et docile. Soumis à ses moindres volontés, recevant des appels en pleine journée pour aller chercher telle ou telle chose pour la soirée et trouvant même après déjeuner un pli posé sur mon bureau qui contenait un teddy. Je devais clore la porte, les stores et lui téléphoner pour qu’elle m’entende me changer, m’écoute ôter ma brassière pour la remplacer par le teddy noir. Pour la première fois depuis plusieurs jours, je retrouvais la sensation du satin sur mes fesses et même sur mes couilles stretchées. J’ai beaucoup employé ce terme durant les dernières lignes. Sans doute parce qu’Isabelle m’habitua avec intensité à cet accessoire comme elle le fait pour toute nouvelle habitude à prendre. Entre le 26 et le 31 décembre, j’ai gouté au stretcher quasiment sans interruption. J’avais le droit de liberté quand la gêne devenait trop grande (cela arrivait, un problème de circulation sanguine souvent) à condition que je demande la permission à ma maîtresse. Et cela n’excédait pas deux heures… je dormis même avec le stretcher durant cette période. Sans pitié, elle me demandait régulièrement mes impressions et aimait constater la différence avec l’avant-stretcher lorsqu’elle ôtait elle-même l’objet.
Mardi 31 décembre. 17 heures. À ma surprise, Isabelle n’était pas seule lorsque je suis rentré du bureau. Valérie, venue en renfort pour l’intendance, l’aidait à passer sa robe : une splendide pièce en drap lourd dotée d’une structure métallique typiquement XVIIIème. Je n’aimais pas qu’Isabelle rencontre mes ami(e)s en mon absence, moins encore à la maison. Et ma chambre porte ouverte, c’était une première … Quand je fis remarquer à Isabelle que Valérie aurait pu remarquer la vitrine, elle sourit et répondit de ne pas m’inquiéter, s’empressant de me demander si je la trouvais belle. Comment aurait-il pu en être autrement ? Lumineuse dans cette robe couleur crème, la silhouette inhabituelle d’Isabelle traduisait aussi la présence d’un corset qui comprimait admirablement sa taille : en me glissant sous sa robe pour l’aider à enfiler ses escarpins neufs, je constatai une flopée de froufrous volatiles que ma maîtresse se plut à me laisser détailler. Culotte haute à rubans noués sur les hanches, jarretelles satinées sur bas de soie blanche, décolleté pigeonnant ouvrant directement sur la guêpière-corset, Isabelle avait misé gros sur la sensualité masquée de sa tenue. Un chignon digne des plus grands artistes complétait le tout d’une teinte inédite : la chevelure de ma maîtresse avait été fardée d’une poudre blanche qui la rendait étonnante.
Il ne pouvait y avoir de surprise quant à ma tenue. Isabelle l’avait définie avec l’idée de la soirée (où est-ce le contraire ?) : laquais, serviteur, valet de chambre. Termes génériques qui auraient pu me désigner lorsque j’eus revêtu le costume loué. Perruque blanche, veste courte, chemise à jabeaux, pantalon moulant et achevé par la superposition d’épaisses chaussettes, mocassins vernis, j’avais la tenue qui cadrait avec mon sens de l’obéissance. « Génial » dit Isabelle en me voyant à son goût. Elle apprécia la courbe de ma silhouette dont elle avait dicté l’unique condition en me dévêtissant afin de lacer un tout nouveau corset. Uniquement destiné à modeler la taille, il s’avérait plus discret que ses prédécesseurs : confectionné avec un cuir plus fin, muni d’armatures moins nombreuses, c’est sa forme et le triple laçage qui lui permettait d’être aussi performant que les autres. Car d’un allégement de l’étranglement il n’était jamais question. Ses particularités en dehors de cette relative discrétion ? L’originalité du système de fermeture tout d’abord : le laçage sur trois niveaux et à double hauteur permettait d’enserrer la taille avec plus de précision ; les quatre lacets se rejoignaient à l’épicentre du corset. La plus troublant est ailleurs : muni d’anneaux d’un diamètre raisonnable — également au nombre de quatre — l’accessoire avait une utilité qui me fascina rapidement. J’ai senti Isabelle s’activer derrière moi, senti une matière souple se frotter à mes cuisses, puis entendu deux clics. En me faisant face de nouveau, s’agenouillant puis passant sa main entre mes jambes, Isabelle ramena vers elle une pièce faite du même cuir souple découpée de manière à se glisser entre les fesses, se poser sur l’entrejambe et enfin remonter sur le pubis. En baissant la tête, j’ai distingué et surtout aisément imaginé ce que mes organes retransmettaient : la sensation d’être écrasé doucement mais implacablement par un morceau de cuir munie de quatre fentes métalliques destinées à se loger sur les anneaux du corset. Et lorsque ce fut fait pour le premier, Isabelle pratiqua comme pour l’arrière en scellant l’objet d’un minuscule cadenas. Quatre points d’ancrage, quatre serrures, quatre clés différentes, des fesses séparées, des parties intimes inaccessibles, un sexe privé de la possibilité de s’ériger en désir et des testicules réduites à jouer la discrétion. Ma maîtresse se releva et s’éloigna pour mieux admirer son oeuvre : des semaines de mystère, une confection sur mesure pour un résultat parfaitement implacable. Le contrôle du body avec le mordant du corset unis pour tirer le meilleur parti d’un soumis : « avec ça, je peux te maintenir sous mon pouvoir sans aucune contrainte, ainsi tu n’auras plus aucune excuse pour le porter lorsque JE le voudrais » conclut Isabelle.
Elle m’abandonna en commandant de me présenter dès que le costume fut revêtu. Quand je vins prendre mes fonctions à la chambre de ma maitresse, elle mettait la dernière touche au déguisement de Valérie. J’étais sans nul doute risible à souhait ainsi vêtu mais j’ai malgré tout éprouvé un sentiment de fierté. Isabelle m’inspecta du regard et de la main. Succinctement, chastement, mais elle apprécia comme je l’avais apprécié que le déguisement dissimule astucieusement les serrures et courbes strictes du corset restricteur. Isabelle s’était déguisée en précepteur et apparaissait de manière cocasse dans cette tenue sobre et sombre. Puisque les gouvernantes n’existaient pas encore, elle avait opté pour un changement de sexe mais pas de fonction. « Ça te va très bien » me dit-elle en retournant à la cuisine, vérifier que tout soit au mieux. Isabelle m’y envoya en renfort.
Car de tenue il ne s’agissait pas seulement. Ce réveillon restera mémorable car j’ai le sentiment d’avoir travaillé : chargé tout d’abord d’accueillir et d’annoncer les arrivants sous leur patronyme de soirée, j’ai cumulé les fonctions de vestiaire et de portier jusqu’à ce qu’il faille relayer la maîtresse de maison dans sa distribution de boissons. En rodant parmi nos amis un plateau à la main, les servants comme des inconnus, je n’avais pas l’impression d’être des leurs. Ce fut étrange, excitant même. Et comme nous étions nombreux, je n’ai guère profité suffisamment de la place qui m’était réservée à la grande table. Entre deux plats, comme prévu, je fus contraint de venir quérir les clefs de mon corset auprès de ma maîtresse qui me confia le trousseau. Absent un bon moment, elle fit remarquer devant tous que je manquais à tous mes devoirs, et dans un rire qui fit sourire tout le monde, que je serais châtié pour cette faute. Si j’ai été long, c’est simplement aux clefs que je le devais. Toutes identiques, j’ai cherché un moment pour libérer les deux cadenas du recto avant de lutter pour remettre en place le cuir sur les anneaux à cadenasser. Quand tous se mirent à danser, je suis resté sur le côté avant qu’Isabelle ne vienne me chercher… pour me faire remarquer qu’il serait de bon goût de préparer un digestif.
Comble de l’humiliation, elle s’amusait sans moi, sans même penser à moi pendant que j’officiais pour elle, en ne pensant qu’à elle. Ce digestif, nous le prîmes tous sur un pied d’égalité, au moment de la distribution de cadeaux. Enfin, j’oubliais la teinte servile de la soirée quand je reçus un présent de nature indélicate. Je blêmis, me mit à bégayer et dire que je ne comprenais pas. Tous me demandaient ce dont ils s’agissaient. Isabelle leur montra. Un superbe body noir à manches longues, en dentelle et velours gaufré. J’ai cru m’évanouir mais Isabelle se leva et entama un rire aigu de confusion. « Pardonne-moi, j’ai inversé l’étiquette avec le paquet de Valérie » dit-elle à moitié étouffée de rire. J’ai suivi le mouvement, comme tout le monde. Un rire jaune pour ma part. Valérie souriait. Elle n’avait reçu aucun cadeau d’Isabelle. Celle-ci s’approcha de ma joue pour la flatter d’un baiser et me glissa à l’oreille un mot doux qui provoqua une excitation intensément honteuse : « il n’y aucune erreur possible, c’est bien pour toi… » ; j’en suis resté cloué et ai tenté que mon humeur n’en soit pas trop affectée jusqu’aux départs de nos plus hardis convives, sur le coup des sept heures du matin. Valérie tombait de fatigue quand je refermai la porte derrière eux. Je n’étais pas parvenu à lui parler plus de dix secondes depuis minuit et affronter Isabelle m’avait été impossible au point de ne pas aller la saluer lors de son départ.
« Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? » lui dis-je énervé et inconscient. Elle demeura stoïque. Inébranlable. Je l’ai suivie jusqu’à sa chambre sans qu’elle ne dise mot. « Cette histoire ? Il n’y a pas d’histoire si ce n’est la nôtre. Tu voulais être mon soumis. Tu voulais vivre comme un soumis. Tu voulais que le monde extérieur s’en doute. La première personne extérieure à le savoir, c’est elle. » dit-elle fatiguée. « Mais comment as-tu pu lui dire ? » ai-je répliqué. « Un, tu étais d’accord… Deux, je n’ai fait que lui envoyer ton mot d’excuse avec les photographies… Tu te souviens j’espère ? » m’asséna-t-elle. « Tu aurais dû m’en parler » dis-je doucement. « C’est moi qui décide, tu le sais parfaitement. Maintenant, ce n’est pas un drame. Il fallait que tu sentes cette pression extérieure sur tes épaules. Moi aussi. Elle te connaît. Tu as joué avec elle. Un peu, c’est vrai. Mais elle sait simplement que tu joues de nouveau, un peu plus… » raisonna-t-elle. Pour Isabelle, tout s’enchaînait logiquement. Elle jouait aux Légos et assemblait les briques de notre isolement ludique. « Ce ne sera plus comme avant… » ai-je essayé de conclure. « Comme avant quoi ? Que veux-tu dire ? Que l’on sache que tu m’appartiens et que tu fais ce que je t’ordonne : est-ce si indigne de toi ? Non ! Tu voulais dire avec Valérie … mais heureusement que ce ne sera plus pareil. Tu évolues mon chéri, ton image aussi ! Je te ferais juste remarquer que tout se passait bien avant que tu ne fasses la gueule tant tu as eu peur. » ; j’ai tenté de la calmer, elle m’assena une gifle et me fit mettre à genoux. « Ôte ma robe » commanda-t-elle. Je me relevai pour déposer l’armature plus loin du lit où Isabelle s’était allongée. « Approche » dit-elle magnifiquement vautrée sur l’édredon, vaporeuse de blancs froufrous et pieds ornés de cuir verni. Je me suis agenouillé sur le lit comme elle l’avait exprimé. Sa jambe gauche au repos, la droite repliée et inclinée, Isabelle m’offrait la vue plaisante de son corps, guêpière et bas en prime. En prenant appui sur mes avant-bras, je me suis incliné, mis à quatre pattes devant elle, non loin de la culotte haute et ample pour laquelle elle avait opté plus de douze heures auparavant. Le dos reposant sur d’épais coussins, elle était décidé à me regarder suivre ses ordres : en l’occurrence, plutôt des autorisations puisqu’Isabelle m’indiqua de venir honorer de ma langue le satin de la culotte… au contact de son trésor. Certes, l’entame me parut fraîche, impersonnelle, mais lorsque l’harmonieuse humidité s’empara du satin, il me sembla que chaque mouvement de langue soulignait la courbure de son ventre bombé, chatouillait les méandres mélancoliques de son pubis, enivrait les chairs du plaisir. Les mouvements du bassin et l’ondulation du corps m’indiquèrent que j’empruntais la bonne voie. Soudain, ma bouche rentra en contact avec un obstacle rigide, se mouvant sous le satin. Ma maîtresse glissait ses doigts sous l’étoffe, venant renforcer l’étreinte de ma bouche, la caresse de ma langue et l’excitation que nous éprouvions. Sans s’arrêter, elle me commanda d’un murmure de me relever, de reprendre assise devant elle et d’admirer le spectacle. Ses mouvements se ralentirent vite, sa jambe droite se déplia, se tendit et éleva le pied chaussé jusqu’à hauteur du visage. Naturellement, je pris sa cheville en main et entama d’embrasser celle-ci. Succéda à la saveur du satin souillé, la saveur du cuir verni. « Lèche mon soulier » dit-elle sèchement. Elle ne souhaitait pas un baiser. Elle voulait imaginer ma langue se promener sur la surface vernie. Mieux, ma maîtresse se caressait en me répétant d’essayer la semelle. J’ai hésité. Un court instant. Tant excité j’étais, j’ai omis la décence et honoré de ma langue la semelle qui avait arpenté le parquet. Après m’avoir fait lécher le talon sur sa longueur, elle me ramena à son sexe et me permit de retrouver la saveur brûlante et odorante. J’étais fou. J’oubliais tout. Elle gémissait. Je poursuivais. Elle chuchota « prends-moi, baise-moi », j’entrepris d’ouvrir la braguette de mon pantalon et me heurta à la réalité cruelle : privé de mon sexe, elle m’avait provoqué et se riait maintenant de moi. Elle l’avait fait exprès. Elle savait que je pouvais oublier. Elle me fit m’allonger nu, corseté, me chevaucha pour mieux se caresser tout en se moquant. Et j’aimais ça. Je voulais ça. Je me sentais inactif. Impuissant. Elle me donnait ses doigts. Je les léchais. Elle me tendait sa chaussure solitaire, je l’honorais. Elle me giflait, je gémissais. Elle me griffait, je bandais plus fort, j’avais mal tant le cuir résistait, et je bandais plus fort de vivre cette contrainte. J’ai cru qu’en saisissant les clefs de mon carcan, ma maîtresse m’honorerait de sa bouche comme lors de la semaine précédente mais je me trompais. Ces clefs, Isabelle se mit à les agiter sous mon nez tandis que je mourrais d’envie de jouir. « Moi aussi j’ai envie de jouir » murmura-t-elle en se levant du lit. Durant sa courte absence, j’ai vainement tenté de caresser la zone sensible recouverte par le cuir tendu mais les sensations existaient sans finesse, je sentais la pression, la présence mais pas la caresse, la gestuelle, le plaisir. Isabelle revint et me somma d’arrêter. Elle dégrafa sa guêpière et libéra ses jambes pour finir par ôter sa culotte avant de disparaître de nouveau. Lorsqu’elle réapparut, elle tenait entre ses mains une bassine en faïence qui lui servait parfois pour se toiletter après nos jeux. Elle la posa sur la table de nuit et m’expliqua que remplie d’eau, elle l’avait mise au congélateur après avoir immergé les clefs des menottes posées sur la glace. La clef de chacune des deux paires s’avérait tenue par une fine chainette qui sortait de la bassine. Elle libéra mon sexe, mes fesses puis ma taille. Je fus rapidement aussi nu qu’elle, aussi excité. Également exténué comme elle, heureux comme elle. Elle menotta mon poignet gauche et m’expliqua après que nous nous soyons allongés que nous allions nous enlacer, et dès lors les mains contre le dos de l’autre, clore la deuxième menotte. Quatre clics et nous fûmes unis pour tenter de dormir. Les premières minutes sous la coupe de la noirceur, je pensais comme elle aux clefs prisonnières du glaçon. Je songeais également aux sensations que procurait sa présence contre moi, la délicate gêne que j’éprouvais en sentant mon sexe en érection côtoyer sa toison blonde, taillée, soyeuse comme les lèvres que mon gland effleura à maintes reprises. Isabelle s’amusa à m’emprisonner entre ses cuisses, à éloigner son bassin, à me griffer le dos, à m’embrasser. C’est en poursuivant cette activité que nous avons trouvé le sommeil.

Le lendemain, Isabelle ne me prépara ni le body, ni le corset, uniquement le stretcher pour me tenir compagnie durant la journée qu’elle ponctua d’une visite en milieu d’après-midi. Je m’apprêtais à partir en rendez-vous quand elle se fit annoncer. Resplendissante et consciente de son pouvoir. Isabelle ne venait pas si souvent toutefois le verrouillage systématique de la porte avait été remarqué, notamment par mon associé et ami. Il ne devait être ni le premier, ni le dernier, mais aucun ne soupçonnait qu’une telle perversité s’exprimait derrière la serrure.
Isabelle prit place sur le canapé. Vêtue d’un épais tailleur blanc, ma maîtresse extirpa le caméscope de son sac à main et me demanda de le poser sur l’étagère qui constituait un angle de mon bureau. La mécanique fonctionnait et l’optique jouait du réglage automatique. Je revins vers Isabelle afin de baiser son pied en posant genoux à terre. Elle me demanda de me remettre debout et de recommencer mais en m’accroupissant, ne posant qu’un genou à terre et en me servant de l’autre pour qu’elle puisse poser son pied. Alors, je pus embrasser le soulier, puis pratiquer de même pour son frère jumeau. « Dorénavant c’est ta nouvelle révérence, garde-le bien à l’esprit » dit-elle doucement tandis qu’elle glissait son pied hors d’atteinte. En croisant les jambes, elle me cingla d’une de ses exigences qu’elle était la seule à pouvoir m’ordonner. Je me remis droit comme un I afin de lui exhiber pantalon baissé mes couilles sous son contrôle. Après m’avoir fait déplacer afin que je n’obstrue pas l’angle de vision de la petite caméra, elle se releva pour remettre le pantalon en place sans montrer le moindre ménagement à l’égard de mes bourses sensiblement douloureuses. Puis j’eus pour ordre de m’asseoir, genoux à terre, fesses sises sur mes talons, mains jointes en signe de prière. Isabelle déboutonna la veste de son tailleur qui s’ouvrit sur une guêpière en satin blanc du plus bel effet, mais ne l’ôta pas. Ses mains disparurent et cette fois-ci, ce fut la jupe qui desserra la taille et glissa au sol. Les jambes fuselées de soie blanche se tenaient devant moi, un slip taillé avec le satin épais qui revêtissait la guêpière à hauteur d’yeux. Je devinais une silhouette sous l’étoffe. Isabelle fit danser ses jambes, retira cette culotte mais ne me la tendit pas. Elle la posa sur le canapé, la jupe la rejoignit. Ma maîtresse fit un pas en avant et se faisait plus impudique. En redressant mon dos, j’aurais pu mettre en contact son sexe et ma bouche, mes lèvres et mon plug qu’elle avait glissé en elle. Je m’étais immédiatement demandé depuis combien de temps elle le portait. Ce qu’elle avait ressenti en l’introduisant, et ce qu’elle ressentait à cet instant précis. La main qui m’avait empêché de le voir dès lors qu’elle avait retiré son slip, cette même main qui maintenait l’objet précieusement en place, cette main disais-je me permit l’accès visuel en changeant de position.
Pratiquement sans sourciller, Isabelle agit de manière à ce que le cône en latex se retrouva hors de sa niche ; la base de l’objet fut cernée par les doigts agiles de la main droite qui s’approcha de moi. La matière noire brillait. Elle ne me la fit pas apprécier olfactivement comme je l’eus souhaité, elle le glissa immédiatement entre mes lèvres que j’ouvris afin d’accueillir le cône. Le latex a une odeur, un goût. Mais je vous assure que la saveur de la liqueur brûlante servie par ma maîtresse parvenait à la dissimuler harmonieusement. En pressant sur l’objet, en maintenant mes mâchoires séparées, en cognant mon palet, en appuyant vers le fond de ma gorge, Isabelle s’aperçut à quel point j’aimais que ma bouche soit l’objet d’une telle possession. « Montre-moi comme tu tailles une pipe » me dit-elle en extrayant le plug sur lequel je me jetai comme un vorace. Elle me l’enleva et recula pour réintroduire l’objet en elle. Je ne l’avais jamais vue ainsi impudique. Elle l’extirpa après avoir joué de son bassin pour me donner une seconde ration savoureuse. Puis, quand le latex fut de nouveau latex, elle me fit détailler les gestes de langue que j’aimais donner sur le plug. « Te voir faire ça à un mec me fascinerait » glissa-t-elle sans que je n’interrompe l’exécution de son voeu. Isabelle glissa ses fesses au creux du satin puis me réclama la jupe que je l’ai aidée à passer. Elle reboutonna sa veste en allant chercher le caméscope qu’elle prit en main pour me filmer de plus près : « baisse ton pantalon, prosterne-toi à quatre pattes et glisse le plug entre tes grosses fesses » dicta-t-elle. Je pris la pose, je ressentais sa présence, j’ai humecté le latex, elle tournait autour de moi, pressé sur mon orifice, sans que le bruit du zoom de la caméra ne cesse de m’accompagner. « Ne bouge pas » dit-elle. Ma maîtresse alla chercher un poudrier qu’elle gardait toujours dans son sac. Elle appliqua le coton entre mes fesses avec une minutie toute particulière. « Tu le gardes jusqu’à ce que tu rentres, si tu l’enlèves, et je le saurais grâce aux marques, je te punirai comme jamais tu ne l’as été » commenta Isabelle fière de sa trouvaille.


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