BENEDICTE – 11 : la promenade

Aurélie m’a basculée afin que je me retrouve à nouveau sur le dos. Pendant qu’elle libérait mes mollets entravés à mes cuisses, Ana a trouvé très amusant et excitant de venir frotter ses lèvres brulantes contre mon nez, au prix de courtes asphyxies. Son parfum m’a inondée ce soir-là, plus que de coutume. Mon unique préoccupation : respirer. Et c’est la meilleure manière pour sentir la moindre effluve.

J’ai accueilli avec soulagement de pouvoir mouvoir mes jambes. Elles m’ont aidé à me lever, j’ai pu apercevoir les marques de cordes dans le miroir avant de quitter la chambre.


tags :

BENEDICTE – 10 : le dessert

Mes fesses se souvenaient encore de la correction une semaine après. Quant à moi, j’avais beaucoup de mal à effacer ces moments de mon esprit. Qu’il s’agisse de la fessée ou de mon regard sur mon comportement, vestimentaire ou sexuel, mes sentiments se troublaient. Je ne me voilais pas la face : Jacques me payait comme une pute. Et la réaction d’Ana, plutôt détachée, ne m’aidait pas. Je l’avais attendue des heures les bras menottés dans le dos. Elle ne m’avait pas vraiment réconfortée. Plutôt narguée, dominée. “Je suis à peu près certaine que tu as aimé ça”. Elle avait raison. Mais quand même…


tags :

BENEDICTE – 09 : le piège

En pleine semaine, Jacques a téléphoné. Il voulait passer. C’est la première fois qu’il venait chez moi. J’ai aussitôt appelé Ana qui m’a indiqué quoi mettre. Le body en vinyl qu’elle m’avait offert un peu avant notre séparation. Un body avec des fermetures éclair partout où il faut. Un body dans lequel je ressemble à une blonde vulgaire. “Mets du rouge comme une pute, je veux que tu lui barbouilles sa bite” m’avait cruellement stipulé Ana. J’ai obéi. J’ai glissé mes pieds dans les escarpins aux talons vertigineux qu’elle aimait me voir porter de temps à autres, spécialement pendant qu’elle me faisait l’amour. Elle aimait m’y attacher les poignets pour mieux me torturer le clitoris.


tags :

BENEDICTE – 08 : la séparation

Un geôlier qui s’amusait de sa prisonnière. Un geôlier qui perfectionnait son savoir et sa pratique au fil des mois. Ana prenait ça très au sérieux.

C’est d’ailleurs parce que j’en avais un peu marre que nous nous sommes perdues de vue pendant plusieurs mois. On ne se voyait plus que pour jouer et être sans arrêt humiliée ne m’amusait pas. Pourtant, et c’est ce qui m’a rongée un bon moment, ces périodes troubles ont fini par me manquer. Un manque presque maladif. Aussi, lorsque j’ai revu Ana, après que ce soit moi qui l’ai appelée, je n’ai pas vraiment tardé à me jeter entre ses griffes.


tags :