PERVERSION – episode 06
C’était la première fois qu’ils se réveillaient l’un à côté de l’autre. Dans le même lit. Il n’avait pas souhaité aller chez elle. Lui dormait encore. Elle s’était réveillée tôt comme d’habitude. Son premier geste fut de caresser ses propres fesses pour faire un bilan. En conduisant sur le chemin du retour, la jeune femme avait eu tout le temps de songer à la douleur qu’elle éprouverait les jours suivants : elle ne l’imaginait pas comme ça. Une douleur sourde quand elle s’allongeait sur le dos, une douleur plus vive en s’asseyant : l’alternance sous la caresse de la main.
Après avoir ressenti la douleur, l’épouse infidèle voulait la voir. Elle quitta le lit en quête d’un miroir. Elle imaginait ses fesses rouges : il n’en était rien. Quelques zébrures plantaient le décor d’une sévère correction, perdues au milieu d’hématomes bénins mais révélateurs de l’état d’esprit des jeux pratiqués par cette adulte trop âgée pour recevoir une fessée.
En se douchant, elle regarda encore son cul. En se savonnant, elle repensa à cet épisode si particulier : une fessée, une absence de mouvement, une scène extérieure, une sodomie dès plus agréable. Si agréable qu’elle avait même provoqué la suivante une fois à l’appartement. Si agréable qu’elle en voulait encore. Cette sensibilité du globe fessier dont elle ne pouvait se défaire contribuait à la maintenir dans un état proche de l’excitation. Elle ne pensait plus. Elle réagissait. Elle obéissait. Elle repensait. À ce retour, le cul cuisant, privée de vêtements pour conduire, obligée d’attendre qu’il daigne lui redonner sa robe pour passer du parking à l’appartement.
La jeune femme emprunta son rasoir pour parfaire sa présentation avant de retourner à ses côtés où elle finit par se rendormir. Le deuxième réveil fut le bon. Une odeur de café la tira de sa torpeur. Comme un amant intentionné, il lui avait préparé son petit-déjeuner. Tel un homme, il l’avait embrassée. En maître impitoyable, il avait mijoté un traitement particulier pour sa soumise.
Alors qu’elle revêtissait sa robe froissée en se plaignant d’être en retard, l’homme posa ses mains sur la taille un peu épaisse de la jeune femme et l’attira vers lui. “Retourne-toi”. Elle prétendait ne pas avoir le temps, il la fit se retourner en lui faisant entamer physiquement la rotation. Elle soupira. Pourtant, lorsqu’il lui ordonna de relever sa robe, elle ne discuta pas. “Jamais le slip de la veille” déclara-t-il en le descendant en haut des cuisses. Elle aida l’étoffe à rejoindre ses chevilles. La main pressant ses reins lui indiqua de se pencher. Le dos inclinés de quelques degrés, elle entendit le bruit d’un tiroir que l’on ouvre. Puis ce fut une sensation unique : celle d’être pénétrée analement. Ce n’était pas son sexe. Ni par l’aspect, ni par la taille. C’était rigide. Froid. Fin. Court. Lui contemplait un sexe miniature en latex se glisser entre les fesses de la soumise éprise de découverte.
Quand elle ne le sentit plus progresser, son épiderme l’avertit d’une nouvelle sensation. Sa taille, son ventre, ses reins accueillaient la caresse d’une lanière de cuir souple moins large que ne l’aurait été une ceinture. Elle se laissa faire, fermant même les yeux pour laisser son imagination cheminer. Elle entendit un clic, puis un deuxième, et encore un autre. Serrée, la ceinture pouvait être bouclée en faisant remonter la seconde partie du piège. La lanière en cuir qui végétait derrière ses cuisses, celle-là même où prenait naissance le jouet en latex, celle-ci fut glissée entre les cuisses de la miss jusqu’à effleurer ses lèvres et bien vite le pubis. L’homme tirant légèrement sur la lanière pour la tendre, elle sentit une légère pression sur son sexe puis entendit un nouveau clic, immédiatement suivi d’un second.
“Tu peux toucher”… Sans ouvrir les yeux, elle glissa sa main pour dessiner les contours de l’objet. Le cuir dessinait les hanches. Le cuir s’immisçait entre les fesses. Le cuir renaissait plus largement entre les cuisses pour s’affiner de nouveau avant de s’unir à la ceinture.
Cette union était scellée. Elle décida de regarder. Elle se pencha pour voir le petit cadenas qui l’empêchait de disposer d’elle. De ses doigts, elle admira sa petitesse et testa sa robustesse admirable. Ce petit objet piégeait la fermeture de la ceinture. Empêchant de la desserrer ou de libérer la lanière qui séparait ses fesses tout en pressant ses lèvres.
“Puisque tu aimes être enculée, cela devrait te convenir”…
Ce constat n’appelait aucun commentaire. Elle baissa sa robe et se chaussa devant lui. “Je te laisse ton soutif pour aujourd’hui”. Elle sourit malgré tout. Il apprécia. Elle aimait. Cela l’encourageait. Bientôt elle ne sourirait plus. Le petit objet la gênerait physiquement et mentalement. Elle se sentirait rapidement envahie mais n’en avait pas conscience.
Elle partit la tête haute et les jambes nues. Le cul pris et la robe légère.
La démarche troublée et les fesses endolories.
Il viendrait la libérer à midi. Il l’avait promis.
Elle n’aurait que trois heures à patienter. Dont deux au bureau. “Ça passera vite” pensait la soumise insouciante.
À peine arrivée, elle se trémoussait déjà sur sa chaise de direction. Elle appela pour lui demander d’amener la clef. La messagerie fut son unique interlocuteur. Dans les toilettes, elle essaya de se trouver une solution. Il n’y en avait aucune. La seule aurait été de couper les liens de cuir. C’eût été une chose difficile qu’elle aurait regrettée. Elle craignait une autre fessée. Elle n’était pas si indisposée par l’épreuve. Juste par l’environnement. Mais une fois au bureau, elle ne pouvait plus s’absenter. Il devait passer la libérer. Elle devait l’y attendre. Patiemment. Tiraillée.
Quand il se présenta à l’accueil. Elle s’empressa de le rejoindre. Mais alors qu’elle voulait l’entraîner à l’extérieur, lui la ramena vers son bureau au fil d’une discussion faussement professionnelle. Il prit place en face d’elle restée debout. “Je suis étonné que tu ne t’asseyes pas” plaisanta-t-il. “S’il te plait, donne-la-moi”. Elle recueillit la clef au creux de la main. Il lui aurait donné une bague de fiançailles, elle n’aurait pas été plus heureuse.
“Je reviens” lui dit-elle. “Non je file”. Elle s’étonna. Il l’encouragea à bien travailler lors de l’après-midi. “Mais je veux une seule chose”. Elle s’empressa de demander laquelle. “Je veux que tu reviennes avec. Je veux que tu me rejoignes ce soir comme tu m’as quitté ce matin. C’est bien compris ?”. Elle répondit positivement. Il partit. Elle aussi. Pour se libérer.
L’objet dissimulé au fond du sac y dormirait jusqu’au soir. Avant de partir, elle allait se contorsionner dans les toilettes pour le remettre en place et le verrouiller. Elle pouvait dès lors le rejoindre. Elle en était digne. Elle lui obéissait maintenant même en son absence. Et s’en rendait bien compte…
La première chose qu’il fit fut de vérifier la présence de la ceinture. Il reprit possession de la clef puis l’invita à se changer avant de sortir dîner. En lui réservant une robe en cuir près du corps, aussi épaisse qu’étroite, il lui avait fait une belle et cruelle surprise. Seins comprimés, poitrine rehaussée, taille enserrée, hanches marquées, fesses moulées, cuisses pressées, genoux rapprochés… elle lui semblait splendide. Et comme il la savait nue sous ce cuir dissimulant parfaitement la ceinture et son gode, cela l’excitait encore plus.
Son trouble était grand pour elle aussi. Particulièrement quand elle fut obligée d’affronter l’expérience d’une sortie au restaurant. Il ne s’agissait ni d’un lieu chic, ni d’un lieu très fréquenté. Simplement un lieu public. Où elle se saurait observée. Où la présence durable du gode lui rendrait la vie impossible. Elle tenta d’en obtenir la libération. Il refusa tout net. Dans le parking, au moment de regagner son appartement, elle retenta une approche.
Il promit d’y penser si elle se montrait agile. Agile… dans une voiture… dans un parking souterrain. C’est plutôt sa langue qui devait se montrer agile. Mais alors que sa bouche avait son avenir au bord des lèvres, il lui signifia qu’il avait changé d’avis et qu’elle ne serait pas si tôt libérée. Il n’en avait jamais été question. Au fond d’elle, la jeune femme le savait. Mais ça l’excitait de suivre le courant qui l’emportait vers des rivages lointains et inconnus.
Quand elle lui exprima son envie d’uriner, il se contenta de l’inviter à se débrouiller. Non contente de lutter pour se libérer de la robe, elle découvrit un plaisir nouveau, soulageant son envie, entravée, impuissante. Elle se sentait un peu sale ce qui l’incita à essuyer la peau et le cuir plus que de coutume afin de se présenter devant son maître, dévêtue et digne.
Elle s’était emparée d’une paire de menottes qui trônait au milieu des autres jouets de l’ami. “Je veux essayer” dit-elle en refermant le métal sur l’un de ses poignets. Il prit son bras, le passa dans le dos et piégea l’autre équitablement. “C’est bien” répétait-elle quand il caressait ses seins tout en blottissant son sexe contre ses fesses. Elle termina dans son lit. Libérée de sa ceinture. Libérée de son gode. Libérée de son désir par un sexe la pénétrant analement. De fond en comble. De toute sa longueur. Chaque mouvement était un ralenti. Chaque heurt, un délice. Travaillée pendant des heures, elle recevait cette sodomie comme aucune autre.
tags : perversion





