PERVERSION – episode 07

Son mari allait bientôt rentrer de voyage : elle s’inquiétait de voir pâlir ses fesses aussi peu rapidement. Après être passées par toutes les couleurs, celles-ci reprenaient lentement l’apparence d’un cul ordinaire… Bientôt, plus rien ne rappellerait la badine.
Après une période de jeu étendue sur la durée, les deux joueurs avaient éprouvé le besoin de prendre de la distance, si bien que de ces dix jours de liberté, la minorité fut consacrée à leur activité clandestine. Ils profitèrent néanmoins du samedi soir pour se voir.
Quatre jours de séparation. Quatre jours de méditation. Quatre jours de programmation. Il l’emmena tout d’abord à l’opéra. Vêtue d’une robe en velours qui dessinait parfaitement les courbes d’un corps moulé, la jeune femme lui semblait très désirable si harmonieusement gantée. Ces gants longs étaient une excellente idée, tout comme la longueur de la robe qui n’avait rien à envier à la plupart des minijupes en circulation. Elle sentait l’effet positif que produisait sa tenue : n’avait-il pas embrassé plusieurs fois ses épaules nues ?
Il appréciait également la poitrine mise en valeur par un décolleté généreux et libre de tout artifice. Seul le corsage de la robe accomplissait la mission de maintenir en ordre les attributs féminins de la rousse aux talons hauts.
Après le spectacle, il l’emmena dîner. Elle se doutait qu’une surprise lui serait réservée dans la soirée. Elle l’attendait autant qu’elle l’espérait. Il n’y avait plus de crainte chez la soumise débutante… uniquement de la confiance et du désir.
Le moment fut venu de commander le dessert. Elle consultait la carte et salivait déjà. C’est le moment qu’il avait choisi pour l’informer qu’elle aurait deux desserts. Elle ne comprit la formule qu’un peu plus tard. Le temps pour l’homme de demander à sa compagne de lui passer son sac à main. Il le posa à ses pieds, à côté de son sac à dos, l’indispensable fourre-tout dans lequel il farfouilla pour y trouver l’objet du jeu et le transvaser.
Il lui redonna son sac à main après l’avoir refermé. “Va aux toilettes, là, tu l’ouvriras et tu sauras quoi faire. Reviens vite”. Elle quitta la table. Impatiente, elle ouvrit son sac dès qu’elle se savait libérée de sa surveillance : dans l’escalier qui menait au rez-de-chaussée, elle vit la ceinture portée quelques jours plus tôt. Son cœur battait plus fort le temps de la descente au sous-sol.
La jeune femme ne pensait pas que les toilettes seraient aussi exiguës dans un restaurant de ce standing. Elle était néanmoins contrainte d’ôter totalement sa robe pour s’accroupir au dessus de la cuvette. Après s’être essuyée, elle sortit du sac son jouet, le palpa, enserrant ses doigts autour du petit sexe en latex qu’elle porta à ses lèvres pour déposer un filet de salive.
Harnachée, le cadenas refermé de manière à emprisonner ses orifices, elle remonta la robe de ses chevilles jusqu’à sa poitrine, remettant les épaisses bretelles en place. L’épaisseur de la robe dissimulait habilement le cuir de la ceinture. La proéminence du cadenas aussi petit soit-il l’inquiétait sans pour autant la tourmenter. Personne ne la regarderait assez pour le déceler. Personne ne serait assez connaisseur pour reconnaître la vraie nature du mal.
Elle regagnait l’étage en marchant doucement, profitant pleinement du mouvement de ses fesses en mouvement. Cette délicieuse sensation de sentir l’objet se mouvoir aussi, se faire plus présent. Une fois rassise, elle pouvait goûter de nouveau à cette terrible sensation d’appartenance, de contrainte. Le fessier posé, elle avait l’illusion que le sexe grandissait. Or c’est simplement la volonté du maître qui s’affirmait à travers l’objet et la circonstance.
Il l’interrogeait sur ce qu’elle ressentait. Il aimait la faire rougir. Elle n’aimait pas s’exprimer en public. De peur d’être entendue. Ou tout simplement démasquée. Il lui fit remarquer. Elle en convenait. “Un jour, d’autres sauront ce que tu es vraiment”. Frisson… de peur ou bien de désir ?
“Tu t’es rasée aujourd’hui ?”. Elle en avait le souffle coupé mais répondait malgré tout. “Oui comme à chacune de nos entrevues. C’est mon devoir non ?”. Elle donnait souvent les bonnes réponses. “Il faudra que tu le fasses devant moi un jour…”. Rendez-vous était pris.
Mais une autre réjouissance était au menu ce soir-là. Après être sortis du restaurant, une courte période de fraîcheur, ils retrouvèrent la douceur du parking sous-terrain. Une bonne marche les attendait encore. Il lui demanda de lui confier son manteau afin de pouvoir admirer sa démarche. “Te voir marcher me fait penser que je dois t’offrir des souliers dignes de toi. Tu n’as aucun problème avec les talons hauts traditionnels. Ce n’est pas amusant. Je vais remédier à cela”. “Si tu veux” répondit-elle en se retournant, radieuse de son sourire canin.
Arrivés à la voiture, il lui demanda d’attendre pour monter. Ouvrant le coffre, il en sortit un nouvel accessoire, lui aussi en cuir. “On pourrait nous voir”. “Tu vois quelqu’un toi ? Il est tard. Bien trop tard pour te défiler”.
Ce qui ressemblait à un large collier en cuir se proposait d’encercler sa gorge. Les mains se glissèrent sous sa chevelure pour serrer la première partie d’un puzzle en cuir. Elle n’avait aucune idée de l’utilité de l’objet. Elle l’interrogea. “Tu vas voir” répondit-il énigmatique. La large bande en cuir emprisonnait sa nuque, s’étendait sur sa gorge sur toute sa longueur, jusqu’à la mâchoire inférieure et réduisait déjà sa liberté de mouvement. L’autre bande en cuir qui reposait sur sa clavicule l’avait intrigué dès qu’il lui avait enfilé comme on enfilerait un pull. Il ajusta le harnais en serrant le ceinturon un peu spécial qui dessinait le décolleté de la victime, en descendant sous les bras, réapparaissant au niveau des omoplates. Il fit défiler quelques crans afin de tendre le cuir. Elle voyait le piège se refermer. Le harnais était en place. Elle se sentait étrange mais elle n’avait pas imaginé qu’en ramenant ses bras dans le dos, il immobiliserait ses poignets gantés au moyen d’un autre morceau de cuir qui lui remontait jusqu’à l’anneau perché à hauteur d’épaule.
“Comme tu n’as pas l’habitude, je n’insisterai pas” : le cuir accomplissait un retour vers le bas de manière à se verrouiller au niveau des poignets. Les avant-bras étaient parfaitement disposés, dessinant un angle droit avec le reste des membres supérieurs. La femme attendait immobile. Immobilisée serait le terme le plus approprié. “Ça va ?” lui demanda-t-il. “Je… Je suis un peu surprise… Je découvre” répondit-elle en essayant instinctivement de mouvoir ses bras. Sentir ses mains libres rajoute une frustration supplémentaire… Elle l’éprouvait.
Il l’installa à l’arrière du véhicule. Elle ne se sentait pas très à l’aise les bras appuyés contre la banquette. Ce fut bien pire quand le véhicule commença à rouler. Elle craignait d’être vue. Même si la pénombre la protégeait, elle redoutait que cela n’arrive. À moins que ce ne fût la pression physique exercée par le cuir qui faussait son appréhension du monde.
À chaque virage, elle manquait de s’étendre sur la banquette. Pour se maintenir assise, elle devait prendre appui sur ses jambes : elle était incapable de les conserver serrées. La vue du rétroviseur amusait particulièrement le conducteur.
Le moment fut venu de sortir de la voiture stationnée en plein boulevard parisien. L’antre du maître n’était pas si éloignée mais la rejoindre ainsi harnachée lui parut bien étrange. Bien troublant aussi. Dans l’ascenseur, il la priva de la protection du manteau posé sur ses épaules. Elle attendit impatiemment qu’il eût déverrouillé la porte blindée de l’appartement.
À l’intérieur, elle se sentait à l’abri et commença à se détendre, ne tarissant pas d’éloge sur le nouvel accessoire en cours de découverte. “Tu vois, je préfère ça au bondage classique” lui avoua-t-elle. “Je saurais m’en souvenir” répondit-il avec cette assurance qu’elle appréciait.
“Je voyais ça plus terrible” lui dit-elle au moment où il la piégeait avec son appareil photo. Elle n’aimait pas qu’il la photographie comme ça. D’autant qu’il refusait de lui montrer les clichés. Mais elle n’avait ni les moyens, ni l’envie profonde de s’y opposer. Dès qu’il eut posé l’appareil, il entreprit de lui ôter sa robe de manière à ce qu’elle lui apparaisse nue et fragile.
Elle n’était pas encore habituée à ce qu’il la détaille du regard sans pouvoir se protéger. Il lui semblait que lui parler la troublait en ces instants. “Comment se porte ton cul ?” demanda-t-il à la docile jeune femme. Elle répondit d’un “à merveille” plein d’aplomb qui traduisait assez bien son état d’esprit réel. Même si elle était troublée, elle n’en restait pas moins très excitée par les situations traversées.
Quand il lui proposa de prendre un digestif, elle accepta immédiatement. Il lui porta aux lèvres le verre de cognac et l’assista dans sa dégustation, goûtant le breuvage du bout de sa langue. Entre deux gorgées, il se servait du verre pour rendre plus saillants les tétons de sa compagne, les réactions de celle-ci lui donnèrent envie d’essayer de véritables pinces sur les extrémités de sa généreuse poitrine.
Il se rendit à sa réserve, choisissant parmi sa collection une paire qu’il savait adaptée à des chairs novices. Cela faisait déjà un moment qu’elle en rêvait. Quand il eut le réflexe de la prévenir qu’elle n’aurait pas très mal, elle répondit qu’elle le savait et qu’elle avait confiance.
Il pinça chaque mamelon au même instant et retira progressivement la pression exercée sur les leviers mécaniques afin de ne pas la surprendre. Elle eut ainsi le temps de s’habituer à la pression répartie sur et sous le mamelon, uniformément, comprimant la chair de manière à ce que le téton soit encore plus sensible à l’écrasement. Une chaîne mimait les mouvements de la jeune femme. Elle dansait dans l’air au fur et à mesure que le buste bougeait.
Ces maillons métalliques reliaient les deux pinces entre elles. Comme la demoiselle réagissait bien à la pression des extrémités en caoutchouc, l’homme décida d’adjoindre le travail d’un poids de presque 500 grammes. Le mousqueton fixé en plein centre de la chaîne, la jeune femme marqua immédiatement une réaction. Son attitude différait maintenant. Elle ne bougeait plus beaucoup, essayant de limiter au maximum l’inertie du poids.
Son regard à l’égard des pinces changea. Son regard à l’attention du maître changea aussi. Quand l’une des pinces lâcha pris, elle émit un petit cri qui fut immédiatement suivi d’un second plus long et retenu celui-ci. Sous la pression du poids, la pince avait mordu le téton sur sa longueur mais s’en était échappé, provoquant un déséquilibre flagrant : il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que le poids n’arrache la seconde pince du second téton et ce pour le plus grand plaisir du maître.
“Je vais te les remettre, mais sans le poids” décida-t-il en réalisant sa prophétie. “À genoux”. C’était un ordre. Elle le perçut comme il le fallait et s’exécuta. Il lui présenta ailleurs son sexe pour qu’elle fasse “ce qu’une bonne soumise doit faire”.
Elle mettait beaucoup de conviction à la tâche. Elle s’appliquait. N’hésitait pas à prendre le membre au plus profond d’elle. Ses bras et ses genoux commençaient à fatiguer. Il lui dit de s’arrêter. Obéissante, elle l’écoutait. Il l’aida à se relever en la soulevant par l’anneau qui se trouvait sur le devant du collier. C’était sa première fellation avec un collier. La sensation était un peu différente. Elle se sentait moins dominatrice qu’à l’accoutumée. Elle pensait toujours avoir le pouvoir sur l’homme qu’elle suçait. Dans ce cas, c’était différent. C’était le contraire. Et chacun le savait.
Elle le regarda ôter le cadenas de sa ceinture. Sous la pression du cuir, la peau avait un peu rougi mais elle ne s’en préoccupait guère. Il prit possession de son orifice arrière après en avoir délogé le petit sexe en latex. Debout, dans le salon, elle se faisait prendre lentement. Profondément. Totalement. Elle aurait bien voulu qu’il s’occupe un peu de son sexe mais lui n’était “disposé qu’à travailler son œillet”. Quand il se retira, elle s’attendait à une suite. Il l’emmena dans la chambre en serrant son bras gauche. Là, il la jeta sur le lit où elle atterrissait sur le ventre et surtout sur la poitrine, sur les pinces. Elle parvenait à se retourner mais pas à se relever. Il lui présenta sous les yeux une forme noire. Cela ressemblait à un gode en latex. Il lui apprit le nom de l’objet. Plug. C’était un plug. Il se fendit même d’un petit discours sur ce qu’il allait faire, sur ce qu’elle allait ressentir.
Quand il lui fit lécher pour le lubrifier, elle écoutait savamment ses paroles de mise en garde et la prophétie qu’elle adorerait ça. Le plug glissa en elle d’un seul trait. Immédiatement, elle se remémora ce qu’il avait dit quelques secondes avant. “Emplie, tu te sentiras emplie”. Il ne se trompait pas. Il avait choisi le modèle intermédiaire pour qu’elle soit tout de suite bien travaillée et habituée à être dilatée. “Je veux que ton mari ne reconnaisse pas ton petit trou si il lui prend l’envie de s’y aventurer” lui répéta-t-il deux ou trois fois en pressant sur le plug d’un doigt puissant. À chaque reprise, il lui arrachait un gémissement.
Il la releva de manière à lui faire enfiler un slip en latex. Une fois les fesses recouvertes et le sexe cruellement dévoilé par une ouverture prévue à cet effet, il utilisa une bombe aérosol pour enduire le latex d’un produit qui le faisait briller et coller plus encore à la peau.
La jeune femme se voyait dans la glace et se sentait de plus en plus soumise. Surtout en se sentant emplie et dans l’incapacité d’expulser l’objet. “Il n’est jamais simple d’expulser un plug” lui avait-il dit. “Mais cela devient carrément impossible avec un slip pour le retenir” avait-il même ajouté. Plus soumise encore en voyant ses lèvres lisses et nues déborder du latex l’oppressant.
Ce n’était pas la première fois qu’elle grimaçait quand il caressait ses seins. Il retira les pinces en prenant soin de prendre en bouche chaque mamelon, l’un après l’autre victime d’une succion délicieusement aspirante. Après la pression de la pince, la sensation n’en était que meilleure pour la jeune femme.
Et le retour de l’objet n’en fut que plus cruel… Elle n’avait eu que quelques secondes de répit, qu’une poignée de secondes de plaisir mammaire… Mais à peine avait-il remis les pinces en place qu’il s’agenouillait pour aspirer ses lèvres et la faire soupirer de plus belle.
Il aimait le goût de son sexe. Plus qu’elle ne le soupçonnait. Surtout quand l’odeur du latex se mêlait à son parfum le plus personnel…
Il l’allongea sur le lit. Elle ne savait plus d’où provenait son plaisir… son anus ? son sexe ? ses seins ? la combinaison des trois ? Elle s’abandonnait sans pouvoir se défendre. Bientôt il la chevaucherait sans libérer ses fesses de l’étreinte qu’elles affrontaient… Il la prenait enfin comme une femme, mais elle se sentait plus soumise encore.
Techniquement, on ne peut pas dire qu’il jouissait dans ses bras tant ils étaient savamment bloqués dans le dos… mais les faits étaient là, il éjaculait en elle après qu’elle eut joui et déjà émis le souhait d’être libérée.
Sur l’oreiller, il lui fit promettre qu’une fois libérée du harnais et des pinces, elle n’ôterait ni son slip, ni son plug… Elle accepta en soupirant de plaisir. Elle allait s’endormir avec…


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