PERVERSION – episode 08

Au petit matin, la jeune femme se réveilla fatiguée mais heureuse. Durant la nuit, sans s’en rendre compte, elle avait retiré l’objet qui la pénétrait sans pour autant se débarrasser du slip fendu. Son amant s’en était rendu compte, mais ne l’avait pas réveillée en même temps que lui… Ce qui ne l’empêcha pas d’exiger qu’elle replace l’objet entre ses fesses sous son regard. Elle n’était pas très réceptive à ce genre de jeux le matin. Mais après avoir sorti la cravache du placard, elle prit une mine et une attitude plus conforme à ce qu’il attendait.
Le dimanche est le jour du seigneur. Il était son seigneur et maître. Elle vivrait donc pour lui… Elle souffrirait pour lui. D’autant que son mari les séparerait bientôt. L’homme tenait à profiter de l’épouse infidèle et allait faire en sorte de la maintenir excitée mais néanmoins troublée voire même humiliée.
Il commença par l’emmener faire un jogging au bois de Vincennes. Elle n’avait pas grand-chose d’excitant avec ce survêtement qu’il lui avait prêté. Mais il se consolait néanmoins en la sachant toujours emprisonnée par le slip en latex, agréablement torturée par le plug.
L’exercice fut donc doublement éprouvant pour la jeune femme qui avouait néanmoins sur le chemin du retour ressentir un réel plaisir à sentir son anatomie réagir favorablement à cette pénétration aussi prolongée que forcée.
Incapables de se départager pour s’attribuer la première place pour la douche, ils la prirent ensemble, comme deux amants banalement portés sur le sexe.
Pourtant, parce que leur relation s’avérait différente, l’homme replaça le plug après avoir honoré la jeune femme de sa présence appuyée. « Tu n’auras aucun répit aujourd’hui » dit-il pour la prévenir et l’effrayer à la fois. Mais pour le moment, elle pensait surtout à être satisfaite, à recevoir l’étreinte comme une femme. Il lui proposa un marché qu’elle accepta.
Sa bouche s’emplie d’une boule en plastique munie de trous que sa langue caresserait avec délectation et par lesquels la salive s’échapperait bientôt. Une boule maintenue grâce à un harnais de tête en cuir rouge, parfaitement serré et bloqué grâce à une base fixée autour du cou comme le collier de la veille. « Tu peux essayer de crier maintenant » résonnait comme une condamnation pour la jeune femme qui adorait se manifester bruyamment pendant l’acte sexuel. Elle en était réduite à gémir ou à grogner. Rien de plus. Ce qu’elle fit avec une réelle intensité d’ailleurs.
Elle aimait faire l’amour plusieurs fois de suite. Il n’en avait pas toujours la force. Mais ce jour-là, le challenge l’intéressait. Il adorait la voir essayer d’enlever ou d’écarter la boule afin d’hurler sa frustration ou son plaisir. Quand elle sembla enfin rassasiée, il la menotta bras derrière le dos pour la pénétrer encore, s’aidant même du plug emprunté à l’anus ou de ses doigts doublés voire triplés.
Épuisés, ils firent un break sur le lit, elle, entravée, lui, fier de l’avoir à ses côtés. La jeune femme se tortillait doucement pour mener contre la paire de menottes une lutte aussi vaine qu’esthétique. Elle se sentait fatiguée, heureuse mais gênée, presque humiliée de baver sur l’oreiller sans pouvoir se contrôler. Il aimait lui caresser les joues ou la bouche quand elle cherchait à reprendre le contrôle d’une respiration saccadée bien après l’effort.
Une sensation nouvelle allait bientôt l’envahir : il déposa une première pince sur l’une de ses grandes lèvres. Instinctivement, elle écarta les cuisses pour se mettre en position assise, mais quand il pinça sa sœur jumelle, la jeune femme marqua un temps d’arrêt.
Ces pinces n’étaient pas très dures : largement bardées de caoutchouc, elles provoquaient un pincement qui devenait néanmoins à chaque minute plus perturbant. Quand l’homme l’aida à se relever pour quitter le lit, l’apprentie soumise ne se montra guère très agitée. Elle marchait tout doucement vers le miroir : l’homme voulait qu’elle profite du spectacle. Cela la perturbait notablement. Devant ses pinces munies de crochets, son regard trahissait une légère appréhension.
Il l’abandonna devant la glace, incapable de pouvoir remédier à ce qu’elle subissait pour son plus grand plaisir. Car il faut le préciser, mais en ces instants, la douleur éprouvée était bien faible au regard de son plaisir. Le désir qui montait progressivement l’éloignait sans cesse des limites qu’elle s’était fixée.
L’homme ramena un tabouret à l’assise rembourrée de cuir. Il l’installa entre les cuisses de la miss de manière à ce qu’elles fussent bien écartées. Elle assista impuissante au spectacle qu’il mettait en scène. Au moyen d’une chaîne peu épaisse cadenassée sous le siège du tabouret, il allait travailler les lèvres de son sexe. Quand la chaîne fut attachée, il la tendit de manière à ce qu’elle vienne reposer sur les crochets dont les pinces étaient pourvues. Immédiatement, les lèvres s’allongèrent et la jeune femme se manifesta par une série de soupirs.
Presque instantanément, ses jambes se fléchirent de manière à rapprocher ses lèvres du cuir pour que la chaîne soit moins tendue. Sa fesse droite reçut alors la punition de la cravache. Une attaque sèche et brutale qui sonna comme une interdiction. La claque sonore l’arrêta et lui fit comprendre de reprendre la position. Elle pensait à ses fesses. Elle songeait à sauver ses fesses de marques compromettantes. Elle essaya bien de lui parler malgré le bâillon mais la seule réponse qu’elle obtint fut une marque rouge sur l’autre fesse. « Tu n’as pas besoin de parler. Contente-toi de regarder tes lèvres distendues » lui lança-t-il.
Il glissa un doigt entre les lèvres sensibilisées par plusieurs minutes de pincement. Elle se voyait dominée et humiliée à travers un harnais qui l’empêchait de voir tous les détails d’un spectacle qu’elle trouvait néanmoins fascinant. Plus encore quand il la photographiait.
Il la libéra après avoir abusé de sa patience. Après avoir usé ses nerfs. Après lui avoir fait espérer plus d’une fois que le moment était venu d’être libérée du pincement. Mais elle ne fut pas autant débarrassée du harnais ou du plug, tout juste autorisée à s’asseoir sur le cuir du tabouret.
« Tu vas rentrer chez toi maintenant, tu vas repenser à nos jeux et bientôt les regretter. La prochaine fois que nous nous verrons, ton mari sera rentré. Tu auras alors envie d’arrêter ou de recommencer. Tu vas emmener le plug et t’en servir si tu en éprouves le besoin. Tu vas l’aimer et ne pas t’en séparer si tu veux continuer à jouer. Dès que tu en auras la liberté, tu devras le porter. Les dés sont jetés… »


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