PERVERSION – episode 14

Le cirage des souliers achevés, l’apprentie soubrette avait été remise en cage après avoir été libérée de ses chaussures et d’une terrible envie d’uriner. “J’ai un dîner. Je viendrai te chercher vers minuit” lui avait dit Martha en achevant de s’habiller sous son regard. Elle avait faim. Elle avait froid. Le métal ne contribuait pas à réchauffer sa peau. Son collier la serrait, la démangeait. Elle n’y pouvait rien. Elle ne pouvait qu’attendre.

Quand Martha revint, elle la libéra de la cage en lui expliquant qu’il fallait se dépêcher. Elle enferma seule ses seins dans un soutien-gorge en cuir noir aux bonnets ajourés puis enfila un string de la même matière. Elle chaussa les talons hauts qu’elle portait la veille lors de leur rencontre. La suite lui apparut moins aisée mais elle ne pouvait s’y soustraire. Quand Martha entreprit de lui imposer une cagoule également en cuir, elle se laissa faire. C’est elle même qui positionna ses cheveux de manière à ne pas gêner la manœuvre. Le collier quitta sa gorge quelques secondes, le temps de laisser le cuir s’immiscer. La cagoule fut vraiment inamovible lorsque le collier fut resserré et cadenassé à nouveau.

En voyant Martha se saisir d’un bâillon, la jeune femme commença à douter. Mais avant qu’elle ait eu le temps de réagir, un phallus en latex caressait ses lèvres compressées par un bâillon en cuir rigidifié par un strict resserrement des lanières arrières. “Tu ne pourras plus parler maintenant. Si tu désires arrêter, il te suffira de faire claquer tes souliers l’un contre l’autre. Essaie. Voilà, c’est parfait”. Elles échangèrent un dernier regard. Très profond. Elle lui dit ces paroles pour la rassurer “Tu ne risques rien. Tu vas découvrir de nouvelles choses mais elles ne te mettront pas en danger. Ces choses dans la logique des événements.”

Martha obstrua les deux orifices qui permettaient de voir à travers la cagoule au moyen d’un masque en cuir complètement hermétique à la lumière. Elle le serra, vérifia que le bâillon l’était tout autant, puis ajouta la laisse au collier de Puta qui fut entraînée au dehors après que Martha l’eut aidée à enfiler une cape munie d’une capuche.

Il était tard. L’immeuble était calme. La rue aussi. Une voiture attendait dans la nuit noire. Puta ne voyait rien. Elle entendait tout. Son cœur battait fort. Tout lui semblait bizarre. L’ascenseur par exemple, elle n’avait jamais perçu les secousses de cette manière. Celles de la route la déstabilisaient tout autant. Il y avait un homme dans la voiture. Ce n’était pas le maître qu’elle espérait. Martha lui parlait d’elle en lui expliquant la nuit précédente. Il riait. Une autre personne se trouvait à l’arrière avec elle. Mais il ou elle ne parlait pas. L’infidèle avait les mains libres, mais à aucun moment elle ne fut tentée de toucher quoi que ce soit. Et encore moins de se libérer du masque ou du bâillon. Elle acceptait de jouer même si rien ne lui semblait simple. Pas même respirer !

La voiture s’arrêta en banlieue. Dans la cour d’un pavillon quelconque. Le conducteur et sa voisine aidèrent les passagers à descendre du véhicule et les guidèrent à l’intérieur. L’autre ne voyait rien non plus. Mais elle pouvait parler. C’était une femme. Une soumise que son maître emmena “au salon”. Martha, elle, emmena son élève ailleurs et lui commanda de se tenir droite. Au moyen d’une sangle en cuir, elle lia ses chevilles l’une contre l’autre. Puis ses jambes, sous et sur les genoux, grâce à deux autres sangles. La quatrième, Martha la posa en haut des cuisses. Elle serra plus fort pour celle-ci comme pour les bras qu’elle attira dans le dos de Puta : droits, serrés et liés au-dessus du coude par une lanière en cuir plus souple mais tout aussi solide. Une similaire emprisonna les poignets : leur maîtresse commença à les lever vers le plafond ; lorsque Puta sa manifesta de manière assourdie, il lui fut ordonné de pencher son buste vers l’avant, ce qu’elle fit immédiatement. Martha pouvait alors finir ce qu’elle avait accompli : les bras de sa victime traçaient une verticale parfaite, aussi droite que celle dessinée par les jambes maintenues serrées. Dans l’axe des membres supérieurs que la maîtresse attachait au sommet d’une porte, la tête cagoulée pointait désespérément vers le sol. Lorsque Martha eut achevé d’attacher le cuir à la porte, elle l’ouvrit : le bois vint se figer contre les épaules et la tête de l’épouse immobilisée.

- “Je ne serai pas longue, puisque tu ne peux pas voir le spectacle, écoute et profite” glissa Martha à sa victime avant de quitter la pièce. Au dernier moment, elle se ravisa et ajouta les paroles suivantes “C’est drôle, quand je t’ai vue attachée dans sa salle de bains, j’avais déjà imaginé cette position pour toi”. L’infidèle se souvint alors de la scène et de l’intruse qui ne s’était pas manifestée. “C’était elle” pensait-elle. Oui, c’était Martha. Et cette découverte lui avait immédiatement donné l’occasion de proposer ses services au propriétaire d’alors.

Puta ne disposait plus de ses jambes et les mouvements de son buste étaient vains. Ses bras demeuraient immobiles et ne tarderaient pas à s’ankyloser. Elle n’entendait que des bribes de mots, plutôt des bruits sourds, le cuir l’empêchait de tout distinguer. Mais quand ce fut un cri qui déchira la pièce voisine, elle le reçut parfaitement. Ce fut le premier d’une série à la cadence en constante augmentation. Celle qui l’avait accompagnée le temps du trajet était en train de recevoir une cinglante correction de la part de son maître. Plus expérimentée, la soubrette (il s’agissait de sa tenue) exprimait une douleur significative par le biais de cris de plus en plus rapprochés… la badine saluant de plus en plus souvent ses fesses nues. Valérie, c’est son nom, avait relevé seule sa jupe sous le regard de l’assistance captivée. Et depuis elle la maintenait soulevée pour une meilleure exhibition aux yeux de deux femmes dont Martha et d’un travesti agenouillé aux pieds de sa maîtresse. L’autre homme de l’assistance était un dominateur amateur de photographie. Lui n’était pas confortablement installé mais prenait place au plus près de l’action.

L’assemblée s’était retrouvée en début de soirée dans un club spécialisé de la capitale et avait décidé d’entamer la nuit en comité restreint. Martha avait promis d’apporter une nouvelle venue qui saurait être distrayante. Tous ceux réunis ce soir-là connaissaient les goûts de la dominatrice : fétichisme, bondage, humiliation, scénarisation. Elle avait décidé d’infliger la fatigue d’une position éprouvante avant de passer à une humiliation publique.

Le soumis avait déjà eu son lot avec une féminisation particulièrement poussée infligée par son imposante maîtresse. Valérie recevait sa punition pour n’avoir pas accepté de jouer au sous-sol du club parisien. “Le plaisir ici ou la punition ailleurs” lui avait proposé le maître. Vous connaissez son choix.

Le poids de la soumission augmente avec le nombre d’yeux qui observent. Elle le savait. Puta allait l’apprendre puisque les fesses de Valérie affichaient la rougeur des grands soirs.

Martha emmena le photographe voir sa proie. Un filet de salive s’échappait lentement du bâillon en cuir. Martha l’essuya, vérifia que le bâillon était toujours bien en place, puis libéra la jeune femme de la position exténuante dans laquelle elle se trouvait.

Les jambes libérées de la contrainte du cuir, elle fut emmenée au salon, les bras encore liés dans le dos. Elle ne voyait rien. Mais elle entendait. Elle entendait l’autre dominatrice jouir du regard “Quel beau visage” se moqua-t-elle avant d’ordonner à son soumis d’aller enlever son string. Puta affichait sa chatte rasée aux personnes présentes dont elle ignorait tout. Le photographe la shoota comme précédemment. Il s’intéressait à ses lèvres lisses et pures tout en remarquant à voix haute qu’elles n’étaient pas déformées par les jeux auxquels aimait s’adonner Annabelle, l’imposante domina qui l’observait avec intérêt.

Ce qu’elle prit pour une cravache s’immisça entre ses cuisses. Il s’agissait en fait de la badine mais peu importe. L’ordre d’écarter lui fut donné. Elle ouvrit l’accès à son sanctuaire. Val fut envoyée en éclaireuse. A genoux, elle caressait de sa langue les lèvres épaisses de Puta. La jeune esclave ignorait le sexe de cette langue jusqu’à ce qu’une parole ne l’éclaircisse. Elle se sentait émue de ne pas voir le visage de la première femme qui l’emmenait doucement vers le plaisir. Ses gémissements passaient à peine le cuir sous lequel la chaleur devenait torride.

“Assez” scanda Martha qui tira sur la laisse pour emmener Puta vers une lourde table basse modifiée pour des pratiques qui nous conviennent. “A genoux” commanda-t-elle à Puta qui exécuta instinctivement l’ordre. “Avance. Avance encore” précisa-t-elle. Les genoux de Puta vinrent se heurter aux pieds de la table. “Cul relevé” exigea-t-elle avant d’attirer en avant le buste de sa victime. Elle passa la laisse dans un anneau, en fit le tour, tira dessus de manière à ce que le collier et le visage de la soumise soit au plus proche de la pièce métallique. Buste allongé sur la table, cou maintenu au niveau du bois grâce à la laisse, la position fut presque parfaite. Elle le fut après avoir serré deux lanières de cuir autour des cuisses et des chevilles de la Miss.

- “Est-ce qu’elle sait ce qui l’attend ?
- Non
- Vraiment rien ?
- Absolument rien. Ce qui l’attend, c’est pour son bien
- Tu es vraiment redoutable” conclut le maître fesseur
- “Tu me prêtes ta soumise ?
- Je t’en prie chère amie
- Viens-là toi… Mets-ça
- Oh Oh… très bel engin dis-moi !
- Je trouve aussi
- Mais elle, que va-t-elle en penser ?” demanda-t-il à Martha
- “Cette salope va adorer… la preuve” conclu l’enquêteur après que ses doigts eurent glissé entre les lèvres lisses et brûlantes. “Regarde” dit-elle avant d’ajouter “puisqu’elle ne te semble pas te laisser indifférent, je te laisse lui expliquer”
L’homme posa un genou à terre, rapprocha sa bouche de la cagoule et en flattant les fesses de la demoiselle tint ces paroles :
- “Je vais t’expliquer ce que je vois. Je vois Val, mon épouse et esclave, en train de mettre un gode ceinture. Je ne vais pas te le décrire, tu auras tout le temps de l’imaginer quand il sera en toi. Tout ce que je peux te dire, c’est que ta propriétaire en a amené plusieurs, tous plus gros les uns que les autres.
- Et tu vas tous les goûter” ajouta Martha
- “Et tu vas tous te les prendre. L’un après l’autre. Et pour finir, je crois que je te prendrai moi aussi” Conclut Martin en se relevant, claquant sèchement la fesse droite au passage.

Valérie s’agenouilla derrière Puta, et approcha le gode-ceinture du sexe de sa consœur. “Pas ici Val, c’est être enculée qu’elle aime, pas être baisée, sinon elle serait restée avec son mari !’ déclama Martha de manière à ce que sa soumise prenne ces paroles en plein cœur. Le gode à peine lubrifié par la salive de Val commença à disparaître progressivement. Gémissement anecdotique, le bassin poursuivit sa progression jusqu’au deux tiers du parcours puis revint en arrière avant de réaliser un sprint qui provoqua une réelle manifestation sonore de Puta. Martha préféra intervenir “Prends ton temps Val, je veux qu’elle profite bien cette petite”. “Toi, compte les secondes” ordonna l’autre domina à son soumis qui profiterait du show en alignant mentalement les chiffres d’un décompte forcément imprécis.

Au début, Puta essayait de mouvoir ses bras ou ses pieds, mais après plusieurs assauts, elle n’en avait déjà plus la force. La position de restriction décuplait la fatigue de la pénétration. Lorsque Val arrêta son harcèlement, ce fut pour changer de gode-ceinture, sur les conseils éclairés de celle qui expliqua à sa protégée qu’il était deux fois plus large que le précédent. Puta s’en rendit instantanément compte. Tout d’abord par la difficulté qu’éprouva Valérie à l’introduire. Ensuite par la lenteur du cheminement de l’objet. L’audience, elle, profitait des cris étouffés par le bâillon et de l’ondulation du corps mimant la délicieuse torture. Sa maîtresse demanda néanmoins à Val de cesser son travail. Elle se retira, Martha déposa deux grosses noisettes de lubrifiant sur le gode en ordonnant à l’autre soumise de le répartir sur la surface, Martha se chargeant de déposer une troisième dose directement sur l’orifice déjà bien travaillé. Lorsque cela fut fait, le show recommença.

Dans l’incapacité de se défendre, l’infidèle eut le (dé?)plaisir de recevoir de longues minutes durant ce traitement aussi lent que dilatant. Aux cris assourdis succédèrent des râles de plus en plus rauques qui incitèrent Martha à détacher le bâillon aussi humiliant qu’efficace. Le phallus en latex libéra la bouche de la belle martyrisée. Un flot de salive se répandit sur la table basse. Puta profita de cette libération pour respirer par la bouche afin de reprendre le contrôle d’une chamade infernale. Lorsque Val se retira d’entre les fesses dodues de la Miss, elle laissa échapper un gémissement qui eut le mérite de séduire unanimement l’assemblée impatiente d’assister au bouquet final.

La troisième gode ceinture était vraiment monstrueux. Il affichait une longueur d’au moins trente centimètres, soit presque six fois son diamètre, à peine moins large que le précédent, tout en disposant sur l’ensemble de sa surface d’aspérités en latex. Ces minuscules picots augmentaient considérablement les sensations de la victime. Puta les accueillit en serrant les dents puis en se libérant d’un cri étouffé mais prolongé. Le lubrifiant étalé sur le gode par le soumis masculin au décompte verbal facilitait la pénétration sans diminuer les sensations. À chaque assaut, Valérie qui commençait à souffrir de ses genoux, enfonçait plus profond le latex. Quand elle sentait une résistance, elle insistait avant de reculer pour mieux revenir. Puta n’acceptait bien sur pas l’objet dans son intégralité. Elle en était même loin, mais elle en avait l’impression. De la bouche grande ouverte s’échappaient une respiration audible et de courts gémissements rythmés sur les coups de reins de son bourreau.

600… 601… 602… 603… il s’était écoulé plus de secondes que le décompte ne l’annonçait. Le maître fesseur s’approcha de sa soumise et lui commanda de se retirer. “À mon tour” dit-il pour mieux effrayer la victime. Alors qu’il s’apprêtait à prendre position, Martha colla sa bouche à son oreille pour lui confier discrètement que le propriétaire de Puta ne souhaitait pas cela. “C’est trop tôt, ça la bloquerait. Il y a une frontière mentale entre un objet et le sexe d’un maître. Surtout lorsque ce n’est pas celui de son maître. Et que l’on est pas préparée.” Le signe de la tête montra qu’il acceptait l’intervention de Martha dont Puta ignorait tout. “Quand je vois l’état de son trou du cul, ça ne me donne pas envie. Valérie, va chercher de quoi essuyer cette chienne. Ensuite libère la table basse, je vais en avoir besoin pour toi”

Puta ressentit le nettoyage comme il se doit. Une humiliation supplémentaire. Martha et les deux dominateurs discutaient et riaient dans la pièce autour d’un verre de plus. Le soumis servait de souffre douleur à sa maîtresse. Détachée, celle qui l’avait sodomisée l’aida à mettre pieds à terre et à se tenir comme un bipède. Chancelante — elle se sentait faible —, Valérie l’assistait pour conserver l’équilibre. Un verre se posa sur ses lèvres. Martha lui apportait la coupe de champagne qu’elle dégustait. “Bois, tu l’as bien mérité”. Elle se délecta de l’instant de douceur. La chaleur de l’alcool allait contribuer à la réconforter. “Emmène-la à la voiture nous rentrons”

Après avoir tenté de nouer le dialogue avec celle qui l’avait pénétrée, Puta ne prononça plus une parole jusqu’à l’appartement où elle résidait temporairement. Martha fut étonnée que l’éternelle effrontée lui demande aussi poliment de bien vouloir lui enlever la cagoule alors qu’elle venait de lui rendre la vue.
La pression exercée sur la gorge se relâcha. Sa peau redécouvrait la caresse de l’air et son cou celle de Martha. Mais cette caresse ne dura pas : elle referma le collier sur la gorge dominée par un visage fatigué et suintant. “Suis moi” demanda la maîtresse à son esclave. Matée, elle obéissait maintenant au doigt et à l’œil. Pleine de crainte et de reconnaissance à la fois. Puta avait conscience du pouvoir de sa maîtresse, connaissait sa dureté, mais aussi sa justesse. En voiture, elle avait appris l’intervention de sa maîtresse pour la sauver de l’homme qui avait envie de la posséder. Martha pouvait l’humilier, lui infliger plaisir et douleur. Mais Martha pouvait aussi la protéger, prendre soin d’elle. Et après une soirée aussi riche en sensations, exténuée, elle se prenait plus encore au jeu et s’abandonnait complètement, sereinement.

Dénudée, avec son collier comme seul vêtement, elle se laissa doucher par sa maîtresse puis raccompagner à sa cage encore tenue en laisse. Elle s’y glissa sans avoir à recevoir une parole.

Martha cadenassa la cage et rejoignit la salle de bains. Quand elle revint, Puta dormait déjà.


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A LA PLAGE ... et habillée en latex !



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