PERVERSION – episode 18
Cet épisode avait bouleversé Puta. Jusqu’alors, sa vie était un précaire équilibre entre son couple ronronnant et ses envies condamnables. La soumise et l’épouse. Le problème est né de cet épisode. Elle ne voyait plus en son mari qu’un étranger et un menteur.
En quelques mois, ils s’étaient considérablement éloignés. Elle ne se soumettait pourtant pas plus souvent, se réservant pour des séances éparses mais intenses.
“Au fond, il ne me connaît pas. Il ne sait plus ce qui me fait vibrer. Avec toi, je suis bien. J’ai l’impression d’exister” et pour cause, elle existait comme soumise, une soumise dévouée et attentive aux envies de son propriétaire.
Sans cet après-midi de méprise, elle n’aurait sans doute jamais abandonné son mari pour deux semaines de congés d’hiver. Peu importe le prétexte, il n’y croyait pas vraiment, elle n’avait pas cherché à faire efficace, convaincue qu’il la tromperait à peine partie.
Son maître lui avait dit de voyager léger. Elle savait juste qu’ils resteraient en France. Elle ignorait tout du séjour qui l’attendait. En arrivant au milieu de nulle part, elle a commencé à s’interroger sur la nature des congés. En apercevant Martha les accueillant chez elle, une maison de pays anonyme et recluse, elle a commencé à frémir. Martha, c’était un symbole, le symbole d’un stade qu’elle n’aurait jamais pensé franchir.
Lors du tour du propriétaire, le maître ordonna à sa soumise de se mettre nue. Puta a obéi sans broncher. “Elle a fait de gros progrès” souligna Martha en les emmenant tous deux vers le joyau de la visite. Dans une ancienne salle de bains, la maîtresse des lieux avait aménagé une salle de détention des moins accueillantes. Sans fenêtre, la pièce se caractérisait par une lourde porte munie d’un regard et d’une trappe au sol. Entièrement carrelée, la pièce était uniquement éclairée par des spots encastrés dans un plafond.
On pouvait lire sur le visage de Puta. Elle était impressionnée. Il y avait de l’appréhension. Pourtant, elle était loin d’imaginer la suite. Tous trois rentrèrent dans la cellule. C’était le terme qu’employait Martha en décrivant sa pièce de détention. Elle termina l’explication en montrant les anneaux disposés au plafond, au sol et aux murs. “Avec ça, je peux tout faire” dit-elle avant de présenter “le coin de repos” : un vieux sommier recouvert de latex. “Il n’y a pas de couverture” commenta le maître. “Ce n’est pas un hôtel quatre étoiles” plaisanta la maîtresse des lieux. “Aucun confort. La lumière est commandée de l’extérieur. Les murs et la porte sont assez épais pour étouffer les complaintes les plus audibles. ”
Puta frémit en regardant Martha expliquer à son maître que le détenu faisait ses besoins dans un pot de chambre glissé sous le sommier. “Tu me l’as déjà dit mais Puta serait sans doute intéressée par ton record de détention” dit le maître. Martha s’approcha de Puta et lui dit avec un air amusé “l’année dernière, j’ai gardé un gentil garçon pendant une semaine et à la fin, tu vas rire, il léchait mes bottes pour y rester encore un peu”. Le regard de Puta prit la direction du sol. Impressionnée, elle n’a pas prêté attention à l’éloignement de son maître et de Martha.
Quand la porte s’est refermée, elle a cru à une plaisanterie et est restée calme. Le regard s’est ouvert et son maître s’est adressé à elle. “Bienvenue en enfer ma belle. À noël tu m’as dit que tu n’aurais jamais de cadeau assez beau pour me satisfaire. Je crois que tu te trompais. Tu vas passer une très, très longue semaine avec Martha. Je lui ai donné toute mon autorité. Elle peut et va te punir. Après tout, il restera une semaine pour que les marques s’effacent. Obéis. Sois forte. Pense à ce que tu as déjà traversé. Pense à l’amour que tu me portes. Pense à celui que j’ai pour toi. Sois Puta. Oublie qui tu es. Pendant une semaine, tu n’es que Puta.”
Le regard s’est refermé, la lumière s’est éteinte. Puta s’est jetée contre la porte en suppliant son maître de ne pas la laisser comme ça. C’était trop tard. Elle appartenait à Martha. Et elle savait à quel point Martha pouvait être efficace et persuasive.
Le jour se levait. Nous étions samedi matin et Puta n’en savait rien. Sans vraiment en avoir conscience, elle venait de passer sa première nuit en cellule. Recroquevillée sur le sommier, elle avait froid. La cellule était fraîche et sans aucun moyen de se recouvrir.
C’est amusant, d’un côté sa peau luttait contre la fraîcheur, de l’autre, le latex recouvrant le sommier l’habillait d’un duvet de sueur.
Puta avait faim. Mais plus que tout, elle mourrait de soif. Quand la porte s’est ouverte, elle s’est empressée de gémir qu’elle avait besoin d’eau. Martha s’est contentée de lui répondre “ici, tout se gagne” qui la fit se redresser sur son lit. Elle s’est mise à genoux et a regardé celle qui la retenait prisonnière. “j’ai déjà vu ce regard quand tu étais dans ma cage, je te rappelle que ça ne t’avait valu aucune faveur” lança Martha, vêtue d’un pantalon et de bottes en cuir dont le fétichisme contrastait avec le pull blanc en laine qu’elle portait avec élégance.
Puta est descendue du lit à quatre pattes pour venir se placer aux pieds de Martha. “Tu as conservé quelques bonnes habitudes” prononça la maîtresse en flattant la hanche droite de Puta à l’aide de la cravache qu’elle tenait en main. À genoux, la prisonnière attendait la suite en sachant qu’elle la détesterait et finirait par l’apprécier. “C’est à chaque fois la même chose avec toi’ répète souvent son maître. “Je venais simplement contrôler ton état” dit Martha en tournant les talons. “Maîtresse, est-ce que je pourrais avoir de l’eau ?” murmura Puta. En refermant la porte, la maîtresse répondit qu’elle allait y réfléchir. La lumière s’éteignit.
Deux heures plus tard, mais là encore Puta ne s’en rendait pas compte, la trappe située près du sol s’ouvrit. Une écuelle apparut dans un halo de lumière qui disparut aussitôt. À tâtons, Puta s’est dirigée vers la porte. Une main longeait le mur tandis que chaque pied avançait l’un après l’autre. Quand elle a heurté l’écuelle, Puta s’est précipitée à quatre pattes. “Quelle conne, tu l’as renversée” c’est sans doute ce que lui aurait dit son maître. Elle en avait la rage au ventre. Lorsqu’elle eut fini de laper le liquide à même le carrelage, c’étaient les larmes qui lui montaient aux yeux.
Le clocher du village voisin avait sonné trois coups. Puta ne pouvait pas les avoir entendu. La porte s’ouvrit. Martha découvrit sa prisonnière sur le latex. Elle était parvenue à dormir malgré les conditions particulières dans laquelle elle se trouvait. La maîtresse a souri à la vue de l’écuelle retournée. Un coup de pied dans l’aluminium suffit pour réveiller l’endormie. “3 heures, c’est l’heure à laquelle tu quittes ta cellule” expliquait Martha en s’asseyant à côté de la rousse fatiguée. “Tu te reposes la journée, à trois heures je viens te chercher pour te préparer, ensuite, tu passes la soirée et la nuit à faire ce que l’on attend de toi” dit celle qui émergeait aussi d’une sieste salvatrice. “Maintenant, au pied Puta” commanda Martha.
Elle se saisit d’un des objets qu’elle avait amené. “Ça, c’est le collier que tu vas porter à partir de maintenant jusqu’à la fin de ton séjour”. Puta manqua de s’exprimer verbalement. Mais elle se résigna, sachant que toute remarque exciterait son geôlier. Martha, elle, se contentant parfaitement de l’expression du visage dont la pâleur était rehaussée d’un cerclage en métal impeccablement lisse et adapté à la gorge de la victime. Lourd, épais, haut, ce collier agissait comme une étreinte perpétuelle qui allait user Puta au fil du temps. Une étreinte parfaite et inviolable : le collier se refermait sur la nuque grâce à deux vis dont la tête n’acceptait qu’une clé spécifique. Martha aimait ce type de fermeture depuis qu’elle éduquait des mâles en variant les ball-weighters. Lors d’un voyage outre-rhin, elle avait eu le plaisir de trouver un fabricant utilisant un système comparable et amélioré pour les colliers et les bracelets.
Car de bracelets, il était question aussi. À l’image du collier, les bracelets étaient inviolables et munis d’anneaux destinés à recevoir corde, chaîne ou cadenas.
“Relève-toi” commanda Martha à Puta équipée de ces artifices remarquables par leur poids. “Tu vas me suivre pour ta toilette mais avant tu vas vider ton pot de chambre”. Comme la petite gamine, Puta s’est saisie de son pot de chambre aux effluves humiliantes pour aller le vider dans les toilettes situées au rez-de-chaussée, à l’autre extrémité de la maison.
Quand Puta revint aux pieds de Martha dans la salle de bains voisine des toilettes, celle-ci lui demanda pourquoi elle avait tiré la chasse deux fois. “La première c’était pour le pot, la seconde pour moi Madame”. “Je te préviens et c’est la dernière fois, tes toilettes, c’est le pot, uniquement. Et si tu as une envie pressante en ma présence, tu me demandes la permission, c’est bien compris ?”. “Oui Madame, c’est très clair.”
“Bienvenue en enfer” les paroles de son maître lui revenaient régulièrement à l’esprit.
Pourtant, après un peu moins de 24 heures dures, ces moments dans la salle de bains ne lui étaient vraiment pas désagréable. Le bain préparé par Martha était chaud et parfumé. Elle lui avait préparé un rasoir pour être parfaitement lisse et une brosse à dents pour l’hygiène indispensable. Certes, Martha la surveillait, mais Puta se détendait et oubliait ses entraves.
Séchée, elle l’aida à se coiffer avant de la maquiller de manière à outrageusement souligner ses lèvres et ses paupières.
Le moment de l’habiller est arrivé. Un corset en latex l’attendait. Un corset qui mordrait sa taille rendant sa poitrine encore plus impressionnante. “Des mamelles comme ça, il faudrait les traire” a commenté Martha en soupesant d’une main chaque globe de Puta.
“Je pense qu’ils t’iront” estima Martha à propos des bas en latex noir donnés à la corsetée qui a souffert pour les enfiler. “Ce corset est beaucoup plus rigide qu’on le pense” s’amusa celle qui l’avait choisi pour Puta. Elle fixa les bas aux jarretelles en latex intégrées au corset noir, dont la rigidité était assurée par quatre larges baleines en métal.
Chaussée sur des escarpins de 15 centimètres aux talons étroits, Puta n’avait plus rien à voir avec la prisonnière nue sortie de son cachot. “Je te préfère comme ça” fit remarquer Martha à la jeune femme rousse en se plaçant derrière elle. “Donne moi tes mains” : Puta s’empressa d’obéir en mettant ses bras derrière elle. Au moyen d’un lien en cuir, elle lia les bracelets qui serraient les poignets de Puta. En un clin d’œil, elle a remonté les poignets et les avant-bras en glissant le lien dans l’anneau situé à l’arrière du collier puis en tirant sur ce même lien.
La maîtresse vérifia la position des bras puis le visage de Puta. “Je ne cherche pas encore à te faire mal, simplement à t’immobiliser convenablement” déclara Martha à Puta. C’est vrai, elle n’avait pas mal. La position l’empêchait simplement de mouvoir ses bras et ses épaules. De plus, le poids de ses membres supérieurs contribuait à lui faire garder la tête bien droite, qualité qu’apprécie l’auteur de cette immobilisation. “Suis-moi” commanda la petite brune toujours vêtue de cuir et de son pull moulant. Elle tira sur la laisse qu’elle venait de fixer au collier pour donner à Puta le signal du départ.
Les deux femmes, la dame et la femelle, traversèrent à nouveau la bâtisse avant d’emprunter l’escalier étroit qui menait au grenier aménagé. Là, les grandes poutres en chêne et les murs en pierre prenaient une dimension religieuse. Il n’y avait pas beaucoup de mobilier mais le peu qui s’y trouvait inspira à Puta un silence de circonstance.
“Assieds-toi là” ordonna Martha en donnant un coup sec sur la laisse pour lui faire courber l’échine. Puta ne put s’empêcher d’examiner le tabouret sur laquelle elle allait s’asseoir. Bas, très bas même, son assise se distinguait par un énorme phallus. “Tu t’es déjà faite prendre par un engin pareil ?” interrogea Martha. La jeune femme rousse répondit d’un signe de la tête. “Alors tu vas découvrir des choses nouvelles” conclut la maîtresse en tirant sur la laisse sans discontinuer. Puta s’est résignée à écarter les cuisses puis à fléchir les genoux pour se placer au-dessus du pâle arrondi. Martha la dominait maintenant de sa hauteur. Les yeux levés, la bouche timidement ouverte, elle lui demanda poliment de l’aide. Martha se pencha pour venir glisser ses doigts sur les lèvres de Puta. Guidée mais forcée, elle a grimacé plus d’une fois en sentant l’engin l’emplir. “Relève-toi” jugea utile la maîtresse avant de la faire se rasseoir pour éviter la douleur qui surgissait. La troisième tentative fut la bonne, Puta était assise sur le minuscule tabouret, l’essentiel du poids de son corps reposait sur son bassin en raison de la position de ses jambes. Très repliées en arrière, la pointe de ses souliers prenait appui sur le parquet tandis que ses mollets touchaient ses cuisses.
Sa maîtresse décrocha la laisse qui mordait la face avant du collier pour s’en servir comme d’un lien classique. En l’enroulant autour des chevilles après les avoir rapprochées, Martha avait placé Puta dans une position triplement inconfortable.
Tout d’abord parce qu’elle s’empalait de tout son poids sur l’énorme phallus vernis. Puis, par le jeu de la position, un engourdissement ne tarderait pas à s’emparer de Puta. Le plus terrible étant sans doute que se relever lui était devenu impossible grâce à la laisse serrée sur ses chevilles et attachée au barreau supérieur du tabouret, empêchant ses pieds de toucher le sol.
“Maintenant que tu es confortablement installée, je vais t’expliquer ce qui t’attend pendant cette semaine” dit Martha en entamant un monologue qui allait durer pendant de longues minutes. Martha aimait prendre son temps lorsqu’elle faisait preuve de pédagogie. Surtout après avoir déboutonné son pantalon en cuir et l’avoir arrêté à mi-cuisses, dévoilant un sexe toujours aussi parfumé. Il est vrai que le visage de Puta l’effleurait presque. Martha aimait donner la leçon en recevant les honneurs qui lui étaient dus. Un pas en avant et la vue de la soumise s’obscurcit. “Lèche Puta” ordonna Martha avant de reprendre. “Cette semaine, tu vas apprendre ce que signifie l’expression être baisée par tous les trous. Je vais t’offrir à ceux et celles que je côtoie, ils abuseront de toi et te traiteront comme tu le mérites”. Une pression du bassin et la langue de Puta glissait entre les petites lèvres de sa maîtresse. “Quand te voir abusée me lassera, je me déchaînerais sur tes fesses, sur tes seins et sur ton corps. Tu auras droit à mes plus belles pinces, tu goûteras à mes plus cruelles cravaches, redouteras la fessée en public et appréhenderas mes envies de t’humilier. Au matin, tu retrouveras ta cellule et tu pleureras de joie de la retrouver”. La bouche de Puta s’emplissait d’une cyprine brûlante et excessivement fluide. “Je te rendrais à ton maître marquée et tu prieras pour que toutes ces marques disparaissent avant ton retour chez toi. Mais une chose est certaine, quand je te rendrai à ton mari, il te retrouvera dilatée et docile comme jamais tu ne l’as été”. Martha eut un mouvement de recul, laissant un filet de salive l’unir pendant un court instant à la jeune rousse impressionnée. “Pas mal Puta” conclut Martha en lui faisant lécher son majeur après avoir remis son pantalon. Quand son doigt quitta la langue fatiguée de Puta, la maîtresse le remplaça par un bâillon O afin de maintenir au silence sa bénéficiaire.
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