LE SECRET : episode 02

Je m’apprêtais à reprendre l’initiative de la parole quand elle présenta contre mes lèvres la boule d’un baillon. Mes lèvres s’ouvrirent comme un aveu de faiblesse. Oh non, je ne produisis aucun son. Mon esprit s’était vidé de paroles réprobatoires. Mon esprit et mon corps fourmillaient d’envies. J’étais affaibli et je faisais preuve de faiblesse. Lisa allait en profiter pour écarter mes mâchoires au moyen de cette épaisse boule en plastique. Elle serra si fort la lanière de cuir qu’elle m’arracha un soupir qui provoqua une moquerie de sa part.

Lisa repassa derrière moi, recommençant à faire se balancer mes boules emprisonnées. À distance, elle m’avait donné un aperçu de la justesse de ses propos acerbes. La proximité ne l’adoucissait en rien. – “elle ne te sert pas à grand chose” lança-t-elle tout en caressant mon sexe. J’ai entendu un bruit de latex lointain puis ai senti sa main s’emparer à nouveau de mon sexe. Ses doigts étaient désormais gantés et s’amusait à me branler doucement en me répétant qu’elle allait beaucoup s’amuser avec moi, que je l’implorerais d’arrêter.

Ses mains remontèrent ensuite sur mes fesses. Vint alors le moment de sentir une pression s’exercer sur le plug. Elle pressait la base du jouet en latex par intermittence. Elle se saisissait de la base, je sentais alors le plug tourner en moi. Lisa paracheva son oeuvre en m’extirpant le plug d’entre les fesses avec une extrême douceur. Elle le remettait ensuite en place. Lentement au début, accélérant le mouvement à chaque nouvelle introduction. – “je ne t’entends pas. ah oui, c’est vrai, tu as besoin de plus gros. ne t’inquiète pas, ca va venir !” lâcha Lisa.

Le pire est qu’elle avait raison. Ce traitement ne me faisait pas mal. Au contraire, il me transportait mais je retenais mon envie de gémir par pudeur mal placée. Je savais qu’elle finirait par m’arracher ces manifestations sonores qu’elle guettait. Quand un de ses doigts ganté se glissa en moi, je dois reconnaître que j’ai pris à nouveau conscience de ma situation. Je l’imaginais. Je la voyais. Je voyais mon amie. Et je sentais son doigt en moi. Mais elle ne s’arrêta pas là, bien sûr. Très vite, le doigt se dédoubla et c’est sans doute lorsqu’elle revint à l’assaut de ses trois doigts joints qu’elle m’arracha un soupir. Je ressentais une réelle différence entre le plug et ses doigts. Psychologiquement mais physiquement aussi. Je la sentais me fouiller et je ne pouvais soutenir cette vision qui s’imposait à ma conscience. – “tu ne peux même pas imaginer ce que j’ai prévu pour ton trou de salope”. Elle me touchait. Elle le savait. Et je redoutais cela autant que je l’aimais.

Quand ses doigts abandonnèrent mon cul, je ne pensais pas qu’elle reviendrait aussitôt à la charge. Tout en glissant entre mes fesses un objet que je refusais d’avaler, elle me répétait que je ne pouvais qu’aimer, que c’était “le traitement idéal pour une salope soumise”. Après plusieurs allers et retour infructueux, Lisa décida de m’octroyer un répit. Elle s’éloigna puis revint près de moi. – “j’ai bien fait de prendre ce qu’il faut pour t’ouvrir” me dit-elle en caressant encore la cagoule qui m’emprisonnait de sa chaleur. Une noisette de gel vint flatter mon rectum. Les doigts gantés se chargèrent de l’étaler et d’en amener une partie en moi. Ensuite, l’objet qui était en fait un autre plug entama sa progression. Il m’arracha un gémissement soutenu lorsque sa partie la plus large fut avalée. J’avais ce gros plug en latex en moi et Lisa continuait de me déstabiliser : – “tu offres ton cul comme une vraie salope. ca tombe bien car après, c’est moi qui vais m’en occuper !”.

Elle changea de panorama le temps de venir caresser mon visage. En s’amusant à obstruer ma respiration, elle me permettait de comprendre qu’elle avait retiré ses gants. Je sentais son parfum s’approcher mais ne pouvait qu’en profiter passivement. Elle caressait mes seins, malaxant mes tétons. – “j’espère que tu aimes avoir mal” me donnait un parfait aperçu de ce qui s’ensuivit. Ses doigts, ses ongles cédèrent leur place à des pinces. – “je te mettrais des poids un petit peu plus tard” précisa-t-elle d’une voix amusée.

J’ai ensuite traversé un long moment de solitude. Elle ne s’occupait pas de moi. Je crois qu’elle se changeait. Elle était probablement arrivée en tenue de ville. Mais alors qu’elle s’habillait, le pouvoir de ses choix me prenait comme si elle était sur moi. Le poids lestant mes testicules augmentait mon érection, le latex dilatait mon rectum et refusait obstinément d’être expulsé, ma salive s’accumulait derrière la boule et s’échappait lentement, notamment dans la cagoule qui me maintenait dans une chaleur terriblement excitante.

Quand elle revint vers moi, son parfum pris possession de moi. Après avoir chatouillé mes narines au moyen de sa culotte, Lisa décida de m’ôter le baillon le temps de m’imposer la précieuse étoffe roulée en boule. – “savoure ça. après ça, tu me lécheras” me dit-elle en remettant le baillon en place. Je me sentais encore un peu plus perturbé ainsi.

Sa phrase – “ça fait un petit moment déjà que j’avais très envie de te faire rougir le cul” précéda de quelques secondes l’entame d’une fessée dont je me souviendrais toute la vie. La régularité des coups portés, leur vigueur aussi, l’exploitation de la moindre parcelle de chair épargnée… autant de raisons de ne jamais oublier cette fessée à mains nues. Après une réelle résistance de ma part, je n’ai pourtant eu d’autres choix que de laisser parler mon corps. À chaque claque sur mes fesses rougies, mes muscles se tendaient et je me trahissais en émettant un son étouffé par la culotte de Lisa fermement maintenu en place par la boule du baillon.

Vint le temps des caresses. Les fesses bien sûr, mais aussi mon visage et mes tétons. Libérés de leur étreinte, Lisa se chargea de me rappeler que le jeu était loin d’être fini en changeant le poids qui emprisonnait mes testicules. Cette-fois ci, elle lesta cette partie endolorie au moyen du ball-weighter le plus long et le plus lourd. Quelques lourdes claques sur les fesses plus tard, je savais à quoi m’en tenir : le métal que venait d’ajouter Lisa à mes parties intimes provoquait des sensations bien plus intenses qu’auparavant. Je sentais l’objet se promener au rythme de la moindre réaction de mon corps sensible aux mordantes caresses de Lisa.


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