LE SECRET : episode 03
Le cuir siffla dans les airs. Je reconnaîtrais ce sifflement entre mille. La cravache avait gagné la main de mon amie. Cette cravache, elle, je l’ai immédiatement perçue comme une ennemie. Alors que j’imaginais mes fesses uniformément rougies par la fessée, Lisa entreprit une entreprise de déstabilisation redoutablement efficace. En usant d’un rythme presque aussi soutenu qu’avant, elle m’assénait des coups appuyés au moyen d’un accessoire équestre de luxe.
Chaque coup équivalait à un cri étouffé. Chaque assaut tendait chaque muscle de mon corps. Et chacune de ses attaques amusait Lisa. – “tu croyais peut-être que ça allait être agréable ?” me dit-elle au cours d’une — trop — courte pause. Après les salves appuyées, j’eus droit à des séries irrégulières de coups plus précis. Les claquements à répétition achevaient son oeuvre. J’ai complètement perdu la notion du temps et aujourd’hui encore, je suis incapable d’évaluer la durée de ce châtiment. J’en garde simplement un cuisant souvenir.
Lorsque cette pluie de claques cessa, mon ennemie d’un soir se décida à libérer ma bouche. Elle en extirpa sa culotte trempée de salive. – “tu as aimé j’espère ?”. Je répondis oui. Un oui dénué de toute prétention. Le traitement infligé à mon cul m’avait ramené sur terre. En enlevant mon masque, Lisa aurait pu voir le trouble de mon regard. Mais il n’en était pas question. Pas encore.
Je ne sentais plus mes couilles tant le poids du métal les prenait. La peau de mes fesses me brûlait. Pourtant, Lisa continuait de me dresser comme jamais je ne pensais l’être un jour. Un moment de solitude s’était écoulé à nouveau. Soudain, je sentis une horrible morsure s’emparer de mon téton droit. Je criais. Le gauche subissait le même sort. Il s’agissait sans doute de pinces crocodiles. Le souffle coupé, je grimaçais, je serrais les dents. Là, elle m’ordonna d’ouvrir la bouche. Comme je n’obtempérais pas, Lisa me donna une gifle. – “ouvre ta putain de bouche”. Une autre gifle tomba. Malgré la cagoule, la claque me fit obéir et mes mâchoires s’écartèrent. Ma bouche se remplit tout de suite après. Une présence démesurée. Large. Longue. Un gode. Peu après, je comprenais que Lisa me commandait de lécher le gode-ceinture dont elle venait de s’équiper. – “allez, lèche ! lèche le bien parce que je vais te défoncer le cul avec !”.
Elle manquait de m’étouffer avec. L’objet était si imposant que je ne pouvais que réagir ainsi lorsqu’elle le poussait au fond de ma gorge. Je le léchais, je suivais son rythme. Je n’en avais guère le choix. Elle me parlait. Chaque mot savamment choisi m’humiliait plus encore que la situation dans laquelle je me trouvais. Elle cessa un court instant. Le temps de m’ôter les pinces que je ne pouvais plus supporter. J’avais vraiment l’impression qu’elle lisait dans mes pensées. La queue en latex retrouva sa niche. Tandis que je léchais, ses mains se promenaient sur mon visage ou me maintenaient la tête pour mieux baiser ma bouche. Lorsqu’elle ne pouvait plus d’attendre, elle quitta mes lèvres pour aller caresser mes fesses.
Quelques claques réveillèrent le souvenir récent de la monumentale correction infligée à ce derrière endolori. Elisa me libéra ensuite de l’oppression qu’exerçait ce gros plug qui trônait entre mes fesses sans que je ne parvienne à l’expulser. J’avais en mémoire cette vision pornographique de la femme après une sodomie. Je me plaisais à m’imaginer aussi dilaté que cela. Et, je dois l’avouer, sentir le gode flirter avec mon orifice n’était, à cet instant, pas pour me déplaire.
Lentement, mais aussi régulièrement qu’il puisse l’être, le gode glissait entre mes fesses en m’extirpant un râle de plaisir. Plus il s’enfonçait, plus j’oubliais les douleurs précédentes au point de n’être obnubilé que par le devenir de mes chairs dilatées. Lisa retira complètement pour recommencer l’opération. Elle pratiqua de la sorte plusieurs fois. À chaque reprise, elle enfonçait l’objet un peu plus profondément. Lorsque mon râle se fut transformé en gémissement teinté de douleur, elle cessa d’accroître la profondeur de son geste pour se concentrer sur la régularité ou la puissance.
Lent. Rapide. Saccadé. Brutal. Puissant. Je pense avoir exploré toutes les manières d’être enculé. Lisa se délectait de mes réactions sonores ou physiques. Mon corps ondulait. Ma voix me trahissait. – “tu gémis comme une fille petite salope”. D’autres compliments de la sorte flattèrent mon oreille sans qu’il soit utile de les mentionner ici. Imaginez tout ce que Lisa a pu me dire.
Ses paroles griffaient mon âme comme ses ongles mordaient la peau de mes fesses rougies et martelées par son bas-ventre. Elle jouait avec mon trou et mon trouble. Je répétais “merci maitresse” sur son ordre. Elle prenait alors un malin plaisir à exercer une violente poussée entre mes fesses. Pour achever son oeuvre, elle m’ordonna de compter chaque coup de gode. Je perdais la tête. Je ne savais plus compter. J’ai passé la première centaine en étant persuadé de m’être trompé. La seconde s’avéra plus fausse encore puisque Lisa lâchait ses dernières forces dans un final effréné.
Lisa cessa alors que la jouissance m’avait emmené si loin que j’en avais perdu tous mes repères. Elle se retira en me gratifiant d’un “petite pute” des plus pertinents. Pourtant, une minute après qu’elle ne m’ait quitté, je sentis du métal froid se glisser en moi. Lisa avait transformé mon petit trou en cratère béant. Mais ce métal le maintenait maintenant dans cet état extrêmement perturbant et avilissant.
C’est le moment qu’elle choisit pour dégonfler le bandeau en latex et me redonner la vue. Comme elle l’avait prévu, je fermais presque mes yeux, je n’osais pas regarder autre chose que ses longues bottes à lacets. Elle me somma de la regarder. Je ne m’en sentais pas le courage. Elle insista. J’ai pensé qu’elle cherchait à me piéger. – “tu n’oses pas regarder en face celle qui t’a enculé ? Je m’en doutais” déclara-t-elle avec un air moqueur qui m’incita à lever les yeux. Son regard était plus pénétrant que jamais. Son visage fascinant. Elle ne pouvait lire que mon regard. La cagoule masquait l’expression de mon visage. Je n’étais pas fier. Elle le savait. Elle le sentait.
Elle commanda de baisser les yeux. J’ai obéi immédiatement tant je sentais son regard me juger. – “je t’ai mis un speculum dans le cul pour que ça soit encore un peu plus dur pour toi. regarde moi encore et dis moi comme tu aimes ça”. Ma réponse plaçait à jamais Lisa dans le camp des vainqueurs. Elle avait remporté la bataille. Mais ce n’était que la première.
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