SON ESCLAVE : episode 03
Après une absence qui me sembla longue, Véronique remonta à l’étage. Je pesais de tout mon poids sur la poutre. Je n’avais plus qu’une obsession, soulager mes genoux. « Je ne t’ai pas manqué j’espère ? » s’amusa-t-elle à me lancer. « Tu ne réponds pas ? » ; ma seule réponse furent ces mots « Pitié Maîtresse, je n’en peux plus ». Véronique me gifla violemment. Je sentais la douleur sur ma joue. Je n’avais jamais été giflé par une femme. Encore moins à travers une cagoule. Le latex avait amplifié le claquement. Mon oreille droite gauche sifflait tandis que Véronique me reprenait la règle. Je ne devais parler que lorsque j’y étais autorisé. J’avais de plus oublié son prénom. « Je veux que tu apprennes à craindre mon prénom. Quand tu l’entendras, quand tu le prononceras, quand tu y penseras, il sera indissociable de la locution ‘Maîtresse’ » ; elle ne se contentait pas de martyriser mon corps. Elle commençait un long travail de programmation et je savais maintenant que tout manquement à la règle entraînait une sanction immédiate. Tout en s’amusant à tourner autour de moi, tordant au passage un mamelon ou reprenant possession de mes couilles, Véronique m’expliquait qu’elle avait commencé à fouiner sur mon ordinateur et qu’elle aurait tout le temps pour mettre à jour le moindre de mes secrets. Je ne parvenais pas à empêcher mes jambes de trembler légèrement. « Je vais soulager ta peine mais avant cela… » Véronique poussa ma tête en arrière et tout en la maintenant d’une main, elle m’enfourna le goulot d’une bouteille d’eau minérale dans la bouche. « Bois ! C’est un ordre ! » J’empêchais l’eau de descendre. « Si tu continues, je vais employer la force ». Je la savais capable de me pincer le nez pour me forcer à ingurgiter. J’ai donc cédé, avalant à mon rythme le contenu de la bouteille que Véronique retira après que je me fus exécuté. Je mesurais mal la raison pour laquelle elle m’avait fait ingurgiter un litre et demi d’eau. Mais l’essentiel était ailleurs. Véronique libérait la corde qui me retenait à la poutre. J’étais maintenant avachi sur le sol. La poitrine et le menton contre le parquet. Véronique n’avait pas libéré mes chevilles, au contraire, elle les attachait aux cordes qui étaient nouées dans me dos. « Lèche ! » ; une de ses bottes était contre ma bouche. Un nouveau moment d’humiliation m’attendait.
Lorsque Véronique commença à se lasser de me regarder lécher ses bottes sous toutes les coutures qu’elle me présentait, quand elle jugea bon de cesser de me filmer en train d’être rabaissé par ses paroles cruellement choisies, j’étais épuisé. Je me sentais vidé. Tout mon poids reposait sur ma cage thoracique et je finissais par fatiguer. Les choses ne s’améliorèrent pas quand Véronique vint s’asseoir à califourchon sur mon dos. Je sentais ses fesses contre ma nuque. « Ferme le poing » m’ordonna-t-elle d’une voix sèche. La cagoule avait légèrement glissé et le latex obstruait maintenant partiellement mes narines. Je respirais par la bouche pendant que Véronique me tordait à moitié le poignet en entourant ma main fermée de bondage tape. Elle passa à la suivante après avoir complètement immobilisé la première. « Mon petit soumis ne pourra pas faire grand-chose sans ses précieuses mains » se moquait-elle assez justement. Quand elle eut achevé son œuvre, elle me gratifia de quelques claques sur les fesses « J’aime beaucoup leur couleur… un peu de rouge, du bleu, du vert, du violet, tu as de la chance, je suis une véritable artiste » se gaussa-t-elle en soulignant avec insistance la boursouflure la plus douloureuse de son ongle expert. Elle m’abandonna une fois encore.
Au retour de Véronique, j’étais parvenu tant bien que mal à me mettre sur le dos. Je ne sentais plus vraiment mes bras attachés depuis plusieurs heures. En enfermant mes mains serrées, Véronique m’avait privé de cette capacité à maintenir la circulation sanguine en bougeant les doigts. Je me sentais de plus en plus bizarre. Cette fois-ci, Véronique vint s’asseoir à califourchon sur le haut de mon torse. Ses admirables fesses sur mes seins, ses genoux cernant mon visage, je sentais sa main parcourir mon visage. J’aurais presque pu oublier ce qu’elle m’avait fait subir si elle avait toujours agit ainsi. Elle replaça la cagoule convenablement de manière à ce que je puisse respirer normalement. Mon souffle était lent et paisible après cette accalmie. « Mon petit soumis a des choses très intéressantes dans ses placards » ; elle ne m’en dévoila pas plus pour le moment. Soudain, alors que je sentais le dos de sa main contre ma bouche, Véronique enfonça à nouveau le goulot de la bouteille. Et cette fois-ci, elle me tordit le nez de la cagoule afin de me priver d’oxygène. Un litre et demi plus tard, je reprenais péniblement mon souffle après avoir manqué de m’étouffer. « Tu en veux encore ? » « Non Maîtresse Véronique. Pitié Maîtresse Véronique » je ne savais pas où elle voulait en venir mais je n’avais aucun doute sur mon incapacité à ingurgiter plus de liquide. « Dans ce cas » sonna comme une nouvelle condamnation. La boule reprit possession de ma bouche. Je sentais son parfum entêtant quand elle était penchée sur mon visage pour serrer la lanière du bâillon. Je mourais de chaud sous le latex. La chaleur a souvent un effet hypnotique. En tous cas, elle contribue à créer des sensations étranges. Elle ne reposa pas ses fesses sur le haut de mon torse. Non, je retrouvais cette sensation plaisante d’avoir le visage emprisonné par son poids. Je respirais difficilement mais je dois avouer que la situation m’excitait terriblement. Quand Véronique me sentait gigoter afin d’essayer de la faire vaciller, elle me redonnait toujours de l’air. Parfois immédiatement mais elle prolongeait mon calvaire de quelques secondes dans la plupart des cas. Plusieurs fois, j’ai cru me sentir partir. Mes yeux se fermaient et j’abandonnais ma lutte pour la désarçonner. Après un moment, elle se leva pour changer de sens. Elle pouvait maintenant griffer mes seins et se moquer de ma « misérable petite queue » tout en écrasant mon nez de son postérieur. Ironie du sort, j’avais moi-même choisi la lingerie qu’elle portait. Si délicate, si fine… Je suppose qu’elle avait ôté sa jupe en cuir plutôt que de la remonter sur ses hanches. « Ca a l’air de te plaire. Je suis sûre que tu sens bien maintenant » dit-elle tout en reportant un peu plus de poids sur mon visage comme pour asseoir son pouvoir. « Je vais t’expliquer pourquoi tu te sens aussi bien. Je ne t’ai pas fait boire trois litres de flotte pour rien. D’abord, je mourrais d’envie de te voir te soulager devant moi. Tu vas m’implorer de te laisser pisser et j’en souris d’avance. Ensuite, je ne peux pas te maintenir attaché indéfiniment. Mais comme tu n’es pas encore bien dressé, je pense que tu essaierais de te soustraire à mon contrôle si je te détachais. Je t’ai donc administré une bonne dose de somnifère. Ta pharmacie est bien remplie… c’est très pratique » ; Véronique ne le cachait pas. Elle jubilait gentiment. Je reprenais mon souffle avant qu’elle n’écrase à nouveau mon visage. « Nous allons maintenant te mettre dans une position plus confortable. Tu vas m’aider et tu seras bien sage. Gare à toi si tu essaies de me jouer un tour ! »
Je m’étais péniblement remis debout. Véronique avait libéré mes chevilles. J’éprouvais quelques difficultés à ne pas vaciller. Je cuisais sous le latex de la cagoule et les cordes m’oppressaient. Le visage contre un mur, j’attendais que Véronique achève de me libérer. Par précaution, elle avait menotté mes poignets. Je n’aurais de toutes manière rien pu tenter. Je ne sentais plus mes bras et mon équilibre précaire s’ajoutait à ma cécité artificielle.
Péniblement, et après de longues minutes de lutte, Véronique était parvenue à me faire glisser les bras dans les manches d’une camisole en latex épais que j’avais fait fabriquer dans l’espoir de m’en servir un jour. Ce jour était venu mais je ne l’imaginais pas ainsi. J’étais de plus en plus déphasé par rapport à mon environnement. J’entendais la voix de Véronique mais j’éprouvais des difficultés à les comprendre. Je tombais de fatigue. Je sentis à peine le zip de la camisole remonter le long de mon épine dorsale. Véronique immobilisa ensuite mes bras, une sangle dans le dos pour chacun associée à deux sangles frontales pour maintenir les bras l’un sur l’autre. Elle n’avait plus qu’à fermer l’entrejambe pour m’enfermer totalement dans cette camisole.
« Maintenant, tu vas aller faire un gros dodo. Comme je suis très gentille, je t’offre le choix. Te soulager devant moi maintenant ou te réveiller dans une mare de pisse » ; comme je restais sans réaction, Véronique empoigna fermement mes couilles ce qui eut le mérite de me sortir de ma torpeur. Elle réitéra son offre. « Je considère ce hochement de tête comme un oui ». Elle me somma de m’agenouiller ce que je fis péniblement. Véronique me faisait face. Elle devait encore avoir le bâillon dans la main. « Alors ? J’attends ! » « Maîtresse, pourrais-je me soulager ? ». J’avais gagné une nouvelle gifle. « Maîtresse Véronique, pourrais-je me soulager ? » « Mieux que ça ! » « Maîtresse Véronique, m’autoriseriez-vous à me soulager s’il vous plait ? » « Je vais t’aider. Voilà ce que je veux entendre » … et j’ai répété comme un perroquet sans manquer de recommencer à plusieurs reprises ma supplique « Maîtresse Véronique, je vous implore de bien vouloir m’autoriser à pisser comme le chien que je suis, quelque soit votre réponse, je m’y plierais. Merci de m’avoir écouté Maîtresse Véronique » « Hé bien voilà, tu vois que tu peux y arriver… après quelques coups de cravaches sur les fesses ! »
Véronique me précédait, elle me promenait dans l’obscurité en me tirant par la seule sangle libre de la camisole. « Bientôt, c’est à quatre pattes que tu me suivras ». Je sentais le carrelage de la salle de bains sous mes pieds. « Un soumis, ça pisse comme une fille ». J’étais assis sur les toilettes, Véronique supervisait ma position « Les jambes écartées » et tenait la sangle pour mieux profiter du spectacle. « Alors ? J’attends ! » Je mourrais pourtant d’envie de me soulager mais j’étais bloqué. Je n’arrivais pas à me soulager sous son regard. « Je t’octroie encore dix petites secondes. Si tu n’obéis pas d’ici là, tant pis pour toi ! Allez… dix… neuf… huit… sept… six… cinq… Ah enfin ! » ; je ne pouvais pas oublier ma honte mais je composais avec la gêne recherchée par Véronique. Je me soulageais. Je savais que j’aurais envie plus tard. Elle m’avait fait tellement boire que c’était inévitable. Mais tant pis, je diminuais cette envie avant qu’elle ne m’emprisonne dans cette camisole ce qui fut immédiatement fait après m’être relevé. « Qu’est ce qu’on dit ? » ; je commençais à comprendre et la remerciais comme elle voulait l’entendre.
Véronique me poussa dans le canapé en cuir de mon bureau. Allongé, je savais que je n’allais plus tarder à m’assoupir. Tout en immobilisant mes chevilles et mes cuisses à l’aide des sangles en latex commandées avec la camisole, Véronique m’expliquait qu’elle allait s’en aller. « Mais je vais revenir, je n’en ai pas fini avec toi. Je te réserve pleins de surprises à ton réveil ! ». Plus une parole, juste des sons. Le bruit du tape qui se déroulait inlassablement. Après mes jambes, elle avait obstrué ma bouche. Je m’enfonçais dans l’oubli pendant qu’elle se moquait une dernière fois de moi.
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25 June 2010 - 21:14
Tes mots me font tourner la tete, jen deviens dingue
Merci
Medy
25 October 2010 - 00:00
je bande comme jamais rien qu’en lisant