SON ESCLAVE : episode 04

C’est une violente envie d’uriner qui me réveilla. J’avais perdu toute notion de temps et seul le bruit de ma respiration et les bruissements du latex sur le cuir m’accompagnaient. Bien sûr, je me sentais légèrement vaseux et je ne pouvais que constater l’efficacité de la contrainte imposée par Véronique. J’ai eu le temps d’échafauder des dizaines de scénarios. Je me demandais quand elle reviendrait. Je m’interrogeais sur l’heure actuelle. Où était-elle partie ? Pourquoi ? Je me retenais difficilement de souiller mon canapé. Et si elle ne revenait pas ? Et si elle l’avait fait exprès ? Et si elle revenait avec son mec ? Je ne paniquais pas mais j’étais très perturbé. Bander mes muscles ne servait à rien, la camisole résistait. Mes mains enserrées dans le tape ne m’étaient guère utiles. Je ne pouvais rien faire. Simplement attendre.

Un soulagement s’empara de moi quand j’entendis la voiture dans la cour. La porte d’entrée, le bruit des talons sur le carrelage, dans l’escalier puis le parquet. « Comment va mon petit soumis ? Il a été sage ? Il est réveillé ? » ; je sentais son parfum, elle devait s’être penchée sur moi pour s’assurer de mon état de veille. Je hochais la tête. « Tu voudrais peut-être que je t’enlève ce vilain bâillon ? » : nouvelle confirmation de la tête. En guise de réponse, Véronique me priva d’air en me pinçant le nez. « C’était juste pour te rappeler la délicate situation dans laquelle tu te trouves » me dit-elle alors que je reprenais mon souffle. Elle libéra mes jambes afin de me faire prendre la position adéquate. J’étais agenouillé sur le tapis du bureau quand elle exprima un regret « J’étais certaine que tu te pisserais dessus. Je suis frustrée. Pas tant que toi. Tu dois aimer la douleur pour te retenir ainsi. Tu voudrais que j’abrège tes souffrances ? » me demanda Véronique qui s’esclaffa d’un rire moqueur en me regardant acquiescer de la tête. « Tu sais ce qu’il te reste à faire ». Ma bouche libérée, je pouvais la supplier comme je l’avais fait un peu plus tôt. Mais, cette fois-ci, chacune de mes paroles m’humiliait un peu plus. Bien que piégé dans le latex, la camisole chimique se dissipait et des sentiments multiples s’emparaient de mon esprit. Encore une fois, il me fallut plusieurs tentatives avant de parvenir à prononcer la bonne formulation « Maîtresse Véronique, je vous implore de bien vouloir m’autoriser à pisser comme le chien que je suis, quelque soit votre réponse, je m’y plierais. Merci de m’avoir écouté Maîtresse Véronique ». Elle ne m’avait pas puni. Se contentant de me menacer si je me trompais la prochaine fois. Mais combien de temps comptait-elle jouer à ce petit jeu ? Véronique se rapprocha et enroula une corde autour de mon cou. La gorge serrée, elle me tenait en laisse et pouvait me tirer jusqu’à la salle de bains. Je m’y rendais à genoux, redoutant à chaque mètre de ne pas pouvoir me retenir quelques instants encore. « Je vais te faire une petite confidence, ça m’amuse beaucoup de te voir pisser comme un chien obéissant » ; elle tirait la corde vers le haut pendant que je sentais sa présence à ma gauche. Je me sentais doublement humilié. Non seulement elle se jouait de moi mais elle avait poussé le vice jusqu’à ne pas libérer mon sexe de sa prison. Je sentais mon urine couler entre ma peau et le latex. « Tu pourras nettoyer le sol demain » précisa-t-elle en me ramenant à genoux jusqu’au bureau. Je savais que des gouttes s’échappaient encore du latex. « Maintenant, je vais lire tout ce que tu as écrit sur moi dans tes mails et dans tes conversations. Je sens que je vais adorer ce qu’il y a sur ton ordinateur. Pendant ce temps là, je t’autorise à lécher mes bottes ». Couché sur le dos, ma langue allait et venait. Entre temps, Véronique avait échangé le cuir contre le vinyle. Je ne perdais pas au change tant le cuir est désagréable à lécher sur le long terme. J’essayais bien de tricher mais elle ne manquait pas de s’apercevoir rapidement de la supercherie. Il lui suffisait de tirer sur la corde qui serrait ma gorge pour me rappeler à l’ordre. Pendant ce temps, elle lisait. J’entendais le bruit du clavier et de la souris. Parfois elle lâchait une remarque « ah oui ? » « oh » « ça, tu vas me le payer » ; autant de manifestations dont je me doutais. Au silence de la rue, je soupçonnais une heure tardive mais je n’osais poser la question. Je me souvenais parfaitement que je ne devais pas prendre la parole. D’ailleurs, Véronique ne me l’avait pas donnée et guettait vraisemblablement un manquement à la règle. « Continue. Tu aimes ça. C’est pour ça que tu obéis aussi bien. Mais tu ne trouVéroniques pas tout aussi agréable ! » ; « N’oublie pas le talon » ; un mouvement du pied et elle me présentait une nouvelle parcelle à honorer. « La semelle aussi ! » La simple menace de la cravache m’enlevait mes réticences. Mes fesses n’avaient pas oublié la correction reçue quelques heures plus tôt. Elles me picotaient et le siège des toilettes m’avait aidé à comprendre à quel point Véronique les avait meurtries.

Quand Véronique quitta mon fauteuil, je la remerciais intérieurement d’octroyer une courte pause à ma langue. Elle s’était remise à me filmer. Son pied réapparut sous mon nez. Je léchais. Elle commentait sa vidéo « Regardez comme il est mignon. Je n’ai même pas besoin de lui dire. Il lèche mes bottes d’instinct. Tous les chiens font ça » ; elle esquissa un rire avant d’ajouter « Et tout ça avant la douzième heure de dressage, n’est-ce pas merveilleux ? » Elle m’avait donné un indice. Tout en continuant de lécher, j’essayais de reconstituer le fil des événements. Elle était arrivée vers midi. Si mon estimation était exacte, presque quatre heures avaient du s’écouler entre mes premiers baisers sur ses bottes et le moment où je m’étais assoupi. Une heure pour mettre le piège en place, une heure à martyriser mes fesses, et pas plus de deux heures avant que le somnifère ne finisse par me terrasser. Véronique avait donc du s’absenter en fin d’après-midi et une partie de la soirée. Je ne pouvais pas avoir dormi seulement deux heures en ayant été drogué de la sorte. Je penchais pour cinq ou six heures… Il ne devait pas être encore minuit. Lassée de me voir lécher ses bottes, Véronique m’avait fait remettre à genoux. Je sentais ses jambes ouvertes devant moi. J’ignorais tout de sa tenue à l’exception de ses bottes. Le latex m’empêchait de répondre à cette question. J’avais cru reconnaître le cliquetis qui avait précédé son retour sur le fauteuil. Je ne m’étais pas trompé. En tirant sur la corde, elle amena ma bouche contre le sommet du gode. Elle m’humilia d’un commentaire dont elle avait le secret. D’une main ferme située derrière mon crâne, elle poussa ma tête. La bite glissait en moi, emplissait ma bouche progressivement. Je me reculais, sa main me ramenait. Véronique lâcha prise uniquement lorsque je reproduisais naturellement le geste. Elle m’avait de toute manière condamné au va et vient en raccourcissant ce qui me servait de laisse.

Je ne pouvais guère me reculer plus que pour sucer le bout du gode. Véronique avait délivré son ordre : « Suce. Suce comme un chien. Apprend à sucer pendant que je continue ma lecture. »
Parfois, sa main revenait sur ma tête pour me faire avaler plus profondément. Elle me poussait à suffoquer puis s’en amusait. Elle cessa sa lecture puis recommença à me parler. Elle essayait de me filmer en train de sucer. « Il se fait tard et je pense qu’il est temps de t’expliquer ce que je t’ai réservé. Je dors ici cette nuit. Cet après-midi, je suis allée chercher de petites surprises qui agrémenteront ta nuit et ton dimanche. Si tu pensais que j’allais me venger comme on fait une mauvaise blague, tu te trompais. Maintenant, tu m’appartiens. Je fais de toi ce que je veux que ça te plaise ou non. Tu rêvais de soumission. Je ne te l’offre pas. Je te l’impose. Enfin, tu pourrais toujours essayer de t’y soustraire mais, connaissant ce que je te réserve et ce que je pourrais faire de ces petites vidéos, je serais très étonnée que tu ne reprennes ta liberté… au risque de voir tous tes proches informés de ta soumission. » J’avais cessé de lécher le gode. Véronique me rappela à l’ordre « Qui t’a dit d’arrêter ? Tu as peur ? Ou bien est-ce de la colère que tu éprouves ? Peu importe. Peu m’en importe. Après tout ce que tu as dit sur moi, après tout ce que tu m’as fait subir, tu ne mérites pas mieux. Donc, en résumé, tu es mon chien. Si tu me mords, je mets fin à ta vie sociale en contactant tes amis, ta famille, tes relations de travail… Enfin, je ne te fais pas un dessin, je sais que tu m’as parfaitement comprise » conclut-elle en me repoussant d’entre ses jambes.


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2 Commentaires dans “SON ESCLAVE : episode 04”

  1. natilou
    17 January 2009 - 01:26

    on attend la suite avec impatience

  2. medy ydem
    25 June 2010 - 21:33

    Est ce tes mots que jaime ou les siens, je ne c pas je ne sais plus

    Merci

    Medy

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