SON ESCLAVE : episode 08

« Suis-moi » … voir le chemin que je parcourais à quatre pattes avait quelque chose d’encore plus rabaissant. Je marchais derrière Véronique mais n’avais pas le loisir d’admirer les plateformes sur lesquelles elle évoluait. Nous étions devant les toilettes. Je ne comprenais pas ce que nous y faisions. Quand Véronique me lança « Je vais te débarbouiller » tout en empoignant mes cheveux avec vigueur, je n’opposai pas qu’une résistance symbolique. Pourtant, muée par une volonté farouche, ayant l’avantage de la position, Véronique parvint à placer ma tête au dessus de la cuvette et, sans se préoccuper du poids qu’elle me faisait subir, elle s’assit à califourchon sur moi. L’entrejambe sur ma nuque, les fesses sur le haut de mon dos, Véronique ne me laissait aucune solution de repli. Elle maintenait mes cheveux d’une main tout en actionnant la chasse d’eau de l’autre. Mes mains et mes bras ne m’étaient d’aucun secours. Je n’avais qu’à fermer les yeux et essayais de ne pas m’étouffer. L’eau surgissait de toute part et recouvrait mon visage d’une manière aussi sadique qu’inédite. Après plusieurs remplissages de la cuvette et d’interminables secondes d’attente sous le poids de Véronique, elle relâcha son étreinte et je fus en mesure de me remettre à genoux. « Bientôt, tu nettoieras la cuvette avec ta langue » me lança-t-elle comme une prophétie.

Je la suivis jusqu’au bureau où elle avait laissé une partie des affaires qu’elle avait ramenées la veille. Elle m’ordonna de changer la position à quatre pattes pour celle d’attente à genoux. Elle fouilla dans un sac et jeta à mes pieds des bracelets en acier. « Mets-les » et pendant que j’obéissais, elle complétait son œuvre numérique. « Serre les mieux que ça » précisa-t-elle. Une fois le mécanisme de fermeture réglé, elle s’occupa d’ajouter un petit cadenas à chaque bracelet. Je regardais le collier depuis qu’elle l’avait sorti. Il m’était bien entendu réservé. Ce fut l’étape suivante, après les poignets et chevilles, Véronique se chargea elle-même de ceindre ma gorge de ce collier en fer doublé de cuir. Comme à chaque fois, elle opta pour l’option la plus contraignante en serrant le collier au plus près. Doublé d’un cadenas, l’efficacité de ce collier était assurée. Véronique y ajouta une laisse attachée à l’anneau situé sur la face avant. Chacune de ces pièces métalliques étaient équipées d’un anneau. En utilisant deux gros cadenas, Véronique prit un malin plaisir à unir chacun de mes poignets avec mes chevilles. « Qu’est-ce qu’on dit ? »

« Merci Maîtresse Véronique » … elle souriait consciente de son pouvoir grandissant. Je me posais de moins en moins de questions. Les effets combinés de la nuit blanche et du stress altéraient quelque peu ma volonté. Là, dans le bureau, Véronique enleva son peignoir en satin. Elle était nue, devant moi, perchée sur ses hauts talons, la poitrine arrogante et sa peau superbement luisante. J’ai dit nue, j’aurais du écrire « presque nue ». En effet, son sexe était caché par un string dont la simplicité n’était guère un handicap sur une femme telle que Véronique. Une taille fine, hanches larges, des fesses admirablement rebondies… Elle n’avait pas tout à fait tort quand elle disait penser que j’avais déjà fantasmé sur elle. Le triangle synthétique se promenait sous mon nez. Elle jouait à me provoquer et y arrivait terriblement. « Le chien bande pour sa Maîtresse » me lança-t-elle en s’éloignant. Contrairement à la veille, j’ai pu la voir s’équiper du gode ceinture dont elle me réservait la primeur. Je l’ai vue s’avancer vers moi, déterminée et souriante.

La bite en latex força mes lèvres sans ménagement. Comme la veille, Véronique apprenait à sucer à son chien. Elle mettait à l’épreuve ma capacité à avaler la longueur puis m’ordonna de lécher le gode en sortant ma langue. « Comme une vraie petite salope » … elle me regardait œuvrer tout en malmenant mes cheveux qu’elle aimait visiblement prendre en main. Puis elle s’assit dans mon fauteuil qu’elle fit rouler jusqu’à moi. Les jambes croisées, elle n’avait plus qu’à me filmer en train de lécher ses chaussures dont elle me fit nettoyer chaque recoin, du talon à la semelle. Toujours à genoux, penché légèrement vers l’avant, les bras tirés vers l’arrière, le métal ne laissant aucune marge de manœuvre à mes poignets et chevilles, je suçais et avalais la bite en latex pendant que Véronique m’expliquait que j’allais ensuite faire le ménage comme une soubrette obéissant à ses moindres désirs.

Mais, avant cela, Véronique avait encore une envie à assouvir. Quand elle cessa de jouer avec ma bouche, elle retira le gode ceinture, se leva face à moi et ôta son string. Je connaissais la vue de son pubis impeccablement taillé et le satiné de ses lèvres rasées. J’allais découvrir autre chose. Le morceau de tissu était dans sa main gauche. Elle l’avait retourné afin d’exposer la face intérieure de son string. « Je le porte depuis hier matin. Je l’ai même gardé cette nuit ce que je ne fais jamais. Je l’ai remis après ma douche pour que mon chien prenne autant de plaisir que possible. J’ai horreur de remettre la même culotte que la veille. Mais, aujourd’hui, ça en valait la peine ! » ; sa main droite avait empoigné mes cheveux tandis que la gauche avait mis sous mon nez l’étoffe odorante. « Lèche ! » , « J’ai dit : Lèche ! ». Ma langue effleura le tissu. J’ai senti le pied de Véronique s’approcher de mes bourses emprisonnées. « Voilà qui est mieux. Allez, sors bien ta langue, promène la sur la longueur ! » ; je sentais ses doigts sous le tissu. Il était légèrement humide quand Véronique me l’avait présenté. Ma langue l’imprégnait de salive et ma bouche se chargeait progressivement du parfum de ma Maîtresse. Elle n’avait plus besoin d’empoigner mes cheveux, je léchais son string comme elle me le présentait. Véronique le retourna, s’amusa à me faire lécher l’extérieur avant de revenir à la face intérieure. « Merci Maîtresse Véronique » conclut ce premier épisode où j’avais découvert la saveur de la jeune femme qui me dominait avec une facilité déconcertante.

Le string trônait sur le sol, entre mes genoux. Véronique me toisait du regard, elle était nue comme moi mais m’apparaissait infiniment supérieure. Je subissais un véritable interrogatoire tout en la regardant s’habiller sous mes yeux. Concernant la date de mon dernier rapport sexuel, pas un commentaire humiliant ne me fut épargné. Elle connaissait maintenant quelques nouveaux points faibles à exploiter. « Dorénavant, tu parleras à la troisième personne. Je ne veux plus entendre un seul ‘je’ dans ta bouche. Tu dois dire ‘le chien’. Sans oublier de finir toutes tes phrases par Maîtresse Véronique mais ça, tu l’as bien intégré… » Elle me demande si c’était clair. Je répondis « Oui Maîtresse Véronique » : elle me regarda en levant un sourcil, je rectifiai tout de suite mon erreur. « Le chien a compris Maîtresse Véronique ». Cette formulation sonnait comme un nouveau défi à mon âme et à ma raison .

Un superbe string blanc aux reflets satinés, un pantalon en cuir moulant, les pieds nus perchés sur les mêmes chaussures que j’avais nettoyées quelques minutes auparavant, un chemisier à l’allure autoritaire sur une poitrine rehaussée d’un balconnet assorti au string, Véronique n’avait pas abandonné son goût pour la mise en scène. « La lingerie, c’est le premier cadeau d’une longue liste que le chien fera à sa Maîtresse. Je me suis servie dans ton portefeuille hier après-midi. »

Elle était en tenue, parfaitement dans son rôle. Il était temps d’accentuer les symboles de ma condition en m’emprisonnant à nouveau dans une cagoule. Bien évidemment, Véronique n’oublia pas de remettre le collier en place, bien serré par-dessus le latex. Je connaissais cette cagoule puisque Véronique l’avait trouvée dans mes tiroirs. Je pouvais la remercier, respirer et même la voir saisir la laisse qui pendait à mon cou. Après avoir enlevé les cadenas des bracelets, elle me fit faire plusieurs fois le tour de mon bureau à quatre pattes. Me tenir en laisse l’amusait. Elle me promena à travers la maison, m’autorisant à me relever pour descendre les escaliers. J’ai donc appris à monter un escalier à quatre pattes sous le poids de ses commentaires.

De retour dans la chambre, elle se délecta d’un nouveau nettoyage de ses chaussures avant de remplir ma bouche du bâillon boule de la veille. Elle ajouta une pince à linge au bout de mes seins avant de m’ordonner de « faire la chambre ». Véronique m’avait promu au rang de soubrette et s’amusait à m’observer… à me filmer aussi. Après avoir ramassé le plateau renversé, aspiré et détaché la moquette, je pouvais entreprendre de faire le lit dont Véronique décréta qu’il fallait changer draps et taies d’oreillers. Pendant ce temps, elle continuait de compulser le contenu de mon ordinateur portable sans oublier d’explorer la mémoire de mon téléphone mobile.

Ma mission remplie, mon excitation accentuait ma nudité face à celle devant laquelle j’étais agenouillé. Les pinces dont l’extrémité avait été trempée dans du caoutchouc demeuraient en place et ne glissaient pas malgré la moiteur de ma peau. Son pied flirtait avec mes couilles si impitoyablement étirées par le poids du stretcher posé par ma maîtresse.

Elle ne me laissa pas longtemps seul dans la cuisine après m’y avoir envoyé pour accomplir le nettoyage ordonné. Elle ajouta deux pinces de part et d’autres de celles déjà en place avant de décréter que mon intervention était insuffisante. Véronique demeuraient derrière moi pendant que je nettoyais le sol au moyen d’une simple serpillière… la tâche m’apparut éreintante, à chaque minute, mes quatre membres glissaient un peu plus sur le sol tandis que la salive s’évadait de ma bouche sans que je ne puisse m’y opposer. Finalement, je parvins à la porte, heureux d’en avoir fini avec cette pièce. Je retournai m’agenouiller devant elle. « Tu as terminé ? ». Je ne pouvais m’empêcher de regarder le sol. Elle me libéra des pinces en tirant dessus et m’arracha un soupir qu’elle salua d’une parole dont elle avait le secret : « Tu gémis comme une petite salope… »

Elle ne daigna pas superviser le nettoyage de la salle de bain, des toilettes ou du grenier. Alors que je transpirais, Véronique lisait devant la télévision du salon. C’est ainsi que j’ai passé une partie de la matinée : à briquer la maison, luttant contre la fatigue et la salive que je semais derrière moi. J’étais en train de terminer le grenier quand Véronique s’approcha de moi d’un pas volontaire. Elle tira la laisse jusqu’à la poutre sous laquelle elle m’avait maltraité la veille. Les chevilles unies par un cadenas, les bras en l’air, les bracelets cadenassés aux anneaux de la poutre, je la regardais s’emparer d’un flogger aux lanières épaisses.

Plusieurs dizaines de minutes plus tard, Véronique filmait mon torse rougi. Mes seins arboraient de multiples montées de sang qui ne tarderaient pas à devenir des bleus. Des pinces japonaises se jouaient de mes mamelons tandis que la chaînette les reliant se balançait au rythme de mon équilibre chancelant. Elle l’avait promis. Elle l’a fait. Tout comme elle l’avait fait la veille sur mes fesses, Véronique s’était amusée à punir sévèrement ma poitrine. Cravache, paddle ou flogger, des coups répétés ou isolés, appuyés ou retenus, rien ne m’avait été épargné. Surtout pas les gifles de la main qui semblaient particulièrement plaire à Véronique. Mes dents avaient eu beau mordre la boule du bâillon, elle ne cessa qu’après avoir obtenu un résultat correspondant à son attente initiale. Je me raidissais à la moindre caresse sur ma peau brûlante. Mon corps était couvert de sueur à l’exception de ma poitrine qui cuisait littéralement. Un filet de bave coulait entre mes seins. J’essayais de reprendre mon souffle malgré les obstacles tendus par Véronique.

Ses doigts jouaient avec mes bourses. Je craignais qu’elle ne leur réserve le même châtiment. Fort heureusement, cela ne s’est pas produit. L’érection que je ne pouvais dissimuler me perturbait. « Mon chien aime être sévèrement puni ? Je le savais déjà ». Véronique changea le gros cadenas qui retenait mes chevilles pour deux autres associés à une chaîne trop courte pour que je puisse envisager une marche normale ainsi entravé. Elle libéra mes mains et, pendant que je récupérais l’usage de mes bras, disposa une chaîne équivalente entre les bracelets des poignets.

Elle m’emmena jusqu’à la cuisine. J’apprenais à marcher à quatre pattes en étant enchaîné. Un exercice plus compliqué qu’il n’y parait ! La douleur provoquée par les pinces devenait plus forte au fil des minutes. Toucher mes mamelons emprisonnés m’excita profondément. Elle me surveilla du coin de l’œil alors que je lui préparais le seul déjeuner qu’un célibataire endurci puisse accomplir convenablement. Je lui ai apporté son plateau dans le salon.

J’ai tenu le plateau pendant que ma maîtresse mangeait lentement son assiette de pâtes. Je me tenais face à elle, agenouillé, le regard baissé. Elle m’avait débarrassé du bâillon car elle ne supportait « plus cette respiration de chien » et les sons que je produisais en luttant contre la boule et la salive. Je tenais le bout de ma laisse entre les dents en attendant la suite.

Je n’osais imaginer ce qu’elle me réservait. Depuis la veille, Véronique m’avait fait vivre tant de choses, tant d’épreuves et, je dois l’avouer, tant de plaisirs imbriqués dans cet océan de honte dans lequel elle m’avait plongé de force. « J’ai envie d’un dessert, pas toi ? » me lança-t-elle sur un ton qui ne m’inspira guère confiance. Le plateau sur le sol, elle me ramenait à quatre pattes vers la cuisine en tirant sur la laisse. Je le savais. Je m’en doutais. Je l’avais imaginé ce matin là, quelques auparavant lorsqu’elle m’avait obligé à éjaculer sous ses yeux. C’est du compartiment congélation du frigo que Véronique sortit une soucoupe. Elle la posa sur le sol. Là où je me trouvais dans l’attente de son ordre. « Voici mon dessert. Je vais t’admirer en train de lécher. Lécher ton jus de chien. Ce spectacle va me ravir, j’en suis certaine. La satisfaction que je suis sur le point d’éprouver vaut tous les desserts de la terre… »

Elle me laissa contempler la soucoupe pendant plusieurs minutes. Elle s’était assise sur mon dos et la position ne tarda pas à m’épuiser physiquement. Mes bras tremblaient mais elle s’en moquait. « Imagine ce que tu vas ressentir. Prends conscience de ta chance. Ce n’est que le début. Mon chien connaîtra bien pire » : autant de morceaux choisis que Véronique m’adressa au fil des minutes. Enfin, elle abandonna mon dos pour venir se positionner face à moi. Un seul mot suffit, rien de plus « Maintenant ». Et je me suis penché sur la soucoupe pour lécher le sperme encore froid. Elle supervisa le nettoyage scrupuleux de la surface.

« Le chien vous remercie Maîtresse Véronique » : je sais qu’elle savourait cette nouvelle victoire. Elle ne m’avait pas filmé mais elle n’en avait plus besoin. Elle me tenait entre ses mains. Et, alors que je m’attendais à vivre l’enfer en ce dimanche après-midi, Véronique me surprit encore une fois. « Bien, j’en ai assez de toi. Va t’habiller, tu vas me ramener chez moi » me dit-elle tout en me donnant les clefs des cadenas qui m’entravaient.

Je suis parti à quatre pattes. Je me suis habillé seul. Seul avec ma peur. Seul avec ma honte. Les couilles enserrées par le métal. Mon pantalon me semblait bien étroit maintenant. Véronique ne m’adresse pas un mot de tout le trajet. J’avais envie de la questionner. Les idées encombraient mon esprit. Je savais que le piège s’était refermé et qu’elle ne laisserait pas échapper sa proie. Au moment de quitter ma voiture, elle me regarda, l’œil pétillant. Elle était fière d’elle. Elle souriait de cette jubilation intérieure qui l’animait. Soudain, une sensation nouvelle s’empara de moi : Véronique venait de me cracher au visage. J’étais complètement désarçonné. Je sentais ma peau humide et mon cœur s’arrêter. Elle quitta le siège et claqua la portière. Sans un mot. Je l’ai regardée s’éloigner puis me suis essuyé le visage. J’ai démarré ma voiture et pris le volant pour m’éloigner de quelques rues. Les larmes me sont montées aux yeux. Je repensais à tout ce que j’avais vécu. Je m’interrogeais sur la suite. J’étais pétrifié…


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Un Commentaire dans “SON ESCLAVE : episode 08”

  1. medy ydem
    26 June 2010 - 14:50

    Jamais je naurais pu en supporter autant tu mimpressionnes

    Merci

    Medy

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