SON ESCLAVE : episode 09

J + 3 / Mardi soir. Voilà deux jours que j’essayais de joindre Véronique. Son portable était sur messagerie. Elle n’avait pas répondu à mon mail de la veille. Je n’étais pas parvenu à me libérer de son joug depuis dimanche. Mentalement et physiquement. Elle avait marqué mon esprit et sa main continuait d’enserrer mes couilles. Je n’avais trouvé aucun moyen de me libérer. Aucune clef, aucun outil ne m’avait été d’un quelconque secours. Il était hors de question de m’humilier à demander une aide extérieure. Le pire, au fond, était de ne pas savoir ce qu’elle comptait faire de moi et de cette partie de mon anatomie qu’elle avait pris sous son contrôle.

La soirée s’achevait quand mon portable se manifesta. Un simple message. Rien de plus. « Demain matin, devant la porte de mon immeuble 6H » : j’ai espéré que nous allions revenir en arrière, espéré que sa vengeance n’était qu’éphémère. Le lendemain, j’étais ponctuel. Et commença une longue attente. Je n’avais pas accès à l’interphone. J’attendais derrière la porte en verre. La rue était déserte. 30 minutes puis bientôt une heure. Je ne comprenais pas. Je lui ai envoyé un message court mais poli. Aucune réponse. Il était bientôt 8H et je songeais à ne plus attendre lorsqu’elle m’envoya le code. Deux minutes plus tard, la porte de l’appartement se referma derrière moi. Moi qui avais imaginé mille manières de reprendre contact… j’étais bien loin de mes hypothèses. Véronique m’adressa une gifle d’une efficacité redoutable. La joue écarlate et le regard baissé, je retrouvai ma place. « Ceci pour t’apprendre à ne plus JAMAIS me déranger, me téléphoner, me contacter ou bien me harceler. TU es à mon service. TU m’appartiens. TU es mon CHIEN et comme tout bon chien tu attends que l’on te siffle. C’est bien compris ? » : sa main s’était emparé de mes couilles endolories par trois jours de pression métallique et je mesurais plus encore la portée de ses mots depuis cet instant.

« Alors ? J’attends ! » ma réponse n’étaient pas celle attendue. Véronique relâcha son étreinte après ma seconde formulation. « Le chien vous a compris et vous remercie Maîtresse Véronique ». « Je retourne me coucher. Le ménage t’attend. Tu peux commencer par tout ce qui ne fait aucun bruit ». Et c’est ainsi que Véronique s’en retourna dans sa chambre vêtue d’un simple peignoir. La dominatrice née qu’elle était n’avait besoin d’aucun artifice ce matin là.

Un peu moins de deux heures plus tard, j’avais pénétré l’univers de Véronique comme jamais. Son salon et sa cuisine avaient été rangés en veillant à rester silencieux. J’étais en plein rangement du dressing lorsqu’elle sortit de la chambre, en passant dans mon dos, elle m’ordonna de lui préparer son petit-déjeuner. Elle s’était installée sur son canapé, attendant confortablement le plateau que je lui amenais. « Pose le sur la table et va faire la chambre ». J’étais une boniche qui écoutait et répondait « Bien Maîtresse Véronique » et elle ne me prêtait qu’une attention toute relative. « Tu peux débarrasser maintenant » lança la phase deux de la matinée. Revenu de la cuisine après avoir nettoyé et rangé les éléments relatifs au petit-déjeuner, Véronique me regarda avec cette attitude glaciale qui la caractérisait parfois. « Ta tenue n’est pas adaptée. Mon chien doit être habillé en soubrette pour nettoyer l’appartement de sa Maîtresse . Tu n’as rien amené de ce genre j’imagine ? » « Non Maîtresse Véronique » « Alors, à poil ! » « Bien Maîtresse Véronique » et voilà comment je me retrouvai nu comme un vers devant celle qui était devenue la pire de mes ennemies. Je me suis mis à genoux tant cela semblait s’imposer.

« Bien, tu commences à comprendre… comment se portent les couilles de mon chien ? » « Elles sont endolories Maîtresse Véronique. » ; « Le contraire serait étonnant. Tu vois, je ne t’avais pas menti : tes couilles m’appartiennent et si tu n’obéis pas à la lettre, la douleur ne cessera d’augmenter. Si tu es sage, peut-être que je te libérerais de cette contrainte. » : ces paroles me redonnèrent un certain espoir. Je ne me sentais guère en position de me rebeller auparavant, cela semblait maintenant bien inopportun. « Tu trouveras tout ce qu’il te faut dans le placard de l’entrée. Nettoie les sols. Passe l’aspirateur puis la serpillière. Moi, je vais aller prendre un bain ! »

Je l’entendais chanter dans la salle de bains entre deux passages d’aspirateur. Je me sentais ridicule de déambuler en pareille tenue dans son appartement. Je passais la serpillière allant jusqu’à me mettre à quatre pattes pour accéder à certains recoins. Le poids qui lestait mes couilles monopolisait mes pensées. Je n’aimais pas leur couleur et leur sensibilité à la douleur. Je m’inquiétais même sur les dangers d’un tel emprisonnement. « N’oublie pas les toilettes » me cria Véronique du fond de sa baignoire. Elle s’y était rendue avant de se laver, ne prenant pas la peine de tirer la chasse. J’étais un larbin, une soubrette comme elle disait, et on épargne rien aux domestiques dont on se moque de tout surtout de leur avis. Lorsqu’elle quitta la salle de bains, elle m’ordonna de tout briquer. Elle n’avait pas besoin d’être habillée pour me donner un ordre. Elle était nue comme moi mais c’était un immense fossé qui nous séparait. Le fossé de la dignité et du pouvoir.

« Dépêche-toi, je vais être en retard » alors que je m’attendais à une suite, le ménage n’était qu’un entretien de l’appartement. Je me suis habillé lentement, espérant que Véronique tiendrait sa promesse et libérerait mes couilles. Je savais qu’il m’était interdit de lui adresser la parole si elle ne m’avait pas posé de question. Je fus tenté de le faire et me suis convaincu d’attendre « ne gâche pas tout, tu y es presque, une fois libéré vous pourrez discuter, ne la braque pas ».

« Tu vas me conduire à cette adresse, ce n’est pas sur ta route mais ça n’a pas d’importance » me dit-elle en quittant l’appartement. Je l’ai emmenée à son rendez-vous. Pas un mot, encore. Arrivés à bon port, j’ai osé lui formuler ma demande « Maîtresse, concernant votre promesse de me libérer ? » : elle me regarda d’un œil amusé et me répondit « Je t’ai promis de te libérer mais je n’ai pas promis que j’allais le faire aujourd’hui ». Un grand sourire marqua le temps d’une pause. « Une journée de plus pour avoir demandé. Et encore une journée pour ne pas l’avoir fait correctement. » Elle rajouta un « Je te rappelle, bye » de ce ton enjoué dont elle savait si bien jouer. Je n’avais été qu’un homme de ménage ce matin là et rien n’était résolu. Je demeurais prisonnier de sa volonté et de son pouvoir métallique.

J + 5 / Le lendemain matin, Véronique m’envoya un mail. Juste pour accroître mon stress. Juste pour jouer avec mes nerfs. Sur mon écran, quelques photos du week-end. Des images qui m’évoquaient des émotions terriblement profondes. Des images… et la liste de tous mes contacts. Elle ne me mentait pas. Elle pouvait réellement me nuire. Et la situation surréaliste de la veille où je n’avais été qu’un outil à son service avait tout sauf d’une plaisanterie. Quoi qu’il en soit, je ne répondis pas à ce message et suivis les consignes. J’ai attendu qu’elle me siffle.


  • Facebook
  • Twitter
  • Digg
  • del.icio.us
  • FriendFeed
  • StumbleUpon
  • Yahoo! Buzz
  • MySpace
  • Google Bookmarks
  • Add to favorites
  • email
  • RSS

tags :


 
 
 

SUGGESTION DE LECTURE ...

LA JEUNE FEMME est prête pour toi ...



Répondre



ARCHIVES