SON ESCLAVE : episode 10

J + 6 / Encore un message sur mon téléphone. Je suis arrivé à l’heure. Chez elle, le vendredi en fin d’après-midi. Une valise m’attendait. « Tu m’emmènes en week-end ». Sur le chemin, elle me donna ses premières consignes. Je devais toujours marcher derrière elle sauf pour lui ouvrir les portes. J’étais autorisé à ne pas l’appeler « Maîtresse » en public. « Pour l’instant » ajouta Véronique avec une certaine malice . Le vouvoiement était bien entendu de rigueur. Elle se contenta de me dire que j’en saurais bientôt plus sur ce qu’elle attendait de moi. Surréaliste… encore !

Quelques heures de route. La campagne. Un hôtel de charme. Une chambre. Un seul lit. Elle m’ordonna de sortir ses affaires de la valise. Il n’y avait rien d’extraordinaire à l’intérieur. Je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Dîner glacial dans un restaurant à moitié vide. Les personnes présentes auraient pu penser à un vieux couple qui n’a plus rien à se dire. La nuit s’était installée depuis bien longtemps, il était l’heure de regagner la chambre. Là, Véronique passa à la suite de son plan. Elle me fit vider mes poches. Clefs, papiers, argent… tout finit dans le coffre dont elle changea la combinaison sous mes yeux sans me la communiquer. Le contraire vous aurait étonné. « Déshabille-toi » lança-t-elle à mon intention en s’asseyant sur le lit. J’étais toujours horriblement gêné par ce simple geste. Mais j’avais connu pire. Et je me doutais qu’il allait falloir rapidement savoir s’y habituer. « Reste debout… Approche ! » elle m’avait stoppé dans mon intention de me mettre à genoux. Je sentis ses ongles longs glisser sur mes couilles. Mes yeux fixaient le plafond. « Regarde moi et formule ta requête si tu veux que je te libère » … elle fit durer l’exercice, se délectant d’une demande à rallonge où je la suppliais de bien vouloir me libérer de son étreinte aussi délicieuse qu’absolue. Je découvris enfin les deux clefs allen modifiées qui permettaient d’ouvrir ou de fermer cette prison qui m’avait torturé pendant six jours et six nuits. Ne plus avoir ce poids et cette pression sur mes couilles était réellement un soulagement. « Maintenant, tu vas remercier ta Maîtresse avec ta langue de chien qui aime nettoyer les chaussures, surtout les miennes ». A genoux ou à quatre pattes, elle me fit lécher le moindre recoin de ses escarpins. La semelle avait le goût de terre. Nous étions à la campagne… je compris mieux la raison pour laquelle Véronique avait prit son temps dans l’allée qui séparait le parking de l’hôtel. « Déshabille-moi » : j’ai alors appris à lui retirer ses vêtements. Je devais garder les yeux baissés. Je devais apprendre à le faire sans la regarder, sans admirer son corps. Ce soir là : une jupe, un chemisier, un porte-jarretelles, des bas, et enfin, une culotte, surprenant pour une femme qui préfère les strings. Je devais m’agenouiller pour tout vêtement sous le nombril et j’étais autorisé à me relever pour le reste. Elle ne m’accorda aucun autre privilège. J’aurais aimé lui lécher les pieds je dois bien l’avouer. Je devais soigneusement plier chaque vêtement et tout en veillant à ne pas faire attendre ma Maîtresse . Encore une fois, j’ai éprouvé cette étrange sensation. Nous étions nus mais elle m’était infiniment supérieure. Elle m’ordonna de renifler sa culotte. « Lèche » : ma langue se promena sous sa tutelle experte. Je crois qu’elle prenait un plaisir sadique à me voir ainsi agenouillé en train de me rabaisser à m’imprégner de son odeur intime. « Ne t’arrête pas. Va te mettre au coin » : je me retrouvais cerné par deux murs impersonnels. « Maintenant, branle-toi. Je veux que mon chien se branle dans la culotte de sa Maîtresse. Mais comme tu es si laid et si pitoyable, je préfère que tu le fasses dans ton coin. Allez, dépêche-toi ! » … Véronique savait humilier. Une fois que j’ai eu souillé sa lingerie, elle m’ordonna de mettre la culotte dans ma bouche. « Je suis certaine que ça t’excite » me répétait-elle tout en m’attachant les mains dans le dos à l’aide d’un de ses bas nylons. Elle serra les poignets de manière stricte tout en veillant à sécuriser la position en croisant le lien et en multipliant les nœuds. Là, sa main empoigna mes cheveux et m’entraîna jusqu’au lit. Jusqu’au pied du lit pour être plus précis. Je la vis prendre le deuxième bas avec lequel Véronique improvisa, enfin, le terme n’est pas approprié puisqu’elle avait certainement tout prémédité, un bas qui se transforma donc en baillon qui allait se nicher entre mes dents de la manière la plus efficace qui soit. « Ainsi, mon chien profitera pleinement de la culotte de sa Maîtresse » … c’est ainsi que j’ai passé cette première nuit au pied de son lit. Les lumières se sont éteintes. Véronique s’était enfouie sous les draps et ses derniers mots ont été pour moi « Tu restes à ta place. Bien sagement. Sinon, tu le regretteras »

J + 7 / Le lendemain matin, Véronique n’avait pas manqué de demander si j’avais « bien dormi ». Les bas cernant mes poignets et ma bouche avaient laissé de jolies marques tandis que mon corps se remettait doucement d’une nuit assez peu agréable. Entre la relative fraîcheur de la chambre et le manque de confort de la moquette, je ne me sentais pas vraiment reposé. Elle me regarda laver sa culotte dans le lavabo pendant qu’elle se lavait les dents. « Demain, je demanderais le petit-déjeuner au lit » : je me sentis immédiatement menacé. Elle portait un peignoir en satin noir d’une sobriété magnifique et se délectait de me voir garder le silence. Elle devait sentir à quel point mon esprit fourmillait d’idées contradictoires. Elle s’en moquait. Une fois que j’eu achevé ma « petite lessive », Véronique se glissa sous l’eau brûlante d’une douche dont j’admirais le spectacle à genoux. En position d’esclave, je tenais dans mes mains la serviette que Véronique attendait lorsque l’eau cesserait de couler. Contrairement à la veille, elle m’avait ordonné de la regarder. « Je punis les chiens qui bandent lorsqu’ils me matent » : sadiquement prévisible, je ne pouvais contrôler une érection aussi matinale qu’inévitable en pareille situation. L’eau mettait admirablement les formes de ma Maîtresse en valeur et aucun homme n’y serait resté insensible. Seulement voilà, je n’étais déjà plus un homme, j’étais un chien. Le chien de Véronique en l’occurrence et elle n’allait pas tarder à me punir pour avoir pris du plaisir à la regarder

Je lui tendis sa serviette lorsque l’instant fut venu. Elle l’enroula autour de sa poitrine et en pris une autre pour se sécher. « Va te laver… à l’eau froide ! » : elle s’assura que je tourne les robinets et observa mes premières réactions avant de m’abandonner pour aller s’habiller. Je crois qu’il n’y a peu de choses aussi difficiles qu’une douche froide… en tous cas, c’est le sentiment qui m’habitait à cet instant. Je sortis de la salle de bain après être allé aux toilettes. J’avais oublié que je devais lui demander l’autorisation : Véronique doubla alors ma punition. Moi qui avais eu la faiblesse de penser que la douche froide était la conséquence de mon érection provoquée et recherchée, je compris alors ce qu’elle m’avait réservé.

Véronique tenait entre ses mains la ceinture que j’avais sortie la veille de sa valise. Elle m’ordonna de m’approcher et de prendre la position de son choix. Les genoux contre le pied du lit, le dos droit, les mains sur le matelas, les jambes écartées. Mes fesses portaient encore les stigmates de la première punition qu’elle m’avait administrée. Je redoutais de subir un châtiment long et douloureux. Il fut douloureux mais sa durée fut proportionnelle à l’envie de ma Maîtresse. Il y avait mieux à faire que de punir un chien à cette heure matinale. Elle m’adressa dix morsures sans retenir ses coups. J’ai contenu mon envie de crier en me contentant de grogner. « Silence tu auras d’autres occasions de grogner et tu réaliseras que cette punition n’était qu’un agréable moment » énonça-t-elle en m’indiquant le coin de la chambre. Les mains sur la tête, genoux écartés sur la moquette : voici la position dans laquelle Véronique aimait me savoir. Elle quitta la chambre pour aller prendre son petit déjeuner. J’avais reçu l’ordre d’attendre son retour sans briser la position… était-il possible de résister à la tentation ?

Je le reconnais. J’ai pensé à me lever. J’ai pensé à tricher comme je l’avais fait avec la douche dont j’avais ramené l’eau proche de la tiédeur lorsque je m’étais retrouvé seul. Mais alors que mes genoux devenaient douloureux et que mes bras fatiguaient, je cherchais à ne pas céder à la tentation. Bien sûr, je trouvais toujours la situation complètement grotesque et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi je n’avais pas la force de me rebeller. Mais je savais surtout Véronique capable de surgir à tout instant : j’espérais encore rétablir la situation en apaisant les tensions et provoquer sa colère m’en aurait éloigné. J’ignore combien de temps je suis resté ainsi, le temps m’a semblé bien long mais je n’avais aucun repère temporel permettant de l’établir.

De son petit déjeuner, Véronique m’avait ramené une petite brioche qu’elle s’amusa à me faire manger par terre sans avoir le droit d’utiliser mes mains. Je mordais dedans comme un chien, j’affichais une certaine maladresse et tout ceci l’amusait. Nous sommes ensuite sortis. Je ne pouvais porter autre chose que mes vêtements de la veille n’ayant pas prévu cette absence de trois jours. En conduisant Véronique sur les routes de campagne, j’ai réalisé la distance qui nous séparait désormais. Le temps des conversations amicales était révolu. Elle ne me parlait plus. Elle ne s’adressait à moi uniquement pour me donner des ordres ou m’humilier. Je n’étais plus un être humain, j’étais son jouet. Et ce jour là, son jouet servait de chauffeur. J’allais où elle le désirait. Elle me laissait dans la voiture lorsqu’elle faisait les boutiques en utilisant les billets pris dans mon portefeuille resté dans le coffre de l’hôtel. Les papiers de ma voiture ? Elle les avait dans sa poche. Véronique ne laissait rien au hasard. Lorsqu’elle quittait le véhicule, ma Maîtresse s’emparait de la clef de contact et me condamnait à l’attendre. Ma journée fut celle-ci. J’ai attendu… attendu et attendu encore. Je l’ai regardée déjeuner à la terrasse d’un restaurant près duquel j’étais stationné. J’ai suivi ses règles et en lui demandant l’autorisation d’aller aux toilettes après avoir prononcé un « Maîtresse ? » destiné à obtenir le droit de parler et d’exprimer ma requête. Vint l’heure du dîner. Véronique avait choisi le restaurant de l’hôtel. Elle en connaissait le calme mais aussi sa fréquentation relative.

C’est en s’installant à la table que Véronique dévoila ses intentions. « Bien, j’ai préparé ton contrat cette semaine. Ce document veille à établir les bases de notre collaboration. Tu as le devoir de le compulser mais les termes de cet accord ne sont pas négociables. Tu le lis. Tu signes. Je le conserve. Pas de copie. Pas de recours. » … ce discours ciselé, Véronique l’avait sans doute préparé avec la précision que je lui connaissais. Tout en jouant avec l’enveloppe entre ses doigts, elle dévoilait oralement les grandes lignes de ce contrat. « Tu es à mon service. Tu me serviras de chauffeur lorsque je le désire. Tu te présenteras à mon domicile chaque lundi pour ranger et nettoyer tout ce qui devra l’être. Je ne veux pas entendre parler de ta vie professionnelle. Tu aménageras tes horaires de manière à m’assurer une disponibilité maximale. De plus, l’accord prévoit la mise à disposition de tes ressources matérielles et financières. En résumé : je veux une procuration sur ton compte personnel et mon intégration en qualité d’associée dans le capital de ta société. » … j’étais stupéfait par son audace. Nous ne parlions plus de vengeance. Nous parlions d’une prise de contrôle de ma vie. « Bien entendu, ce document comporte un volet plus personnel. En le signant, tu demandes et revendique le statut de soumis. Cet accord officialisera la nature de nos rapports et m’autorisera à prendre toutes les décisions que je juge adéquates. Ta signature aura valeur d’acceptation préalable. Tu me reconnais donc le droit de disposer de toi comme il me plaira tout en me donnant quitus sur la gestion des événements. Tu es libre de ne pas accepter ce contrat. Mais tu connais les conséquences d’un tel refus. »


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