SON ESCLAVE : episode 13
J + 11 / Véronique me laissa sans nouvelles jusqu’au mercredi soir. Encore une fois, je finissais par trouver l’attente insupportable : mes testicules toujours emprisonnées, je ne pouvais oublier la femme qui me possédait.
Sans aucune gêne, elle m’avait convoqué pour aller lui faire ses courses. La liste m’attendait scotchée sur la porte de l’appartement. Elle ne se donna même pas la peine de m’ouvrir alors qu’elle était présente. Non, je n’étais qu’un chien qu’elle sifflait. Les courses achevées, elle consentit à m’ouvrir la porte : « range tout dans les placards, je ne veux rien voir trainer ». Le moindre de ses désirs était un ordre que je devais satisfaire sans broncher. « Qu’espérais-tu ? Une récompense ? Tu n’auras pas cette chance à chaque fois » ajouta-t-elle après avoir dit qu’elle m’avait assez vu. Dix minutes, quelques mots et j’étais à nouveau humilié.
J + 12 / Le lendemain midi, Véronique me téléphona. « Je viens ce soir. Je veux voir tes relevés de compte. Fais le nécessaire. » Elle n’avait pas oublié l’autre volet de son contrat. Elle ne manqua pas non plus de me motiver en m’envoyant quelques photos particulièrement dégradantes sur mon mail personnel. Une manière habile de me mettre en condition … « Paye le taxi, je t’attends à l’intérieur » : elle n’allait tout de même pas prendre le métro. Chez moi, je n’étais plus le roi. Elle me somma de m’agenouiller dès que j’eus passé la porte d’entrée. « Quand je rends visite à mon chien, j’attends qu’il manifeste sa joie » : après les baisers, je devais lécher ses souliers et ne surtout pas oublier de le faire la prochaine fois. « Le talon également ! »
Après le temps de la domination vint le temps des affaires. Véronique se plongea sans retenue dans ma comptabilité. Assise à mon bureau, je répondais à ses questions en demeurant agenouillé à ses côtés. C’est à cette occasion qu’elle a commencé à m’imposer une nouvelle position. Les genoux écartés, les chevilles croisées mais surtout les bras dans le dos : un exercice dont je n’arrivais pas à appliquer convenablement. Lassée par mon incapacité à appliquer la consigne, Véronique décida de m’attacher au moyen d’une longueur de corde suffisamment longue pour prendre mes poignets, les bras mais aussi le haut de mon buste. Ainsi harnaché, je me sentais bizarrement mieux et l’exercice ne semblait pas lui déplaire. Nous étions tous deux habillés, la situation était pour le moins anachronique dans une ambiance des plus studieuses. « Bien, demain soir tu m’amèneras une procuration pour chacun de tes comptes personnels. Je te donne une semaine afin de préparer ce qu’il faut pour que nous devenions associés. C’est compris Toby ? » : réponse affirmative de rigueur.
« Bien, maintenant que nous nous sommes occupés de tes affaires, nous allons nous occuper de toi » : Véronique aligna plusieurs reproches concernant la manière dont je m’étais comporté, jugeant que je ne lui témoignais pas suffisamment de gratitude lorsqu’elle me donne la parole.
« Nous allons reprendre les exercices et revoir les règles de base … ». Une gifle magistrale lui servit d’introduction. « Premièrement, je te rappelle que tu dois toujours parler de toi à la troisième personne en disant ‘le chien’ » : une seule erreur lundi, et elle me sanctionnait trois jours plus tard. « Lève-toi ! » a-t-elle ordonné avant de me déshabiller avec vigueur. Pendant qu’elle découpait ma chemise à l’aide de ciseaux, elle me remémora ses consignes. « Tu dois te raser chaque matin, je ne veux pas un chien poilu, encore moins d’un chien mal rasé » : si j’avais pris soin de me préparer en fin d’après-midi, je n’étais pas impeccable lundi matin. Encore une fois, Véronique me sanctionnait pour une faute passée. « C’est tellement plus amusant que de le souligner sur l’instant ». Effectivement, à partir de ce jour, j’ai commencé à être envahi par un doute perpétuel. J’avais peur d’avoir oublié un détail ou négligé une consigne. Et cette emprise psychologique n’était en rien négligeable.
Lorsqu’elle s’empara de mes couilles cernée de métal, je répondis à sa question. « Le chien vous a compris et vous remercie Maîtresse Véronique » : elle aimait entendre ses mots et elle aimait plus encore me torturer. « Tu peux te remettre à genoux », à peine avais-je touché le sol que je sentis la semelle d’un escarpin venir s’appuyer contre mes testicules. Pressées entre le parquet et le soulier de celle qui me toisait du regard. « Je constate que l’encre qui décorait ton torse commence à s’estomper. Je vais te marquer à nouveau » : elle relâcha mes couilles. « Baisse-toi. Face contre terre. Allez, plus vite que ça ». J’ai manqué de perdre l’équilibre, la privation de mes bras solidement attachés compliquait considérablement cette tâche. J’ai senti le cuir de son pantalon sur mon dos. Véronique m’enjambait et me maintenait en position en s’aidant de tout son poids. Les claques se sont abattues sur mes fesses avec une vigueur que j’avais connue le premier jour. La main lourde et le geste lent, Véronique redonnait une couleur rouge à mon cul. Au bout d’un moment, elle m’ordonna de remercier chacun de ses coups. J’ignore combien de claques elle m’a administrées mais je me souviens du soulagement que j’ai ressenti lorsqu’elle s’est relevée. « Debout » : tiré par les cheveux, elle me positionna devant mon bureau. « Penche-toi ». J’avais le nez dans ma comptabilité et les jambes écartées. Véronique n’avait pas achevé son œuvre : en utilisant la règle en plastique avec laquelle elle avait joué depuis son arrivée, son but fut atteint. Je l’ai suppliée d’arrêter. Je n’en pouvais plus. Elle se moquait des marques présentes sur mes fesses. « Tu veux vraiment que j’arrête ? » , « Le chien sollicite votre générosité Maîtresse Véronique. Par pitié Maîtresse. » , « Soit, mais tu vas le regretter ! »
Elle m’avait tendu un piège. Encore une fois. Le châtiment corporel n’avait pas pour but de me briser physiquement. Non, elle souhaitait m’amener là où elle le désirait. De son sac, Véronique sortit un gode des plus imposants. Il paraissait aussi épais que le plug avec laquelle j’avais été rempli pendant des heures la première fois. Tout aussi large mais surtout bien plus long. Elle ne me le fit pas lécher. J’ai vu disparaître le gode de ma vue et j’ai senti le gland en latex se nicher entre mes fesses. « Si tu essaies de te rebeller, je l’enfonce d’un coup sec ». La peur ne me quittait pas, je dois bien l’admettre. J’ai entendu un bruit de bouche. En sentant un liquide flirter avec mon anus, j’ai compris que Véronique avait libéré un peu de sa salive sur le gode qui ne saurait être assez lubrifié. Elle commença à exercer la pression et j’ai commencé à me raidir. Le latex prenait possession de mon orifice pendant que Véronique m’humiliait de ses paroles crues et moqueuses : « Depuis le temps que tu en rêvais … tu vas prendre ton pied comme une vraie petite salope ! »
En prenant son temps mais en insistant sans relâche, Véronique avait niché l’objet au creux de mes reins. Là, les vibrations se sont emparées de moi. Dès qu’elle eut appuyé sur le bouton, j’ai appréhendé ma détresse. Véronique maintenait fermement le gode en moi, prenant même le soin de presser sur son extrémité pour affirmer encore un peu plus son pouvoir. « Tu ne me remercies pas ? », « Merci Maîtresse Véronique », « Mieux que ça ! », « Le chien vous remercie Maîtresse Véronique », « Fais un effort et vite ! », « Le chien vous remercie Maîtresse Véronique pour le plaisir qu’elle lui donne », « Je sais que tu aimes ça Toby », « Oui, Maîtresse, le chien aime. », « Comment ? », « Le chien vous prie de l’excuser Maîtresse Véronique, le chien vous remercie de le prendre comme une salope » . Elle me reprit sur mes formulations en me faisant finir mes phrases correctement. Je ne parvenais plus à me concentrer. Je faisais des erreurs et je sentais mon plaisir monter. Lorsqu’elle cessa de me torturer, Véronique se moqua de moi. J’avais éjaculé comme un chien mal dressé et gémi comme la dernière des salopes. Ses paroles, Véronique les avait improvisées mais elles étaient teintées de vérité. Agenouillé devant elle, la queue molle et les jambes en coton, Véronique savourait sa nouvelle victoire.
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