SON ESCLAVE : episode 14

J + 13 / Je n’avais pas oublié ce que j’avais entendu la veille au soir. La prophétie m’excitait autant qu’elle me troublait. « Demain, je te baise comme un chien » m’avait lancé Véronique avant de me détacher. Je l’avais bien entendu raccompagnée à son domicile. C’est d’ailleurs chez elle que j’avais rendez-vous en milieu d’après-midi. Je n’arrivais plus à organiser mes journées mais je faisais tout mon possible pour répondre à ses attentes. Elle s’était habillée de manière élégante et m’avait incité à l’imiter en m’adressant un message le matin même. J’étais à nouveau son chauffeur et pouvais l’observer dans mon rétroviseur au milieu des encombrements de la vie parisienne. Elle désirait étoffer sa garde-robe. Pendant que je conduisais, elle compulsait les documents préparés dans la matinée. Véronique avait le sourire : en usurpant l’identité de ma secrétaire, elle avait obtenu auprès de ma banque un rendez-vous le lendemain matin. Samedi, ma Maîtresse allait prendre le contrôle du compte de sa victime, en ma présence et ressentant une intense jubilation.

J’ai passé plus de trois heures à arpenter les beaux quartiers en compagnie de Véronique. Sa soif de shopping épuisait ma patience et ma carte bancaire, carte qu’elle s’était fait remettre avant de quitter le véhicule. Elle s’amusait à me demander le code dans les boutiques en s’adressant à moi comme un homme à tout faire. Véronique aimait visiblement jouer ce personnage bourgeois et distraite devant les autres. Me désigner sous l’appellation Toby l’amusait plus encore. « Il te faudrait une casquette : un chauffeur sans casquette, c’est tellement plus chic ! » : j’ai alors commencé à imaginer nos prochaines sorties. Véronique savait manier l’arme psychologique avec cette virtuosité qu’ont les femmes. Elle marchait devant moi, je portais les sacs. Je l’appelais « Madame » et elle ne manquait pas une occasion de m’imposer ses caprices.

Les boutiques terminées, elle me fit déposer ses achats à son domicile sans quitter la voiture. « Gare à toi si tu flânes en chemin » : à mon retour, elle m’indiqua une adresse inconnue. En l’attendant pendant toute la soirée, j’ai compris que je l’avais emmenée à un dîner. « J’espère que tu n’as pas trouvé le temps trop long » me dit-elle en regagnant sa place derrière moi. « Tu seras puni pour ne pas m’avoir ouvert la portière » : j’avais manqué de vigilance et elle ne manquait pas de sanctionner cette erreur. J’étais fatigué nerveusement et physiquement. La position assise m’était devenue inconfortable depuis que Véronique m’imposait l’emprisonnement de mes testicules… plus encore le lendemain d’une fessée des plus marquantes.

« Où allons-nous Madame ? » … « Chez toi. Aurais-tu oublié ce qui t’attend ? » me répondit-elle sans que je puisse voir son visage. Il était tard et je fus étonné par notre destination. Dès notre arrivée, elle critiqua l’état de la maison. « Tu n’as rien rangé depuis hier, ton intérieur doit être irréprochable. Lorsque je viens à l’improviste, j’exige que cette maison soit digne de m’accueillir. Il est trop tard pour que tu joues la soubrette mais te voilà prévenu » : elle sourit de me voir m’excuser et la remercier. « Tu n’avais pas encore eu l’occasion de m’honorer. Mes escarpins attendant ta langue ! » : alors que je nettoyais ses chaussures, elle me signifia à nouveau sa volonté. « C’est la dernière fois que je te le dis. Dès que j’arrive, tu dois te mettre en position et m’honorer jusqu’à ce que je t’ordonne d’arrêter. C’est automatique. J’arrive et tu lèches. Tu ne dois pas attendre que je te le dise. C’est compris ? »

Debout dans le salon, puis assise sur le canapé, Véronique m’imposa un léchage interminable. Elle prenait son temps et je me préparais déjà à la suite … quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai constaté sa véritable intention. « Tu ne croyais quand même pas que j’allais te faire ce cadeau aussi rapidement ? Mon chien rêve si il pensait se faire enculer ce soir. Je t’ai dit ça uniquement pour que tu y penses toute la journée. Pour que tu en crèves d’envie ! ». La minute suivante, Véronique m’envoya préparer son lit. Le mien en l’occurrence. Elle s’invitait pour la nuit.

« Déshabille-moi maintenant. Voyons si tu as retenu la manière appropriée » : je parvins à lui arracher un mot d’encouragement, j’avais parfaitement suivi les consignes, m’agenouillant pour toute étoffe sous le nombril, gardant en permanence les yeux baissés et pliant avec soin ses vêtements. J’ai terminé par son string, magnifiquement parfumé : « Mon chien aime que je l’autorise à renifler mes petites culottes. Nettoie-le avec ta langue maintenant. » : je reconnais que cette action me transportait. Je sentais son regard sur moi et ça ne me déplaisait pas. « Va la laver dans la salle de bains, elle est dégoutante maintenant ! »

Véronique s’amusa à me faire répéter ma demande afin d’aller aux toilettes. « Au moins, tu n’as pas oublié cette règle, c’est déjà ça. Je suis certaine que mon chien peut encore se retenir. » : son string lavé et rincé, j’ai retrouvé ma place d’observateur privilégié, agenouillé sur le carrelage et désormais dénudé. Ma Maîtresse se douchait après m’avoir autorisé à la regarder. Je ne pouvais que reconnaître sa beauté et je sentais son pouvoir ébranler ma raison. Entendre l’eau ruisseler m’était presque insupportable compte tenu de mon envie d’uriner. J’avais tenu sa serviette entre mes mains pendant toute la durée de sa toilette, j’avais donc gagné le droit de l’aider à se sécher. « N’oublie pas les orteils ! »

Je fus enfin autorisé à me rendre aux toilettes. A quatre pattes. Je m’assis sur la cuvette comme Véronique l’avait stipulé quelques jours plus tôt. Elle ne m’accompagna pas. Lorsque je l’ai retrouvée dans la chambre, une élégante chemise de nuit en satin ornait ses épaules et laissait le haut de ses cuisses totalement visible. Debout, elle m’attendait, un collier à la main. Elle n’eut pas besoin de m’expliquer la symbolique du geste. Le lourd collier pour molosse acheté en animalerie se retrouva autour de mon cou sans que j’aie le loisir de le détailler du regard. « Je pense qu’il est assez serré comme ça » : le métal mordait ma peau. Véronique adjoint à cette contrainte un cadenas destiné à rendre l’accessoire encore plus efficace. Elle sortit ensuite une paire de menottes qu’elle cachait dans son sac. « Mets-les … dans le dos ! » : ma liberté de mouvement était maintenant largement entravée. « Debout » : j’ai senti ses ongles se promener sur mes couilles. « Tu as envie que je libère tes couilles de chien ? Demande-le avec les égards qui me sont dus … » : je l’ai remerciée, suppliée, flattée et je fus enfin libéré de cette étreinte métallique. Mais la torture de mes testicules ne s’arrêta pas là. Véronique les tenait si fort qu’elle me faisait grimacer. « Tu grognes Toby ? Je n’ai pas le droit de jouer avec les couilles de mon chien ? » : elle n’attendait pas de réponse, elle voulait m’entendre grogner. Véronique m’ordonna de m’agenouiller. Elle est partie se laver les mains. A son retour, elle s’assit sur le rebord du lit et me regarda avec ce sourire que j’avais appris à connaître. La lumière s’est éteinte et je l’ai entendue me souhaiter une bonne nuit.


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