SON ESCLAVE : episode 15

J + 14 / Le lendemain matin, j’entendis Véronique se réveiller au dessus de ma tête. J’étais encore allongé sur la moquette, les bras endoloris : la morsure des menottes était devenue redoutable. Je ne pouvais pas non plus oublier la présence du collier contre ma gorge. Elle quitta le lit l’espace d’un instant, le temps de libérer mes mains. Elle m’ordonna de lui amener le petit-déjeuner au lit … comme lors du premier matin qui avait suivi sa prise de pouvoir, mon dos lui servit de table. Véronique ne parlait pas beaucoup de matin là. Elle semblait passablement fatiguée. J’avais remarqué son sommeil agité et elle n’affichait pas une grande envie de me tourmenter en ces heures matinales.

Elle me priva même du plaisir de la regarder se doucher. Mécaniquement, je pris l’initiative de ranger ce qui pouvait l’être en aussi peu de temps. Un simple oui répondit à ma demande de pouvoir aller aux toilettes : étrangement, j’ai presque souffert de ne pas être le sujet de ses préoccupations en ce samedi matin. Elle s’habilla seule et m’ordonna d’aller me préparer. La douche me semblait quelque peu différente avec le poids du métal autour du cou. Je m’étais douté qu’il n’entrait pas dans ses plans de retirer ce collier … elle esquissa un sourire à la vue de ma chemise boutonnée et ornée d’une cravate. « Quelle élégance, on voit que nous allons voir le banquier » … Véronique m’imposa de nous rendre à pieds jusqu’à l’agence. En marchant dans la rue, je ne pouvais m’empêcher de regarder ses bottes et d’imaginer qu’elle me les ferait nettoyer ultérieurement. J’avais veillé à ce que le collier soit caché par le col de chemise mais je stressais à l’idée que le métal puisse dépasser de ma veste ou bien que les marques sur mes poignets ne soient plus couvertes par le tissu

L’élégance de Véronique ne manqua pas de captiver le regard de mon gestionnaire de comptes. Il ne semblait prêter aucune attention à ma démarche : quelques minutes plus tard, nous sommes sortis de la banque le plus simplement du monde. Ma Maîtresse possédait maintenant un accès à mes comptes bancaires … elle consacra le chemin du retour à marteler son souhait de voir l’autre partie du contrat honorée dans les plus brefs délais. Elle ordonna aussi que je lui fournisse une copie de mes clefs dès notre prochaine entrevue. De retour à la maison, je dus remettre les achats de la veille dans la voiture. Véronique se fit reconduire à son domicile tout en me conseillant vivement de me préoccuper de l’uniforme de soubrette requis pour les tâches ménagères du lundi matin … c’est ainsi qu’elle me condamna non seulement à passer deux jours avec le collier de chien autour du cou mais aussi à devoir me rendre dans un sex-shop pour m’y procurer ma future tenue de travail.

J + 16 / Comme la semaine précédente, je me présentais en ce lundi matin au domicile de celle qui disposait de moi à sa guise. Dès que la porte s’est ouverte, j’ai senti le dynamisme de Véronique, une chose plutôt inhabituelle à une heure pareille. Elle m’attendait avec délectation et je savais qu’un tel entrain ne cachait rien de bon. Nous avons fait le tour de l’appartement : elle avait visiblement reçu des amis et une multitude de tâches ménagères m’attendaient. Le tour d’horizon s’acheva dans la salle de bains où mon calvaire commença : « c’est l’heure de l’inspection, déshabille-toi » … elle m’ordonna de presser l’allure avant de vérifier de ses mains que mon épilation répondait à ses critères. Véronique ne trouvant rien à redire sur ce point elle réclama son trousseau de clefs réalisé samedi après-midi. « Tu commences à vouloir éviter d’être puni … voyons si tu as ta tenue de soubrette » : en effet, j’avais péniblement trouvé un uniforme en vinyle dans lequel je paraissais ridicule et encore plus laid que nature. Mais Véronique y trouvait son plaisir ; je me suis changé sous son regard attentif, soumis à ses commentaires teintés de moquerie. « Toby tu es magnifique, je n’aurais pas pu rêver d’une tenue plus grotesque pour mon chien » : elle m’ordonna de baiser ses orteils, le sol de la salle de bains se réchauffait sous le poids de ma peau. « Relève-toi et soulève cette jupe » : là, Véronique prit une nouvelle fois possession de mes couilles : mes gémissements devaient l’exciter, elle insista jusqu’à ce que j’implore sa clémence. « Soit ! » : elle me cracha au visage et ne me laissa pas redescendre la partie basse de mon uniforme. Elle s’absenta pour revenir avec le ball-weighter : Véronique détestait « passer autant de temps à s’occuper des couilles de son chien » mais elle accentuait ainsi mon trouble de sentir mes testicules ainsi emprisonnées. « Tu devras me supplier comme jamais pour que je daigne te libérer … et crois bien que ce ne sera pas avant plusieurs jours ! » : je l’ai remerciée en employant la formule d’usage mais je n’en pensais pas moins. Le métal verrouillé autour de mes bourses, le collier autour de mon cou pouvait être enlevé et mon travail commencer.

La journée entière me fut nécessaire pour redonner son éclat à l’appartement de Véronique. Elle ne quitta pas l’appartement et vint régulièrement superviser mon travail. Plus elle s’ennuyait, plus elle s’amusait à jouer avec mes nerfs, m’interrompant sans cesse pour satisfaire le moindre de ses caprices. Je me sentais de plus en plus mal à l’aise dans ma tenue ridicule et cette disponibilité de tous les instants m’épuisait. Elle décréta que je n’avais pas besoin de déjeuner puisqu’elle n’avait pas faim … avant de changer d’avis et me servir les restes de son repas dans une assiette posée sur le sol de la cuisine. Elle attendit aussi le milieu d’après-midi avant d’accéder à ma requête et de m’autoriser à uriner. Enfin, comme la semaine passée, je lui servis de poubelle humaine à deux reprises : la première fois, elle m’ordonna de la suivre aux toilettes pour embrasser ses pieds pendant qu’elle urinait ; la second fois, elle me laissa devant la porte des toilettes mais s’amusa encore à me faire prendre en bouche les deux feuilles de papier humides et parfumées. « Je t’autorise à ne pas les avaler … retourne dans la cuisine et profite de l’occasion que je te donne de les recracher » : ma journée s’est achevée après une ultime vérification de Véronique qui exprima sa satisfaction devant le travail accompli. « Tu as bien travaillé Toby, tu peux t’en aller » …

J + 20 / La semaine s’achevait et Véronique ne m’avait plus sollicité. Je dois reconnaître mon inquiétude, grandement entretenue par la présence de la lourde pièce de métal autour de mes couilles. J’avais pu mettre ces jours de tranquillité à profit reprenant un rythme de travail convenable, pourtant, je me surpris à désirer un appel de ma Maîtresse, appel qui intervint en milieu d’après-midi.

Véronique m’avait fixé rendez-vous dans un salon de thé situé sur la plus belle avenue du monde. J’étais étonné par ce lieu et ne comprenais pas la raison qui poussait Véronique à accepter de s’afficher en pareil endroit en ma compagnie. Mes doutes se sont envolés lorsque je suis arrivé : elle abandonna son amie l’espace d’un instant, quittant la table pour me rejoindre. Je dois reconnaître que son culot m’a estomaqué : Véronique me tendit discrètement la note et me donna pour consigne de régler le montant de ses consommations. « Ce sera tout, bonne soirée Toby » … elle m’avait fait venir à Paris uniquement pour ça. J’ai quitté le lieu l’esprit plein de colère et d’humiliation : étrangement, de tout ce qu’elle avait pu me faire vivre depuis bientôt trois semaines, ces quelques secondes étaient les plus humiliantes.


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