SON ESCLAVE : épisode 18
J + 25 / Dans la précipitation de mon départ, j’avais oublié ce que j’étais venu chercher : être libéré de l’étreinte du métal. Pourtant, sur le chemin du retour, je ne pensais pas à ce collier sexuel mais au trouble que je croyais déceler chez Véronique. Que s’était-il passé dans son esprit ? Pourquoi avait-elle manifesté une telle envie ? Que signifiait sa réaction ? Je n’ai jamais vraiment compris les femmes, comprendre ce qu’elle ressentait m’était donc impossible.
Nous étions le lendemain en fin de journée lorsque Véronique m’envoya un email pour que je n’oublie pas la modification des statuts de ma société. J’y travaillais : elle l’avait vu lors de sa visite le samedi précédent. Dans ce message, Véronique m’annonçait sa visite le jour d’après.
J + 26 / J’ignorais à quel moment Véronique viendrait me rendre visite. C’est dans la matinée qu’elle s’est présentée à mon domicile. Je n’ai pas attendu une seule seconde pour prendre la position requise et honorer ses chaussures : cérémonial qu’elle écourta. « Je suis pressée » : elle se dirigea vers mon bureau et plongea sa main dans ma veste afin d’y trouver mon portefeuille. « C’est tout ce que tu as Toby ? » dit-elle en manifestant son mécontentement. Véronique ne le cachait pas : elle était venue chercher des espèces. « J’aurais pu me les prendre sur ton compte mais c’est plus rapide et amusant de voir ta tête lorsque je me sers … Tu veilleras à toujours avoir au moins 1.000 euros avec toi. C’est bien compris Toby ? » : je trouvais le montant astronomique mais que pouvais-je faire ? Je ne voulais pas la froisser plus que je ne l’avais déjà fait dans la nuit de mardi à mercredi. Véronique prit les 200 euros présents dans mon portefeuille avant de les mettre dans son sac à main. Elle en sortit les deux clefs permettant de libérer mes bourses : « Les couilles de mon chien sont-elles douloureuses ? » … Véronique ne cachait pas sa satisfaction en écoutant ma réponse. « Je t’avais prévenu Toby. J’attends » : elle était pressée de récupérer de l’argent mais l’était visiblement moins de donner réponse favorable à ma demande. Comme elle l’attendait, je l’ai suppliée en prenant soin de parler de moi à la troisième personne et en employant les termes qu’elle aimait m’entendre répéter. « Soit, après 10 jours, j’accepte de te libérer » : Véronique me tendit les clefs. « Tu me ramèneras tout ça en venant me chercher à cette adresse tout à l’heure. Sois ponctuel et profite bien de ta liberté : ça ne durera pas ! » m’asséna ma Maîtresse avant de partir d’un pas vif et décidé.
Ne sachant pas ce que l’avenir me réservait, j’ai tout de suite profité de l’occasion pour faire mon possible pour conserver le modèle du motif de chaque clef. Lorsque le ball-weighter est fermé, il est impossible d’accéder convenablement au pas de vis qui est enfoncé à l’intérieur d’un trou percé dans le métal. Avec les clefs, j’avais la possibilité de réaliser une empreinte de chaque vis afin de pouvoir me libérer. J’ignorais où trouver le moyen de faire reproduire de telles clefs « uniques » sur la base d’un moulage, mais j’étais convaincu que la chose serait utile un jour. Je me suis ensuite employé à nettoyer l’objet qui m’avait emprisonné pendant ces dix journées : la sensation de ne plus porter m’apportait un réel sentiment de liberté et je dois reconnaître que la menace de Véronique de m’emprisonner à nouveau me motivait à tout faire pour l’en dissuader. Etre le chien qu’elle attendait, obéissant et discipliné était la moins mauvaise des solutions.
Le soir même, je me suis présenté à l’adresse communiquée par Véronique : je devais l’attendre dans la voiture comme stipulé sur le papier qu’elle m’avait remis. Par précaution, je fis mon possible pour arriver légèrement en avance : bien m’en a pris, cinq minutes avant l’heure prévue, Véronique sortit d’un immeuble cossu de l’ouest parisien. J’ignore ce qu’elle y faisait mais je sais en revanche qu’elle a apprécié la présence de son chauffeur. « Finalement, ce n’est pas si désagréable d’avoir un chien à sa disposition » lâcha-t-elle pendant que je la conduisais à un dîner en proche banlieue. Avant de sortir de la voiture, elle m’annonça que je pouvais partir. « Inutile de m’attendre, je ne rentre pas chez moi ce soir ».
Sur le chemin du retour, j’ai commencé à nourrir une curiosité et même une insatisfaction à l’égard de ces rendez-vous dont je ne savais rien. Plus encore à l’encontre de cette nuit hors de son lit : Véronique avait-elle un homme dans sa vie ? C’est étrange mais cette question ne me posait aucun problème quelques semaines auparavant : pourtant, ce soir là, j’ai ressenti comme une jalousie d’être simplement son chien.
J + 29 /
Du jeudi au lundi, Véronique ne m’avait donné aucune nouvelle. C’est presque naturellement que je me suis présenté à son appartement en début de journée. Elle vint m’ouvrir la porte et me dit qu’elle finirait par me donner un jeu de clefs pour éviter de la réveiller. Elle retourna se coucher et ne s’occupa guère de ma présence. En début d’après-midi, elle quitta son domicile en m’indiquant de ne pas oublier de bien claquer la porte lorsque j’aurais terminé.
J + 32 /
Un mois après avoir pris le pouvoir, Véronique s’attachait à me maintenir éloigné de son corps. Depuis le moment d’égarement de la semaine précédente, elle semblait me traiter en larbin sans prendre la peine de me témoigner une attention particulière. Ce soir là, Véronique passa plus de temps à compulser les nouveaux statuts de mon, pardon, de notre entreprise que de se soucier de me maintenir sous le contrôle d’une excitation et d’une frustration somme toute masculine. Les jours qui suivirent furent du même registre : Véronique faisait peu appel à mes services et j’ai fini par penser qu’elle s’était lassée de me tourmenter physiquement.
J + 53 /
Un mois s’était pratiquement écoulé depuis que la nuit où Véronique s’était masturbée pendant que je léchais ses pieds. Un mois durant lequel j’avais servi uniquement d’homme de ménage et de chauffeur occasionnel sans qu’elle ne m’accorde aucun autre privilège que de lécher ses bottes. Les marques des punitions passées avaient disparues et je me sentais de moins en moins son chien : étrangement, ma capacité à accepter cette situation d’homme manipulé diminuait de jour en jour. Je ne reconnaissais plus ma Maîtresse et je ne savais plus où me situer par rapport à ce jeu qui, l’avais-je oublié, n’en était pas un. A la veille d’un week-end, je m’aperçus que Véronique avait procédé au retrait d’une somme importante sur mon compte bancaire grâce à la procuration dont elle ne s’était pas servie jusqu’alors. Le processus de modification de mon entreprise était entamé et les papiers déposés au tribunal de commerce. J’ai alors essayé d’entamer une conversation avec Véronique, celle qui m’autorisait à parler, celle que je servais et dont je n’osais discuter la moindre parole depuis une cinquantaine de jours.
J’avais choisi un terrain neutre. Nous étions en voiture lorsque j’ai essayé de reprendre ma liberté de parole le temps d’un instant. « Tu veux t’exprimer Toby ? Je t’écoute » : pendant que je lui parlais, je voyais Véronique utiliser son téléphone dans le rétroviseur. Elle faisait mine de m’écouter mais je pensais qu’il n’en était rien. Au contraire, Véronique m’entendait exprimer une forme de rébellion qu’elle ne pouvait tolérer. Une minute plus tard, mon téléphone retentit. « Vas-y, consulte ta messagerie et n’oublie pas qui de nous deux est le chien ! » me lança-t-elle de son air mauvais. Arrêté en plein paris, je découvris le mail que Véronique venait d’envoyer : une photo d’un de mes nombreux léchages, une photo sur laquelle on distinguait seulement le sommet de mon crâne le haut de mon buste. « Je viens de l’envoyer à la plupart de tes amis que j’avais enregistrés dans mon téléphone. Tu pourras toujours prétexter une blague ou une erreur de manipulation mais si tu as encore quelque chose à dire, je peux leur envoyer un lien vers nos meilleures vidéos » : je retrouvais Véronique en cette femme dominante qui avait pris soin de tout prévoir. Elle m’ordonna de me présenter le lendemain soir à son domicile. « Je crois qu’il est temps de te réapprendre quelques règles élémentaires ! »
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