SON ESCLAVE : épisode 19
J + 54 / Elle m’attendait à dix-neuf heures. Je n’ai surtout pas pris le risque d’être en retard. Véronique ne me fit pas attendre une seule seconde, elle ouvrit la porte avec assurance et m’indiqua le chemin de ses bottes. La porte à peine refermée, ma langue s’activait déjà sur une nouvelle paire de bottes à talons aiguilles. J’ai senti la semelle se poser sur ma nuque tandis que je m’occupais du pied gauche. Probablement appuyée contre le mur, Véronique accentuait encore la pression en maintenant mon visage contre le cuir impeccable de ce nouveau cadeau qu’elle s’était fait à elle-même.
« Visiblement, mon chien perd de sa docilité lorsque je ne m’occupe pas de lui. Soit, tu vas le regretter ! » conclut Véronique avant de m’ordonner de cesser. « Debout ! » dit-elle en haussant le ton. « Déshabille-toi. Complètement ! » : elle ne cessa de me regarder. « Quel spectacle répugnant … » : Véronique vérifia la qualité de ma préparation corporelle. J’avais pris la peine de traquer le moindre poil et d’être impeccable pour éviter toute réprimande. Sur son ordre, je l’ai suivie jusqu’au salon où un collier m’attendait. Aussi large qu’épais, ce collier ressemblait à une minerve en cuir extrêmement rigide. Véronique m’ordonna de le mettre. Elle en vérifia le serrage et décida même d’accentuer la morsure du cuir sur ma gorge complètement entravée. Véronique attacha ensuite une laisse à l’imposant anneau qui ornait la face avant de ce collier. « Les mains dans le dos ! » ordonna-t-elle avant que je me retrouve à quatre pattes l’instant d’après. Véronique me promenait dans son appartement tout en me prévenant que le prochain manquement à ma totale obéissance serait sévèrement punie. Elle m’indiqua également que son chien n’oublierait pas cette soirée. Promené jusqu’à la cuisine, Véronique ouvrit la porte qui donnait sur son balcon. Dans ma position, je n’existais pas aux yeux du voisinage. Elle tira sur la laisse et c’est ainsi que je me suis retrouvé sur le balcon, coincé entre le mur en béton et la porte-fenêtre du salon. Véronique s’assit sur l’une des deux chaises de ce coin exigu et m’ordonna de reprendre le léchage de ses bottes. J’avais froid et ma Maîtresse le savait. Elle s’amusait de m’imposer cette nouvelle épreuve et comptait bien la prolonger pendant de longues minutes.
Visiblement, Véronique aimait coincer la laisse entre le sol et le talon de sa botte afin de me forcer à rester au plus proche du sol. J’éprouvais une réelle difficulté à me positionner à cause de la rigidité du collier. Je sentais la poussière sous mes mains et espérait que ce léchage arriverait rapidement à son terme. Quelques minutes et une cigarette plus tard, Véronique me ramenait dans la cuisine, toujours tenu en laisse. « Mon chien est crasseux maintenant … tu nettoieras tout ce que tu saliras ! » décida ma Maîtresse avant de me ramener dans le salon. « Si nous étions chez toi, j’ouvrirais les rideaux pour que tout le monde admire ton obéissance » dit-elle avant de m’ordonner la station debout. Elle enleva la laisse, la posa sur un meuble dont elle sortit un sac rempli de cordes. « Les bras dans le dos ! » : elle attacha mes poignets de manière à bloquer mes bras l’un sur l’autre. La corde remonta le long du dos jusqu’à mes épaules. Véronique commença alors à m’attacher sérieusement en faisant le tour de mon torse, emprisonnant mes seins entre dix rangées de cordes. Six au dessus de ma poitrine … Quatre sous mes seins, l’ensemble associé par une autre corde provenant et repartant dans mon dos. Douée pour le bondage, Véronique assura la position en glissant une corde entre chaque bras et le buste afin que la corde de la poitrine demeure en place. « C’est assez serré j’espère » dit-elle d’un ton moqueur que je connaissais bien. Son bondage était particulièrement restrictif et je sentais déjà ma respiration s’adapter à la contrainte de la corde.
Agenouillé devant Véronique, je me sentais complètement en son pouvoir. Elle m’imposait de la regarder et je ne voyais que sa puissance sublimée par sa beauté. La robe qu’elle portait était d’une simplicité exquise : la légèreté du tissu m’avait frappé à plusieurs reprises. Véronique ne se lassait pas de souffler le chaud et le froid : après m’avoir froidement dirigé et attaché, elle s’amusait alors à attiser mon désir en approchant son bassin de mon visage. « Est-ce que tu sens le parfum de ta Maîtresse ? » … elle répondit à mon mouvement de tête en glissant mon visage à proximité immédiate de son entrejambe. « Ne rêve pas Toby » me lança-t-elle pour mieux préparer la suite. D’un tiroir, elle sortit une paire de pinces. Les mamelons mordus, je mesurais un peu plus sa supériorité féminine. Véronique tenait la chaine reliant les pinces entre ses doigts et s’amusait à la manipuler … elle reprit la laisse abandonnée sur le meuble et ne tarda pas à l’accrocher à la chaine qui se balançait entre mes seins. « Voyons si je prends plaisir à te promener ainsi ! » : à genoux, j’ai suivi Véronique dans toutes les pièces de l’appartement, en priant pour ne pas perdre l’équilibre et en adorant sa manière de tirer sur la laisse pour me faire avancer plus vite. En passant dans la chambre, elle s’était emparée d’un collant qui trainait sur son lit : « Ouvre la bouche Toby ! » : Véronique remplit ma bouche en glissant le nylon odorant. Bouche fermée, je l’ai suivie jusqu’à la cuisine où elle se saisit d’un rouleau de ruban adhésif. Trois morceaux et ma bouche s’est retrouvée scellée. Véronique souriait. J’ai pensé qu’elle aimait me voir ainsi. Je crois plutôt qu’elle s’amusait de la suite … Cette pièce était toujours un enfer à ranger : Véronique stockait un nombre incalculable de choses dans son appartement et cette cuisine regorgeait d’objets. Lorsque j’ai commencé à faire le ménage chez ma Maîtresse, j’ai eu beaucoup de mal à m’habituer à sa méthode de rangement, notamment pour les placards. Ce soir là, Véronique me réservait une surprise aussi inattendue que désagréable. Elle avait vidé le grand placard entre l’entrée et la cuisine … grand n’est pas le terme approprié lorsque l’on se retrouve à l’intérieur. En effet, après m’avoir réduit au silence, Véronique ouvrit la porte de ce placard où je rangeais habituellement balai, aspirateur et planche à repasser. La force de conviction des pinces à seins et l’inconfort de ma situation suffirent pour me laisser guider dans ce réduit dans lequel je suis rentré à reculons. Mes épaules touchaient chaque côté : Véronique s’amusa de cet état de fait « encore un peu plus et mon chien ne rentrait pas dans sa niche » … elle m’ordonna de m’agenouiller ce que j’eus du mal à faire à cause du peu d’espace dont je disposais mais aussi à cause du large rebord qui se situait en bas du placard. La position était déjà particulièrement inconfortable mais une fois à genoux, le sentiment de contrainte me sembla vraiment oppressant. « Je te laisse méditer à ton comportement … » me lança Véronique en refermant la porte.
Je suis resté dans le noir un long moment, les bras et les genoux endoloris, les mamelons pincés et les lèvres scellées. J’éprouvais une certaine difficulté à respirer avec le collant dans ma bouche et je m’interrogeais surtout sur la durée de cette punition. Elle ne pouvait tout de même pas me laisser très longtemps dans ce placard sans aération. Au bout d’un moment, Véronique rouvrit la porte pour s’assurer de mon désarroi. Elle dégustait un yaourt en guise de dîner tandis que mes genoux fléchissaient sous le poids de son châtiment. Elle se moqua de mon érection perdue et referma la porte à nouveau. Quand elle la rouvrit, je n’en pouvais plus. J’ai essayé de lui exprimer ma détresse en gémissant : tout ceci l’amusait. En reprenant la laisse en main, elle m’arracha un gémissement plus fort encore. Les pinces étaient devenues un supplice dont elle se servait sans retenue. Elle ne m’aida pas à me relever, je me suis redressé en m’appuyant contre le fond du placard avant d’en sortir afin de la suivre. J’ignore combien de temps je suis resté coincé derrière la porte mais je sais une chose : j’étais prêt à tout pour ne pas m’y retrouver à nouveau.
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