SON ESCLAVE : episode 20

Sur la table basse du salon trônait un ensemble de manucure. Véronique avait verni ses ongles de main au moyen d’une protection incolore. J’aimais ses ongles naturellement longs, elle savait en user pour me griffer et j’aimais les sentir venir malmener ma peau. Sur le canapé, son ordinateur portable : elle s’assit en me plaçant à ses côtés, sur le sol bien sûr. C’est l’instant qu’elle choisit pour me montrer un blog qu’elle avait créé sur internet. Sa voix en disait plus que son attitude générale : Véronique prenait un malin plaisir à m’humilier et à me faire peur en me dévoilant les photos et les vidéos de moi en train d’être dominé. « Ne t’inquiète pas Toby. Personne ne peut y accéder. Personne pour l’instant … mais ça pourrait changer si tu venais à désobéir à nouveau ! » : jamais la menace n’avait été aussi concrète. Je ne pensais pas Véronique capable de déployer autant d’énergie pour renforcer le chantage. La lecture de quelques lignes qu’elle avait écrite était insupportable : elle parlait de son chien et publiait même quelques extraits du contrat en y incluant ma signature. Sa manière de présenter les choses me faisait passer pour une carpette prête à tout pour l’amour de sa Maîtresse … quelle ironie ! Après m’avoir autorisé quelques minutes de repos, Véronique m’ordonna de me remettre à genoux. « Ainsi, je pourrais m’occuper de tes fesses. Je crois que tu es en manque de fessée ! » dit-elle en s’emparant de sa cravache préférée, celle qu’elle laissait souvent trainer sous le canapé.

Debout, elle utilisa sa force et son pied pour faire basculer mon buste sur le sofa. J’ai gémi sous la douleur provoquée par les pinces coincées sous mon poids mais ce n’était rien en comparaison de ce qui m’attendait. Le talon aiguille dans le dos, niché au milieu des cordes maintenant mes poignets, Véronique était en position idéale pour cravacher mon cul relevé. Elle qui aimait prendre son temps et jouer la montre m’a surpris : elle enchaina une série de coups rapides et appuyés, cinglant mes fesses à de multiples reprises. J’avais beau essayer de gémir, le collant gorgé de salive et le ruban adhésif étouffaient mes tentatives les plus prononcées. Véronique marqua une pause avant de m’asséner une nouvelle série … elle finit par enlever sa botte de mon dos et m’ordonna de la remercier. Elle s’amusa de mon incapacité à parler et reprit place sur le canapé. Je me suis relevé et j’ai posé mes fesses douloureuses sur mes chevilles. Véronique décolla le ruban adhésif délicatement : alors qu’elle enlevait son collant de ma bouche, elle exprima son souhait d’entendre mes remerciements. « Maîtresse Véronique, le chien vous remercie pour avoir eu la bonté de le fesser. Merci de m’avoir donné la parole Maîtresse Véronique » : elle apprécia ma formulation. « C’est bien Toby, tu es un bon chien ! »

Véronique me demanda ensuite si j’avais envie que les pinces soient retirées. Je lui répondis par l’affirmative en prenant soin de formuler cette réponse de la meilleure manière. Elle sourit. « Tu croyais vraiment que j’allais le faire ? Je sais que mon chien adore les pinces … Je ne suis pas inhumaine pour te priver de ce plaisir ! » : elle s’assit au fond du canapé, croisa ses jambes et me tendit une botte. « Lèche Toby, Lèche ! »

Véronique se délectait encore de son pouvoir allant jusqu’à me faire sucer son talon. Mes genoux continuaient de me faire souffrir, autant que mes mamelons pincés et mes fesses rougies. Les bras et ma gorge n’étaient pas non plus dans les meilleures conditions. Pendant que je léchais une botte, l’autre jouait à flirter avec mon sexe et mes couilles. « Lève-toi Toby » : Véronique fit de même et s’absenta un instant. Lorsqu’elle réapparut, sa main tenait le ball-weighter ainsi qu’une paire de gants en latex. Elle habilla ses doigts et s’assit confortablement sur la table basse. Je ne pouvais pas pencher ma tête à cause de la minerve : je me contentais de sentir les mains de ma Maîtresse ceindre emprisonner mes testicules. « Combien de temps vais-je te faire subir ton collier favori Toby ? Une semaine ? Un mois ? Ce serait si drôle … mais je doute que les couilles de mon chien supportent un tel traitement. Je devrais l’envoyer voir un vétérinaire pour vérifier … qu’en penses-tu Toby ? » : Véronique n’attendait pas de réponse. Elle se contentait de verrouiller le poids métallique autour de mes bourses. « Tu aimes bander pour ta Maîtresse Chien ? » : je pense qu’elle a apprécié ma réponse. « Bien sûr que tu aimes. C’est bien trop d’honneur que je te fais ! » : c’est ce soir là que Véronique a découvert un nouveau jeu qui l’amusait beaucoup. Elle tenait d’une main le ball-weighter et utilisait l’autre pour tapoter mes testicules emprisonnées. Les petites tapes se firent plus fortes et finirent par devenir de douces gifles … petits gestes et grands effets. Véronique varia les plaisirs en enserrant mon sexe entre ses doigts tandis que l’autre main giflait mes bourses enserrées. « C’est amusant n’est-ce-pas ? »

Je ne pouvais m’empêcher de bander. Véronique sentait ma verge se raidir au creux de sa main. Moi qu’elle trouvait laid et pathétique, lorsqu’elle me tenait en son pouvoir, je devenais digne d’un certain intérêt. Pendant qu’elle jouait avec mon sexe, je n’ai pu contrôler une envie irrépressible d’éjaculer : fort heureusement, j’ai prévenu ma Maîtresse en m’excusant juste après qu’elle se soit protégée en emprisonnant mon gland dans sa main. C’est la première fois que j’ai joui au creux de ses doigts : troublé, je me suis senti encore plus fragilisé. Véronique s’est relevée et m’a regardé. Je baissais les yeux. Elle me tenait toujours en son pouvoir. Avec le recul, je suis étonné qu’elle n’ait pas profité de la situation pour me punir ou m’invectiver. Elle n’en fit rien et se contenta de relâcher son étreinte. Mon sperme se déversa sur la table basse et l’ordre de la nettoyer avec ma langue tomba dans la foulée. Agenouillé, je léchais mon sperme en remerciant ma Maîtresse pour sa compréhension. « Le bruit de ses pinces m’agace » : je crois surtout qu’elle prit ce prétexte pour autoriser un moment de relâche à mes mamelons écrasés par la pression métallique. Elle m’arracha un soupir en enlevant chaque pince et se délecta des gémissements obtenus en faisant rouler mes mamelons entre ses doigts. Elle contrôla mes cordes puis le collier. Mon visage rougi la décida à m’en libérer. « Ne crois pas que j’en ai fini avec toi Toby … loin de là ! »

Véronique me fit ensuite lécher ses doigts gantés. Elle m’incita à nettoyer la paume de ses mains avant les plonger dans mes cheveux. Agenouillé, le regard en direction de son regard, je lisais l’excitation dans ses yeux. Excitation ? Non, plutôt de l’exaltation. Véronique avait pris goût à l’ivresse du pouvoir. Ses mains quittèrent mes cheveux pour rejoindre sa taille. Elle détacha la ceinture qui donnait son style à sa robe. Dans l’instant qui suivit, les deux morceaux d’étouffe se séparèrent : Véronique dévoilait une lingerie simple et élégante, dépourvue de fioriture et suivant au plus près les contours de sa peau. Alors qu’elle se débarrassait de sa robe, je reçus l’ordre de baisser les yeux. Un pas et je vis s’approcher son bassin de mon visage. Encore un peu plus et je ne voyais plus rien. Mon nez effleurait le satin dont je percevais le délicat parfum. « Lèche ta Maîtresse Chien ! » : je n’en croyais pas mes oreilles. Véronique m’ordonnait de lécher cette culotte qu’elle portait encore. J’ai pensé à ma dernière hésitation et me suis exécuté sans perdre de temps. « Continue … » : ma langue se promenait sur le sexe de celle dont je ne savais plus quoi penser. Timidement, je veillais à la satisfaire sans manifester trop d’entrain. « Mon Chien doit seulement s’arrêter lorsque je l’ordonnerais ! » : le satin devenait humide et la perception de son intimité se faisait plus concrète. Je sentais à nouveau ses doigts gantés empoigner mes cheveux. Véronique commandait les mouvements de ma langue à l’aide de sa voix. « Non tu restes sur le tissu » grogna-t-elle lorsque ma langue s’aventura en dehors du chemin déjà emprunté. Lécher ses bottes était une chose, la lécher était une autre aventure. Mon esprit et mon corps bouillonnaient de pensées aussi fantasmatiques qu’érotiques.

Véronique plongea une main sous l’étoffe. J’avais senti son clitoris se gonfler sous mon action. Je le sentais plus encore après la visite de ses doigts. Elle m’en fit partager le goût avant de me faire reprendre ma tâche. Son bassin ondulait de manière perceptible. Véronique ne parlait plus et ne cachait plus son excitation. Elle avait enlevé ses gants et jouait encore avec mes cheveux. Jamais un chien ne l’avait léchée aussi longtemps, avec autant d’application et de dévotion. Bien sûr, c’est mon sentiment personnel. Jamais Véronique n’aurait dit pareille chose. Au fil des minutes, la culotte s’était imbibée de ma salive : c’est la raison évoquée par ma Maîtresse pour l’enlever et me torturer un peu plus avec la vision de ses lèvres et de ses poils soigneusement taillés. Je gardais un souvenir particulier du temps où j’étais chargé d’égaliser leur coupe. « Je suis certaine que tu aimerais continuer de me lécher » lança doucement Véronique en scrutant ma réaction. « Une récompense, ça se mérite. Tous les chiens savent ça ! » : je l’ai regardée s’éloigner. Elle se dirigea vers sa chambre dont elle revint avec le gode ceinture qu’elle affectionnait. « Nous allons reprendre nos vieilles habitudes » lança Véronique tout en finissant de s’équiper de ce fascinant équipement. Il n’était plus question de s’occuper de ses lèvres : le temps était venu de s’occuper des miennes. Véronique s’approcha et me donna l’ordre de lécher cet énorme phallus en latex. « Allez, plus vite … sur toute la longueur … mieux que ça » : Véronique contrôlait une nouvelle fois ma langue. Sans prévenir, elle força ma bouche d’un coup de bassin. « Maintenant que tu l’as dans la bouche, n’oublie pas que tu n’es rien d’autres qu’une petite salope qui aime sucer !»


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