SON ESCLAVE : episode 25
J + 79 / Deux semaines s’étaient écoulés à un rythme partiiculièrement élevé : Véronique me convoquait sans cesse et me retenait même à son appartement le temps d’une nuit … Et pendant ces deux semaines, ma Maîtresse n’avait jamais accepté de libérer mes couilles de l’emprise du métal. Pire encore, malgré plusieurs autorisations de jouir, je me sentais particulièrement frustré. Le plug était devenu une arme que Véronique savait manier avec justesse, préservant des phases de récupération pour mieux me torturer ensuite. J’étais soubrette, chauffeur, majordome : chaque activité avait maintenant sa tenue et ses codes … L’espace d’une journée, je suis même redevenu un patron négociant avec un fournisseur … sous l’oeil de mon associée qui apprend le métier tout en veillant à ce que la situation fiancière de l’entreprise cesse de se dégrader.
Véronique m’ouvrait sa vie sociale : elle avait emmené son chien au théâtre mais rassurez-vous, elle avait opté pour un siège particulièrement mal placé, presque derrière un poteau. Nous étions même allés diner au restaurant sans qu’aucun problème ne survienne. Elle parlait, je l’écoutais. Et quand elle m’y autorisait, je prenais la parole. Lentement, Véronique normalisait nos rapports : j’étais toujours son chien mais tant que je lui témoignais mon obéissance, elle ne cherchait pas à me mordre. Je prenais soin d’elle et je savais me montrer prévenant … pourtant, à cette période, j’ai découver qu’un problème extérieur pouvait se répercuter sur moi.
Un peu comme lorsque Véronique n’avait pas été satisfaite de sa soirée en club libertin, je servis de souffre douleur à ma Maîtresse : c’est un moyen d’une badine en bois souple que Véronique assenna à ma poitrine une punition vigoureuse : mes seins étaient zébrés, rougis et douloureux. Je n’ai jamais connu la cause mais Véronique se voulait rassurante « tu n’y pour rien Toby, mais la vie est injuste n’est-ce pas ? » : 400 coups plus tard, je savourais l’arrêt de la punition et sentais en moins l’absence de rebellion. Je confirme ce que j’écrivais précédemment, Véronique m’a brisé.
Ce lundi matin, je reprenais mon status de soubrette après avoir passé la soirée et une partie de la nuit à définir la nouvelle stratégie d’entreprise avec ma Maîtresse … Véronique ne voulait pas que la source de revenus vienne à se tarir. D’ailleurs, discrètement, elle se servait souvent dans mes poches et ponctionnait la réserve de 1000 euros que je devais tenir à sa disposition. J’ai du travailler pendant 3H30 entravé par le collier, le masque à gaz et le baillon … sans oublier les pinces que Véronique changeait régulièrement. Véronique voulait que l’appartement soit impeccable pour un dîner prévu le lendemain : ma présence était exigée et je me suis demandé si j’allais revivre quelque chose de similaire à la première fois où ma Maîtresse m’avait exhibé à une autre dominante.
J + 80 / Je suis arrivé deux heures avant l’heure du dîner : contrairement à la première fois où je m’étais retrouvé en pareille situation, Véronique ne m’avait imposé aucun dress-code. Je m’attendais donc au pire mais, contre toute attente, c’est en costume (n’oublions pas que ma Maîtresse a ordonné très tôt dans notre relation que je sois toujours présentable et habillé de manière à ressembler à son chauffeur) que j’ai préparé le repas, nettoyé ce qui devait l’être, servir Véronique qui ne cessait de m’interrompre et préparer la table. De toutes manières, la seule présence de Véronique me suffisait dorénavant à me sentir totalement soumis : plus encore après deux semaines sans pouvoir enlever la prison métallique qui enserrait mes bourses.
J’ai toujours redouté les paroles de Véronique mais ses silences m’inquiétaient plus encore. Et elle ne parlait pas ce matin là, me laissant seul face à mes interrogations. Lorsque l’interphone retentit, je n’avais pas fini de dresser la table : ma Maîtresse m’ordonna de la rejoindre tout en décrochant le combiné afin d’ouvrir la porte de l’immeuble à son invitée. « Tu as trois minutes pour lécher mes chaussures » : je me suis immédiatement mis à quatre pattes pour honorer ces souliers à talons aiguilles que j’avais aidé Véronique à enfiler quelques minutes plus tôt. Je sentais ma Maîtresse regarder son chien, j’entendais aussi sa voix « ne t’arrête pas, tu arrêteras lorsque je t’en donnerais l’autorisation » : le bruit caractéristique de l’ascenseur retentit. Les lourdes portes s’ouvrirent, je savais que l’invitée s’apprêtait à sonner. Le bruit de la sonnette traversa mon âme comme un souffle brûlant : Véronique demeurait immobile et silencieuse. La personne derrière la porte sonna une nouvelle fois, ma Maîtresse m’écarta du pied et prononca d’une voix aussi sèche que discrète un « relève-toi » salvateur : pendant ces quelques minutes, j’ai cru que Véronique allait accueillir son invitée avec son chien léchant le cuir de ses escarpins. Lorsque l’invitée franchit la porte, j’ai ressenti un frisson me parcourir : j’étais pétrifié et j’en aurais presque oublié le plug que je portais depuis plusieurs heures comme je devais le faire en me présentant devant ma Maîtresse.
« Je ne vous présente pas, il me semble que vous vous connaissez déjà … » déclama Véronique tout en nous regardant avec un grand sourire. Je ne savais absolument pas comment me comporter. Véronique continua l’accueil de son hôte en l’invitant à rejoindre le salon pendant que je répondais poliment à celle qui venait de faire irruption dans l’appartement. « Tu veux bien nous excuser un instant ? Nous n’avons pas terminé de mettre le couvert, un petit passage en cuisine et je suis à toi … » : c’est sur ces mots que Véronique m’entraîna dans la pièce voisine, abandonnant son invitée sur le canapé du salon.
Comme je l’avais appris, je n’ai pas dit un mot et me suis contenté d’attendre que Véronique affiche sa satisfaction devant la surprise qu’elle m’avait réservée. Oh, elle ne parlait pas fort, elle était même plutôt discrète cette fois encore … collée à moi, je sentais son parfum pendant qu’elle dictait les règles du jeu. « Je t’avais bien dit qu’il me suffisait d’un rien pour te compromettre. Rassure-toi, je suis satisfaite de mon chien … aussi elle n’apprendra rien ce soir. » : Véronique me faisait simplement une piqûre de rappel d’une effacité redoutable. « Tu ne changes rien Toby. Ce soir, tu vas jouer le parfait gentleman et veiller à ce que le service soit parfait. Je t’autorise à parler de toi à la première personne et à m’appeller Véronique mais je t’interdis de me tutoyer ou de m’adresser la parole. Tu me réponds si je te parle. Tu gardes les yeux baissés devant moi. Avec ton amie, sois toi-même mais n’oublie jamais qui se trouve à la table … c’est compris ? »
J’ai simplement répondu « Oui Maîtresse Véronique » en sentant le piège se refermer sur moi. Elle m’envoya demander à Valérie ce qu’elle souhaitait boire en apéritif avant de nous rejoindre … « Ce que tu peux être étourdi, il manque un couvert » commenta Véronique en ramenant l’assiette qui m’était destinée. « Mais tu iras te chercher un verre, je ne suis pas ta bonne » lança-t-elle sur le ton de la plaisanterie en s’en allant rejoindre mon amie sur le canapé.
Jamais une soirée en présence d’une personne familière ne m’avait semblée aussi longue : tout semblait me trahir dans mon comportement. J’osais à peine parler, je contrôlais chacun de mes faits et gestes en veillant à appliquer les consignes : la plus difficile à respecter ? Ne jamais croiser le regard de Véronique et garder les yeux baissés lorsque je ne regardais pas Valérie … en usant du vouvoiement collectif ou la troisième personne, je parvins presque totalement à employer le tutoiement envers ma Maîtresse : je n’avais jusqu’alors jamais réalisé qu’une telle familiarité me semblait désormais complètement déplacée. Sans rentrer dans les détails, j’ai veillé à ce que mon amie et ma Maîtresse soient satisfaites de mon service : Véronique s’amusa beaucoup d’une remarque provenant de Valérie … jamais elle ne m’avait vu aussi serviable et attentionné : si elle savait, elle n’en reviendrait pas.
C’est à une heure relativement tardive que Valérie disposa de notre compagnie. « Je le garde pour la plonge » lui dit en plaisantant Véronique pour justifier que je ne reparte pas avec cette amie de longue date. La porte refermée, ma Maîtresse retourna s’asseoir, visiblement ravie du tour qu’elle m’avait joué. « Viens ici Toby, ces chaussures neuves me font souffrir depuis plusieurs heures … » : je n’avais plus besoin de décodeur pour savoir ce qu’attendait Véronique, je me suis agenouillé, prenant soin de baiser ses escarpins avant de les retirer délicatement. Ensuite, j’entrepris de masser les pieds gainés de nylon pendant qu’elle se détendait en s’enfonçant dans son fauteuil préféré.
J’ai pris soin de ses pieds pendant de longues minutes avant que Véronique ne daigne reprendre la parole : « C’était amusant, tu ne trouves pas Toby ? » … elle m’autorisa à baiser ses pieds tout en poursuivant « Tu t’es bien débrouillé … je suis même agréablement surprise ! Néanmoins, tu seras puni pour t’être rendu aux toilettes sans m’en avoir demandé la permission » … comment aurais-je pu ? « Tu as assez profité de mes pieds … occupe-toi de débarrasser et de tout nettoyer pendant que je vais prendre une douche bien méritée »
Lorsqu’elle sortit de la salle de bains, j’étais encore occupé avec la vaiselle mais j’avais remis en ordre le salon ainsi que la cuisine. « Sers moi un autre verre de vin Toby » : elle le dégusta à mes côtés, je me souviens avoir douté. Je me suis demandé si elle me regardait d’un oeil bienveillant ou me surveillait pour traquer la moindre faute … au fil du temps, j’avais appris à prendre soin de la vaiselle de Véronique comme elle le souhaitait. Mais ses pensées étaient portées sur un tout autre sujet : « Je me demande combien de semaines pourraient s’écouler avant que tu ne puisses plus supporter la contrainte du métal là où tu sais » … « Alors, qu’en penses-tu Toby ? » rajouta-t-elle « Je ne saurais répondre à cette question Maîtresse Véronique, tout ce que je sais c’est que je dois respecter votre volonté » : en prononçant cette phrase, j’ai réalisé qu’elle m’avait poussé à la faute. En l’espace d’une soirée, j’avais repris l’habitude de dire « Je » ; « Le chien vous prie de bien vouloir excuser cet écart de langage Maîtresse Véronique » … contre toute attente, elle me pardonna, enfin, à sa manière « Tu es devenu très discipliné Toby … j’apprécie tous ses efforts. Je suis sévère mais juste aussi ce petit écart n’entraînera qu’une petite punition » : j’ai achevé la vaisselle sans un mot, sans un regard. Je pouvais deviner les expressions de son visage simplement en entendant le son de sa voix ou en l’imaginant … c’est terrible mais je dois bien l’avouer, lors de ces dernières semaines, j’étais tombé amoureux de ce lien indéfinissable que nous partagions.
Véronique m’ordonna d’ôter tous mes vêtements : là, dans la cuisine, ma Maîtresse m’inspectait. Elle commença par se satisfaire des marques de badine encore visibles sur ma poitrine. « Je n’aime pas cette peau irritée par le rasage quotidien » : Véronique décida ce soir là que je devais me rendre dorénavant dans un institut pour me faire épiler … mais ne me laissa pas le temps d’y refléchir sur l’instant. « Mets-toi en position … » : agenouillé, les épaules et le visage contre le sol. Je connaissais cette position particulièrement humiliante et épuisante. Véronique posa son pied sur ma nuque pour asseoir encore un peu plus son pouvoir. « Voilà deux semaines que ce poids leste tes couilles sans sourciller … et combien d’heures que tu as ce truc entre les fesses. Alors, Toby, tu ne ressens plus la douleur ou tu es devenu un chien qui souffre en silence ? » : ma réponse a semblé plaire à Véronique. Je ne me souviens plus de mes paroles mais j’ai su trouver une formule où j’avouais la souffrance et la gêne occassionnées mais soulignait la necessité de ne pas importuner ma Maîtresse avec cet état de fait. « Mets-toi à genoux … regarde moi ! » : j’ai soutenu son regard et j’ai senti une certaine compassion dans ses yeux. « Enlève ce plug » m’ordonna-t-elle en me jetant au visage le torchon de l’évier. J’ai baissé les yeux et me suis executé, veillant à emballer le plug encore brûlant avant de le poser sur le sol.
Elle m’ordonna de la regarder à nouveau. « Pour compenser les erreurs que tu as commises ce soir, tu resteras prisonnier du métal encore une semaine … » Cette fois-ci, c’est Véronique qui a du lire quelque chose dans mon regard. « 21 jours … la plus longue période avait duré combien de temps Toby ? » : j’ai répondu sans oublier d’être docile dans ma tournure de phrase. Sans afficher la moindre émotion, Véronique me répondit : « 10 jours ? Tu seras donc très fier de tripler cette durée pour ta Maîtresse n’est-ce-pas Toby ? »
J’ignore, non, en fait, je devine qu’elle s’est approchée de moi pour me motiver … je ne pense pas que Véronique laissait grand chose au hasard même après plusieurs verres de vin. Quand elle perdait le contrôle comme lors de ce premier dîner où j’avais servi à table, ça ne durait jamais très longtemps et elle savait rétablir la balance des pouvoirs. Je crois qu’elle avait simplement pris conscience du poids de sa sentence mais n’étais pas prête à se déjuger en se montrant plus clémente … aussi, en se glissant près de moi, en amenant son kimono si près de mon visage que j’en sentais le satiné, ma Maîtresse cherchait à gommer ma détresse en accroissant mon excitation. J’avais tellement envie qu’elle me redonne ce fruit auquel j’avais pris goût … quand elle ouvrit la bouche, mon envie de la satisfaire s’accentua encore. Son timbre de voix laissait entrevoir un espoir … pourtant, Véronique me dit : « Prends tes affaires et rentre chez toi Toby »
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2 February 2010 - 14:27
J’aime beaucoup l’histoire. J’attends la suite avec impatience. Merci.
soumis 67
ps: pour avoir porté un ballstretcher pendant 2 jours et demi, je comprends le calvaire du chien.